Philosophie/Vocabulaire/Kant
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[modifier] A priori
1) ce qui est indépendant de toute expérience sensible ; s’oppose à ce qui est donné empiriquement ; 2) ce qui est condition de possibilité de la connaissance (condition de possibilité de l’a posteriori).
Kant (Critique de la raison pure, Introduction, 2) distingue deux critères de l'a priori :
- La nécessité
- L'universalité
[modifier] Chose en soi
Réalité inconnaissable que nous devons penser pour comprendre ce qu’est un phénomène : elle se manifeste ou apparaît dans le phénomène, elle en est donc l’origine.
[modifier] Concept/catégorie
Appartient à l’entendement ; pure forme qui ne peut recevoir de contenu de l’intuition sensible ; acte synthétique ou jugement qui subsume un divers sous une réalité une.
[modifier] Table des catégories
Liste de tous les concepts originairement purs de la synthèse, que l'entendement renferme a priori et qui fait de lui un entendement pur. C'est grâce à eux qu'il peut comprendre quelque chose dans le divers de l'intuition.Les categories sont des concepts purs de l'entendement qui sont des règles permettant de constituer l'objectivité.
- Quantité :
- Unité
- Pluralité
- Totalité
- Qualité :
- Réalité
- Négation
- Limitation
- Relation :
- Inhérence et subsistance
- Causalité et dépendance
- Communauté
- Modalité :
- Possibilité - impossibilité
- Existence - non-existence
- Nécessité - contingence
[modifier] Connaissance transcendantale
C’est Kant qui le premier utilise ce terme avec une signification bien précise : une connaissance par laquelle nous parvenons à connaître que et comment certaines représentations (intuitions ou concepts) sont appliquées ou sont possibles exclusivement a priori.
[modifier] Dialectique naturelle de la raison
Chez Platon, la dialectique est la méthode par laquelle on atteint la réalité : elle est donc une connaissance vraie ; mais chez Aristote, duquel Kant s’inspire ici, elle désigne l’art du dialogue, de la confrontation, et, en son sens sophistique, arguties inutiles ; chez Kant, elle va désigner la prétention de la raison pure à dépasser le champ de la phénoménalité, à franchir les limites assignées à notre pouvoir de connaître, à confondre le concept et l’existence, à croire que la logique pure a une portée ontologique ; la raison est ici en perpétuel conflit avec elle-même ; cette dialectique est naturelle à la raison humaine, et donc, à l’humanité
[modifier] Dialectique transcendantale
Etude des mécanismes qui produisent les erreurs et illusions caractéristiques de la métaphysique
[modifier] Entendement
Faculté par laquelle nous arrivons à unifier des données sensibles venant du monde, par le biais de concepts. L'entendement est ce qui nous permet de connaître un phénomène.
[modifier] Esthétique
Théorie des formes spatio-temporelles de la sensibilité qui sont la condition de toute expérience sensible
[modifier] Idée (rationnelle)
Fonction de la raison qui n’a pas d’usage pour la connaissance ; Kant fait une distinction entre l’Idée transcendantale, qui a pour fonction d’unifier les connaissances obtenues par l’entendement, en les systématisant, et l’Idée transcendante qui réifie cette unité, en croyant avoir affaire à un objet réel
[modifier] Noumène
Réalité intelligible que l’on peut penser, mais pas connaître ; il s’oppose en effet au phénomène sensible
"Parce que le noumène est humainement inconnaissable, il est parfois assimile a la chose en soi, que Kant oppose également au phénomène. Or, le noumène n'est pas la chose en soi, laquelle est l'objet tel qu'il est en lui même, sans la référence a la connaissance que quiconque -homme ou Dieu- peut en prendre. Le noumène est au contraire un objet de pensée ou de connaissance rationnelle, une essence intelligible, au sens platonicien, même si celle ci est inaccessible a l'esprit humain. C'est pourquoi, chez Kant, ce sont surtout les idées métaphysiques (l'âme, l'univers, Dieu) qui ont une réalité morale." Source : La Pratique de la Philosophie, de A à Z, édition 2000.
[modifier] Phénomène
Chose telle qu’elle apparaît à l’homme, telle que seule l’homme peut la connaître, à travers la structure de son esprit (intuitions pures a priori, catégories)
Etre de l'entendement pur. Echappant, contrairement à la "chose en soi" - dont il faut soigneusement le distinguer -, à la sensibilité, il est un pur possible, tandis que la chose en soi existe nécessairement bien que nous ne puissions en rien savoir ce qu'elle est.
Kant dit du noumène qu'il est un concept "limitatif" qui "borne" à la fois les "prétentions de la sensibilité" (à fournir à elle seule toutes les données de la connaissance) et "celles de l'entendement" à étendre le champ de ses connaissances "jusqu'à la chose en soi".
Réf : Critique de la Raison Pure, Analytique des principes, chapitre III "Du principe de la distinction de tous les objets en phénomènes et en noumènes" (le titre induit en erreur, les "choses en soi" sont en fait "contenues" dans les phénomènes...et les noumènes... sont - s'ils existent - des choses en soi).
[modifier] Pure
Est lié à la raison. Et n'est pas pure, la source de connaissance qui provient d'autre choses que de la raison.
[modifier] Raison
Aptitude à penser au-delà de l'expérience, distincte de l'entendement.
[modifier] Transcendantal
Ce qui rend une connaissance a priori possible.