Photographie/00 - Les premiers pas/Les accessoires de l'appareil photo
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[modifier] Des accessoires, pour quoi faire ?
Tout à son excitation, celui ou celle qui achète son premier appareil photo pense rarement aux accessoires qui lui permettront d'en exploiter au mieux toutes les possibilités. Certains de ces accessoires conviennent à toutes sortes d'appareils tandis que d'autres sont spécifiques à une marque donnée ou même à un appareil donné.
On peut dresser une liste rapide des accessoires de première nécessité :
- pour tous les types d'appareils : un bouchon d'objectif, un pare-soleil, un flash additionnel, un ou plusieurs trépieds rigides, des filtres, un kit de nettoyage des lentilles, un ou plusieurs étuis pour le stockage et le transport,
- pour les appareils argentiques : des piles de rechange ou mieux, des batteries rechargeables, une provision de pellicules,
- pour les appareils numériques : des batteries rechargeables, un adaptateur secteur, des cartes-mémoires.
Tous ces acessoires élargiront considérablement les possibilités de l'appareil, son autonomie, et/ou assureront une protection efficace qui en augmentera la durée de vie.
C'est toujours en plein milieu d'une séance de prise de vues que le pire arrive : on se trouve à court de film, les cartes-mémoires sont pleines, à moins que les piles soient à plat. Cela n'arrive pas qu'aux autres. La loi de Murphy affirme qu'un événement possible finit toujours, au bout d'un temps suffisamment long, par se produire. En bon français, on parle plus volontiers du théorème de la tartine ou de la loi de l'emm... maximum. N'empêche qu'en montagne, certains ont appris à leurs dépens qu'ils auraient mieux fait d'emporter 12 kg de pellicules plutôt que 12 kg d'objectifs transformés, faute de munitions, en un lest aussi luxueux qu'inutile au fond du sac à dos.
[modifier] Le bouchon d'objectif
Heureusement, beaucoup d'appareils compacts d'entrée de gamme sont munis de volets qui obturent l'objectif dès que l'appareil est éteint mais ce n'est généralement pas le cas pour les appareils les plus chers et les plus perfectionnés. L'objectif doit alors être protégé par un bouchon, dès que l'appareil n'est plus en action. Ce bouchon évitera à la lentille frontale de se trouver en contact avec les doigts du photographe et la protègera efficacement contre la poussière, les rayures, les projections d'eau ou d'autres produits, les embruns salés, etc. Accessoirement, il peut servir à couvrir et découvrir l'objectif lorsque l'appareil est en pose longue, par exemple pour lui permettre d'enregistrer en superposition les images de plusieurs fusées de feux d'artifice. Relier le bouchon à l'appareil par une cordelette évite de le laisser tomber dans la boue ou de le perdre bêtement dans une bouche d'égoût ou au fond d'un ruisseau.
[modifier] Le pare-soleil
Comme son nom ne l'indique pas, il doit être utilisé en toutes circonstances, même par temps nuageux, même à l'intérieur d'un bâtiment, même pour photographier un coucher de soleil ou un paysage urbain de nuit. Pourquoi ? Tout simplement parce que la lumière qui entre dans l'objectif trop obliquement pour être utile à la formation de l'image se réfléchit sur les surfaces air-verre des lentilles, sur les barillets des montures, sur les lamelles du diaphragme, etc., et finit par diffuser sur tout l'ensemble de la surface sensible où elle provoque une baisse du contraste, un adoucissement de l'image et surtout une perte de détails dans les ombres.
Naturellement tout pare-soleil doit être exactement adapté à l'objectif qu'il doit protéger de la lumière parasite. Trop évasé, il est inefficace, trop fermé, il provoque l'assombrissement des angles de l'image. Réaliser un pare-soleil adapté aux zooms de grande amplitude relève donc de la mission impossible. Bien souvent, d'ailleurs, les fabricants de tels objectifs recommandent de retirer le pare-soleil lorsqu'ils sont en position grand angulaire, donc réglés sur leur plus courte focale.
[modifier] Le sac de transport
Qu'il soit valise rigide ou simple étui de ceinture, le sac de transport évite la plus grande partie des chocs qui peuvent marquer les surfaces et déprécier l'appareil, voire le mettre hors d'usage s'ils sont un peu violents. L'écran à cristaux liquides, lorsqu'il n'est pas protégé, est particulièrement vulnérable et s'il est cassé, compte tenu du coût des réparations, il faudra songer à remplacer l'appareil ...
[modifier] Les cartes-mémoires
Il n'est pas forcément astucieux de n'acheter qu'une seule carte de forte capacité car en cas de problème il faudra renoncer, la mort dans l'âme, à toute activité photographique. Naturellement, on n'a jamais vu la moindre carte rendre l'âme devant la boutique d'un marchand de cartes, sauf bien sûr si celui-ci est en rupture de stock. La mort des cartes-mémoire, comme celle des piles, survient toujours au début d'une longue randonnée et de préférence un dimanche après-midi.
Il est donc prudent de « ne pas mettre tous ses œufs dans le même panier » et de se munir de deux ou plusieurs cartes de capacité moyenne plutôt que d'une seule grosse. Attention, toutes les cartes ne se valent pas, il y a les rapides, les lentes et celles qui prennent tout leur temps. La différence est surtout sensible pour ceux qui enregistrent leurs images avec la meilleure qualité permise, c'est-à-dire celle que l'on regrette de ne pas avoir utilisée lorsque l'image que l'on a obtenue n'est que bonne alors qu'elle aurait pu être excellente si ...
Quand les appareils sont livrés avec une carte-mémoire, celle-ci est presque toujours d'une capacité ridicule ; il fut un temps, pas si éloigné que cela, une génération seulement, où l'on s'extasiait devant les nouveaux disques durs de 20 Mo (on dit bien méga et pas giga) qui permettaient enfin de moins « jouer au grille-pain » avec les ordinateurs et les boîtes de disquettes 5 pouces associées. Il est vrai que les mémoires vives étaient en proportion, disposer de 512 ou même parfois 640 Ko (on dit bien kilo et non méga) relevait déjà du luxe. Aujourd'hui, avec une carte de 16 ou 32 Mo, on ne stocke guère qu'une ou deux photos en haute définition, et encore. Vendre des cartes aussi « petites », de nos jours, cela fait tout de même un peu « rat ».
[modifier] Le trépied
Il ne vous sera utile que si vous souhaitez faire de la photo et pas seulement des photos. En stabilisant l'appareil, il vous ouvrira le domaine de la photographie en faible lumière et des poses longues pour lesquelles aucun système de stabilisation, aussi perfectionné soit-il, ne vous permettra d'obtenir des images nettes. Quelle que soit sa taille, un bon pied doit avant tout être rigide, ce qui est bien souvent synonyme de lourd. Un pied rigide permettant de travailler à hauteur d'œil pèsera de toute façon : sur l'épaule s'il est fait de matériaux traditionnels ou sur le budget s'il s'agit d'un modèle haut de gamme en matériaux composites à base de fibres de carbone.
Un pied trop souple doit être laissé chez le boutiquier, quoi qu'il arrive, même s'il n'est apparemment pas cher, car il n'offrira jamais les services que l'on serait en droit d'attendre de lui.
Lorsque l'objectif est réglé sur le plus grand angle possible pour une prise de vue générale, il est recommandé d'utiliser un pied lorsque la vitesse devient inférieure à 1/60 s. En position téléobjectif, les mouvements intempestifs qui se produisent lorsque l'on photographie à main levée sont beaucoup plus sensibles et le pied est encore plus nécessaire. Du reste, beaucoup d'appareils émettent un signal visuel ou sonore lorsque le temps de pose devient trop long pour que l'on puisse espérer obtenir une image nette en tenant l'appareil à la main. Il faut aussi bien souvent utiliser un trépied lorsque la mise au point est difficile, par exemple lorsque le sujet se trouve très près de la lentille frontale.
À moins de disposer d'un support approprié, qui peut être un mur, le toit d'une automobile, un rocher, etc., les mini-trépieds sont difficiles à utiliser pour les portraits ou les paysages mais on peut en revanche les transporter et les stocker facilement.
[modifier] Le kit de nettoyage
Un objectif sale permet à son propriétaire de rater méthodiquement ses photographies. Hélas, malgré toute l'attention portée à la chose, personne n'est à l'abri d'un accident. Les deux dangers qui guettent les surfaces optiques sont les rayures et les attaques chimiques.
- Pour éviter les rayures, il faut avant tout éviter de frotter les surfaces lorsque toutes les impuretés abrasives n'en ont pas été soigneusement éliminées. S'il s'agit de poussières simplement déposées, une brosse soufflante ou mieux aspirante suffit, mais les choses se compliquent singulièrement lorsque l'on doit retirer des éclaboussures de boue, surtout si celles-ci ont eu le temps de sécher. Il faut alors tamponner les souillures avec des textiles appropriés imbibés d'eau ou d'autres solvants, et aussi avec du doigté et de la patience, jusqu'à leur élimination complète. Dans les situations d'urgence absolue, certains reporters ont pu sauver leurs objectifs en tamponnant la boue avec la langue, sans lécher les surfaces pour ne pas faire de rayures.
- il n'existe pas de punition assez sévère pour ceux qui « nettoient » les lentilles avec leurs doigts, leur mouchoir, leur chemise, du papier essuie-tout ou même avec une « peau de chamois ». Quand elles ne sont pas agressives par elles-mêmes, comme le sont les papiers destinés au ménage ou à la toilette, ces choses le deviennent en récoltant les poussières abrasives de l'atmosphère ou pire, en cas de réemploi, les impuretés préalablement retirées d'autres surfaces.
- les attaques chimiques sont dues pour l'essentiel aux embruns salés et aux traces de doigts, un nettoyage aussi rapide que possible s'impose pour que les fragiles traitements anti-reflets des lentilles ne soient pas endommagés.
- En cas de besoin et même à titre préventif, pour en savoir plus sur les procédures recommandées, un coup d'œil au chapitre 23 est vivement recommandé.
[modifier] Le flash extérieur
La portée du petit flash incorporé aux appareils compacts ne dépasse guère 3 m mais son éclair peut être utilisé pour déclencher un flash asservi plus puissant dont l'éclair portera jusqu'à 10 ou 12 m. Tout flash muni d'une cellule de déclenchement peut alors convenir mais il faudra parfois supprimer le système de réduction d'yeux rouges qui, par les pré-éclairs qu'il émet, risque de produire des déclenchements intempestifs. Certains appareils sont munis d'une griffe permettant l'adaptation directe de flashes extérieurs et dans ce cas le flash intégré est généralement coupé lorsque l'autre est mis en action. La plupart du temps il faudra utiliser un flash additionnel de la marque ou muni d'un module compatible.
[modifier] Les filtres
Contrairement à ce qui est raconté ici ou là, l'apparition du numérique n'a pas rendu caducs tous les filtres, même si certains d'entre eux peuvent désormais être simulés par les logiciels de traitement d'images. Le plus utile est sans aucun doute le filtre polarisant, dont l'effet sur les reflets ne peut pas être reproduit par un traitement informatique. Il existe aussi de nombreux filtres gris-neutres qui permettent d'abaisser la lumière pour le capteur et ainsi pouvoir faire des poses longues en pleine journée.
[modifier] Le chargeur de batterie
Pour le prix d'un jeu de piles, on peut recharger des dizaines de fois les batteries Li-Ion ou Ni-MH qui sont acceptées par la plupart des appareils modernes. Lorsque l'appareil n'est pas équipé normalement d'accumulateurs spécifiques, l'achat de batteries rechargeables de type AA ou autres est vite amorti.
Ceux qui disposent d'un jeu de batteries spécifiques pourront avantageusement les numéroter, 1, 2, 3, 4, ... et les utiliser dans cet ordre. De cette façon, il est facile de savoir lesquelles sont chargées et lesquelles ne le sont plus.
Pour des travaux nécessitant de très nombreuses prises de vue, surtout si le flash est souvent sollicité, l'utilisation d'une alimentation sur le secteur évite les contraintes liées à l'utilisation des piles ou des accumulateurs.
Chapitre 00 - Les premiers pas
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