Mathématiques au lycée/Nombres complexes
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La notion de nombre complexe a été introduite par les mathématiciens italiens Jérôme Cardan, Raphaël Bombelli et Tartaglia comme intermédiaires de calcul pour trouver des solutions aux équations polynomiales du troisième degré. Il semblerait que ce soit Héron d'Alexandrie qui ait inventé le nombre impossible. L'aspect géométrique des nombres complexes ne se développe qu'à partir du XIXe siècle chez l'abbé Buée et Jean-Robert Argand (plan d'Argand), puis ensuite chez Carl Friedrich Gauss et chez Augustin Louis Cauchy.
[modifier] Introduction de i
Pour comprendre la nécessité d'utiliser l'ensemble des nombres imaginaires, il faut tenter de résoudre une équation simple.
Résoudre |
| Début de la résolution : exemple d'une équation du second degré dont le delta est négatif (il n'y a pas de solutions réelles) |
Δ ne peut être négatif puisque l'opération qui suit demande de faire
pour trouver les solutions de l'équation. Pour cette raison, les mathématiciens ont introduit un nombre
(pour impossible ou imaginaire) et
. Par convention, i n'est jamais écrit sous la racine carrée et très souvent, il est placé au numérateur d'une fraction, la place de i n'est pas obligatoirement devant ou derrière l'expression, mais nous plaçons i devant le radical comme nous le faisons pour des inconnues quelconques et le plus souvent (uniquement parce que la prononciation est plus simple ainsi) nous plaçons i après les nombres mais avant les inconnues.
|
|
| Modification de l'écriture de Δ : On réécrit Δ pour pouvoir résoudre l'équation |
À partir de cette écriture, nous pouvons résoudre l'équation comme n'importe quelle équation.
|
| Solutions de l'équation : Trouvons les deux solutions imaginaires de l'équation |
L'équation du second degré
admet donc
et
comme solutions dans l'ensemble des complexes (nous allons voir juste après sa représentation géométrique) noté
.
[modifier] Note
Nous utilisons la notation
pour les solutions complexes, ainsi les élèves qui éprouvent des difficultés peuvent garder la notation
pour les solutions réelles et
pour les solutions complexes.
[modifier] Représentation géométrique
Pour comprendre les nombres complexes, il faut pouvoir les visualiser dans un espace que nous connaissons au préalable. Le problème est que ces nombres complexes n'ont pas de représentation physique, nous ne pouvons par exemple les ordonner sur une règle, chose facile à faire pour les nombres réels.
Néanmoins, les mathématiciens ont inventé le plan complexe (appelé aussi plan d'Argand ou plan d'Argand-Cauchy) où il est facile de les représenter. Ce plan ressemble au plan euclidien puisque sa base est orthonormée, l'axe des
représente l'ensemble des réels
et l'axe des
représente l'ensemble des imaginaires purs
, il faut bien noter qu'il ne s'agit que d'une représentation, ce n'est en aucun cas la réalité.
[modifier] Signification de
et de M
Pour tout point M du plan complexe, M est appelé image de
et
l'affixe de M.
[modifier] La partie réelle et la partie imaginaire
|
Définition |
|
Tout nombre complexe est définie par une partie réelle et une partie imaginaire pure, il est décomposable en deux nombres réels dont l'un est associé à i. |
Pour comprendre cette définition, nous allons continuer à utiliser notre exemple de l'introduction et nous allons décomposer
et
suivant ce qui est indiqué dans la définition.
|
Décomposition d'un nombre complexe : Décomposition de et ![]() |
Pour terminer proprement la décomposition, x et y n'étant que des variables quelconques, il faut donner des symboles à ces parties réelles et imaginaires.
|
Définition |
|
La partie réelle d'un complexe est notée |
Ainsi, à la question, donnez les parties réelle et imaginaire de z1, |
Exemple de décomposition : Partie réelle et partie imaginaire de ![]() |
[modifier] Les cas des nombres réels et des imaginaires purs
|
Définition |
|
Les imaginaires purs et les réels sont des complexes qui ont une composante nulle |
Pour
, si
alors
est un imaginaire pur (il peut être représenté sur l'axe vertical des imaginaires purs de notre graphique) et si
alors
est un réel (il peut être représenté sur l'axe horizontal des réels purs de notre graphique)
|
| Imaginaire pur et réel : Deux exemples |
|
Définition |
|
Par conséquent, les ensembles des imaginaires purs et des réels sont inclus dans celui des complexes. |
[modifier] Seconde manière de représenter les complexes dans le plan
Il existe en effet deux manières de représenter les nombres complexes dans le plan d'Argand-Cauchy, celle que nous venons de voir avec l'utilisation des parties réelles et imaginaires et celle qui met en place la notion d'argument et de module d'un nombre complexe. Cette seconde méthode utilise des notions de trigonométrie et pour éviter de tout mélanger, nous la verrons plus tard.
[modifier] Propriétés géométriques
Les propriétés géométriques des complexes sont les même que celles des réels:
- L'affixe d'un vecteur
. - L'affixe du milieu
d'un segment
est
. - Deux droites
et
sont parallèles si et seulement si les vecteurs
et
sont colinéaires, c'est-à-dire si et seulement s'il existe un nombre réel
tel que
, c'est-à-dire qu'il existe un
avec
. - Les points
sont alignés si et seulement si les vecteurs sont colinéaires.
[modifier] Propriétés des nombres imaginaires
[modifier] Opérations de bases
Les quatre opérations (addition, soustraction, multiplication et division) s'effectuent de la même manière pour les nombres complexes que pour les nombres réels.
|
Définition |
|
Les propriétés s'appliquant des nombres complexes sont les même que celles s'appliquant aux nombres réels |
Expliquons cela par des exemples:
Soit |
| propriétés des nombres imaginaires : addition de deux nombres imaginaires |
Et nous faisons de même pour les soustractions.
Soit |
| propriétés des nombres imaginaires : multiplication de deux nombres imaginaires |
[modifier] Propriété de i
La propriété de i que nous allons voir ici est assez simple mais il ne faut pas l'oublier pour les calculs par la suite.
Sachant que
, calculer les autres puissances de i et représenter les images de i dans le plan complexe.
...
Il est en effet parfois utile de penser à
dans les exercices où il est nécessaire de factoriser ou de développer.
[modifier] Égalité entre deux nombres complexes
|
Définition |
|
Deux nombres complexes sont égaux si et seulement si leurs parties réelles sont égales et leurs parties imaginaires sont égales. |
[modifier] Expression conjuguée d'un nombre complexe
De la même manière que nous écrivons les racines carrées au numérateur des fractions, nous plaçons souvent le nombre imaginaire (le i) au numérateur dans une fraction. Et comme pour les autres expressions conjuguées (celle des racines carrées par exemple), nous utilisons la propriété
pour éliminer les imaginaires du dénominateur.
Soit |
| Exemple d'utilisation de l'expression conjuguée : Exemple d'une fraction simple |
[modifier] Le conjugué d'un nombre complexe
Il faut faire attention à ne pas confondre l'expression conjuguée d'un nombre complexe avec le nombre complexe conjugué. Pour retenir facilement que ce sont deux choses différentes, nous pouvons dire que l'expression conjuguée d'un nombre complexe est du genre féminin alors que le nombre complexe conjugué est du genre masculin. Néanmoins, nous utilisons l'expression conjuguée d'un nombre complexe pour calculer le nombre complexe conjugué d'une fraction.
|
Définition |
|
Le nombre complexe conjugué d'un nombre complexe est son symétrique par rapport à l'axe des abscisses. |
Le conjugué de: |
| Exemples de nombres complexes conjuguées : Exemples simples |
Nous pouvons aussi faire les remarques que:
- le nombre conjugué d'un réel est lui-même car la partie imaginaire est nulle.
- le nombre conjugué d'un imaginaire pur est l'opposé de cet imaginaire pur.
Le conjugué de: |
| Exemples de nombres complexes conjugués : Remarques (réel et imaginaire pur) |
[modifier] Opérations avec les nombres complexes conjugués
|
Définition |
|
Les nombres complexes conjugués d'une addition, soustraction, multiplication ou d'une division de nombres complexes peuvent être calculés. Et l'ordre dans lequel les calculs (opérations ou conjugué du nombre complexe) sont effectuées n'a pas d'importance. |
Démonstration, soit
et
, on a:
- Pour l'addition (et la soustraction):
- Pour la multiplication (et la puissance)
- Pour la division
D'où les résultats donnés en définition et la note sur l'ordre des calculs, ce qui fait que nous pouvons utiliser deux méthodes pour calculer un nombre complexe conjugué.
Soit |
| Exemples de nombres complexes conjugués : Opération |
[modifier] Utilisation des nombres complexes conjugués
Nous avons vu dans la section La partie réelle et la partie imaginaire que nous pouvions séparer ces deux parties. Pour pouvoir le faire, il fallait développer le plus possible le nombre complexe pour le faire apparaître sous la forme
. Il existe une autre technique plus rapide pour déterminer ces deux parties, en utilisant le nombre complexe conjugué.
|
Définition |
|
Pour |
La démonstration est simple, pour
, il suffit de faire l'addition de
pour obtenir la partie réelle et la soustraction
pour obtenir la partie imaginaire.


[modifier] Module d'un nombre complexe
|
Définition |
|
Le module d'un nombre complexe |
Démonstration de 
, d'où 
|
Définition |
|
De plus, la distance entre A et B est |
En effet, soit deux points A et B respectivement d'affixe
et
est

Or 
D'où 
Calculer la distance La distance AB est donc |
| Exemples d'utilisation du module : Distance de deux points |
[modifier] Propriétés de module
|
Définition |
|
Les propriétés du module sont les même que celle des normes vectorielles. |
[modifier] Détermination d'ensembles de points
Nous pouvons considérer des fonctions entre deux nombres complexes (comme nous faisons habituellement avec deux nombres réels). La différence la plus importante étant que pour les réels, la fonction est de la forme
alors que pour les complexes, nous avons
.
Un exemple de fonction complexe est |
| Détermination d'ensembles de points : Fonction complexe |
[modifier] Ensemble de définition
Nous utilisons la définition des fonctions réelles.
|
Définition |
|
L'ensemble de définition d'une fonction est l'ensemble des éléments de l'ensemble de départ possédant au moins une image |
Comme pour les fonctions réelles, il faut vérifier qu'une fonction complexe est définie.
On vérifie donc que:
- le dénominateur est différent de zéro
- le nombre sous la racine carrée (radicande) est positif (sinon, il faut introduire i)
- l'expression de la fonction logarithme népérien est strictement positive
Soit |
| Détermination d'ensembles de points : Ensemble de définition |
[modifier] Détermination d'un ensemble
Nous connaissons la détermination d'ensembles de points réels (vue en classe de Seconde) qui se limitait à la fois à une dimension (la droite des réels) et aux inégalités, nous pouvons faire de même avec les complexes. La seule différence étant que les points appartiennent au plan complexe (deux dimensions).
Nous avons listé ici les différentes possibilités envisageable en classe de Terminale S.
- Dans le cadre des équations, il s'agit le plus souvent de plusieurs points séparés ou de cercles.
- Dans le cadre des inéquations, il s'agit le plus souvent de demi-droites ou de disques.
- Nous pouvons aussi avoir l'inverse, c'est à dire avoir l'ensemble des complexes privé:
- d'un ou de plusieurs points séparés
- d'un segment, demi-droite, droite
- d'un cercle, d'un disque
Déterminer les ensembles de points M tel que: |
| Détermination d'ensembles de points : Détermination d'ensembles simples |
[modifier] Équation d'un ensemble
Nous pouvons aussi déterminer une équation d'un ensemble de points, c'est à dire (pour le niveau Terminale) déterminer l'équation d'une droite ou d'un cercle.
Déterminer les équations des ensembles précédents (paragraphe précédent): |
| Détermination d'ensembles de points : Équation d'un ensemble |
[modifier] Équations
Les équations dans l'ensemble des complexes se résolvent de la même façon que celles dans l'ensemble des réels. Il ne faut pas oublier que les nombres réels sont des nombres complexes particuliers, il faut donc les donner si nécessaire. Il est parfois nécessaire de poser z = x + iy mais à d'autres moment, laisser z facilite les calculs.
Pour comprendre comment résoudre ces équations, nous allons utiliser des exemples.
[modifier] Équations du premier degré
[modifier] Équations du premier degré avec uniquement 
Dans ce genre d'équation, il n'est pas utile de poser
.
Résoudre |
| Équations : Équations du premier degré avec uniquement z |
[modifier] Équations du premier degré avec
et 
À l'inverse, il est nécessaire ici de poser
et
, et il faut appliquer la définition de l'égalité de deux nombres complexes.
Résoudre |
Équations : Équations du premier degré avec et ![]() |
[modifier] Équations du second degré
[modifier] Équation en 
Résoudre dans |
Équations : Équations du second degré en ![]() |
[modifier] Équations en 
Nous pouvons résoudre des équations simples où
. Il suffit dans ce cas de calculer le déterminant complexe.
Résoudre dans |
Équations : Équation du second degré en ![]() |
Nous pouvons aussi résoudre des équations où
. Seulement, nous avons généralement des informations en plus dans l'énoncé. Soit il faut trouver une solution imaginaire pure ou bien une solution réelle. Dans ce cas là, il faut remplacer z.
Trouver une solution imaginaire pure de |
Équations : Équation du second degré en ![]() |
[modifier] Équations particulières du troisième degré
Comme pour les équations réelles du troisième degré, nous ne savons pas résoudre ce type d'équation, pour trouver les solutions, nous devons trouver une solution évidente ou nous devons être guidé. Les solutions évidentes sont toujours très simples, c'est à dire
. Si la solution n'est pas assez simple, l'exercice demande de vérifier une solution.
Soit l'équation |
| Équations : Équation du troisième degré |
[modifier] Écriture exponentielle et trigonométrique
Comme nous l'avions dit lors de la définition cartésienne des complexes, il existe une seconde forme d'écriture des complexes.
[modifier] Rappels de trigonométrie
Cette section est vue en classe de Première Scientifique.
Rappels important:
est l'abscisse du point M
est l'ordonée du point M
[modifier] Définitions
Si nous reprenons nos exemples
et
, nous voyons que nous pouvons tracer les segments
et
et déterminer un angle entre l'axe des abscisses (des x ou des réels) et ce segment.
Cet angle est nommé argument de
(noté
et très souvent l'angle compris dans l'intervalle
est noté
), et
est nommé module de z.
|
Définition |
|
Si on connaît à la fois le module et l'argument de |
On a aussi (d'après les rappels de trigonométrie):
|
Définition |
|
On a encore |
1) Soit |
| Écriture exponentielle et trigonométrique : Écrire un complexe sous ses différentes formes |
[modifier] Propriété de la multiplication des nombres complexes
|
Définition |
|
Le produit de deux nombres complexes est un nombre complexe:
|
Démonstration (avec la forme exponentielle):Soit
et
avec
.

On a bien les trois propriétés vérifiées puisque
est un nombre complexe, son argument est égal à la somme des arguments des deux nombres complexes que l'on a multiplié et son module est égal au produit des modules des deux nombres complexes que l'on a multiplié.
Démonstration (avec la forme trigonométrique):Soit
et
avec
on prend
pour simplifier les calculs.
![\begin{matrix}z_3 &=& z_1 \times z_2 &=& \rho_1\times (\cos{(\theta_1)} + i\sin{(\theta_1)}) \times \rho_2\times (\cos{(\theta_2)} + i\sin{(\theta_2)}) \\
& & &=& \rho_1\rho_2 \times [(\cos{(\theta_1)} \cos{(\theta_2)} - \sin{(\theta_1)} \sin{(\theta_2)}) + i(\sin{(\theta_1)} \cos{(\theta_2)} + \cos{(\theta_1)} \sin{(\theta_2)})] \\
& & &=& \rho_1\rho_2 \times [\cos{(\theta_1 + \theta_2)} + i \sin{(\theta_1 + \theta_2)}] \\
&=& \rho_3 [\cos{(\theta_3)} + i \sin{(\theta_3)}]\end{matrix}](http://upload.wikimedia.org/math/a/e/b/aeb99e092cceec1ba84d09af82a047cb.png)
Nous passons de la deuxième à la troisième ligne en utilisant les formules de trigonométrie qui nous donnes:
On a donc
et nous pouvons faire la même remarque.
[modifier] Propriétés des arguments et des modules
|
Définition |
|
Pour l'argument, si
Pour le module,
|
Soit |
| Propriétés des arguments et des modules : Exemple sur les propriétés |
On peut aussi utiliser ces propriétés pour calculer exactement un cosinus ou un sinus d'un angle. Il suffit de:
- Décomposer l'angle en somme de deux angles
- Prendre un module de 1 (pour que le point soit sur le cercle trigonométrique)
- Utiliser la propriété de la multiplication des nombres complexes
- Donner
où
est notre angle - Trouver les valeurs algébriques (cartésiennes) des deux nombres complexes que nous avons fabriquer
- Multiplier ses deux nombres complexes sous leurs formes algébriques
- Donner
- Séparer les parties réelles et imaginaires en rappelant la définition de l'égalité de deux nombres complexes
On veut déterminer |
| Utilisation des propriétés : Déterminer la valeur exacte d'un cosinus et d'un sinus d'un angle |
[modifier] Utilisation des complexes en géométrie
[modifier] Transformations géométriques
Nous pouvons maintenant, en connaissant les deux écritures des nombres complexes, étudier les transformations géométriques.
[modifier] Translations
|
Définition |
|
L'application de |
Démonstration:On a
avec les points
d'affixes respectives
et
d'affixe
.
On a donc
. Or d'après les propriétés géométriques,
est l'affixe de
.
D'où 
Nous sommes bien en présence d'une translation.
Déterminer l'affixe |
| Exemple de transformations géométriques : Translation |
[modifier] Rotations
|
Définition |
|
L'application de |
Démonstration: On a
avec les points
d'affixes respectives
et
l'angle formé par le couple
.
On a donc
.
Le module de
devient
d'où 
L'argument de
devient
.
Nous sommes bien en présence d'une rotation.
Déterminer l'image |
| Exemple de transformations géométriques : Rotation |
[modifier] Homothéties
|
Définition |
|
L'application de |
Démonstration :
est l'homothétie de centre
et de rapport
,
équivaut à
.
On note
et
les affixes respectives de
et
, l'affixe de
est
, celle de
est
. Donc
équivaut à
.
Déterminer l'affixe |
| Exemple de transformations géométriques : Homothétie |
[modifier] Similitude plane quelconque
L'étude d'une similitude plane quelconque n'est pas au programme du tronc commun, seuls les élèves suivant une spécialité mathématiques doivent connaître ces transformations. De plus, les élèves ne doivent connaître que la similitude plane directe, l'étude d'une similitude plane indirecte sera guidée par l'étude de similitudes planes directes.
La formule générale d'une similitude plane directe est
avec
. Nous pouvons donc noter que les translations, les rotations et les homothéties sont des similitudes planes directes particulières.
La formule générale d'une similitude plane indirecte est
avec
.
[modifier] Un problème de géométrie
Dans le repère des complexes, soit: 1) Calculer l'affixe du point On a 2) Représenter les points dans le plan des complexes dont la base orthonormée Faire le dessin. 3) Soit le triangle a) Calculer l'angle défini par le couple de vecteurs On fait b) Déterminer la nature du triangle L'angle défini par le couple de vecteurs c) Déterminer le centre et le rayon du cercle Le triangle étant équilatéral, le centre du cercle circonscrit est le centre de gravité 4) Soit a) Quelles sont les images des points
On peut remarquer que l'image du triangle équilatéral b) Quelle est l'image de L'image d'un cercle par une rotation est un cercle de même rayon, il suffit de déterminer l'affixe du centre c) Déterminer l'antécédent de De la même manière, mais il faut faire attention à bien reconnaître l'image et l'antécédent. |
| Exemple de transformations géométriques : Problème de géométrie |
[modifier] L'utilisation pratique des nombres complexes
Pour les mathématiques, nous avons vu que les nombres complexes sont utilisés pour résoudre certaines équations et pour comprendre certains aspects des transformations géométriques. Ils sont en plus utilisés pour l'étude des polynômes, pour l'analyse complexe ainsi que pour l'étude des fractales.
Néanmoins, ce n'est pas en mathématiques que les nombres complexes sont le plus utilisés, mais en sciences physiques et plus particulièrement en électromagnétisme et en mécanique des fluides. En effet, les physiciens doivent souvent travailler avec des fonctions sinusoïdales, pour simplifier les calculs, ils utilisent la forme exponentielle pour faire les calculs et à la dernière ligne rappellent que seule la partie réelle est importante. Il faut alors faire attention puisque les physiciens ont noté
le nombre imaginaire (le
en mathématiques) parce que
(ou
) désigne déjà l'intensité dans leurs notations).
La mécanique quantique est la dernière branche de la physique à s'être approprié les nombres complexes aussi pour simplifier les équations lorsque le nombre de dimension est trop important (jusqu'à 11 dimensions).
[modifier] Liens externes
- Les nombres complexes sur sesamath.net
- L'article Nombre complexe sur Wikipédia (l'en-tête vient de l'article oldid du 14 juin 2006 à 07:59)


et
. Et cette décomposition est unique.
,
où
et 
où 
et la partie imaginaire est notée 
et
est un imaginaire pur
est un réel
et 



et
Calculer 





si et seulement si
et 
, calculer 
tel que 
est 
est
est
, d'où 
est
d'où















et
, le conjugué de 



est la distance qui sépare l'origine du repère complexe au point M d'affixe z.

où
et
sont les affixes des deux points.



(plus connue sous le nom d'inégalité triangulaire)
tel que
.
est définie si et seulement si son dénominateur
et les solutions formeront l'ensemble de points

.
.
.On a
(d'après
,
de la même manière, 
et de rayon 3.
. On pose
et 
d'où 
,
,
, donc
.
, 
et de rayon 3.
d'où 
et donc
.




et que le second est
.

et on remplace 
et 
. Les deux solutions sont réelles.
. Les deux solutions sont imaginaires pures.
. Il suffit de calculer le
. L'équation admet deux

.
dans l'équation.
d'où 

.
est solution donc l'équation admet le nombre imaginaire pur
comme solution.
en facteur (en utilisant la même technique que pour les
, où
s'écrit de la forme
.
,
.
, donc 
et
.

et soit la fonction 
est solution de
.
,
.
,

donc
ou
.
.
(avec
).
avec 

, d'où
. Cela est aussi vrai pour tout
, écrire ce complexe sous forme exponentielle et trigonométrique:
d'où 

, écrire ce complexe sous forme cartésienne.





avec 


avec 
, calculer:

et
.
et que 
et 


et
.
de
d'affixe
par la translation
.
est donc
est l'affixe du point invariant
)
et de centre
).

.
) le rapport du couple
est une homothétie du point 
et de rapport 




d'affixe
.
tel que
(d'affixe
) et d'angle
, d'où
.
.

, le triangle est équilatéral.
circonscrit au triangle.

peut être calculé en définissant l'homothétie de centre 

, c'est-à-dire
.
.
la rotation de centre
par
)
car c'est le centre (le point invariant) de la rotation.

.
de l'image de 
de centre
et de rayon
.
. Au final, 
de rayon
d'affixe
est l'antécédent de