Photographie/Objectifs/Objectifs de longue focale
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■ préface - SOMMAIRE COMPLET
■ notions fondamentales et conseils pour les débutants
■ aspects esthétiques, thèmes photographiques
■ références scientifiques
■ photométrie, colorimétrie, optique
■ appareils, objectifs, fournitures, accessoires, entretien
■ procédés chimiques
■ procédés numériques
■ caractéristiques physiques des images, densité, netteté
■ compléments techniques et pratiques
■ photographie et vie sociale, histoire, enseignement, institutions, droit...
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Sections |
[modifier] Propriétés particulières
Les objectifs de longue focale et les téléobjectifs, qui correspondent à une formule optique particulière, ont des distances focales supérieures ou très supérieures à la diagonale du format utilisé. Ainsi, en format 24 x 36 mm, ces objectifs ont une longueur focale supérieure à 50 mm. Par conséquent, plus la focale est longue, plus leur angle de vision est étroit, ce qui, de la même manière, permet de cadrer des objets éloignés. Leurs domaines d'utilisation sont multiples :
- Le portrait : en 24 x36 mm, on considère parfois que le portrait « standard » se réalise au 50 mm. Cependant, les focales de 85 mm ou de 135 mm sont également les chouchous de nombre de portraitistes, car ils permettent de cadrer beaucoup plus serré et surtout d'obtenir des perspectives plus naturelles.
- La chasse animalière : les animaux sauvages sont typiquement farouches et il est souvent difficile ou dangereux de s'en approcher. Il faut alors recourir à un téléobjectif pour cadrer en plein champ un cerf ou un tigre.
- La photographie rapprochée : de même, les insectes peuvent ne pas supporter l'approche d'un être humain. En macrophotographie, cela pose problème car les zooms macros sont peu nombreux, et ce domaine de la photographie nécessite bien souvent de recourir à la mise au point manuelle. Pour maintenir une distance confortable entre le photographe et l'animal, une longue focale (105 mm par exemple) est nécessaire pour ceux qui préfèrent opérer en pleine nature.
[modifier] Objectifs de longue focale
[modifier] Téléobjectifs dioptriques
[modifier] Objectifs catadioptriques
Voir l'article détaillé qui traite de ce sujet.
[modifier] Problèmes pratiques sur le terrain
Les téléobjectifs puissants posent à leurs utilisateurs de nombreux problèmes. Outre ceux liés au poids et au prix, on peut citer les difficultés de mise au point, les particularités concernant la profondeur de champ et le flou de bougé.
La principale caractéristique des téléobjectifs est qu'ils permettent d'obtenir de forts grandissements en photographiant des sujets éloignés et que l'on ne peut pas ou que l'on ne veut pas approcher, pour diverses raisons.
Il ne faut jamais oublier qu'une image obtenue à l'aide d'un objectif de longue focale est presque toujours regardée de trop près. La perspective d'une scène est approximativement respectée lorsqu'une photo obtenue avec un objectif de focale normale est suffisamment agrandie et observée depuis une distance égale à sa diagonale. Dans tous les cas, si l'on veut respecter les perspectives, il faut observer les images depuis la distance orthoscopique, laquelle est d'autant plus grande que l'angle de prise de vue du téléobjectif était plus petit au moment de la prise de vue. Pour un format donné de surface sensible, en choisissant un objectif dont la focale est n fois plus grande que la focale normale, la distance orthoscopique sera également multipliée par n.
Ainsi, un tirage de 24 x 36 cm obtenu à partir d'une surface sensible de 24 x 36 mm devrait être regardé depuis une distance de 50 cm si le cliché a été fait avec un objectif de 50 mm, mais depuis une distance de 500 cm si l'objectif avait une distance focale de 500 mm, ce que l'on ne fait évidemment jamais. Ceci a plusieurs conséquences faciles à comprendre :
- lorsque les photographies sont regardées depuis une distance notablement plus faible que la distance orthoscopique, la perspective semble « tassée » ; il en résulte un effet souvent désagréable, mais qui peut être mis à profit dans certains cas, par exemple pour juxtaposer l'image d'un personnage prononçant un discours ou une conférence avec le logo d'une entreprise mécène ou d'autres éléments graphiques.
- les images étant regardées de trop près, leurs défauts deviennent beaucoup plus perceptibles ; l'exigence de qualité est a priori 10 fois plus grande pour un objectif de 500 mm que pour un autre de 50 mm, toutes choses égales par ailleurs, si dans les deux cas l'image finale est regardée depuis une distance approximativement égale à sa diagonale. Cela explique en partie le coût très élevé des téléobjectifs de haut de gamme capables de donner des images de bonne qualité pour toutes les ouvertures de diaphragme ; beaucoup d'objectifs de longue focale mais de qualité un peu inférieure voient leurs performances chuter très vite à la fois pour les grandes ouvertures et pour les petites, il faut donc chercher pour quelle ouverture du diaphragme ils donnent la meilleure qualité possible, généralement vers f/8 ou f/11.
- les défauts de netteté étant d'autant plus apparents que l'on se rapproche de l'épreuve finale, la profondeur de champ est très fortement diminuée si l'on ne respecte pas la distance orthoscopique. C'est souvent un avantage car cela permet de faire disparaître dans le flou les éléments indésirables qui ne se trouvent pas dans le même plan que le sujet (plus proches ou plus éloignés de l'appareil) mais en revanche cela peut rendre la mise au point très délicate. Les photographes animaliers connaissent bien ce problème, et ils ont appris à débrayer la mise au point automatique dans tous les cas difficiles, en particulier pour les sujets peu contrastés.
Les téléobjectifs procurent facilement des photographies entachées d'un notable flou de bougé, surtout lorsque leur qualité moyenne oblige à les utiliser avec un diaphragme relativement fermé et donc avec des temps de pose qui tendent à s'allonger. La masse des téléobjectifs, tant qu'elle ne dépasse pas 2 ou 3 kg, est un facteur favorable à la stabilité grâce à l'inertie mécanique qu'elle oppose aux mouvements intempestifs provoqués par les tremblements musculaires de l'opérateur, par le vent, etc. En compensant tout ou partie de ces mouvements, les systèmes de stabilisation permettent d'obtenir des images nettes malgré des temps de pose relativement longs, mais ils ne compensent pas les mouvements des sujets. L'usage d'un pied très rigide est toujours une bonne idée ; un monopode est plus maniable mais n'offre qu'une stabilité limitée. La meilleure solution est offerte par les boîtiers les plus modernes, qui permettent d'opérer avec des sensibilités très élevées sans que cela entraîne des défauts rédhibitoires, la montée du bruit numérique étant désormais relativement bien maîtrisée.