Art et écologie/Les concepts et thématiques de l'écologie
[modifier] Introduction
Le terme "écologie" renvoie, dans son acception littéraire, à la relation entretenue entre des être vivants et le milieux auquel ils appartiennent. Cela signifie que l'écologie correspond à l'étude des interactions entre espèces vivantes et milieu naturel d'appartenance.
La forte utilisation médiatique et politique de ce terme depuis les années 70 en particulier, a tendance à le rendre flou et à le transformer en concept modelable, qui souvent s'associe à "réchauffement climatique", ou encore "développement durable", par exemple. Ceci nous fait oublier que le propre de l'écologie est bien de s'intéresser à l'ensemble des interactions possibles qui peuvent porter atteinte à un milieu, modifier les conditions d'existence d'un être vivant.
Les problématiques complexes qui sont posées à l'humanité contemporaine sont absentes de l'éducation nationale. Pourtant, le milieu scientifique est toujours davantage unanime depuis 40 ans sur les désagréments liés à l'impact environnemental de l'homme et qui à terme se retournera contre lui.
Pour bien cerner ces problématiques, il est primordial de connaître les différentes interactions sus-nommées, mais aussi les acteurs et les forces en présence qui touchent au domaine environnemental, que nous tenterons de développer synthétiquement dans ce glossaire de l'écologie.
[modifier] Glossaire de l'écologie
[modifier] ADEME
L'Agence de l'Environnement et de la Maîtrise de l'Énergie (ADEME) est un établissement public qui a en charge de soutenir des projets (privés ou publics) visant à promouvoir la qualité de l'environnement (énergie, air, déchets ...), à travers des expertises ou des aides financières principalement.
[modifier] Agenda 21
Programme d'actions fixé par le Sommet de la Terre de Rio en 1992 visant à relever plusieurs défis environnementaux pour le XXIème siècle. Ce concept est repris aujourd'hui à toutes échelles (collectivités locales, une entreprise ...) pour élaborer certaines règles, certains comportements et/ou aménagements. Voir Agenda21France et Agora21
[modifier] Agriculture Biologique
Type d'agriculture qui a pour objectif de produire sans dégrader l'environnement. Elle est régie par le contrôle d'organismes reconnus du Ministère Français de l'Agriculture depuis 1985. Ainsi, des laboratoires vérifient l'absence d'une liste de produits (pesticides et conservateurs chimiques, OGMs...) avant de délivrer le label Agriculture Biologique. Voir l'article de wikipédia, Biofinesse
[modifier] Air
Les progrès techniques nous permettent aujourd'hui de mesurer la qualité, la pureté de l'air avec une certaine précision. L'activité humaine la dégrade largement, surtout à cause des véhicules motorisés et de l'industrie. La pollution de l'air se manifeste différemment selon l'échelle géographique et le temps que l'on considère. Le niveau local est souvent concerné par des pollutions d'ozone ou de vapeurs toxiques qui induisent des problèmes respiratoires et des cancers. Au niveau global, la pollution atmosphérique surtout caractérisée par les émissions de CO2 (combustion du pétrole, du charbon...) accroît l'effet de serre et donc un réchauffement global, couramment appelé "réchauffement climatique". Voir Air Languedoc
[modifier] Alimentation
En parallèle des problématiques environnementales s'est développé un fort intérêt pour la diététique. En effet, il existe un lien direct entre la nourriture saine et l'écologie. Les pesticides et conservateurs chimiques utilisés pour une meilleure productivité polluent à la fois les sols, l'eau, et notre organisme quand nous consommons des produits issus de leurs traitements. De même, la viande en général et bovine en particulier, est source de pollutions des eaux (par les antibiotiques que l'on donne aux bêtes) de déforestation (pour accroître la surface des pâturages), de pollution atmosphérique (rejet de méthane), de gaspillage (il faut 7k de céréales pour produire 1k de boeuf), et enfin, de nocivité pour l'organisme telle qu'on la consomme dans les pays occidentaux. Ainsi, ce que nous choisissons de mettre dans notre corps est corrélé à un soucis environnemental. Mais l'alimentation bio reste souvent onéreuse comparée à l'alimentation industrielle. Cette dernière continue de contenir des substances toxiques (cancérigènes, allergènes, stérilisantes...) que l'on connait, sans être pour autant réglementée en fonction.
[modifier] Antiproductivisme
L'antiproductivisme est un mouvement qui s'oppose à l'aspect productiviste du capitalisme. L'idéologie capitaliste promeut une consommation effrénée pour une production effrénée. Ceci implique l'exploitation toujours croissante des ressources naturelles. Finalement, cette logique participe d'un fantasme de l'infini des ressources naturelles dans un monde fini, et ne peut donc nullement être compatible avec un développement durable. En plus de cette contradiction, les antiproductivistes critiquent la pollution environnementale intrinsèque au fonctionnement du capitalisme. Il est prouvé qu'à toute production, une pollution est consubstantielle. Au delà de ces considérations, l'antiproductivisme rejoint la thèse selon laquelle le capitalisme cause également des troubles sociaux, notamment par la précarisation du travail qu'il impose pour ses objectifs de flexibilité, performance, productivité, "compétitivité", etc... Le journal du Sarkophage véhicule, entre autre, ces opinions d'antiproductivisme. Mais cette thèse est une facette de la plupart des idées s'opposant globalement à la logique capitaliste: anticapitalistes, objecteurs de croissance...
[modifier] Architecture écologique
L'architecture écologique a pour objet la construction de bâtis durables, ce qui implique plusieurs critères:
- Le choix des matériaux de construction sont primordiaux: leur production est plus ou moins polluante, leur durée de vie est variable, ainsi que leur capacité à être recyclés.
- L'isolation thermique est peut-être le domaine le plus important à l'heure actuelle. Le gaspillage massif d'énergie dû à une mauvaise isolation concerne la plupart des bâtiments anciens.
- L'orientation du bâti influe considérablement sur l'efficience énergétique.
- Le système de chauffage, et a fortiori l'apport énergétique du bâti est également un paramètre majeur: photovoltaïque, éolien, chauffe-eau solaire sont des technologies qui peuvent permettre une consommation nulle d'énergie. Mais certaines comme l'éolienne sont critiquées car peu productives par rapport à leur coût de production et de fonctionnement. Aussi, elles ne sont pas une solution durable en l'état actuel des choses, car non généralisables.
Plusieurs normes, privées et commerciales, publiques ou encore législatives, sont récemment apparues (HQE, HPE, BBC).
[modifier] Atmosphère
L'atmosphère est composée à 78% en azote, à 21% en oxygène, le reste en eau (vapeurs), gaz rares, poussières. Elle protège la vie sur Terre grâce au fait qu'elle filtre les flux d'énergie, notamment par l'effet de serre.
[modifier] Biodiversité
La biodiversité désigne l'ensemble des espèces vivantes sur Terre. On sait aujourd'hui qu'elle éprouve une perte notable, dûe à l'activité humaine (étalement urbain qui fracture des ecosystèmes, pollutions diverses, déforestation...) et que le réchauffement climatique accélèrera amplement. Elle est souvent placée en second plan dans les problématiques environnementales. Pourtant, sa conservation est à plusieurs égards indispensable pour la survie de l'homme. En 1998, on recense environ 1,5 million d'espèces, et on estime que leur nombre total varie de 5 à 10 millions. Elle se concentre à 50% en forêt tropicale, et environ un quart des médicaments sont fabriqués à base de plantes. Elle est la seule arme naturelle contre les épidémies, elle contribue à réguler le climat, etc... La perte de biodiversité s'accélère depuis plusieurs décennies, et ce de manière exponentielle quand des écosystèmes ou chaînes alimentaires sont brisés.
[modifier] Catastrophe naturelle
Il existe plusieurs types de catastrophes naturelles: inondations, tempêtes, séismes, éruptions volcaniques, ouragans, sont les plus courants. Le nombre de catastrophes naturelles et de victimes ont fait l'objet d'une croissance vertigineuse depuis quelques décennies. Cette dernière décennie, le nombre annuel moyen de victimes est d'environ 75000 dans le monde. Et les dégâts matériels représentent des fortunes (50 milliards d'euros en 2009). Le réchauffement climatique accroît les catastrophes qui y sont liées: les ouragans, les inondations, les sécheresses, les épidémies, représentent environ la moitié des dégâts totaux en 2009. Aussi, ces catastrophes sont incomparablement plus meurtrières chez les pays pauvres, pour les raisons de précarité sanitaire, alimentaire et technique que l'ont connait.
[modifier] Catastrophe industrielle
L'industrie, chimique en particulier, donne lieu chaque année à des catastrophes dites industrielles telles que des explosions ou des rejets massifs de produits toxiques. Il s'ensuit des décès, de nombreuses maladies, des conséquences graves pour l'environnement local et global. Chaque pays a sa propre règlementation. En Europe, la directive SEVESO vise à encadrer le risque industriel par un classement des industries dangereuses et un zonage autour de celles-ci. Mais certains pays, comme la Russie, sont peu regardants des dégâts industriels nombreux et difficilement quantifiables chez eux.
[modifier] Commerce équitable
Le commerce équitable a été défini comme suit par quatre des plus grandes structures internationales qui font sa promotion (FLO, IFAT, NEWS, EFTA): "Le commerce équitable est un partenariat commercial fondé sur le dialogue, la transparence et le respect, dont l'objectif est de parvenir à une plus grande équité dans le commerce mondial. Il contribue au développement durable en offrant de meilleures conditions commerciales et en garantissant les droits des producteurs et des travailleurs marginalisés, tout particulièrement au Sud de la planète. Les organisations du commerce équitable (soutenues par les consommateurs) s'engagent activement à soutenir les producteurs, à sensibiliser l'opinion et à mener campagne en faveur de changements dans les règles et pratiques du commerce international conventionnel."(Voir le site des Artisans du Monde) Ainsi, le commerce équitable se veut redéfinir les rapports entre producteurs des pays du sud et distributeurs des pays riches, avec une éthique sociale, des prix négociés entre eux et la prise en compte des coûts environnementaux.
[modifier] Déchets
"Est un déchet tout résidu d'un processus de production, de transformation ou d'utilisation, toute substance, matériau, produit ou plus généralement tout bien meuble abandonné ou que son détenteur destine à l'abandon." nous indique l'article L 541-1 du Code de l'environnement. Il existe plusieurs types de déchets. Surtout, 83% des déchets sont issus des travaux publics et de l'agriculture, en 2008, selon l'ADEME. On prévoit en Europe un accroissement du poids de nos déchets d'environ 50% en 25 ans., si nos modes de production, de consommation et de recyclage restent identiques, selon le site de notre-planète.info. En France, le poids de déchets par habitant (370kg/an) est presque deux fois supérieur à celui des années 60 et ne cesse de croître. Toujours selon le site notre-planète (dans son article Bien trop de déchets en France, on prévoit une saturation vers 2010 des installations dans la plupart des départements. Les français consomment toujours trop d'emballages, qui représentent 30% du poids et 50% du volume de nos poubelles. La culture du tout-jetable liée à l'esprit de consommation, ainsi que la faible action de l'État et des pouvoirs publics en la matière, reflètent l'incompatibilité entre nos modes de vie et un développement réellement durable.
[modifier] Décroissance
La décroissance est un mouvement qui s'est construit, tout comme le mouvement antiproductiviste, en réaction au caractère insatiable du culte de la croissance infinie dans la société capitaliste. En effet, un pays est dit développé s'il possède une forte croissance constante de son PIB, c'est à dire sa production totale. C'est donc une production exponentielle (toujours plus croissante) qui fait un pays "riche", "concurrentiel", une économie "performante" et "compétitive". Or il est prouvé que la production est consubstantielle à la pollution: les statistiques montrent qu'à toute production est liée une pollution, et la perte de ressources naturelles, qui sont limitées. Mais c'est aussi des logiques de flexibilités qui créent une précarité du travail (temps partiels, CDD, abus et harcèlement, licenciements...). Contre cette démarche du culte de la croissance, les "objecteurs de croissance"(ou partisans de la "décroissance"), prônent une société plus sobre, où la richesse n'est pas définie par la simple croissance de la production, et suggèrent de faire décroître la production de tout ce qui pollue et n'est pas tant nécessaire. Ce mouvement, initialement marginal et considéré comme absurde, fait de plus en plus d'adeptes depuis peu. Aussi, il existe le journal La Décroissance, publié par Casseurs de Pub, qui se veut transmettre les idées s'attachant à ce mouvement. Il en est de même pour l'Institut d'Etudes Economiques et Sociales pour la Décroissance Soutenable
[modifier] Déforestation
La déforestation est un processus particulièrement massif et dramatique depuis environ trois décennies: selon le World Resources Institute, 80% de la couverture forestière mondiale originelle a été abattue ou dégradée, essentiellement au cours des 30 dernières années. C'est entre 10 et 20 millions d'hectares défrichés par an ces dernières années. Ce processus concerne principalement la forêt tropicale, qui concentre environ la moitié de la biodiversité mondiale. La déforestation est principalement due aux phénomènes suivants:
- des coupes massives dites "à blanc" pour extraire des bois exotiques, bois rares et choyés dans les pays riches. Dans ce type de coupe, on rase une parcelle et on récupère ensuite ce qui est intéressant. Souvent, on rase aussi le chemin pour accéder à cette parcelle, au cœur d'une forêt.
- la création de surfaces d'agriculture et d'élevage (soja et autres céréales, bétail) en Amérique Latine, vastes zones de forêt défrichées pour permettre ces cultures intensives, qui servent généralement à nourrir le bétail ou produire des carburants à destination des pays du Nord.
- les paysans y pratiquent la culture sur brûlis: incendie volontaire d'une zone pour en faire un champ de culture, qui par ailleurs rend une terre peu fertile et oblige ces paysans à répéter le processus ailleurs tous les 2-3 ans.
Le rythme de régénération naturelle de la forêt tropicale est incomparablement inférieur à cette déforestation ravageuse. Pourtant, la Forêt Tropicale, outre son aspect vital pour l'homme en terme de biodiversité, renferme 40% du carbone terrestre, CO2 qui se dégage dans l'atmosphère aussitôt qu'on rase les arbres, et accentue l'effet de serre. De plus, l'écosystème qu'elle entretient rend sa terre fertile. Mais une fois défrichées, ces zones à ciel ouvert laissent les sols à une érosion maximale qui rend la terre très vite improductive.
[modifier] Développement durable
Le rapport Brundtland, en 1987, définissait le Développement Durable de la sorte:
- « un développement qui répond aux besoins des générations du présent sans compromettre la capacité des générations futures à répondre aux leurs. Deux concepts sont inhérents à cette notion : le concept de « besoins », et plus particulièrement des besoins essentiels des plus démunis à qui il convient d’accorder la plus grande priorité, et l’idée des limitations que l’état de nos techniques et de notre organisation sociale impose sur la capacité de l’environnement à répondre aux besoins actuels et à venir. »
Le développement durable est un concept peu précis car utilisé dorénavant par tous les bords politiques. Il donne une ligne directrice suffisamment abstraite et théorique pour être soutenu par tous, mais dont l'adaptation pratique varie d'un extrême à l'autre. La question n'est plus de savoir s'il faut un développement qui respecte les générations futures, mais de quel développement s'agit-il.
[modifier] Eau
L'eau est la première ressource dont l'être humain a besoin pour survivre. Néanmoins, elle est naturellement très inégalement répartie à la surface du globe. D'après les Nations Unies, 31 pays feraient actuellement face à des pénuries d'eau, plus d'un milliard de personnes manqueraient d'eau potable, et près de 3 milliards souffriraient d'un manque d'installations sanitaires. En 2025, avec 2,6 milliards supplémentaires d'individus, la demande totale en eaux serait supérieure de 56% aux réserves. Aussi, cette explosion démographique se fera principalement dans les cinq régions majoritairement touchées par les conflits liés à l'eau, soit celles de la mer d'Aral, du Gange, du Jourdain, du Nil, du Tigre et de l'Euphrate. De plus, alors que la concentration urbaine exacerbe les difficultés d'épuration, les Nations Unies prévoient pour 2030 une augmentation de 160% des citadins dans le monde. Parallèlement, la consommation d'eau ne cesse d'augmenter. Les ménages en constituent 10% ; l'industrie 20 à 25%, et l'agriculture les 65 à 70% restants. Cette surexploitation s'accompagne de fortes pollutions des cours d'eaux qui causent une perte importante de biodiversité. Elle est très adaptée à la Tragédie des Biens Communs développée initialement par Garrett Hardin, qui explique comment la multiplication d'intérêts individuels peut nuire à une ressource "commune", qui n'a pas de propriétaire bien défini. Tous les conflits actuels liés à l'eau montrent l'extrême nécessité d'une coopération systématique entre régions concernées pour le partage responsable de cette précieuse ressource.
[modifier] Écologie
L’"Economie domestique de la maison Terre" (selon Friedel) est née en 1886, d’abord comme branche de la biologie qu’elle a ensuite englobée. Le biologise Ernest Haeckel (1834-1919) l’a défini comme "la science des relations entre les êtres vivants et le monde qui les entoure".
[modifier] Ecotaxe
Système fiscal qui met en œuvre le principe pollueur payeur. (une partie du prix du produit ou d’un service servira à réparer les nuisances et dégâts sur l’environnemnent induits par la fabrication, le transport, l’utilisation et la fin de vie du produit ou service.
[modifier] Eco-système
L'éco-système est un ensemble dans lequel interagissent le biotope (le milieu naturel) et la biocénose (les organismes vivants qui en font partie). Il peut varier selon l'échelle choisie. On peut parler d'éco-système aquatique, mais aussi considérer la planète Terre comme un vaste éco-système, selon ce que l'on veut décrire ou étudier. Il représente donc un certain nombre d'éléments qui donnent une cohérence permettant de faire perdurer la vie dans un certain milieu. Toute pollution perturbe l'éco-système local, parfois global dans le cas du réchauffement climatique. Mais des aménagements non polluants a priori peuvent violemment perturber un éco-système: la construction d'une route en milieu rural peut fracturer en deux un éco-système et l'altérer plus ou moins.
[modifier] Efficience
L'efficience est un anglicisme (de efficiency) qui décrit l'aptitude à fournir le meilleur rendement. On parle beaucoup d'efficience énergétique pour parler d'une technologie ou un lieu, qui consomme peu d'énergie par rapport à son prix et sa quantité.
[modifier] Empreinte écologique
L'empreinte écologique est une notion apparue au Sommet de la Terre de Rio en 1992. Elle est un calcul qui estime la surface nécessaire en hectare à un mode de vie en particulier, c'est à dire la pression qu'exerce ce mode de vie sur l'environnement, la régénération naturelle. Ainsi, on peut calculer l'empreinte écologique d'un français moyen (ou même sa propre empreinte personnelle!), ou d'un africain moyen, par exemple. On considère qu'avec 6 milliards d'individus, 1,5ha par personne est disponible pour la survie durable de l'espèce. Or l'humain moyen a une empreinte écologique de 2,5ha en 2000. Un américain a une empreinte d'environ 10ha. Sachant qu'il y aura 9 milliards, peut-être 10, d'individus sur Terre en 2050, l'empreinte écologique est un outil, indicateur intéressant pour résumer en chiffre la surexploitation de ressources naturelles par l'homme.
[modifier] Énergie
Selon le type, les énergies peuvent être très polluantes et non renouvelables. Elles sont responsables des émissions de gaz à effet de serre qui entrainent un réchauffement climatique continu. N'étant pas infinies, certaines sont en train de disparaître, notamment le pétrole qui aujourd'hui est une des principales source d'énergie. Face à cela l'homme a développé les énergies dites renouvelables, et moins polluantes a priori, telles que les énergies solaires, éoliennes, hydrauliques. Cependant, elles demeurent toujours sujet de controverses quant à leur réel impact sur l'environnement. L'énergie nucléaire, par exemple, fait l'objet de nombreuses polémiques (A ce sujet consulter Sortir Du Nucléaire. Présentée comme une énergie verte, car rejetant très peu de dioxyde de carbone dans l'atmosphère, elle contribue aujourd’hui à près de 80 % de la production électrique du pays. Cependant le nucléaire a beaucoup de défauts, notamment:
- la gestion des déchets radio-actifs produits est très complexe.
- des risques d'accidents très graves (si l'énergie n'est plus maitrisée).
- la prolifération et la détention de cette dernière entre les mains de personnes non responsables peut avoir pour conséquence un terrorisme nucléaire.
[modifier] Environnement
Au sens large, et étymologiquement, notre Environnement est ce qui nous entoure. Les chercheurs et économistes du développement durable s'intéressent de plus en plus aux aspects fonctionnels de l'environnement. L'environnement, plutôt que le milieu de vie physique de l'homme est alors interprété comme la "résultante de la relation évolutive entre les sociétés humaines et la nature qui les entoure", comme "la résultante de l'activité des organismes qui modifient le milieu par le biais d'inter-relations complexes où s'expriment pressions de sélection, de co-évolution, jeux de symbioses, de concurrence et de boucles de rétroactions complexes dont la plupart ne sont pas encore comprises" (voir aussi Biosphère, Ecosystème, Nature). De plus en plus, les facteurs climatiques et de milieu apparaissent eux-mêmes rétroactivement "contrôlés" par le Vivant. Le système "planète-populations" est une autre manière de définir notre environnement.
[modifier] Étude d'impact
L'étude d'impact du Code de l'Environnement est une étape obligatoire de certains projets d'aménagement (les plus importants). Elle analyse l'impact du projet et propose des mesures conservatoires ou compensatoires. Elle comporte un état initial, une analyse des effets directs et différés, temporaires ou permanents, les raisons pour lesquelles le projet a été retenu, les mesures réductrices et compensatoires et une analyse des méthodes utilisées pour évaluer l'impact sur l'environnement.
[modifier] Gestion concertée et gestion intégrée
[modifier] Information
[modifier] Infrastructures naturelles
[modifier] Internalisation des coûts environnementaux
[modifier] Juste compensation
[modifier] Lobby
[modifier] Luttes environnementales
[modifier] Principe de précaution
[modifier] Produits toxiques
[modifier] Publicité
[modifier] Rio, Sommet de la Terre
[modifier] Solidarité
[modifier] Urbanisation
[modifier] Ville en transition
Sujet en travail - corinne Salver
[modifier] Transports
[modifier] Eco-activisme
[modifier] OGM
Un organisme génétiquement modifié (OGM) est un être vivant (animal, végétal ou micro-organisme) dont l'homme a modifié le patrimoine génétique afin de lui conférer de nouvelles propriétés.
Ce processus s'inspire des techniques de sélection ou de mutation, qui existent déjà dans le monde agricole.
Ces techniques permettent de transférer des gènes sélectionnés d'un organisme à un autre, y compris entre des espèces différentes. Elles offrent ainsi potentiellement la possibilité d'introduire dans un organisme un caractère nouveau dès lors que le ou les gène(s) correspondants sont identifiés.
La transformation génétique peut être effectuée sur de nombreuses espèces végétales, depuis les céréales jusqu'aux légumes ou aux arbres. En tout, ce sont plus de 60 espèces qui peuvent être transformées. Les OGM les plus avancés correspondent surtout à des espèces de grande culture comme le maïs, la betterave et le colza. Les gènes introduits sont très divers mais actuellement ce sont principalement des caractères d'intérêt agronomique qui sont le plus développés. Ces transformations, qui sont opérées par des techniques de génie génétique, permettent d'introduire dans le patrimoine génétique d'un organisme, un ou plusieurs gènes pour ajouter, supprimer ou modifier certaines de ses caractéristiques. Les gènes introduits peuvent provenir de n'importe quel organisme : virus, bactérie, levure, champignon, plante ou animal.
La culture des OGM (organismes génétiquement modifiés) a débuté en 1996. Elle est devenue importante pour quatre plantes de grande culture : le soja, le coton, le colza et le maïs. En 2004, les cultures mondiales d'OGM couvraient plus d'une fois et demi la superficie de la France et leur surface avait augmenté de 20 % par rapport à 2003. 56 % du soja, 28 % du coton, 19 % du colza et 14 % du maïs produits dans le monde sont OGM. La majorité des cultures OGM se trouve aux Etats-Unis, en Argentine, au Brésil, en Inde et en Chine. L'Europe, quant à elle, a choisi d'appliquer le principe de précaution, c'est à dire d'évaluer les risques potentiels de cette nouvelle méthode de création variétale qu'est la transgénèse, avant toute exploitation à grande échelle. Il importe pour elle de connaître ces risques et de les maîtriser.
Réglementation des OGM ( France)
La dissémination volontaire d’OGM dans l’environnement (c’est-à-dire l’utilisation d’OGM en milieu ouvert) est réglementée au niveau communautaire par la directive 2001/18/CE. Les exigences de cette directive sont reprises dans le droit national, dans le code de l’environnement et des décrets d’application. Les essais au champ permettent de mesurer l'efficacité de la modification génétique opérée sur la plante, la stabilité de l'OGM dans l'environnement et d'améliorer les connaissances notamment en terme de risque.
Ces expérimentations sur des plantes génétiquement modifiées doivent recevoir une autorisation du ministre chargé de l'Agriculture après évaluation des risques pour la santé et l’environnement par la Commission du génie biomoléculaire (CGB) et accord du ministre chargé de l'Environnement.
Une fois l’autorisation accordée, toute expérimentation au champ fait l’objet d’une information du public avec, notamment, la mise à disposition d’une fiche d’information au public qui est accessible en mairie. En 2003, le Ministre chargé de l’agriculture a prévu un renforcement de ce dispositif d’information, avec la mise en place, pour les essais au champ, d’un nouveau dispositif de consultation du public. Ainsi, toutes les demandes d’expérimentations au champ font l’objet d’une consultation du public sur le site Internet www.ogm.gouv.fr, à l’issue de laquelle le Ministre chargé de l’agriculture délivre les décisions d’autorisations.
Toute mise en culture de produits génétiquement modifiés est en outre soumise à des contrôles de surveillance biologique, afin d'identifier tout effet non intentionnel.
Le gouvernement peut revenir sur une autorisation de dissémination d'OGM s'il considère, à partir d'informations nouvelles, que le produit présente un risque pour la santé ou l'environnement. Il peut alors en limiter ou en interdire provisoirement l'expérimentation sur son territoire.
Risques et environnement
Actuellement le recours aux OGM fait polémique, nombre d'associations (Greenpeace, Amis de la Terre...)dénoncent la propagation des cultures OGM face aux autres types de cultures (traditionnelles et bio): la transmission par pollinisation.
Chez les espèces végétales, les transmissions de gènes s'opèrent par des croisements sexuels. C'est surtout le pollen qui est concerné par cette dissémination : il est transporté par le vent ou bien par des insectes dits " insectes pollinisateurs ". Le problème est que cette transmission peut se faire entre plantes d'une même espèce mais aussi en direction d'espèces sauvages, les " mauvaises herbes ". Cependant, les flux de gènes se transmettent différemment selon les espèces concernées ainsi que selon l'écosystème qui les entoure. La seule approche raisonnable est donc l'étude du cas par cas.
Afin de mesurer la fréquence des échanges de gènes dans un écosystème, au milieu des cultures et des mauvaises herbes, trois estimations ont été produites :
- la distance que le pollen couvre en se dispersant (nous prendrons du pollen de trois cultures : colza, betteraves et maïs),
- la possibilité de croisements entre les variétés de chaque culture
- la possibilité de croisements entre les cultures et les espèces environnantes.
De plus, l'utilisation des OGM qui tendait à limiter l'utilisation des insecticides et des pesticides n'est pas efficace: les cultures OGM connaissent une apparition d'insectes résistants aux plantes transgéniques. Chaque culture a son principal " ravageur ", un insecte qui se nourrit inlassablement de cette culture et produit des dégâts plus ou moins gros. En France, le maïs a donc son ennemi : la pyrale du maïs, un papillon capable de créer une à trois générations par an suivant les régions. Jusqu'à aujourd'hui, les agriculteurs protégeaient leurs cultures par des traitements chimiques, mais à présent la transplantation de gènes permet de créer de nouvelles variétés de maïs pour produire une substance qui repousse la pyrale du maïs.
Les avantages de cette stratégie sont :
- pas de pollution chimique propagée dans l'écosystème
- la substance n'est active qu'envers les insectes (pas de danger pour les mammifères et donc pour l'homme)
- cette substance est produite par les parties vertes de la plante, qui ne sont jamais consommées par l'homme
- cette substance est par ailleurs protégée des conditions climatiques défavorables à la culture.
- seule une faible perte du maïs est enregistrée (surtout dans les zones méridionales où les pyrales sont très nombreuses).
Mais, cette technique n'aura-t-elle pas dans le futur, des effets non voulus au départ, tel que l'apparition de pyrales qui seraient insensibles à la substance qui les attaque ? Des tests ont donc été effectués en conditions expérimentales : au bout de 26 générations, aucune n'a permis l'obtention d'une lignée de pyrales résistantes à la substance. Cependant, dans certains pays où l'application de la substance est répétée (Malaisie, Japon, Hawaii), on a remarqué l'apparition d'insectes qui lui résistent. Il n'est donc pas impensable qu'un phénomène identique se produise aussi en Europe. Pourtant, les chercheurs font tout leur possible pour échapper à cette possibilité.
Mais aussi un risque pour la disparition d'autres insectes, non ciblés comme les abeilles.
En effet, il est important de vérifier que les plantes transgéniques ne soient pas toxiques pour d'autres insectes dits " non ciblés ". Ce sont les insectes qui ne sont pas considérés comme " ravageurs " et qui peuvent même être bénéfiques pour l'écosystème, voire pour tout l'environnement, d'où leur nom d'insectes " utiles ". Exemples : les abeilles, les coccinelles, …
L'impact sur le monarque : récemment a été menée aux Etats Unis une expérience sur le monarque, papillon d'Amérique du Nord réputé pour sa beauté : Des chenilles de ce papillon ont été nourries avec des feuilles artificiellement recouvertes de pollen d’une variété de maïs rendu résistant à la pyrale par l’introduction dans son génome d’un gène commandant la production d’un insecticide. Ces chenilles ont connu une croissance plus lente et une mortalité plus élevée que d’autres nourries de feuilles recouvertes de pollen de maïs non génétiquement modifié. L’expérience a donc démontré le « danger » encouru par le papillon. On peut aussi parler du risque de réduction de la biodiversité: Certains auteurs estiment que la diffusion des biotechnologies pourrait renforcer la tendance, déjà présente dans nos agricultures, à l'appauvrissement de la diversité génétique, par la possibilité de conférer un même gène à de nombreuses espèces. Cet appauvrissement de la diversité serait un facteur de vulnérabilité accrue des cultures.
L’impact des OGM sur les abeilles : De la même manière, les OGM pourraient être toxiques pour les abeilles qui les visitent. Il est donc nécessaire de procéder à : - L’analyse des sécrétions des plantes transgéniques mellifères (par exemple le colza). - L’évaluation de l’incidence d’une éventuelle exposition aux produits des gènes introduits dans le génome de ces plantes sur la survie des abeilles et leur comportement de butinage. Le risque de contamination d'autres cultures agricoles
Si on rend les plantes plus résistantes envers les insectes ravageurs ou les herbicides, les cultures nécessiteront moins d'interventions de la part de l'agriculteur, d'où une simplification du travail.
L'agriculteur devra donc faire un autre travail : veiller à la traçabilité des OGM pour répondre au choix des consommateurs. Il doit être dans la capacité de garantir aux acheteurs la séparation des lots transgéniques. En effet, il est difficile de garantir qu'une parcelle voisine n'a pas contribué à la fécondation. De plus avec le pollen certaines cultures biologiques peuvent être "polluée" par les OGM et ainsi un agriculteur peut perdre un label durement acquis.
Risque de réduction de la biodiversité
Certains scientifiques estiment que la diffusion de la biotechnologie conduira à un appauvrissement de la diversité génétique, en conférant un même gène à de nombreuses espèces. Cet effet serait un facteur de vulnérabilité pour les cultures. Notons que d'autres pensent, au contraire que l'utilisation de transgenèses peut être un moyen d'augmenter la diversité génétique, en créant à partir de la même structure plusieurs plantes différentes ayant chacune des spécialités propres à elle seule, grâce à l'apparition de nouveaux gènes.
L'impact sur la rhizosphère
La rhizosphère est la partie du sol qui est située le plus à l'extérieur dans la croûte terrestre ; elle est située dans l'environnement immédiat des racines des plantes. Elles est donc très riche en micro-organismes et en substances biologiques. Il ne peut être donc complètement exclu qu'un jour, les plantes modifiées produisent un impact sur cet environnement sub-terrestre. Néanmoins, tout biotope est un milieu évolutif, et donc la rhizosphère également. Les populations de micro-organismes y évoluent de façon très réversible en fonction des hôtes présents et des conditions ambiantes.
Consommation:
En ce qui concerne la consommation d'OGM, celle-ci n'est pas clairement affichée et assumée: Si un produit contient moins de 0,9% d'OGM, ce n'est pas indiqué. Si les animaux dont sont issus les produits mis en vente ont été nourris aux OGM, le consommateur ne peut pas le savoir. L’évaluation des risques de consommation d’OGM chez l’Homme reste théorique dans la mesure ou il n’existe aucun recul du fait du caractère récent de cette consommation. Greenpeace a créé un guide et une typologie des aliments OGM ou non: [1]
De nombreuses recherches tentent cependant de recenser les risques potentiels dans la limite d’un laboratoire. Cette recherche limitée et sans aucun recul ne peut suffire à rassurer le consommateur européen touché récemment par l’apparition de la maladie de Kreutzfeld Jacob qui serait en relation avec l’encéphalopathie bovine spongiforme (maladie de la vache folle). La consommation d’OGM revêt un caractère dangereux pour 63 % des personnes questionnées à ce sujet (sondage AC Nielsen, Courrier International n°381 du 19-20 février 1998). Dans ce contexte de peur ou les scientifiques sont affublés du nom d’apprenti sorcier, il est primordial que les recherches s’accélèrent afin d’évaluer les risques. La communauté scientifique tente de minimiser les effets que pourraient avoir les OGM sur la santé humaine dans la mesure ou chacun est conscient que le risque 0 n’existe pas (risque d'allergie et voire même d'un transfert de gène de résistance aux antibiotiques aux microorganismes du tube digestif.)