Photographie/Accessoires/Pieds et supports divers
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[modifier] Généralités
Il existe plusieurs catégories de supports pour appareils photographiques: les monopieds ou monopodes, les trépieds ainsi que toute une gamme de supports spéciaux (sacs, pinces, pieds ou attaches spéciales).
Le but de tous ces supports est de permettre la photographie avec une vitesse d´obturation plus lente que celle qui serait normalement permise en opérant à main levée, afin d'éviter ou de limiter le flou de bougé. La netteté des images s´en trouve nettement améliorée, mais il faut bien comprendre que l'on parle ici de la netteté des éléments fixes du sujet. Si ce dernier est mobile, son image sera d'autant plus foule que le temps de pose sera plus important.
Dans les temps anciens de la photographie, les premières surfaces sensibles exigeaient des poses très longues et la stabilité de l'appareil était une condition sine qua non de la réussite des clichés. De nos jours, la sensibilité des pellicules ou des capteurs est bien plus grande mais les trépieds restent souvent indispensables pour la photographie et plus encore pour le cinéma ou la vidéo, domaines dans lesquels une stabilité maximum de l'appareil de prise de vues est généralement recherchée.
[modifier] Les trépieds
Ce sont a priori les supports les plus stables, du moins si la qualité de leur construction est suffisante. La rigidité est certainement la qualité la plus importante que l'on peut demander à un trépied. Certains produits de bas de gamme sont si mal conçus et/ou si mal construits que malgré leur poids parfois important, ils sont incapables de stabiliser quoi que ce soit si le vent souffle, même faiblement.
La construction d'un trépied doit être évidemment d'autant plus robuste que l'appareil à supporter est plus lourd. Les modèles en bois ont pratiquement disparu, sauf pour certaines productions de luxe, et l'on ne s'en sert plus guère que pour les usages du studio ou le cinéma. Les trépieds modernes sont le plus souvent constitués de profilés en aluminium pour les modèles les plus courants, tandis que les fabrications de haut de gamme font appel à des matériaux moins denses comme le magnésium ou les composites à base de fibres de carbone. Il est évident que le poids est un critère de choix important pour les reporters ou les voyageurs, mais la recherche de la légèreté ne doit pas conduire à sacrifier la rigidité !
Les trépieds perfectionnés ont des têtes interchangeables et peuvent recevoir des accessoires pour les prises de vues difficiles. Certains peuvent supporter jusqu'à 25 kg et leur hauteur peut atteindre 3 m. Beaucoup de trépieds sont munis de niveaux à bulle, ce qui est important pour assurer l'horizontalité de la platine et la possibilité d'obtenir une rotation autour d'un axe parfaitement vertical, condition indispensable pour faciliter les raccords des prises de vues panoramiques.
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pied Velbon DX-888 Digital
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Comme leur nom l'indique, les trépieds comportent une platine centrale sur laquelle s'articulent trois supports, ou branches, ou jambes, qui reposent sur le sol. Ces branches sont le plus souvent composées de plusieurs sections télescopiques ou d'éléments coulissants qui permettent d'en régler la longueur, en fonction du terrain sur lequel on se trouve.. Des butées ou mieux, comme on le voit sur les deux images ci-contre, des tirants, limitent l'ouverture des branches. Celles-ci se terminent généralement par des embouts en caoutchouc destinés aux sols plans et propres, ou par des pointes, ou encore par des plaques permettant de prendre appui sur des terrains meubles
Sur la platine du trépied est montée une tête plus ou moins perfectionnée qui reçoit l'appareil photo. Il s'agit parfois d'un simple embout portant un filetage normalisé qui se visse dans l'écrou de pied que l'on trouve sur la partie inférieure de la quasi totalité des boîtiers photographiques, mais pour faciliter l'orientation en tous sens, une rotule est généralement considérée comme fort utile. Au lieu d'une rotule on peut aussi trouver un système plus complexe permettant deux rotations de l'appareil, l'une autour d'un axe vertical et l'autre vers le haut ou vers le bas ; ce dispositif est de règle pour le tournage de films ou de vidéos, car alors l'appareil ne doit pas basculer autour de l'axe optique sous peine de fournir une image « penchée ». Certaines têtes articulées ou à rotule sont montées sur une tige coulissante qui permet de rehausser l'appareil par rapport à la platine (on y gagne en hauteur mais pas en stabilité), ou au contraire de le monter sous la platine, entre les branches du pied, pour photographier des sujets situés à faible hauteur. |
| Les têtes sont souvent interchangeables pour augmenter les possibilités offertes sur le terrain, en particulier pour permettre le montage de divers accessoires. Celles qui sont montrées ici à droite ou à gauche permettent deux rotations, la rotule au centre en permet trois. | |
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rotule Manfrotto 488 RC4
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Le mode de montage le plus simple est sans conteste la rotule ; la sphère mâle est immobilisée dans le logement sphérique femelle par l'action d'une vis ou d'un levier, en la libérant on peut orienter l'appareil dans toutes les directions.
Lorsque la rotule est desserrée, les trois rotations deviennent libres, ce qui peut être un avantage du point de vue de la rapidité de mise en place, mais aussi un inconvénient grave pour certaines prises de vues. Lorsque la rotule elle-même peut tourner autour d'un axe vertical, elle est généralement associée à une graduation angulaire qui facilite certaines prises de vues, par exemple des panoramiques constitués par l'assemblage de plusieurs clichés. |
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tête orientable Slik pro 700DX
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Pour sélectionner la ou les rotations qui doivent être utilisées, il faut impérativement utiliser non pas des surfaces sphériques, mais trois pivots indépendants, comme le permet le mécanisme montré ci-contre. Chacun de ces pivots peut être bloqué ou libéré à volonté par un bouton ou une poignée tournante.
On notera que deux des mouvements peuvent être utilisés pour rendre parfaitement horizontale la platine sur laquelle se fixe l'appareil. Deux niveaux à bulle permettent de vérifier cette horizontalité, mais ne garantissent pas pour autant que le troisième axe de rotation soit parfaitement vertical. |
| Les axes de rotation sont parfaitement visibles ici. | |
| L'accessoire montré ci-contre permet d'obtenir un mouvement de translation de l'appareil, ce qui est très utile pour faciliter les prises de vue rapprochées grâce au mouvement de l'appareil vers l'avant ou vers l'arrière; dans ce cas l'axe optique est placé parallèlement au mouvement de coulissement. En tournant l'appareil de 90°, l'axe optique devient perpendiculaire à la glissière, ce qui permet d'obtenir un décalage latéral indispensable pour les prises de vues stéréoscopiques. | |
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Les têtes destinées au cinéma ou à la vidéo doivent permettre des rotations douces, sous peine de provoquer des sauts d'images du plus mauvais effet. Elles sont munies de systèmes permettant d'obtenir des frottements « fluides ». Certaines têtes perfectionnées sont munies de moteurs permettant de commander ou de télécommander une ou deux rotations. C'est par exemple le cas pour celles qui sont destinées au montage d'instruments d'observation astronomique ou d'astrophotographie, qui peuvent être programmées à volonté pour assurer un mouvement de poursuite. |
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système de montage rapide Cullmann 2550
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Des systèmes de fixation rapide permettent le montage et le démontage quasi instantanés de l'appareil. Ils se composent de deux parties emboîtables liées l'une au boîtier et l'autre au pied, on n'a plus alors besoin de visser ou de dévisser l'appareil à chaque fois qu'on veut le fixer sur le trépied. Des rotules à blocage rapide, actionnées par une poignée, facilitent grandement l'orientation de l'appareil. |
[modifier] Autres systèmes et supports
- Le Monopied est une simple tige téléscopique sur laquelle se fixe l´appareil photo et qui permet de stabiliser le matériel avec bien sûr une moins grande stabilité qu´un trépied. C´est la solution généralement choisie par les photographes sportifs.
- Le Bottle camera pod permet de fixer un appareil numérique léger (pas plus de 450 g) sur le goulot d'une bouteille, pourvu que celui-ci ait un diamètre compris entre 28,5 et 30,5 mm. Il comporte aussi une pince de 9,5 mm d'ouverture maximale qui peut être serrée sur diverses surfaces planes telles qu'une vitre de voiture partiellement baissée.
- Le Camera Stabilising Bag est destiné aux appareils reflex à objectifs interchangeables ou aux bridges. Il comporte deux compartiments en toile imperméable et résistante : un élément plan de 22 x 21 cm que l'on pose où l'on peut (mur, toit de voiture, chaise, etc) et qui supporte le boîtier de l'appareil, surmonté d'un berceau recevant l'objectif. Lorsqu'il est vide, ce système tient dans un sac de transport de la taille d'une balle de tennis. Les compartiments peuvent être remplis avec ce que l'on a sous la main : du riz, du gravier, du sable, des haricots secs, etc.
- Le Monsterpod est un support en forme de disque de 12,5 cm de diamètre et portant une rotule permettant la fixation d'un appareil de faible poids, comme un appareil numérique compact par exemple. La partie inférieure de ce disque est constituée d'une résine synthétique viscoélastique capable d'adhérer aux supports les plus variés : carrosseries, rochers, troncs d'arbres, etc. Cette résine est théoriquement lavable, et donc insoluble dans l'eau, mais il vaut mieux l'utiliser sur des surfaces propres sous peine d'une perte progressive d'adhérence.
- Le ModoPocket de Manfrotto est un petit système pliant qui peut rester à demeure sous un boîtier compact. Une fois ouvert, l'appareil repose sur 4 pieds caoutchoutés.
[modifier] Astuces pour stabiliser un appareil lors de la prise de vue
[modifier] Vis + ficelle + rondelle
La ficelle d'environ 1,5 m est attachée d'un côté à une vis destinée à l'écrou de pied de l'appareil et de l'autre à une grosse rondelle ou tout autre objet disponible. En mettant le pied sur la rondelle et en soulevant l'appareil, celui-ci se trouve stabilisé comme si l'on avait utilisé un monopode. Attention si vous utilisez une vis de 6 dans l'écrou, le taraudage n'est pas compatible et le risque de détérioration est grand. Si l'on tient vraiment à ne pas utiliser une vis au pas normalisé « photo », alors on peut adopter une vis de 6 en plastique. Avec une ficelle assez grosse, on peut même se passer de la rondelle.
[modifier] Images en réserve
[modifier] Liens
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