Jardinage/Compost

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Tout le monde peut faire son compost

  • N'importe quel organisme vivant peut être composté :

Cependant la quantité et la qualité des matériaux utilisés pour le compostage, affectent le processus de compostage et la qualité du compost fini. Les micro-organismes qui travaillent à produire du compost ont besoin d'une bonne proportion de carbone pour énergiser la réaction d'azote pour former les protéines et fonctionner efficacement. Si le carbone est en excès, la décomposition est ralentie et l'azoté vite épuisé. Un excès d'azote relâche l'azote dans l'atmosphère en causant une odeur déplaisante ou dans l'eau en créant de la pollution. Les chaux, les coquilles d’œufs ou les cendres de bois peuvent être utilisés pour diminuer les odeurs en ralentissant le compostage. Généralement, les matériaux humides et verts sont riches en azote alors que les matériaux secs et brunâtres sont plus riches en carbone.

  • Le déchiquetage des matériaux accélère énormément le processus de compostage :

Il est donc avantageux de fragmenter les branches et les plantes vivaces coriaces. Plus on découpe les matériaux, plus on offre une surface de travail aux bactéries.

  • L'activité microbienne engendre une augmentation de la température :

Qui peut atteindre 40 à 65° Celsius dans un tas d'au moins un mètre cube mais de 15 à 40° Celsius dans les plus petits tas. La forte température (60° Celsius) est de loin préférable, cela accélère la décomposition, détruit la plupart des organismes nuisibles et les graines des mauvaises herbes.

  • Les matières à éviter :

Dans les petits tas de compost de moins de un mètre cube, il faut éviter les mauvaises herbes montées en graine et les plantes malades. Il vaut mieux écarter également les mauvaises herbes coriaces comme le chiendent, l'herbe à puce et les liserons. Il ne faut jamais composter les déchets de cuisines de type animal comme les viandes, cela pourrait attirer la vermine.

  • Les contenants :

Il n'est pas nécessaire d'acheter ou de fabriquer un contenant coûteux pour faire du bon compost, sauf peut être pour des raisons esthétiques. Une clôture à neige peut suffire ou un enclos de vieilles palettes de bois. Un simple tas, protégé des pluies par une bâche en polyéthylène fait tout aussi bien l'affaire surtout pour des quantités plus volumineuses.

  • Les activateurs :

Certaines entreprises vendent des poudres qui activent le processus de compostage. Ces mélanges contiennent des micro-organismes et une source d'azote. Sauf dans certains cas, ces produits ne sont pas indispensables. Les micro-organismes pullulent naturellement dans tous les déchets de jardin, il n’est donc pas nécessaire d'en ajouter.

  • Un compost est en évolution constante, on distingue donc quatre stades de décomposition :
    • Le compost jeune :

Les matériaux sont devenus bruns mais ils sont encore facilement reconnaissables. Les vers sont rares, et la chaleur est intense dans le tas. C'est la phase thermique.

    • Le compost moyen :

Le tas de compost est plein de vers, d'insectes et de champignons microscopiques. Les matériaux deviennent plus friables et ne sont presque plus reconnaissables. Il y a beaucoup d'échanges gazeux et la perte de volume est considérable. C'est la phase gazeuse.

    • Le compost mûr :

Les vers et autres insectes deviennent moins nombreux. C'est la période de construction de l'humus. Le produit est facile à tamiser et à étendre. C'est la phase d'humidification.

    • Le vieux compost :

Il ressemble à du terreau et ne contient plus de vers. Le contenu en matière organique diminue peu à peu. C'est la phase de minéralisation.