Mathématiques au lycée/Nombres complexes

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La notion de nombre complexe a été introduite par les mathématiciens italiens Jérôme Cardan, Raphaël Bombelli et Tartaglia comme intermédiaires de calcul pour trouver des solutions aux équations polynomiales du troisième degré. Il semblerait que ce soit Héron d'Alexandrie qui ait inventé le nombre impossible. L'aspect géométrique des nombres complexes ne se développe qu'à partir du XIXe siècle chez l'abbé Buée et Jean-Robert Argand (plan d'Argand), puis ensuite chez Carl Friedrich Gauss et chez Augustin Louis Cauchy.

Sections

[modifier] Introduction de i

Pour comprendre la nécessité d'utiliser l'ensemble des nombres imaginaires, il faut tenter de résoudre une équation simple.

Résoudre 5{x^2} + 2x + 1 = 0\,
on a (d'après la technique habituelle) \Delta = 2^2 - 4 \times 5 \times 1 = 4 - 20 = -16
Début de la résolution : exemple d'une équation du second degré dont le delta est négatif (il n'y a pas de solutions réelles)

Δ ne peut être négatif puisque l'opération qui suit demande de faire \sqrt{\Delta} pour trouver les solutions de l'équation. Pour cette raison, les mathématiciens ont introduit un nombre i\, (pour impossible ou imaginaire) et i^2 = -1\,. Par convention, i n'est jamais écrit sous la racine carrée et très souvent, il est placé au numérateur d'une fraction, la place de i n'est pas obligatoirement devant ou derrière l'expression, mais nous plaçons i devant le radical comme nous le faisons pour des inconnues quelconques et le plus souvent (uniquement parce que la prononciation est plus simple ainsi) nous plaçons i après les nombres mais avant les inconnues.

\Delta = -16 = 16i^2 = (i\sqrt{16})^2  = (i \times \sqrt{4^2})^2 = {(4i)}^2
Modification de l'écriture de Δ : On réécrit Δ pour pouvoir résoudre l'équation

À partir de cette écriture, nous pouvons résoudre l'équation comme n'importe quelle équation.

z_1 = \frac {-2 + 4i} {10} = \frac {-1 + 2i} {5}
et
z_2 = \frac {-2 - 4i} {10} = \frac {-1 - 2i} {5}
Solutions de l'équation : Trouvons les deux solutions imaginaires de l'équation

L'équation du second degré 5{x^2} + 2{x} + 1 = 0\, admet donc z_1 = \frac {-1 + 2i} {5} et z_2 = \frac {-1 - 2i} {5} comme solutions dans l'ensemble des complexes (nous allons voir juste après sa représentation géométrique) noté \mathbb{C}.

[modifier] Note

Nous utilisons la notation z\, pour les solutions complexes, ainsi les élèves qui éprouvent des difficultés peuvent garder la notation x\, pour les solutions réelles et z\, pour les solutions complexes.

[modifier] Représentation géométrique

Le plan complexe en coordonnées cartésiennes

Pour comprendre les nombres complexes, il faut pouvoir les visualiser dans un espace que nous connaissons au préalable. Le problème est que ces nombres complexes n'ont pas de représentation physique, nous ne pouvons par exemple les ordonner sur une règle, chose facile à faire pour les nombres réels.
Néanmoins, les mathématiciens ont inventé le plan complexe (appelé aussi plan d'Argand ou plan d'Argand-Cauchy) où il est facile de les représenter. Ce plan ressemble au plan euclidien puisque sa base est orthonormée, l'axe des x\, représente l'ensemble des réels \mathbb{R} et l'axe des y\, représente l'ensemble des imaginaires purs \mathbb{I}, il faut bien noter qu'il ne s'agit que d'une représentation, ce n'est en aucun cas la réalité.

[modifier] Signification de z\, et de M

Pour tout point M du plan complexe, M est appelé image de z\, et z\, l'affixe de M.

[modifier] La partie réelle et la partie imaginaire

Définition

Tout nombre complexe est définie par une partie réelle et une partie imaginaire pure, il est décomposable en deux nombres réels dont l'un est associé à i.
C'est à dire que z = x + iy\, avec x\in\mathbb{R} et y\in\mathbb{R}. Et cette décomposition est unique.
En langage mathématique, \forall z\in\mathbb{C}, \exists !x\in\mathbb{R}, \exists !y\in\mathbb{R}, z = x + iy\,.
Cette forme d'écriture des nombres complexes est nommée cartésienne ou algébrique.

Pour comprendre cette définition, nous allons continuer à utiliser notre exemple de l'introduction et nous allons décomposer z_1\, et z_2\, suivant ce qui est indiqué dans la définition.

Illustration des exemples
z_1 = \frac {-1 + 2i} {5} = \frac {-1} {5} + i \frac {2} {5}x = \frac {-1} {5} \in\mathbb{R} et y = \frac {2} {5} \in\mathbb{R}
et
z_2 = \frac {-1 - 2i} {5} = \frac {-1} {5} + i \frac {-2} {5}x = \frac {-1} {5} \in\mathbb{R} et y = \frac {-2} {5} \in\mathbb{R}
Notons bien que ces deux décompositions sont uniques, comme le dit la définition.
Décomposition d'un nombre complexe : Décomposition de z_1\, et z_2\,

Pour terminer proprement la décomposition, x et y n'étant que des variables quelconques, il faut donner des symboles à ces parties réelles et imaginaires.

Définition

La partie réelle d'un complexe est notée Re(z)\, et la partie imaginaire est notée Im(z)\,

Ainsi, à la question, donnez les parties réelle et imaginaire de z1,
la réponse est Re(z_1) = x = \frac {-1} {5} et Im(z_1) = y = \frac {2} {5}
Exemple de décomposition : Partie réelle et partie imaginaire de z_1\,

[modifier] Les cas des nombres réels et des imaginaires purs

Illustration des deux exemples

Définition

Les imaginaires purs et les réels sont des complexes qui ont une composante nulle

Pour z = x + iy\,, si x = 0\, alors z\, est un imaginaire pur (il peut être représenté sur l'axe vertical des imaginaires purs de notre graphique) et si y = 0\, alors z\, est un réel (il peut être représenté sur l'axe horizontal des réels purs de notre graphique)

z=3i\, est un imaginaire pur
z=4\, est un réel
Imaginaire pur et réel : Deux exemples

Définition

Par conséquent, les ensembles des imaginaires purs et des réels sont inclus dans celui des complexes.
Si \mathbb{I} représente les « imaginaires purs » et \mathbb{R} les réels purs. \mathbb{I}\sub\mathbb{C} et \mathbb{R}\sub\mathbb{C}

[modifier] Seconde manière de représenter les complexes dans le plan

Il existe en effet deux manières de représenter les nombres complexes dans le plan d'Argand-Cauchy, celle que nous venons de voir avec l'utilisation des parties réelles et imaginaires et celle qui met en place la notion d'argument et de module d'un nombre complexe. Cette seconde méthode utilise des notions de trigonométrie et pour éviter de tout mélanger, nous la verrons plus tard.

[modifier] Propriétés géométriques

Les propriétés géométriques des complexes sont les même que celles des réels:

  • L'affixe d'un vecteur \overrightarrow{AB} = \overrightarrow{OB} - \overrightarrow{OA} = z_B - z_A.
  • L'affixe du milieu I\, d'un segment [AB]\, est z_I = \overrightarrow{OI} = \frac {\overrightarrow{OB} - \overrightarrow{OA}} {2} = \frac {z_B - z_A} {2}.
  • Deux droites (AB)\, et (CD)\, sont parallèles si et seulement si les vecteurs \overrightarrow{AB} et \overrightarrow{CD} sont colinéaires, c'est-à-dire si et seulement s'il existe un nombre réel k\in\mathbb{R} tel que \overrightarrow{AB} = k \cdot \overrightarrow{CD}, c'est-à-dire qu'il existe un k = \frac {z_B - z_A} {Z_D - z_C} avec Im(k) = 0\,.
  • Les points A, B, C\, sont alignés si et seulement si les vecteurs sont colinéaires.

[modifier] Propriétés des nombres imaginaires

[modifier] Opérations de bases

Illustration sur ces propriétés

Les quatre opérations (addition, soustraction, multiplication et division) s'effectuent de la même manière pour les nombres complexes que pour les nombres réels.

Définition

Les propriétés s'appliquant des nombres complexes sont les même que celles s'appliquant aux nombres réels
Pour z_1 = x_1 + iy_1\, et pour z_2 = x_2 + iy_2\,, on a:
* z_1 + z_2 = (x_1 + x_2) + i(y_1 + y_2)\,
* z_1 \times z_2 = (x_1 + iy_1) \times (x_2 + iy_2) = (x_1x_2) + (i^2y_1y_2) + i(x_1y_2 + y_1x_2)
Et on sait que i^2 = -1\,
D'où z_1 \times z_2 = (x_1x_2) - (y_1y_2) + i(x_1y_2 + y_1x_2)

Expliquons cela par des exemples:

Soit z_1 = -2 + 5i\, et z_2 = 1 - 3i\, Calculer z_1 + 4z_2\,
On fait z_1 + 4z_2 = (-2 + 5i) + 4 \times (1 - 3i) = (-2 + 4) + i(5 -12) = 2 - 7i
propriétés des nombres imaginaires : addition de deux nombres imaginaires

Et nous faisons de même pour les soustractions.

Soit z_1 = -2 + 5i\, et z_2 = 1 - 3i\, Calculer z_1 \times z_2
On fait z_1 \times z_2 = (-2 + 5i) \times (1 - 3i) = (-2 \times 1) + i^2(5 \times -3) + i(-2 \times -3 + 1 \times 5) = -2 +15 + i(6 + 5) = 13 + 11i
propriétés des nombres imaginaires : multiplication de deux nombres imaginaires

[modifier] Propriété de i

Illustration sur la propriété cyclique de i

La propriété de i que nous allons voir ici est assez simple mais il ne faut pas l'oublier pour les calculs par la suite.
Sachant que i^2=-1\,, calculer les autres puissances de i et représenter les images de i dans le plan complexe.

  • i^2 = -1\,
  • i^3 = i^2 \times i = -i
  • i^4 = i^2 \times i^2 = +1
  • i^5 = i^2 \times i^2 \times i = +i
  • i^6 = i^2 \times i^2 \times i^2 = -1

...

Il est en effet parfois utile de penser à i^5 = i\, dans les exercices où il est nécessaire de factoriser ou de développer.

[modifier] Égalité entre deux nombres complexes

Définition

Deux nombres complexes sont égaux si et seulement si leurs parties réelles sont égales et leurs parties imaginaires sont égales.
Ce qui signifie Pour z_1 = x_1 + iy_1\, et pour z_2 = x_2 + iy_2\,, on a z_1 = z_2\, si et seulement si x_1 = x_2\, et y_1 = y_2\,

[modifier] Expression conjuguée d'un nombre complexe

De la même manière que nous écrivons les racines carrées au numérateur des fractions, nous plaçons souvent le nombre imaginaire (le i) au numérateur dans une fraction. Et comme pour les autres expressions conjuguées (celle des racines carrées par exemple), nous utilisons la propriété (a + b)(a - b) = a^2 - b^2\, pour éliminer les imaginaires du dénominateur.

Soit z = 2 + 3i\,, calculer \frac {1} {z}
\frac {1} {z} = \frac {1} {2 + 3i} = \frac {2 - 3i} {(2 + 3i)(2 - 3i)} = \frac {2 - 3i} {4 - i^2 \times 9} = \frac {2 - 3i} {4 + 9}
Exemple d'utilisation de l'expression conjuguée : Exemple d'une fraction simple

[modifier] Le conjugué d'un nombre complexe

Complexe et son conjugué

Il faut faire attention à ne pas confondre l'expression conjuguée d'un nombre complexe avec le nombre complexe conjugué. Pour retenir facilement que ce sont deux choses différentes, nous pouvons dire que l'expression conjuguée d'un nombre complexe est du genre féminin alors que le nombre complexe conjugué est du genre masculin. Néanmoins, nous utilisons l'expression conjuguée d'un nombre complexe pour calculer le nombre complexe conjugué d'une fraction.

Définition

Le nombre complexe conjugué d'un nombre complexe est son symétrique par rapport à l'axe des abscisses.
Ce qui donne \forall z\in\mathbb{C}, \exists \bar z\in\mathbb{C} tel que z = x + iy, \bar z = x - iy

Le conjugué de:
*z = 5 + 2i\, est \bar z = 5 - 2i
*z = 3 - i\, est \bar z = 3 + i
Exemples de nombres complexes conjuguées : Exemples simples

Nous pouvons aussi faire les remarques que:

  • le nombre conjugué d'un réel est lui-même car la partie imaginaire est nulle.
  • le nombre conjugué d'un imaginaire pur est l'opposé de cet imaginaire pur.
Le conjugué de:
*z = 8\, est \bar z = 8, d'où z = \bar z
*z = 6i\, est \bar z = -6i d'où z = - \bar z
Exemples de nombres complexes conjugués : Remarques (réel et imaginaire pur)

[modifier] Opérations avec les nombres complexes conjugués

Définition

Les nombres complexes conjugués d'une addition, soustraction, multiplication ou d'une division de nombres complexes peuvent être calculés. Et l'ordre dans lequel les calculs (opérations ou conjugué du nombre complexe) sont effectuées n'a pas d'importance.
Ce qui signifie que:
*\overline {z_1 + z_2} = \bar z_1 + \bar z_2
*\overline {z_1 - z_2} = \bar z_1 - \bar z_2
*\overline {z_1 \times z_2} = \bar z_1 \times \bar z_2
*\overline {\left (\frac {z_1} {z_2}\right)} = \frac {\bar z_1} {\bar z_2}
Par extension à la multiplication, nous pouvons aussi calculer le nombre complexe conjugué d'un nombre complexe à la puissance n\in\mathbb{N}
*\overline {{z^n}} = {\left (\bar z \right)}^n

Démonstration, soit z_1 = x_1 + iy_1\, et z_2 = x_2 + iy_2\,, on a:

  • Pour l'addition (et la soustraction):
    • z_1 + z_2 = x_1 + iy_1 + x_2 + iy_2 = x_1 + x_2 + i(y_1 + y_2)\,
    • \bar z_1 + \bar z_2 = x_1 - iy_1 + x_2 - iy_2 = x_1 + x_2 - i(y_1 + y_2)
    • \overline {z_1 + z_2} = \overline {x_1 + iy_1 + x_2 + iy_2} = \overline {x_1 + x_2 + i(y_1 + y_2)} = x_1 + x_2 - i(y_1 + y_2)
  • Pour la multiplication (et la puissance)
    • z_1 \times z_2 = (x_1 + iy_1) \times (x_2 + iy_2) = x_1x_2 - y_1y_2 + i(x_1y_2 + x_2y_1)
    • \bar z_1 \times \bar z_2 = (x_1 - iy_1) \times (x_2 - iy_2) = x_1x_2 - y_1y_2 - i(x_1y_2 + x_2y_1)
    • \overline {z_1 \times z_2} = \overline {(x_1 + iy_1) \times (x_2 + iy_2)} = \overline {x_1x_2 - y_1y_2 + i(x_1y_2 + x_2y_1)} = x_1x_2 - y_1y_2 - i(x_1y_2 + x_2y_1)
  • Pour la division
    • \frac {z_1} {z_2} = \frac {x_1 + iy_1} {x_2 + iy_2} = \frac {(x_1 + iy_1) \times (x_2 - iy_2)} {(x_2 + iy_2) \times (x_2 - iy_2)} = \frac {x_1x_2 + y_1y_2 + i(- x_1y_2 + x_2y_1)} {{x_2}^2 + {y_2}^2}
    • \frac {\bar z_1} {\bar z_2} = \frac {\overline {x_1 + iy_1}} {\overline{x_2 + iy_2}} = \frac {x_1 - iy_1} {x_2 - iy_2} = \frac {(x_1 - iy_1) \times (x_2 + iy_2)} {(x_2 - iy_2) \times (x_2 + iy_2)} = \frac {x_1x_2 + y_1y_2 + i(x_1y_2 - x_2y_1)} {{x_2}^2 + {y_2}^2}
    • \overline {\left (\frac {z_1} {z_2}\right)} = \overline {\left (\frac {x_1 + iy_1} {x_2 + iy_2}\right)} = \overline {\left (\frac {(x_1 + iy_1) \times (x_2 - iy_2)} {(x_2 + iy_2) \times (x_2 - iy_2)}\right )} = \overline {\left (\frac {x_1x_2 + y_1y_2 + i(- x_1y_2 + x_2y_1)} {{x_2}^2 + {y_2}^2}\right )}= \frac {x_1x_2 + y_1y_2 + i(x_1y_2 - x_2y_1)} {{x_2}^2 + {y_2}^2}

D'où les résultats donnés en définition et la note sur l'ordre des calculs, ce qui fait que nous pouvons utiliser deux méthodes pour calculer un nombre complexe conjugué.

Soit z_1 = 3 + i\, et z_2 = -2 - 5i\,, le conjugué de z_1 \times z_2 est:
* Première méthode
\overline {z_1 \times z_2} = \overline {(3 + i) \times (-2 - 5i)} = \overline {-6 - 15i - 2i + 5} = \overline {-1 - 17i} = -1 + 17i
* Seconde méthode
\overline {z_1 \times z_2} = \overline {(3 + i)} \times \overline {(-2 - 5i)} = (3 - i) \times (-2 + 5i) = -6 + 15i + 2i + 5 = -1 + 17i
Les deux méthodes conduisent donc bien au même résultat
Exemples de nombres complexes conjugués : Opération

[modifier] Utilisation des nombres complexes conjugués

Nous avons vu dans la section La partie réelle et la partie imaginaire que nous pouvions séparer ces deux parties. Pour pouvoir le faire, il fallait développer le plus possible le nombre complexe pour le faire apparaître sous la forme z = x + iy\,. Il existe une autre technique plus rapide pour déterminer ces deux parties, en utilisant le nombre complexe conjugué.

Définition

Pour z = x + iy\,
La partie réelle est Re(z) = \frac {z + \bar z} {2}
Et la partie imaginaire est Im(z) = \frac {z - \bar z} {2i}

La démonstration est simple, pour z = x + iy\,, il suffit de faire l'addition de z + \bar z pour obtenir la partie réelle et la soustraction z - \bar z pour obtenir la partie imaginaire.
z + \bar z = x + iy + x - iy = 2x = 2Re(z)
z - \bar z = x + iy - (x - iy) = 2iy = 2iIm(z)

[modifier] Module d'un nombre complexe

Définition

Le module d'un nombre complexe \left| z \right| est la distance qui sépare l'origine du repère complexe au point M d'affixe z.
De plus, pour z = x +iy\,, \left| z \right| = \sqrt{{x}^2 + {y}^2} = \sqrt{z \bar z}

Démonstration de \left| z \right| = \sqrt{z \bar z}
z \times \bar z = (x + iy)(x - iy) = {x}^2 + {y}^2, d'où  \left| z \right| = \sqrt{z \bar z}

Définition

De plus, la distance entre A et B est AB = \| \overrightarrow{AB} \| = \left| z_B - z_A \right| = \sqrt{{(x_B- x_A)}^2 + {(y_B - y_A)}^2}

En effet, soit deux points A et B respectivement d'affixe z_A = x_A + iy_A\, et z_B = x_B + iy_B\, est
AB = \| \overrightarrow{AB} \| = \left| z_B - z_A \right|
Or z_B - z_A = (x_B- x_A) + i(y_B - y_A)\,
D'où AB = \sqrt{{(x_B- x_A)}^2 + {(y_B - y_A)}^2}

Calculer la distance AB\,z_A = 5 - i\, et z_B = 3 + 4i\, sont les affixes des deux points.
AB = \left| z_B - z_A \right| = \left| (3 + 4i) - (5 - i) \right| = \left| -2 + 5i \right| = \sqrt{{-2}^2 + {5}^2} = \sqrt{4 + 25} = \sqrt{29}

La distance AB est donc \sqrt{29}

Exemples d'utilisation du module : Distance de deux points

[modifier] Propriétés de module

Définition

Les propriétés du module sont les même que celle des normes vectorielles.
\left| z_1 \times z_2 \right| = \left| z_1 \right| \times \left| z_2 \right|
\left| \frac {z_1} {z_2} \right| = \frac {\left| z_1 \right|} {\left| z_2 \right|}
\left| z_1 + z_2 \right| \le \left| z_1 \right| + \left| z_2 \right| (plus connue sous le nom d'inégalité triangulaire)

[modifier] Détermination d'ensembles de points

Nous pouvons considérer des fonctions entre deux nombres complexes (comme nous faisons habituellement avec deux nombres réels). La différence la plus importante étant que pour les réels, la fonction est de la forme f(x) = y\, alors que pour les complexes, nous avons f(z_1) = z_2\,.

Un exemple de fonction complexe est \begin{matrix} f &:& \mathbb{C} \longrightarrow \mathbb{C} \\ \ && z_1 \rightarrow f(z_1) = z_2\end{matrix} tel que f(z_1) = 3z_1 + 2\,
Détermination d'ensembles de points : Fonction complexe

[modifier] Ensemble de définition

Nous utilisons la définition des fonctions réelles.

Définition

L'ensemble de définition d'une fonction est l'ensemble des éléments de l'ensemble de départ possédant au moins une image

Comme pour les fonctions réelles, il faut vérifier qu'une fonction complexe est définie.
On vérifie donc que:

  • le dénominateur est différent de zéro
  • le nombre sous la racine carrée (radicande) est positif (sinon, il faut introduire i)
  • l'expression de la fonction logarithme népérien est strictement positive
Illustration de l'exemple
Soit f(z) = \frac{3z + 1 - 8i}{-2 + 3i + 2iz}.
la fonction f\, est définie si et seulement si son dénominateur -2 + 3i + 2iz\,
est différent de zéro.
On résout l'équation -2 + 3i + 2iz = 0\, et les solutions formeront l'ensemble de points
à exclure de l'ensemble de définition.
2iz = 2 - 3i\,
iz = 1 - \frac{3}{2}i
z = -i - \frac{3}{2}.
L'ensemble de définition de f est \mathbb{C} - \left\{-i - \frac{3}{2}\right\}.
Détermination d'ensembles de points : Ensemble de définition

[modifier] Détermination d'un ensemble

Nous connaissons la détermination d'ensembles de points réels (vue en classe de Seconde) qui se limitait à la fois à une dimension (la droite des réels) et aux inégalités, nous pouvons faire de même avec les complexes. La seule différence étant que les points appartiennent au plan complexe (deux dimensions).
Nous avons listé ici les différentes possibilités envisageable en classe de Terminale S.

  • Dans le cadre des équations, il s'agit le plus souvent de plusieurs points séparés ou de cercles.
  • Dans le cadre des inéquations, il s'agit le plus souvent de demi-droites ou de disques.
  • Nous pouvons aussi avoir l'inverse, c'est à dire avoir l'ensemble des complexes privé:
    • d'un ou de plusieurs points séparés
    • d'un segment, demi-droite, droite
    • d'un cercle, d'un disque
Illustration de l'exemple
Déterminer les ensembles de points M tel que:
* \left| z \right| = 6.On a \| \overrightarrow{OM} \|= 6 (d'après Module d'un nombre complexe)
L'ensemble cherché est formé des points M tel que \| OM \| = 6,
c'est à dire du cercle de centre O et de rayon 6

* \left| z + 2 - 3i \right| \le 3 de la même manière, \left| z - (-2 + 3i) \right| \le 3
L'ensemble cherché est le disque de centre A d'affixe z_A = -2 + 3i\, et de rayon 3.

* \left| z - 2 \right| = \left| z + i \right|. On pose z_A = 2\, et z_B = - i\,
On a \left| z - z_A \right| = \left| z - z_B \right| d'où \left| AM \right| = \left| BM \right|\,
Le point M est équidistant de A et B, l'ensemble cherché est la médiatrice de [AB]
Détermination d'ensembles de points : Détermination d'ensembles simples

[modifier] Équation d'un ensemble

Nous pouvons aussi déterminer une équation d'un ensemble de points, c'est à dire (pour le niveau Terminale) déterminer l'équation d'une droite ou d'un cercle.

Déterminer les équations des ensembles précédents (paragraphe précédent):
* \left| z \right| = 6. On pose z = x + iy\,.
On a \left| x + iy \right| = 6, \sqrt{{x}^2 + {y}^2} = 6, {x}^2 + {y}^2 = {6}^2\,, donc {x}^2 + {y}^2 - {6}^2 = 0\,.
On retrouve bien l'équation d'un cercle de centre O et de rayon 6.

* \left| z + 2 - 3i \right| \le 3 de la même manière, on pose z = x + iy\,.
On a \left| (x + 2) + i(y - 3) \right| \le 3, {(x + 2)}^2 + {(y - 3)}^2 \le {3}^2\,
L'ensemble cherché est bien le disque de centre A(-2, 3i)\, et de rayon 3.

* \left| z - 2 \right| = \left| z + i \right|, on pose z = x + iy\,.
On a \left| (x - 2) + iy \right| = \left| x + i(y + 1) \right|
\sqrt{{(x - 2)}^2 + {y}^2} = \sqrt{{x}^2 + {(y + 1)}^2} d'où {(x - 2)}^2 + {y}^2 = {x}^2 + {(y + 1)}^2\,
On développe, d'où {x}^2 - 4x + 4 + {y}^2 = {x}^2 + {y}^2 + 2y + 1\, et donc y = -2x + \frac{3}{2}.
L'ensemble cherché est la droite d'équation y = -2x + \frac{3}{2}
Détermination d'ensembles de points : Équation d'un ensemble

[modifier] Équations

Les équations dans l'ensemble des complexes se résolvent de la même façon que celles dans l'ensemble des réels. Il ne faut pas oublier que les nombres réels sont des nombres complexes particuliers, il faut donc les donner si nécessaire. Il est parfois nécessaire de poser z = x + iy mais à d'autres moment, laisser z facilite les calculs.

Pour comprendre comment résoudre ces équations, nous allons utiliser des exemples.

[modifier] Équations du premier degré

[modifier] Équations du premier degré avec uniquement z\,

Dans ce genre d'équation, il n'est pas utile de poser z = x + iy\,.

Résoudre 3z + 12 - 5i = 0\,
On écrit:
-3z = 12 - 5i\,
z = -4 + \frac {5} {3}i
Équations : Équations du premier degré avec uniquement z

[modifier] Équations du premier degré avec z\, et \bar z

À l'inverse, il est nécessaire ici de poser z = x + iy\, et \bar z = x - iy, et il faut appliquer la définition de l'égalité de deux nombres complexes.

Illustration de l'exemple
Résoudre 3z + 2i\bar z = 5i - 1
On pose z = x + iy et \bar z = x - iy:
3(x + iy) + 2i(x - iy) = 5i - 1\,
Ce qui nous donne:
3x + 2y + i(y + 2x) = 5i - 1\,
D'après la définition, les parties réelles sont égales et les parties imaginaires sont égales.
Il faut bien comprendre que le premier nombre complexe est 3x + 2y + i(y + 2x)\, et que le second est 5i - 1\,.
On obtient donc deux équations: z=\begin{cases}L1: 3x + 2y = -1, & \mbox{la partie r}\mathrm{\acute{e}}\mbox{elle} \\ L2: y + 2x = 5, & \mbox{la partie imaginaire} \end{cases}
On résout comme tout système d'équations, on veux faire en sorte de ne plus avoir de y dans l'équation.
On a L_{1} - 2L_{2} = 3x + 2y - 4x - 2y = -1 - 10\,
D'où x = 11\, et on remplace x\, par sa valeur et on obtient y = -17\,
La solution est donc z = 11 - 17i\,
Équations : Équations du premier degré avec z\, et \bar z

[modifier] Équations du second degré

[modifier] Équation en {z}^2 = \alpha, \alpha\in\mathbb{R}

Illustration des deux exemples
Résoudre dans \mathbb{C}: {z}^2 = 5\, et {z}^2 = -8\,
{z}^2 = 5\, d'où z = \pm \sqrt{5}. Les deux solutions sont réelles.
{z}^2 = -8 = (-1) \times 8 = {i}^2 \times 8
d'où z = \pm i \sqrt{8} = \pm 2i \sqrt{2}. Les deux solutions sont imaginaires pures.
Équations : Équations du second degré en {z}^2 = \alpha, \alpha\in\mathbb{R}

[modifier] Équations en \alpha {z}^2 + \beta z + \gamma = 0\,

Nous pouvons résoudre des équations simples où (\alpha ,\beta ,\gamma) \in{\mathbb{R}}^3. Il suffit dans ce cas de calculer le déterminant complexe.

Illustration de l'exemple
Résoudre dans \mathbb{C}: 3 {z}^2  - 2 z + 1 = 0\,. Il suffit de calculer le 
discriminant Δ de l'équation.
\Delta = {(-2)}^2 - 4\times 3 \times 1 = 4 - 12 = -8 = {i}^2 \times 8 = {(2i \sqrt{2})}^2. L'équation admet deux
solutions.
z = \frac{-(-2) \pm 2i \sqrt{2}} {6} = \frac{1 \pm i \sqrt{2}} {3}
Équations : Équation du second degré en \alpha {z}^2 + \beta z + \gamma = 0,\,avec\;(\alpha ,\beta ,\gamma) \in{\mathbb{R}}^3

Nous pouvons aussi résoudre des équations où (\alpha ,\beta ,\gamma) \in{\mathbb{C}}^3. Seulement, nous avons généralement des informations en plus dans l'énoncé. Soit il faut trouver une solution imaginaire pure ou bien une solution réelle. Dans ce cas là, il faut remplacer z.

Illustration de l'exemple
Trouver une solution imaginaire pure de {z}^2 - (1 + 3i) z - 2 + 2i= 0\,.
On a donc z = x + iy\, avec x = 0\, et y\, un réel. On remplace z = iy\, dans l'équation.
Soit {iy}^2 - (1 + 3i)\times iy - 2 + 2i = 0
On a -{y}^2 - iy + 3y - 2 + 2i = 0\, d'où -{y}^2 + 3y - 2 + i(-y + 2) = 0\,
On obtient donc le système. \begin{cases}L1: -{y}^2 + 3y - 2 = 0, & \mbox{la partie r}\mathrm{\acute{e}}\mbox{elle} \\ L2: -y + 2 = 0, & \mbox{la partie imaginaire} \end{cases}
Or ce nombre complexe est nul, ce qui signifie que les parties réelles et imaginaires sont
nulles.
On résout la seconde équation et on remplace dans la première.
\begin{cases}L1: -{y}^2 + 3y - 2 = 0, -{2}^2 + 3 \times 2  - 2 = 0 \\ L2: -y + 2 = 0, y = 2 \end{cases}.
y = 2\, est solution donc l'équation admet le nombre imaginaire pur z = 2i\, comme solution.

Ensuite, nous pouvons résoudre complètement l'équation et trouver la seconde solution
(c'est une équation du second degré, elle admet donc deux solutions).
Il suffit de mettre z - 2i\, en facteur (en utilisant la même technique que pour les
équations réelles).
On a: P(z) = (z - 2i) \times Q(z), où Q(z)\, s'écrit de la forme (az + b), (a,b) \in{\mathbb{C}}^2.
Par identification, on a P(z) = a {z}^2 + z(b - 2ai) - 2bi\,,
d'où \begin{cases}L1: a = 1 \\ L2: b - 2ai = -1 - 3i, b = -1 - i \\ L3: -2bi = 2i - 2, -2i(-1 - i) = 2i - 2, \mbox{cette }\mathrm{\acute{e}}\mbox{quation est vraie} \end{cases}.
D'où, Q(z) = z - 1 - i\,, donc P(z) = (z - 2i)(z - (1 + i))\,
Finalement les deux solutions sont z_1 = 2i\, et z_2 = 1 + i\,.
Équations : Équation du second degré en \alpha {z}^2 + \beta z + \gamma = 0,\,avec\;(\alpha ,\beta ,\gamma) \in{\mathbb{C}}^3

[modifier] Équations particulières du troisième degré

Comme pour les équations réelles du troisième degré, nous ne savons pas résoudre ce type d'équation, pour trouver les solutions, nous devons trouver une solution évidente ou nous devons être guidé. Les solutions évidentes sont toujours très simples, c'est à dire S = {-2, -1, 0, 1, 2}\,. Si la solution n'est pas assez simple, l'exercice demande de vérifier une solution.

Illustration de l'exemple
Soit l'équation (E): {z}^3 - 2{z}^2 - 9 = 0\, et soit la fonction P(z) = {z}^3 - 2{z}^2 - 9\,
1) Montrer que 3\, est solution de (E)\,.
P(3) = {3}^3 - 2 \times {3}^2 - 9 = 27 - 18 -9 = 0, 3\, est solution de (E)\,,
nous pouvons écrire P(z) = (z-3)(a{z}^2 + bz + c)\,.
2) Déterminer Q(z) = a{z}^2 + bz + c\,
Par identification (mais on peut aussi utiliser la division euclidienne de polynômes),
\begin{matrix} P(z) & = & (z - 3)(a{z}^2 + bz + c) = a{z}^3 + b{z}^2 + cz - 3a{z}^2 - 3bz - 3c \\ \ & = & a{z}^3 + {z}^2(b - 3a) + z(c - 3b) - 3c = {z}^3 - 2{z}^2 - 9 \end{matrix},
d'où \begin{cases} L1: a = 1 \\ L4: -3c = -9, c = 3 \\ L2: b - 3a = -2, b =-2 + 3 = 1 \\ L3: c - 3b = 0, 3 - 3 = 0,  \mbox{cette }\mathrm{\acute{e}}\mbox{quation est vraie} \end{cases}
Donc Q(z) = {z}^2 + z + 3\,
3) En déduire toutes les solutions de (E)\,
P(z) = (z-3)({z}^2 + z + 3) = 0\, donc z = 3\, ou {z}^2 + z + 3 = 0\,.
Cette équation est du second degré.
\Delta = - 11 = {(i \sqrt{11})}^2
Donc z = \frac{-1 \pm i \sqrt {11}}{2}.

Finalement, S = {3, \frac{-1 + i \sqrt{11}}{2}, \frac{-1 - i \sqrt{11}}{2}}
Équations : Équation du troisième degré

[modifier] Écriture exponentielle et trigonométrique

Comme nous l'avions dit lors de la définition cartésienne des complexes, il existe une seconde forme d'écriture des complexes.

[modifier] Rappels de trigonométrie

Cercle trigonométrique pour un point M quelconque

Cette section est vue en classe de Première Scientifique.

Rappels important:

  • \cos{x} = \overline {OP} = \frac{\mbox{c}\mathrm{\hat{o}}\mbox{t}\mathrm{\acute{e}}\;\mbox{adjacent}}{\mbox{hypot}\mathrm{\acute{e}}\mbox{nuse}} est l'abscisse du point M
  • \sin{x} = \overline {OQ}= \frac{\mbox{c}\mathrm{\hat{o}}\mbox{t}\mathrm{\acute{e}}\;\mbox{oppos}\mathrm{\acute{e}}}{\mbox{hypot}\mathrm{\acute{e}}\mbox{nuse}} est l'ordonée du point M

[modifier] Définitions

Illustration des exemples de #La partie réelle et la partie imaginaire (nouvelle écriture)

Si nous reprenons nos exemples z_1 = \frac{-1}{5} + i\frac{2}{5} et z_2 = \frac{-1}{5} - i\frac{2}{5}, nous voyons que nous pouvons tracer les segments OM_1\, et OM_2\, et déterminer un angle entre l'axe des abscisses (des x ou des réels) et ce segment.
Cet angle est nommé argument de z\, (noté arg(z)\, et très souvent l'angle compris dans l'intervalle [0;\pi]\, est noté \theta\,), et \|OM\| est nommé module de z.

Définition

Si on connaît à la fois le module et l'argument de z\,, on peut écrire z = \rho\times e^{(i(\theta + 2k\pi))} (avec k \in\mathbb{Z}).
Par rotation d'un ou plusieurs tour, l'argument du complexe reste le même, c'est à dire arg(z) = \theta + 2k\pi\, avec k \in\mathbb{Z}.

On a aussi (d'après les rappels de trigonométrie):

  • \cos{(\theta)} = \frac{x}{\rho}
  • \sin{(\theta)} = \frac{y}{\rho}

Définition

On a encore z = \rho\times e^{(i\theta)} = x+ iy = \rho(\cos{(\theta)} + i\sin{(\theta)}), d'où e^{(i\theta)} = \cos{(\theta)} + i\sin{(\theta)}\,. Cela est aussi vrai pour tout k\, (il suffit d'utiliser les formules de trigonométrie)

Illustration des exemples
1) Soit z = 4\sqrt{3} + 4i, écrire ce complexe sous forme exponentielle et trigonométrique:
* Calcul du module:\rho = |z| = \sqrt{{4\sqrt{3}}^2 + {4}^2} = \sqrt{48 + 16} = 8
* Calcul de l'argument:\begin{cases} \cos{(\theta)} = \frac{4\sqrt{3}}{8} = \frac{\sqrt{3}}{2} \\ \sin{(\theta)} = \frac{4}{2} = \frac{1}{2} \end{cases} d'où \theta = \frac{\pi}{6}
Donc z = 8e^{\left(i\frac{\pi}{6}\right)} = 8(\cos{\left(\frac{\pi}{6}\right)} + \sin{\left(\frac{\pi}{6}\right)}

2) Soit ρ = 3 et \theta = \frac{2\pi}{3}, écrire ce complexe sous forme cartésienne.
* Calcul de la partie réelle:\begin{matrix}x &=& \rho \times \cos{(\theta)} = 3 \times \cos{\left(\frac{2\pi}{3}\right)} \\ \ &=& 3 \times \left(\frac{-1}{2}\right) = -\frac{3}{2}\end{matrix}
* Calcul de la partie imaginaire:\begin{matrix}y &=& \rho \times \sin{(\theta)} = 3 \times \sin{\left(\frac{2\pi}{3}\right)} \\ \ &=& 3 \times \left(\frac{\sqrt{3}}{2}\right) = \frac{3\sqrt{3}}{2}\end{matrix}
D'où z = -\frac{3}{2} + \frac{3i\sqrt{3}}{2}
Écriture exponentielle et trigonométrique : Écrire un complexe sous ses différentes formes

[modifier] Propriété de la multiplication des nombres complexes

Définition

Le produit de deux nombres complexes est un nombre complexe:

  • Son module est le produit des modules
  • Son argument est la somme des arguments

Démonstration (avec la forme exponentielle):Soit z_1 = \rho_1\times e^{i(\theta_1 + 2k_1\pi)} et z_2 = \rho_2\times e^{i(\theta_2 + 2k_2\pi)} avec (\rho_1,\rho_2) \in{\mathbb{R}}^2, (\theta_1,\theta_2) \in{[0;\pi]}^2, (k_1,k_2) \in{\mathbb{Z}}^2.

\begin{matrix}z_3 &=& z_1 \times z_2 &=& \rho_1\times e^{i(\theta_1 + 2k_1\pi)} \times \rho_2\times e^{(i\theta_2 + 2k_2\pi)} \\ 
& & &=& \rho_1\times\rho_2 \times e^{i(\theta_1 + 2k_1\pi + \theta_2 + 2k_2\pi)} \\
& & &=& \rho_1\times\rho_2 \times e^{i(\theta_1 + \theta_2 + 2(k_1 + k_2)\pi)} \\ 
&=& \rho_3 \times e^{i(\theta_3 + 2k_3\pi)}\end{matrix}

On a bien les trois propriétés vérifiées puisque z_3\, est un nombre complexe, son argument est égal à la somme des arguments des deux nombres complexes que l'on a multiplié et son module est égal au produit des modules des deux nombres complexes que l'on a multiplié.


Démonstration (avec la forme trigonométrique):Soit z_1 = \rho_1 \times (\cos{(\theta_1)} + i\sin{(\theta_1)}) et z_2 = \rho_2 \times (\cos{(\theta_2)} + i\sin{(\theta_2)}) avec (\rho_1,\rho_2) \in{\mathbb{R}}^2, (\theta_1,\theta_2) \in{[0;\pi]}^2, on prend (k_1,k_2) = 0\, pour simplifier les calculs.

\begin{matrix}z_3 &=& z_1 \times z_2 &=& \rho_1\times (\cos{(\theta_1)} + i\sin{(\theta_1)}) \times \rho_2\times (\cos{(\theta_2)} + i\sin{(\theta_2)}) \\ 
& & &=& \rho_1\rho_2 \times [(\cos{(\theta_1)} \cos{(\theta_2)} - \sin{(\theta_1)} \sin{(\theta_2)}) + i(\sin{(\theta_1)} \cos{(\theta_2)} + \cos{(\theta_1)} \sin{(\theta_2)})] \\
& & &=& \rho_1\rho_2 \times [\cos{(\theta_1 + \theta_2)} + i \sin{(\theta_1 + \theta_2)}] \\ 
&=& \rho_3 [\cos{(\theta_3)} + i \sin{(\theta_3)}]\end{matrix}

Nous passons de la deuxième à la troisième ligne en utilisant les formules de trigonométrie qui nous donnes:

  • \cos{(a + b)} = \cos{a} \times \cos{b} - \sin{a} \times \sin{b}
  • \sin{(a + b)} = \sin{a} \times \cos{b} + \cos{a} \times \sin{b}

On a donc z_3 = \rho_3 [\cos{(\theta_3)} + i \sin{(\theta_3)}]\, et nous pouvons faire la même remarque.

[modifier] Propriétés des arguments et des modules

Définition

Pour l'argument, si arg(z) = \theta + 2k\pi\, alors:

  • arg(\bar z) = - \theta + 2k\pi
  • arg(-z) = \theta + \pi + 2k\pi\,
  • arg({z}^n) = n \times \theta + 2nk\pi = n \times \theta + 2k\pi avec n \in\mathbb{Z}
  • arg\left(\frac{z_1}{z_2}\right) = \theta_1 - \theta_2 + 2k\pi

Pour le module,

  • |z| = |\bar z| = |-z|
  • |{z}^n| = {|z|}^n\, avec n \in\mathbb{Z}
  • \left|\frac{z_1}{z_2}\right| = \frac{|z_1|}{|z_2|}
Illustration des exemples
Soit z = 2 e^{\left(i\frac{\pi}{4}\right)}, calculer:
*  \bar z =  \overline {2 e^{\left(i\frac{\pi}{4}\right)}} = 2 e^{\left(-i\frac{\pi}{4}\right)}
*  -z =  -\left(2 e^{\left(i\frac{\pi}{4}\right)}\right) = e^{\left(i\pi\right)} 2 e^{\left(i\frac{\pi}{4}\right)} = 2 e^{\left(i\frac{\pi}{4} + \pi\right)} = 2 e^{\left(i\frac{5\pi}{4}\right)}
*  {z}^3 =  {2}^3 e^{\left(i\frac{\pi}{4}\times 3 \right)} = 8 e^{\left(-i\frac{3\pi}{4}\right)}
Propriétés des arguments et des modules : Exemple sur les propriétés

On peut aussi utiliser ces propriétés pour calculer exactement un cosinus ou un sinus d'un angle. Il suffit de:

  • Décomposer l'angle en somme de deux angles
  • Prendre un module de 1 (pour que le point soit sur le cercle trigonométrique)
  • Utiliser la propriété de la multiplication des nombres complexes
    • Donner z = e^{(i\theta)} = \cos{(\theta)} + i\sin{(\theta)}\,\theta\, est notre angle
    • Trouver les valeurs algébriques (cartésiennes) des deux nombres complexes que nous avons fabriquer
    • Multiplier ses deux nombres complexes sous leurs formes algébriques
  • Séparer les parties réelles et imaginaires en rappelant la définition de l'égalité de deux nombres complexes
On veut déterminer \cos{\frac{7\pi}{12}} et \sin{\frac{7\pi}{12}}.
On peut dire que \frac{7\pi}{12} = \frac{\pi}{3} + \frac{\pi}{4} et que \rho = 1\,
On a donc z_1 = e^{\left(i\frac{\pi}{3}\right)} = \cos{\left(\frac{\pi}{3}\right)} + i\sin{\left(\frac{\pi}{3}\right)} et z_2 = e^{\left(i\frac{\pi}{4}\right)} = \cos{\left(\frac{\pi}{4}\right)} + i\sin{\left(\frac{\pi}{4}\right)}
z_1 \times z_2 = \begin{cases} e^{\left(i\frac{\pi}{3}\right)} \times e^{\left(i\frac{\pi}{4}\right)} \\ (\cos{\left(\frac{\pi}{3}\right)} + i\sin{\left(\frac{\pi}{3}\right)}) \times (\cos{\left(\frac{\pi}{4}\right)} + i\sin{\left(\frac{\pi}{4}\right)}) \end{cases}
D'où e^{(i\frac{7\pi}{12})} = \cos{\frac{7\pi}{12}} + i\sin{\frac{7\pi}{12}}

De plus, si on fait les calculs, z_1 = \frac{1}{2} + \frac{i\sqrt{3}}{2} et z_2 = \frac{\sqrt{2}}{2} + \frac{i\sqrt{2}}{2}.
D'où z_1 \times z_2 = \frac{\sqrt{2} - \sqrt{6}}{4} + i \frac{\sqrt{2} + \sqrt{6}}{4}

Par identification, \begin{cases} \mbox{Re}: \cos{\frac{7\pi}{12}} = \frac{\sqrt{2} - \sqrt{6}}{4} \\ \mbox{Im}: \sin{\frac{7\pi}{12}} = \frac{\sqrt{2} + \sqrt{6}}{4} \end{cases}
Utilisation des propriétés : Déterminer la valeur exacte d'un cosinus et d'un sinus d'un angle

[modifier] Utilisation des complexes en géométrie

[modifier] Transformations géométriques

Nous pouvons maintenant, en connaissant les deux écritures des nombres complexes, étudier les transformations géométriques.

[modifier] Translations

Illustration de la définition

Définition

L'application de \mathbb{C} dans \mathbb{C}, qui à tout point M\, d'affixe z\, associe le point M'\, d'affixe z'\, tel que z' = z + b\,b\, est l'affixe du vecteur \overrightarrow{u} est une translation du point M\, vers M'\, de vecteur \overrightarrow{u}


Démonstration:On a z' = z + b\, avec les points (M;M')\, d'affixes respectives (z;z')\, et \overrightarrow{u} d'affixe b\,.
On a donc z' - z = b\,. Or d'après les propriétés géométriques, z' - z\, est l'affixe de \overrightarrow{MM'}.
D'où \overrightarrow{MM'} = \overrightarrow{u}
Nous sommes bien en présence d'une translation.

Déterminer l'affixe z_B\, de B, image du point A\, d'affixe z_A = -1 + 2i\, par la translation z_B = z_A + 3 - i\,.
z_B = -1 + 2i + 3 - i = 2 + i\,
L'affixe du point B\, est donc z_B = 2 + i\,
Exemple de transformations géométriques : Translation

[modifier] Rotations

Illustration de la définition

Définition

L'application de \mathbb{C} dans \mathbb{C}, qui à tout point M\, d'affixe z\, associe le point M'\, d'affixe z'\, tel que z' - \omega = e^{(i\alpha)} (z - \omega)\,\omega\, est l'affixe du point invariant \Omega\,, \alpha\, l'angle formé par le couple \left(\overrightarrow{\Omega M} , \overrightarrow{\Omega M'}\right) est une rotation du point M\, vers M'\, d'angle \alpha\, et de centre \Omega\,


Démonstration: On a z' - \omega = e^{(i\alpha)} (z - \omega)\, avec les points (\Omega; M; M')\, d'affixes respectives (\omega; z; z')\, et \alpha\, l'angle formé par le couple \left(\overrightarrow{\Omega M} , \overrightarrow{\Omega M'}\right).
On a donc \frac{z' - \omega}{z - \omega} = e^{(i\alpha)}.
Le module de \left|\frac{z' - \omega}{z - \omega}\right| = \left|e^{(i\alpha)}\right| devient \frac{\|\overrightarrow{\Omega M}\|}{\|\overrightarrow{\Omega M'}\|} = 1 d'où \|\overrightarrow{\Omega M}\| = \|\overrightarrow{\Omega M'}\|
L'argument de \arg\left(\frac{z' - \omega}{z - \omega}\right) = \arg\left(e^{(i\alpha)}\right) devient \left(\overrightarrow{\Omega M} , \overrightarrow{\Omega M'}\right) = \alpha + 2k\pi.
Nous sommes bien en présence d'une rotation.

Déterminer l'image B\, (d'affixe z_B\,) du point A\, (d'affixe z_A = 1 + 2i\,)
par la rotation d'angle \frac{2\pi}{3} et de centre \Omega\, (d'affixe \omega = -1 + i\,).
On a z' - \omega = e^{(i\alpha)} (z - \omega)\, où on remplace les inconnues par leurs valeurs.
D'où z_B - 1 + i = e^{(\frac{2i\pi}{3})} (1 + 2i + 1 - i)
\begin{matrix} z_B &=& \left(\frac{-1}{2}\right) +  \left(\frac{i\sqrt{3}}{2}\right) \times (1 + 2i + 1 - i) + 1 - i \\ \ &=& \left(\frac{-1}{2}\right) +  \left(\frac{i\sqrt{3}}{2}\right) \times (2 + i) + 1 - i \\ \ &=& -1 - \frac{i}{2} + i\sqrt{3} - \frac{\sqrt{3}}{2} + 1 - i \\ \ &=& \frac{-\sqrt{3}}{2} + i \left(\frac{-1}{2} - 1 + \sqrt{3}\right) \\ \ &=& \frac{-\sqrt{3}}{2} + i \left(\frac{-3 + 2\sqrt{3}}{2}\right) \end{matrix}

Donc l'affixe du point B est z_B = \frac{-\sqrt{3}}{2} + i \left(\frac{-3 + 2\sqrt{3}}{2}\right).
Exemple de transformations géométriques : Rotation

[modifier] Homothéties

Illustration de la définition

Définition

L'application de \mathbb{C} dans \mathbb{C}, qui à tout point M\, d'affixe z\, associe le point M'\, d'affixe z'\, tel que z' - \omega = k(z - \omega)\,\omega\, est l'affixe du point \Omega\, et k\, (avec k\in\mathbb{R} et k \ne 0) le rapport du couple \left(\overrightarrow{\Omega M};\overrightarrow{\Omega M'}\right) est une homothétie du point M\, vers M'\, de rapport k\,.


Démonstration : h\, est l'homothétie de centre \Omega\, et de rapport k\,, M' = h(M)\, équivaut à \overrightarrow{\Omega M'} = k\overrightarrow{\Omega M}\,.
On note z\, et z'\, les affixes respectives de M\, et M'\,, l'affixe de \overrightarrow{\Omega M'}\, est z'-\omega\,, celle de k\overrightarrow{\Omega M}\, est k(z - \omega)\,. Donc M' = h(M)\, équivaut à z'-\omega = k(z-\omega)\,.

Déterminer l'affixe z_B\, de B\,, image du point A\, d'affixe z_A = -i\,
par l'homothétie de centre \Omega\, d'affixe \omega = -2 - 3i\, et de rapport k = 5\,
On a z' - \omega = k(z - \omega)\, où on remplace les inconnues par leurs valeurs.
D'où z_B + 2 + 3i = 5(-i + 2 + 3i)\,
\begin{matrix}z_B &=& 5(-i + 2 + 3i) - 2 - 3i \\ \ &=& 5(2 + 2i) - 2 - 3i \\ \ &=& 10 + 10i - 2 - 3i \\ \ &=& 8 + 7i\end{matrix}

Donc l'affixe du point B\, est z_B = 8 + 7i\,
Exemple de transformations géométriques : Homothétie

[modifier] Similitude plane quelconque

L'étude d'une similitude plane quelconque n'est pas au programme du tronc commun, seuls les élèves suivant une spécialité mathématiques doivent connaître ces transformations. De plus, les élèves ne doivent connaître que la similitude plane directe, l'étude d'une similitude plane indirecte sera guidée par l'étude de similitudes planes directes.

La formule générale d'une similitude plane directe est z' = az + b\, avec (a;b) \in{\mathbb{C}}^2. Nous pouvons donc noter que les translations, les rotations et les homothéties sont des similitudes planes directes particulières.

La formule générale d'une similitude plane indirecte est z' = a \bar z + b avec (a;b) \in{\mathbb{C}}^2.

[modifier] Un problème de géométrie

Illustration du problème
Dans le repère des complexes, soit:
* Le point A\, d'affixe z_A = 1 + i\sqrt{3}
* Le point B\, d'affixe z_B = 1 - i\sqrt{3}
* Le point C'\, d'affixe z_C' = 2i\,.
1) Calculer l'affixe du point C\, tel que C'\, soit l'image de C\,
par la rotation de centre O\, (d'affixe z_O = 0\,) et d'angle \frac{\pi}{2}

On a z_C - 0 = e^{(\frac{i\pi}{2})}(z_C' - 0), d'où z_C = 2i \times e^{(\frac{i\pi}{2})}  = 2i \times (\cos\left(\frac{\pi}{2}\right) + i \sin\left(\frac{\pi}{2}\right)) = -2 .

2) Représenter les points dans le plan des complexes dont la base orthonormée 
directe est (O, \vec u, \vec v)

Faire le dessin.

3) Soit le triangle (ABC)\,
  a) Calculer l'angle défini par le couple de vecteurs (\overrightarrow{CA};\overrightarrow{CB}).

On fait \frac{z_A - z_C}{z_B - z_C} = \frac{1 + i\sqrt{3} + 2}{1 - i\sqrt{3} + 2} = \frac{(3 + i\sqrt{3})(3 + i\sqrt{3})}{(3 - i\sqrt{3})(3 + i\sqrt{3})} = \frac{9 + 6i\sqrt{3} - 3}{9 + 3} = \frac{1}{2} + i\frac{\sqrt{3}}{2} = e^{(\frac{i\pi}{3})}

  b) Déterminer la nature du triangle (ABC)\,

L'angle défini par le couple de vecteurs (\overrightarrow{CA};\overrightarrow{CB}) est \frac{\pi}{3}, le triangle est équilatéral.

  c) Déterminer le centre et le rayon du cercle \Gamma\, circonscrit au triangle.

Le triangle étant équilatéral, le centre du cercle circonscrit est le centre de gravité
(on rappelle que les droites remarquables (médianes, médiatrices...) sont confondues).
Soit I\, le milieu de [AB]\, (centre de gravité de deux points aux coefficients égaux).
On a z_I = \overrightarrow{OI} = \frac{1}{2}(\overrightarrow{OB} + \overrightarrow{OA}) = \frac{1}{2}(z_B + z_A) = \frac{1}{2}(1 - i\sqrt{3} + 1 + i\sqrt{3}) = 1
L'affixe du centre de gravité G\, peut être calculé en définissant l'homothétie de centre C\, et de rapport \frac{2}{3}
(d'après la définition du centre de gravité) qui transforme I\, en G\, .
On a z_G = \frac{2}{3}(z_I - z_C) + z_C = \frac{2}{3}(1 + 2) - 2 = 2 - 2 = 0
Donc G\, est confondu avec O\,.
Le rayon du cercle circonscrit est bien entendu la distance OC\,, c'est-à-dire |z_C - z_O| = 2\,.
Le cercle \Gamma\, circonscrit au triangle est de centre O\, et de rayon 2\,.

4) Soit r\, la rotation de centre B\, et d'angle \frac{\pi}{3}.
  a) Quelles sont les images des points (A, B, C)\, par r\,. (on utilisera les 
notations (A', B', C')\,)
  • z_B' = z_B\, car c'est le centre (le point invariant) de la rotation.
  • \begin{matrix}z_A' &=& e^{(\frac{i\pi}{3})} (z_A - z_B) + z_B \\ \ &=& \left(\frac{1}{2} + i\frac{\sqrt{3}}{2}\right)(1 + i\sqrt{3} - 1 + i\sqrt{3}) + 1 - i\sqrt{3} \\ \ &=& i\sqrt{3} - 3 + 1 - i\sqrt{3} = 1 + -2\\ \ &=& z_C\end{matrix}
  • De même, z_C' = 1 - 2i\sqrt{3}

On peut remarquer que l'image du triangle équilatéral (ABC)\, par la rotation r\, reste un triangle équilatéral (AB'C')\,.

  b) Quelle est l'image de \Gamma\, par r\,

L'image d'un cercle par une rotation est un cercle de même rayon, il suffit de déterminer l'affixe du centre \Omega_2\, de l'image de \Gamma\,.
On a \omega_2 = e^{(\frac{i\pi}{3})} (z_0 - z_B) + z_B = \left(\frac{1}{2} + i\frac{\sqrt{3}}{2}\right)(- 1 + i\sqrt{3}) + 1 - i\sqrt{3} = - 1 - i\sqrt{3}
Le cercle \Gamma_2\, de centre \Omega_2\, d'affixe \omega_2 = - 1 - i\sqrt{3} et de rayon 2\, est l'image de \Gamma\, par la rotation r\,

  c) Déterminer l'antécédent de \Gamma\, par r\,

De la même manière, mais il faut faire attention à bien reconnaître l'image et l'antécédent.
On a z_0 - z_B = e^{(\frac{i\pi}{3})} (\omega_3 - z_B).
Grâce aux propriétés de l'exponentielle, on a \omega_3 = e^{(\frac{-i\pi}{3})} (-z_B) + z_B. Au final, \omega_3 = 2\,
Le cercle \Gamma_3\, de rayon 2\, et de centre \Omega_3\, d'affixe \omega_3\, est l'antécédent de \Gamma\, par la rotation r\,.

Exemple de transformations géométriques : Problème de géométrie

[modifier] L'utilisation pratique des nombres complexes

Pour les mathématiques, nous avons vu que les nombres complexes sont utilisés pour résoudre certaines équations et pour comprendre certains aspects des transformations géométriques. Ils sont en plus utilisés pour l'étude des polynômes, pour l'analyse complexe ainsi que pour l'étude des fractales.
Néanmoins, ce n'est pas en mathématiques que les nombres complexes sont le plus utilisés, mais en sciences physiques et plus particulièrement en électromagnétisme et en mécanique des fluides. En effet, les physiciens doivent souvent travailler avec des fonctions sinusoïdales, pour simplifier les calculs, ils utilisent la forme exponentielle pour faire les calculs et à la dernière ligne rappellent que seule la partie réelle est importante. Il faut alors faire attention puisque les physiciens ont noté j\, le nombre imaginaire (le i\, en mathématiques) parce que i\, (ou I\,) désigne déjà l'intensité dans leurs notations).
La mécanique quantique est la dernière branche de la physique à s'être approprié les nombres complexes aussi pour simplifier les équations lorsque le nombre de dimension est trop important (jusqu'à 11 dimensions).

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