Photographie/Netteté des images/Généralités

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Netteté des images photographiques


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Quoi que l'on fasse, l'image photographique d'un objet n'est jamais parfaitement nette, même si l'œil, éventuellement assisté d'un instrument, la perçoit comme telle. Il n'existe en effet aucun objectif parfait, aucun film parfait, aucun papier photographique parfait, aucun écran d'ordinateur parfait, etc. En d'autres termes, l'image d'une source quasi ponctuelle (une étoile lointaine en constitue un excellent modèle) n'est jamais un point, mais toujours une tache d'étendue variable et dont la structure peut être fort complexe.


Que le procédé mis en œuvre soit argentique, numérique ou mixte, peu importe, chacune des opérations qui permettent d'obtenir l'image finale modifie les informations provenant du sujet, parfois pour en améliorer le rendu mais hélas, le plus souvent, pour les dégrader de façon plus ou moins importante. Si le souci de tout photographe doit être avant tout d'obtenir le meilleur enregistrement d'informations possible au moment de la prise de vue, puis d'assurer au mieux les transformations conduisant à l'image finale, une réflexion sur des problèmes plus généraux n'est sûrement pas inutile. En effet, certains des facteurs qui jouent un rôle dans l'obtention d'images de qualité sont clairement identifiés mais beaucoup d'autres restent souvent ignorés ; de plus, beaucoup d'idées fausses circulent et perdurent, entretenues par la mauvaise littérature de vulgarisation ou par les photographes eux-mêmes.


Sections

[modifier] La structure fine des images

L'observation d'un sujet à photographier fait apparaître des contours nets, où les transitions sont brutales, et des plages dont les couleurs et les luminances sont uniformes ou ne varient que de manière progressive. L'information en provenance de ces dernières possède tous les caractères du continu.

En revanche, toutes les images photographiques présentent une « structure fine » plus ou moins discontinue qui se superpose à l'information utile et la dégrade. En s'approchant suffisamment de l'image et au besoin en la grossissant, cette structure apparaît dans tous les cas, quel que soit le procédé et quoi que l'on fasse. Elle peut être pseudo-périodique ou aléatoire (le grain d'une pellicule, le bruit d'un capteur, le scintillement d'un écran perlé ...) ou encore périodique (les pixels d'une image informatique, les trames d'impression, la trame d'un écran informatique ...).

Lorsque les structures fines passent inaperçues lors de l'examen de l'image finale dans des conditions « habituelles », l'image des zones de transition brutale paraît nette et celle des zones uniformes ou présentant des variations de valeurs progressives donne l'illusion de la continuité. On peut alors considérer qu'elles n'ont pas une grande importance mais il existe tout de même quelques pièges. Par exemple, en photographiant un écran d'ordinateur avec un appareil numérique ou en scannant sans précautions un document photographique imprimé, on a toutes les chances d'obtenir des effets de moiré particulièrement désagréables. De temps en temps, ces effets apparaissent d'ailleurs aussi sur les tirages industriels.


[modifier] La notion de qualité globale d'une image

Lorsque l'œil évalue la qualité globale d'une image, il tient compte de façon synthétique d'un ensemble de propriétés physiques : la reproduction des valeurs, la reproduction des détails et la netteté (ces deux notions ne doivent pas être confondues), enfin la granulation. Sur ce strict plan technique, l'expérience montre que les observateurs établissent davantage leurs jugements sur des impressions personnelles que sur un raisonnement et des critères rationnels.

Dans la mesure où la qualité de l'image influe directement sur la perception des informations qu'elle contient, on a cherché à définir des critères permettant une évaluation objective. Il faut naturellement que cette évaluation rejoigne, dans des conditions données et statistiquement, les conclusions de l'évaluation subjective.


[modifier] La reconnaissance des formes

La détection de détails dans l'image ne suffit pas, encore faut-il que l'observateur puisse faire le tri entre les éléments qui contiennent une information utile et ceux dont la présence est sans intérêt. Diverses études ont montré que la reconnaissance de formes à peine visibles était liée à la perception des frontières entre des plages contiguës.


[modifier] L'étendue de la zone de netteté

Les problèmes de la prise de vue seraient bien moindres si tous les sujets étaient plans et perpendiculaires à l'axe optique. En pratique, c'est rarement le cas et l'image de tout ce qui ne se trouve pas dans le plan de mise au point ne peut être que plus ou moins floue. Comme nous le verrons, ce sont les défauts de l'œil qui nous permettent d'accepter comme nets des détails qui ne le sont pas, ce qui permet de définir la notion de profondeur de champ.


Netteté des images photographiques
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