Histoire des États-Unis d'Amérique/La guerre d'indépendance

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catégorie | Histoire > Histoire des États-Unis d'Amérique

Chapitre 4 : La guerre d'indépendance..

La guerre d'indépendance américaine (1775-1783) constitue une période décisive dans l'histoire des États-Unis. En s'opposant à la métropole anglaise, les insurgents décident de former une nouvelle nation fondée sur le principe de liberté. La guerre d'indépendance peut d'ailleurs être considérée comme une révolution : les Américains appellent d'ailleurs cette période The American Revolutionary War ( "la guerre révolutionnaire d'Amérique"). Certains historiens estiment qu'il s'agit également d'une guerre civile, car certains colons ne voulaient pas rompre leurs liens avec l'Angleterre et ont affronté les indépendantistes. Le conflit prit une dimension internationale avec l'entrée en guerre de la France, de l'Espagne et des Pays-Bas aux côtés des Américains. Les Amérindiens ont participé aux hostilités dans les deux camps. Les premières opérations militaires furent favorables aux Anglais. Mais après 1777 et grâce aux renforts français, les Américains ont retourné la situation à leur avantage. La bataille décisive fut celle de Yorktown en 1781. La paix est signée en 1783 à Paris.

Origine de la guerre d’indépendance[modifier | modifier le wikicode]

Nouvelles taxes et manque de représentation politique[modifier | modifier le wikicode]

À partir de 1764, le Parlement anglais, influencé par le ministre des finances George Grenville, décide d'imposer une série de taxes aux colons. Le Sugar Act ( "loi sur le sucre") est la première de ces lois qui vont provoquer la colère des marchands américains. En 1765, le Parlement vote le Quartering Act ( "loi sur le cantonnement") qui prévoit la réquisition des logements et le gîte pour les soldats anglais stationnés en Amérique du Nord. Puis Londres imposa le Stamp Act ( "loi sur le timbre), la plus impopulaire de tous dans les colonies américaines. Elle requiert l'achat d'un timbre fiscal qui devait figurer sur les journaux, les livres, les documents officiels,… Cette politique devait financer l'entretien des troupes en Amérique du Nord. En réaction, les colons formèrent un congrès contre la loi sur le timbre (Stamp Act Congress) qui se réunit en octobre 1765. Cette assemblée envoya une pétition au roi et au Parlement anglais afin de réclamer la suppression de la loi. Il semblait injuste aux Américains de payer de nouvelles taxes à l'Angleterre, alors qu'ils n'étaient pas représentés au Parlement. Ils revendiquent ainsi leur participation à la vie politique anglaise et se rangent derrière le slogan « Pas de taxe sans représentation » (No taxation without representation). Pour faire pression sur la métropole, les marchands organisent le boycott des produits anglais. Des émeutes éclatent à New York à proximité des bureaux de vente des timbres fiscaux. À Boston (Massachusetts), les fils de la liberté (Sons of Liberty) dirigés par Samuel Adams, détruisent la maison du gouverneur Thomas Hutchinson. Le Parlement anglais finit par reculer en abrogeant le Stamp Act mais vote le Declaratory Act qui réaffirme le droit de l'Angleterre à lever des taxes en Amérique, sans que les colons soient représentés à Londres. En 1767 sont votées les Townshend Acts qui appliquent des taxes sur les marchandises importées par les 13 colonies. Elles portent sur le thé, le verre, la peinture, le plomb et même le papier. Les Américains menacent à nouveau de boycotter les produits anglais : le Parlement annule les taxes sauf sur le thé et refuse toujours de reconnaître une représentation politique des Américains. En 1773, le Parlement passe le Tea Act (" loi sur le thé ") qui exempte la Compagnie des Indes Orientales de toute taxe sur le thé provenant d'Inde. La compagnie de commerce anglaise dispose donc d'un privilège qui semble insupportable aux colons. Un groupe déguisé en Indiens s'en prend alors à la cargaison d'un navire anglais en décembre 1773 : la partie de thé de Boston (Boston Tea Party) est l'un des épisodes les plus célèbres de la rébellion américaine.

La tea-party (1773)

La réaction du Parlement ne se fait pas attendre : il passe les Coercitive Acts ( "Lois coercitives") que les colons rebaptisent "lois intolérables" (Intolerable Acts). Le pouvoir de la législature du Massachusetts est réduit et le port de Boston est autoritairement fermé. Les lois sur le cantonnement sont élargies aux habitations privées. Les officiers anglais sont jugés par un jury britannique et non colonial.

Principales batailles[modifier | modifier le wikicode]

Tout au long de la guerre d'Indépendance les Britanniques disposaient d'une des armées les plus puissantes d’Europe. Forte de 75 à 80 000 soldats réguliers bien entrainés et bien équipés et de la meilleure marine d’Europe,mais pour servir en Amérique le roi George n'envoya seulement que 40 000 tuniques rouges environ 25 000 pour servir dans le nord et 15 000 dans le sud et il envoya également 20 000 hessiens pour soutenir les tunique rouge . Les américains ont mobilisé environ 67 000 hommes (peu entrainés) de la Continental Army ainsi que plusieurs milliers de miliciens ils disposèrent d'une importante aide française (15 000 hommes et plusieurs dizaines de navires). L'aide française, en 1780, fît pencher la balance en faveur des rebelles. Finalement les Britanniques avait peu d'hommes pour tenir les régions qu'ils contrôlaient et simultanément mener une campagne en force face à l'activité rebelle qui s'étendait du Canada au nord jusqu’à la Géorgie au sud.

Les principales batailles furent Breed hill en 1775 où s'opposèrent environ 9000 anglais et 15 000 miliciens américains, Long Island opposant 20 000 Britanniques à 7 a 11 000 américains, Brandywine Creek en 1777, victoire majeure britannique remportée par sir William Howe et 16 000 réguliers britanniques sur les 21 000 hommes de la Continental Army de Georges Washington; Saratoga fut le tournant de la guerre de l'indépendance, les 8000 soldats anglais placés sous le commandement de John Burgoyne affrontèrent 10 000 miliciens et fusiliers commandés par Benedict Arnold: Burgoyne dut capituler avec toute son armée. La bataille de Monmouth en 1778 opposant les 14 000 hommes de Sir Henri Clinton aux 11 000 de Georges Washington fut indécise mais victoire britannique sur le plan tactique: les américain s'y battirent courageusement.

Camden en 1780 est une des plus grandes victoires anglaises sur les rebelles, mais ne changea pas le cours de la guerre,le général Charles Cornwallis et ses 15 600 réguliers (ou redcoats) épaulés par de 900 à 1000 hessiens vainquirent les 14 500 hommes de la Continental Army de Horatio Gates. A Yorktown, en 1781, retranché dans le port de Yorktown avec environ 10 000 redcoats et 200 hessiens, le général Cornwallis dut se rendre après avoir été vaincus sur mer par la marine française et encerclé par 10 000 soldats français et 11 700 américains.

Bilan de la guerre[modifier | modifier le wikicode]