Art et écologie/Marcel Duchamp

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                                                   BIOGRAPHIE


Marcel Duchamp est né le 28 juillet 1887 à Blainville-Crevon et est décédé le 2 octobre 1968 à Neuilly-sur-Seine. Il était à la fois peintre, sculpteur, plasticien et homme de lettres. Il peut-être considéré comme l'un des fondateurs de l'art contemporain. Il fut également un grand joueur d'échecs. Etant de nationalité française par la naissance il devînt citoyen américain en 1955.


Issu d'une famille d'artistes, tels que Raymond Duchamp-Villon, Jacques Villon et Suzanne Duchamp, c'est à quinze ans qu'il commença la peinture.

De 1902 à 1912 il s'inspire essentiellement du Cubisme[1] pour créer ses oeuvres. En 1912 il est présent au côté du groupe de la Section d'or à Paris pour une exposition à la galerie La Boétie. Suite à cela il proposera son "Nu descendant un escalier" au Salon des Indépendants à Paris. Duchamp explique dans DDS p.151« Avant d'être présenté à l'Armory Show de New York en 1913, je l'avais envoyé aux Indépendants de Paris en février 1912, mais mes amis artistes ne l'aimèrent pas et me demandèrent au moins d'en changer le titre. Au lieu de modifier quoi que ce fût, je le retirai et l'exposai en octobre de la même année au Salon de la Section d'or, cette fois sans opposition.»

En compagnie d'Apollinaire et Picabia il assiste à l'une des rares et tumultueuses représentations des "Impressions d'Afrique" de Raymond Roussel. Cet évènement orientera son travail vers des directions radicalement nouvelles.

En même temps Duchamp se lance dans les ready-made( objets « tout faits ») et élabore ce qui deviendra son projet le plus ambitieux: La mariée mise à nu par ses célibataires, même[2]. Il créa aussi la Roue de bicyclette en 1913, le Porte bouteille en 1914, et la Fontaine en 1917.

  L'affirmation « ceci est une œuvre d'art », vient alors se joindre à l'objet et le redéfini comme oeuvre.

Tous les mouvements qui utilisent des objets de la vie courante, pour surprendre comme le Surréalisme[3], critiquer, voire poétiser la société de consommation comme le Pop art[4] et le Nouveau réalisme[5], ou pour réconcilier l'art et la vie comme Fluxus[6], lui sont redevables d'avoir transgressé les coutumes académiques.


À partir de 1915, installé à New York, il partage son temps entre les Etats-Unis et la France. Il rencontre Man Ray qui deviendra un ami grâce à Walter et Louise Arensberg (dit les "patrons des Arts"). Ils resteront ses amis et collectionneurs jusqu'à leur mort, en 1954. Duchamp participe à quelques expositions à New York et en 1917 lorsque Fontaine ( déposée sous le pseudonyme de Richard Mutt) est refusée lors de l'exposition inaugurale de la "Society of Independant Artists", il démissionnera du comité des membres fondateurs, suivi par Arensberg. Il justifiera son acte avec la publication d'une série d'articles intitulés "The Richard Mutt Case".

En 1919 il rentre à Paris et collabore avec des amis dadaïstes. Il leur laissera une reproduction de la Joconde sur laquelle il griffonne moustache et barbiche avec le fameux allographe : L.H.O.O.Q. [7]

Il fonde en 1920 avec Man Ray et Katherine S. Dreier, un organisme visant à promouvoir l'art contemporain en achetant des œuvres à de jeunes artistes et à organiser des expositions, des conférences et des publications... . Suite à une blague de Man, ils l'appellent la Société Anonyme. Toujours en collaboration avec Man Ray, ils publient le premier et unique numéro de New York Dada un an plus tard. 1923 sera l'année ou Duchamp décidera de l'inachèvement définitif du Grand Verre.


Il joue aux échecs avec Picabia sur le toit du théâtre des Champs-Elysées pour les besoins de la première scène du film avant-gardiste Entr'acte de René Clair( 1924) . S'intéressant un peu plus aux échecs il devînt même champion de Haute-Normandie. La même année il dessinera sur le hasard Obligation pour la roulette de Monte Carlo[8] . En 1926 le Grand Verre est exposé au Musée de Brooklyn et c'est à cette occasion que la glace se fêlera. Puis il revient à Paris et loue un petit appartement 11 rue Larrey où il habite et travaille pendant 16 ans. Il y fait notamment aménager par esprit pratique et par un menuisier sa fameuse porte paradoxale, toujours ouverte et fermée: quand on ouvre cette porte pour entrer dans la chambre, elle ferme la salle de bain; quand on entre dans la salle de bain, elle ferme l'atelier. De plus il réalise Anémic Cinéma[9] avec Man Ray.


C'est en juin 1927 qu'il se maria avec Lydie Sarazin-Levassor, pour divorcer 6 mois après.

De 1929 à 1933 il se consacrera un peu plus aux échecs en faisant partie de l'équipe de France du Championnat d'échecs et publie, en collaboration avec un autre joueur, un ouvrage sur les fins de parties. Il remportera aussi le Tournoi de Paris en août 1932. En 1934 et 1935, respectivement, eu lieu la parution aux éditions Rrose Sélavy des premiers exemplaires de la Boîte Verte et sa participation au concours Lépine avec ses Rotoreliefs[10]. Entre 1936 et 1941 La boîte-en-valise qui est un ensemble de reproductions de ses œuvres en modèle réduit est tirée à 300 exemplaires. Il deviendra aussi conseiller artistique auprès de Peggy Guggenheim.

A New York, il collabore avec les Surréalistes réfugiés, notamment avec André Breton pour l'exposition First Papers of Surrealism en 1942. Pour cette exposition, il tisse dans l'une des salles un réseau constitué de deux kilomètres de ficelle entrelacée ce qui oblige les spectateurs à crapahuter pour accéder aux tableaux. Une douzaine d'enfants ont fait de l'endroit leur terrain de jeu. En cas d'objection, leur réponse est un laissez-passer : « C'est Mr Duchamp qui nous a dit qu'on pouvait jouer ici. »[11]. Cette même année il fera la rencontre de John Cage. Début des années 50; alors que bon nombre de ses amis disparaissent, Duchamp atteindra la célébrité grâce à un article dans Life.

Tout comme Boris Vian, Max Ernst et Jacques Prévert il est promu Satrape par le Collège de pataphysique ( 1953).

1954 fut une année "nouvelle". Alors qu'il vient tout juste de se marier avec Alexina-Teeny-Sattler; Duchamp fait son entrée dans les Musées Nationaux Français avec Joueurs d'échecs. Le musée d'art de Philadelphie accueille aussi beaucoup d'oeuvres de Duchamp suite aux dons fait par ses amis défunts. En 1958 le premier recueil d'écrits de Duchamp est publié (Marchand de sel) suivi en 59 de la monographie de Robert Lebel Sur Marcel Duchamp traduit en anglais et français. Ce livre a permis a des artistes d'une nouvelle génération comme Robert Rauschenberg, Jasper Johns ou Andy warhol de découvrir Marcel Duchamp.

En 1963 eu lieu la première grande rétrospective de son oeuvre By or of Marcel Duchamp or Rrose Sélavy organisée par Walter Hopps au Pasadena Art Museum en Californie; tandis que les européens eurent leur première rétrospective à Londres en 1966 The Almost Complete Works of Marcel Duchamp au Tate Gallery. La même année il termine Étant donnés...[12]. Depuis 1968 on peut voir sur sa tombe l'épitaphe suivante: « D'ailleurs, c'est toujours les autres qui meurent. » .



[modifier] Bibliographie

DUCHAMP du signe, écrits Marcel DUCHAMP, Flammarion, 1994

Le processus créatif Marcel DUCHAMP, Echoppe Eds De L', 1990

Marcel Duchamp parle des Ready-made , Marcel DUCHAMP, Echoppe Eds De L', 2000

Picabia, Marcel DUCHAMP, A.PIERRE, La différence, 1998

Marcel Duchamp de retour en Amérique répond à Laurie Eglington, Marcel DUCHAMP, Echoppe Eds De L', 2004

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