Étymologie de la langue française/Evolution et disparition des mots
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[modifier] Evolution ou disparition des signifiés
Les mots évoluent et, éventuellement, disparaissent avec la chose, l'action ou le sentiment qu'ils représentent.
Cette évolution (disparition) peut porter sur des mots isolés ou des champs sémantiques entiers.
On pense immédiatement aux articles de mode (habillement ou décoration) par définition passagers. Ainsi culotte ou pantalon ne désignent-ils manifestement plus aujourd'hui ce qu'ils désignaient au XVIIIème siècle. Nous ne comprenons plus immédiatement en quoi des Révolutionnaires étaient qualifiés de sans culottes et même l'expression user ses culottes sur les bancs de l'ecole apparaît désuète. Knickerbockers (abrégé en Knickers) très répandu entre les années 1920 et 1940 pour désigner un pantalon de golf est en passe de disparaître complétement. Gibus, chapeau haut de forme que l'on peut aplatir pour le ranger grâce à un système de ressorts inventé par Mr Gibus dans les années 1830, est également largement oublié.
Toutefois l'ensemble du vocabulaire est concerné. Voici un retour sur une ou deux générations.
Dans les années 1950, tender, micheline et tub faisaient partie du vocabulaire standard. Aujourd'hui le premier n'est plus d'un usage immédiat et les deux autres ont quasiment disparu.
- le tender (en anglais = serviteur de to tend, servir, qui partage son radical avec attendre, le serviteur étant à la disposition de son maître) était le wagon que l'on accrochait derrière la locomotive à vapeur pour y stocker le charbon et une partie de l'eau necessaires au voyage
- la micheline était un autorail construit par la société Michelin avec des roues métalliques entourées de bandages pneumatiques. Dépassant les 100 Km/h, elle était rapide pour l'époque et surtout confortable.
- le tub, anciennement écrit tob, est entré dans la langue française vers 1880. Il s'agissait d'une grande bassine (le mot signifie baquet en anglais) que l'on installait au milieu de sa cuisine (car il y avait encore peu de salles de bains) pour prendre une douche (en se versant sur la tête un broc d'eau chaude) ou un bain (en remplissant le tub avec un broc - le mot broc est lui même en voie de disparition).
Pour s'en tenir à une époque plus récente, il y a 25 ans les manuels d'organisation de travail de bureau se référaient à des stencils, à du verni correcteur et à des documents ronéotés, vocabulaire qui n'a plus cours aujourd'hui.
- le stencil (= pochoir en anglais, du verbe to stencil enluminer qui partage la même origine que le français étinceler) était un support de papier que l'on passait entre deux rouleaux dont l'un était enduit d'encre
- lorsque l'on commettait une faute de frappe, on "rebouchait" la perforation du pochoir avec un verni proche du verni à ongles dit verni correcteur
- Ronéo était le nom de l'entreprise qui produisait la machine (dépôt de la marque en 1921) encreuse. Le mot donna ronéoté qui concurrençait polycopié ou multigraphié. Seul polycopié demeure aujourd'hui pour désigner le support de cours donné par des professeurs à leurs étudiants, le sens du mot demeurant : qui est copié en plusieurs exemplaires même si le mode de reproduction n'est plus le même.
Dans ces mêmes années 1950 on comprenait qu'un pharmacien fût amicalement appelé un potard car il préparait encore quelques potions magistrales en mélangeant des produits puisés dans de nombreux pots comme on en voit dans les musées de pharmacie et que l'on retrouvre aujourd'hui plutôt chez certains marchands de thé.
A la même époque les centraux téléphoniques n'étaient pas encore entièrement automatisés et les demoiselles des P.T.T. constituaient le personnel obligatoirement féminin qui assurait à la main la mise en relation (le demandeur appelait le central, annonçait le numéro demandé et la jeune femme le connectait).
Parmi les champs sémantiques qui disparaissent on trouve
- le vocabulaire des chevaux qui n'est plus directement utilisé que par celles et ceux qui pratiquent l'équitation alors qu'inversement le vocabulaire de l'automobile constitue un pourcentage appréciable du vocabulaire du français moyen du début du XXIème siècle et s'adapte en permanence aux améliorations du véhicule : le mot starter pour désigner un levier ou un bouton qui enclenchait un dispositif facilitant le démarrage des voitures a disparu en 20 ans car le mdémarrage est maintenant automatique mais ABS ou GPS sont des sigles connus de tous.
- le vocabulaire de l'héraldique, science des blasons, qui jusqu'à la fin du XXème siècle bénéficiait d'une planche en couleur dans tous les dictionnaires classiques du type "Petit Larousse illustré" et dont la connaissance reste nécessaire pour une bonne compréhension de la littérature française antérieure à la deuxième guerre mondiale
- le vocabulaire de l'industrie textile et de la métallurgie dans une France qui importe (pour le textile) ou d'usines très automatisées (pour la métallurgie) et donc sans grands effectifs pour relayer le vocabulaire technique en dehors du métier.
[modifier] Les évolutions de la société
La notoriété respective des professions, l'importance des effectifs employés par les différentes branches économiques ou le contenu des activités des contemporains expliquent aussi des évolutions.
Du temps où le service militaire pouvait durer jusqu'à trois ans pour un homme dont l'espérance de vie à la naissance était de l'ordre de 60 ans, le vocabulaire courant comportait de nombreuses références à ces obligations civiques aujourd'hui disparues ou en voie de disparition d'autant que l'armée est devenue plus technique.
A la même époque, le caractère essentiellement rural de la France faisait aussi que la plupart des des lycéens étaient internes d'où des références linguistiques à ces longues années (de 7 à 10 ans) pas toujours faciles à en lire les récits. Ce même caractère riral faisait aussi que quasiment chacun connaissait le vocabulaire dela campagne (culture et élevage, oiseaux, fleurs).
[modifier] L'évolution des mentalités
Les grands courants comme l'abandon d'une vie religieuse quotidienne prégnante, l'émancipation de la femme, la possibilité d'une consommation de biens et services élargie, un plus grand respect des handicapés ou la régression de la xénophobie rendent malséantes voire des expressions autrefois courantes :
- mettre à l'index est une expression d'origine ecclésiastique pour "montrer du doigt (de l'index) les livres qu'un Chrétien ne doit pas lire", la censure catholique n'ayant plus grande audience, la mise à l'index n'est plus comprise de certains bacheliers.
- beaucoup de jurons autrefois fort inconvenants car ils enfraignaient le commandement le nom de Dieu n'invoquera sont aujourd'hui oubliés voire précieux comme pardieu, palsambleu (= par le sang de Dieu), sacrebleu (bleu y est aussi le substitut de Dieu)
- Tuer le mandarin, expression signifiant qu'on se souciait aussi peu d'une décision que de tuer un mandarin (= lettré et haut fonctionnaire chinois) a quasiment disparu
- Betterave pour diabétique (la France a longtemps tiré l'essentiel de son sucre des betteraves de Champagne).
Cette évolution influence aussi la perception du corps et de ses fonctions. Le Moyen-Age était plutôt libre vis à vis du corps et de sa nudité. Il y avait alors autant de vols à Paris qu'aujourd'hui mais le nombre d'heures de travail nécessaires pour s'acheter un vêtement volé était considérablement plus élevé que de nos jours. Aussi, par temps de canicule, les habitants se déshabillaient-ils chez eux et allaient-ils tout nus se baigner dans la Seine pour prévenir tout chapardage. Les autorités ecclésiastiques fustigeaient cette façon de faire mais la fréquence de leurs rappels prouve le peu d'impact de l'interdit. A cette même époque les femmes avaient des mamelles. Avec le Quattrocento italien puis la Renaissance française elles eurent des seins en même temps que s'introduisaient des règles de convenance réfrénant l'expression corporelle (ne pas émettre de bruits à table, ne pas y relater ses ébats amoureux, ne plus y faire allusion à une prostituée,...) Le mot sein vient du latin sinus (= courbe) que l'on retrouve dans sinueux et sinus / sinusite (les sinus sont des cavités de forme irrégulière). Il s'agit du pli que fait un vêtement (toge romaine ou robe médiévale) au niveau de la poitrine. Il reste un souvenir de ce sens en français moderne : rechauffer un serpent (ou un renard selon les versions) dans son sein. Cela ne veut as dire que l'animal en question va sortir du sein comme Minerve du cerveau de Jupiter dans la mythologie mais que, pris de pitié on a placé (garçon ou fille) un renardeau abandoné par sa mère dans son vêtement pour qu'il profite de la chaleur du corps et ne meure pas et qu'au lieu de récompenser son bienfaiteur, cet animal le mord. Dès le XVIème siècle on désigne par le pli du vêtement ce qu'il y adessous. Le mot sein devient seul bienséant tandis que mamelle, populaire, disparaît sauf volonté spécialement dépréciative. Au XIXème siècle deux phénomènes vont se superposer : d'une part, le mot sein est devenu le mot standard et tout le monde comprend à quoi il renvoie, d'autre part, la pudeur (ou la fausse pudeur) est une valeur montanté. Le mot est alors remplacé par poitrine, beaucoup plus neutre et également employé pour les hommes (un soldat bléssé à la poitrine). On trouve même l'expression "poumon de maman" employée pour enseigner l'anatomie à des jeunes enfants à une époque où le mot poumon est très connoté emotionnellement car lié à la tuberculose qui fait d'immenses ravages. De nos jours on est revenu à la forme standard de la Renaissance française.
Autre exemple : les Plaideurs de Racine mettent en scène le procès burlesque d'un chein accusé d'avoir mangé un chapon qu'un cuisinier s'apprêtait à rôtir. Des chiots, ses enfants, assistent au procès pour émouvoir le juge qui constate, en vers, "ils ont pissé partout." A l'époque de Racine ce terme n'est ni grossier ni affecté. Il relève du langage standard et on le retrouve chez Mme de Sévigné par exemple. Au XIXème siècle, avec la volonté affirmée de cacher le corps et ses fonctions, le mot devient grossier ; des livres se contentent de l'imprimer sous la forme "p....." et dans les années 1930 il est conseillé aux professeurs de lire "ils ont sali partout". Même faire pipi n'était pas à dire sauf à un tout jeune enfant. Il convenait surtout de se taire et éventuellement d'utiliser des périphrases qui insistaient sur le caractère négligeable de la fonction : petite commission, eau sallée en français, dépenser un penny (to spend a penny) en anglais. De nos jours le mot racinien reste pour le moins populaire et à éviter mais "faire pipi" tout en étant officiellement familier relève quasiment du langage standard.
Au XIXème le terme virginité lui même était camouflé sous des périphrases comme (pour les filles) petit capital qui témoigne d'ailleurs tant de la découverte des principes d'accumulation économique que du peu de considération que l'on nourissait pour les femmes assimilées à un avoir.
[modifier] La politique scolaire et universitaire - l'environnement culturel
Depuis la formation des états européens modernes, les programmes scolaires façonnent la langue. Très centralisatrice, la France a longtemps imposé des programmes détaillés tendant à l'instauration d'une culture minimale commune à l'ensemble de la collectivité. Selon le contenu de ce programme des expressions naissent, vivent ou disparaissent. Vous pouvez aisément constater que des expressions tirées des Grands Classiques comme "avocat passons au déluge" (Racine), "Albe vous a nommé, je ne vous connais plus" (Corneille) ou "Voilà pourquoi votre fille est muette" (Molière) ne sont plus utilisées de façon courante que par des personnes au bord de la retraite à moins qu'une tradition familiale - et non un enseignement scolaire standard - ne les ait conservées dans la famille. Une remarque identique peut être faite à propos d'autre auteurs comme José Maria de Hérédia ou Leconte de Lisle (fin XIXème). Lorsque Alphonse Allais met en scène le couple Timéo Danaus et Dona Ferrebtès, tous les lecteurs de son temps souriaient immédiatement, privilège aujourd'hui réserve aux titulaires d'un master de logique. [La formule signifie "Méfie toi des Grecs même lorsqu'ils apportent un cadeau", par allusion au cheval de Troie. Les différentes syllabes constituent un moyen mnémotechnique pour se souvenir des principes de la logique d'Aristote qui ont été les seuls enseignés jusque dans les années 1950 où les travaux menés depuis la fin du XIXème à partir des algèbres de relation et multivalentes se sont imposés et, surtout, ont été relayés par l'informatique.
La conception des livres pour enfants joue aussi un rôle important. La Révoltion française a unifié les structure juridiques de la France en supprimant les sénéchaux et les baillis et en remplçant les lieues par les kilomètres ; les boyard et les voïvodes n'ont pas survécu aux bouleversements de l'Europe de l'Est mais ces personnages continuent de survivre dans les contes avec la fameuse "bobinette qui cherra" du Chaperon rouge. Au contraire à partir du moment où, en préférant la simplification à la "couleur historique" les nouvelles éditions évoqueront simplement des princes ou des seigneurs ou la porte qui s'ouvre, le vocabulaire se perdra rapidement.
[modifier] L'inflation
Comme la monnaie, les mots se dévaluent à l'usage. L'image initiale s'estompe et doit être renouvelée. Aujourd'hui nous pouvons être étonnées d'un simple résultat de calcul et vérifier les données ; à la période classique, l'étonné était celui qui était frappé par le tonnerre (en fait l'éclair). Le sens était vraiment fort ; il était proche d'atterré, d'anéanti. A l'époque de Littré, l'auteur du Dictionnaire, le sens commençait à s'estomper. On rappore que Mme Littré étant rentrée plus tôt que prévu et s'estimant surprise de trouver son mari en galante compagnie aurait obtenu cette réponse de ce dernier : surpris c'est nous qui le sommes ; vous, vous êtes étonnée.
Dans le même ordre d'idées, le coup de foudre était initialement un événement désastreux (mort, incendie, naufrage,...) et ce n'est qu'à l'époque de Stendhal que la formule se spécilise dans le domaine amoureux d'abord pour caractériser un amour aussi tragique que subit puis abandonne l'aspect tragique pour, aujourd'hui, presque relever du domaine "moqueur" ou de l'application à des babioles comme dans j'ai eu un coup de foudre pour ce sac à main à 15 euros.
Avant le deuxième guerre mondiale, masochiste et sadique appartenaient strictement au vocabulaire médical spécialisé. Ils sont ensuite passé dans celui de la littérature puis du journalisme puis du quotidien d'où des phrases du type "tu es maso de ne pas mettre de la crème sur tes fraises".
A l'origine, merveilleux signifiait "surnaturel", sens conservé dans Alice au pays des Merveilles puis s'est progressivement atténué au sens d'admirable (une actrice merveilleuse), d'exceptionnel. Les deux sens co-existent en français moderne : le premier est vieilli, le second courant.
La médiocrité est étymologiquement ce qui se situe au milieu c'est à dire la moyenne mais avec le développement des Lycées au XIXème siècle et le souci de ne pas blesser les parents... le médiocrité est passé du sens de moyen à celui de moins que moyen.
Il en est de même de tous les mots familiers. A l'époque de ma grand mère un "je m'en fiche" dans un repas familial entraînait une sévère réprimande. Aujourd'hui "je m'en fous" n'entraîne guère de blâme. La comparaison de deux éditions d'un manuel de conversation franco-néerlandais montre que le même mot flamand était traduit en français par mince il y aquinze ans et par merde aujourd'hui.
Les personnes qui troublent l'ordre public ont été appelées Apaches en 1902 puis sauvageons dans les années 1990 puis racaille. Les Apaches constituaient une tribu indienne passant pour être très violente vis à vis des ennemis vaincus. Racaille est un très vieux mot normand [1138] venant lui même du latin populaire rasicare (= gratter) lui même issu de radere (= raser, toujours en latin). Il donne en ancien français un mot rasche qui désigne une teigne (dont les piqûres démangent comme celles des poux). Appartiennent à la même famille "racler" (une casserole) et la raclée qu'on a peut être prise, enfant, quand on n'était pas sage.
[modifier] Les décisions judiciaires
Il existe quelques cas de "condamnation à mort" d'un mot par décision judiciaire. Dans les années 1930, une sociète française inventa un produit diffusé sous le nom de soie artificielle. Les producteurs de soie naturelle intentèrent un procès pour faire cesser cette appellation qui fut interdite. Le produit fut renommé rayon car sa structure rappelait les rayons d'une toile d'araignée et fut exporté aux U.S.A. sous ce nom qui s'y prononce rayonne. C'est avec cette prononciation et cette orthographe qu'il rentra en France.
[modifier] Les modalités de la disparition
La disparition d'un mot peut être lente, par exemple si l'expression initiale n'est plus comprise mais que la formule paraît drôle (peut être d'autant plus drôle qu'on ne la comprend pas). Voici quatre exemples dont deux assez proches.
- En faire une pendule. Lors de leur apparition, les pendules de tables étaient des objets chers et de grande taille. Il convenait de les décorer avec art. Le serrurier qui les construisait choisissait donc un "sujet de pendule" pour illustrer le socle. Il s'agissait souvent d'un sujet historique ou mythologique en rapport avec les goûts, le passé ou les ambitions du futur propriétaire de l'objet, bref quelque chose d'important et de solennel d'où l'expression qui signifie : tu ne vas pas m'en faire quelque chose d'aussi important qu'un sujet de pendule. On trouvait encore une expression similaire jusque dans les années 1960 : cela ferait un beau sujet de pendule pour se moquer de quelqu'un qui donnait trop d'importance à ce qui lui était arrivé.
- En faire un fromage. On se situe quelques siècles après l'invention des pendules, au XIXème, dans le milieu du spectacle. Les procédés d'impression des affiches de l'époque faisaient que l'on imprimait les couleurs une à une sur du papier blanc puis que l'on terminait par l'impression du noir. Pour que les noms des principaux acteurs ressortent mieux on les imprimait en noir sur fond blanc. Avant l'impression en noir, l'affiche présentait ainsi des blancs que l'on appelait des réserves dans le langage officiel et fromage (car elles étaient le plus souvent de forme ronde) dans la pratique. Vouloir en faire un fromage c'est donc vouloir avoir le premier rôle, placer son affaire au premier plan.
- Coupe sombre. Lorsque les bûcherons exploitent la forêt, ils peuvent effectuer soit des coupes limitées (pour permettre à une nouvelle génération d'arbustes de pousser) soit des coupes plus importantes (par exemple pour faire passer une route). Dans le premier cas la coupe est sombre car le feuillage global reste suffisamment important pour empêcher le soleil de venir jusqu'au sol ; dans le second, elle est claire puisque l'absence de couverture végétale permet aux rayons solaires de frapper le sol. Une coupe importante (par exemple dans le budget d'un service ou les effectifs d'une entreprise) est donc, techniquement, une coupe claire. Dans les faits on la dit souvent sombre car l'idée de sombre, de nuit, liée à celle de gravité, de difficulté l'a emporté sur l'aspect "métier" du bûcheron.
- Potasser. Lorsque nous potassons un examen puis un dossier, nous évoquons la révision des premiers wagons de chemin de fer et de quelques autres machines de la grande époque mécanique. Les premiers wagons faisaient l'objet de révisions périodiques selon une échelle allant de 1 à 5. Les révisions du premier niveau correspondaient à l'entretien courant. Au niveau 5, les wagons étaient entièrement débarrassés de tout élément annexe ou accessoire et plongés dans un bain de potasse pour en sortir parfaitement dégraissés et débarrassés d'oxydations. Potasser c'est donc procéder à la plus grande révision possible.