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Dictionnaire de philosophie/Âme

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※ Âme ※


L'âme (du grec psychê, ψυχή, du latin anima) constitue l'une des notions fondatrices de la pensée philosophique occidentale. De manière générale, elle désigne le principe vital qui anime les êtres vivants, tout en marquant ce qui distingue l'homme de la matière inerte et, éventuellement, ce qui survit à la dissolution du corps[1]. Cette notion, qui traverse toute l'histoire de la philosophie, trouve ses formulations les plus déterminantes dans la pensée platonicienne, où l'âme apparaît comme réalité immortelle, principe de connaissance et instance morale.

Les origines homériques et présocratiques

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Chez Homère, l'âme (psychê) désigne essentiellement le souffle vital qui quitte le corps au moment de la mort. Dans l'Iliade, elle apparaît comme une ombre inconsistante, privée de pensée (phrenes), qui descend dans l'Hadès[2]. Cette conception archaïque ne confère pas encore à l'âme la dignité d'un principe rationnel ou moral.

Les penseurs présocratiques, notamment les pythagoriciens, transforment profondément cette conception. Pythagore introduit l'idée de la transmigration des âmes (métempsychose) et confère à l'âme une dimension divine et immortelle[3]. L'âme devient ainsi le siège d'une vie spirituelle qui transcende l'existence corporelle. Cette innovation pythagoricienne exercera une influence déterminante sur Platon.

L'âme chez Platon : immortalité et connaissance

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La tripartition de l'âme

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Platon élabore une conception complexe de l'âme qui en fait le principe même de la vie humaine et le fondement de la connaissance. Dans la République, il distingue trois parties de l'âme : l'élément rationnel (logistikon, λογιστικόν), qui est siège de la raison et de la sagesse ; l'élément irascible ou courageux (thumos, θυμός), qui produit les émotions nobles comme la colère juste ou le courage ; et l'élément concupiscible (epithumia, ἐπιθυμία), siège des désirs et des passions[4]. Cette tripartition permet à Platon d'expliquer les conflits intérieurs que vit l'homme et de fonder une éthique de l'harmonie psychique : la justice, pour l'individu comme pour la cité, consiste dans l'accord harmonieux de ces trois parties sous la direction de la raison.

Dans le Timée, Platon localise même ces trois parties dans le corps humain : la raison siège dans la tête, l'irascible dans la poitrine, et le concupiscible entre la poitrine et le nombril[5]. Cette localisation, qui peut sembler naïve, illustre la volonté platonicienne de penser l'union de l'âme et du corps, tout en affirmant leur distinction fondamentale.

L'immortalité de l'âme : les arguments du Phédon

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C'est dans le Phédon que Platon développe les arguments les plus élaborés en faveur de l'immortalité de l'âme, dialogue qui met en scène les dernières heures de Socrate avant sa mort. Socrate y affirme que le véritable philosophe passe sa vie à se préparer à la mort, puisque philosopher consiste précisément à séparer l'âme du corps, à se détacher des passions corporelles pour accéder à la contemplation des réalités intelligibles[6].

Platon propose quatre arguments principaux pour démontrer l'immortalité de l'âme :

1. L'argument cyclique : Toute chose naît de son contraire. Le vivant naît du mort comme le mort naît du vivant, le sommeil de la veille comme la veille du sommeil. Il doit donc exister un processus inverse à la mort par lequel les âmes reviennent à la vie, faute de quoi tout finirait par s'abîmer dans la mort[7].

2. L'argument par la réminiscence (anamnêsis, ἀνάμνησις) : La connaissance véritable n'est pas acquisition mais ressouvenir. Lorsque nous reconnaissons deux objets comme égaux, nous les rapportons à une Idée de l'Égalité en soi que nous n'avons jamais rencontrée dans l'expérience sensible, puisque les choses sensibles ne sont jamais parfaitement égales. Nous devons donc avoir connu cette Idée avant notre naissance. Connaître, c'est se ressouvenir : l'âme a contemplé les Idées avant de s'incarner dans un corps, et elle les a oubliées en naissant[8][9]. Cet argument implique donc à la fois la préexistence et l'immortalité de l'âme.

3. L'argument par l'affinité : Les choses composées sont susceptibles de se dissoudre, tandis que les choses simples et immuables sont indissolubles. Or l'âme est simple et s'apparente aux réalités intelligibles, qui sont invisibles, immuables et éternelles. Elle ressemble au divin et à l'immortel, tandis que le corps ressemble au mortel et au périssable[10]. L'âme ne peut donc pas être dissoute comme le corps.

4. L'argument final : L'âme est le principe de la vie. Or un principe ne peut admettre le contraire de ce qu'il apporte. Comme le feu ne peut être froid ni la neige chaude, l'âme, qui apporte nécessairement la vie, ne peut recevoir la mort. Elle est donc immortelle et impérissable[11].

La théorie de la réminiscence et la connaissance

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La théorie de la réminiscence (anamnêsis) ne vise pas seulement à prouver l'immortalité de l'âme, elle fonde également l'épistémologie platonicienne. Dans le Ménon, Socrate interroge un jeune esclave ignorant en géométrie et le conduit, par ses seules questions, à découvrir comment construire un carré double d'un carré donné. Puisque l'esclave n'a rien appris de nouveau mais a seulement retrouvé en lui-même une connaissance qu'il possédait déjà, Socrate en conclut qu'apprendre n'est rien d'autre que se ressouvenir[12].

Cette doctrine répond à un sophisme avancé par Ménon : comment peut-on chercher ce qu'on ne connaît pas, puisqu'on ne sait même pas ce qu'on doit chercher ? Et comment chercher ce qu'on connaît déjà, puisqu'on le possède déjà[13] ? La réminiscence résout ce paradoxe : nous avons déjà connu les vérités que nous cherchons, dans une existence antérieure de l'âme, mais nous les avons oubliées en naissant. La recherche philosophique consiste à réveiller ce savoir endormi.

La théorie de la réminiscence suppose donc la croyance en la préexistence de l'âme et en sa familiarité native avec les Idées, ces réalités intelligibles, éternelles et immuables qui constituent le monde véritable. L'âme, avant de s'incarner, a contemplé les Idées dans leur pureté : la Justice en soi, la Beauté en soi, le Bien en soi[14]. Lorsqu'elle rencontre dans le monde sensible des choses justes, belles ou bonnes, elle reconnaît en elles l'image imparfaite des Idées qu'elle a autrefois contemplées.

L'âme et le corps : dualisme et purification

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La conception platonicienne établit un dualisme strict entre l'âme et le corps. Le corps est présenté comme un obstacle à la connaissance et à la vertu. Il nous enchaîne aux apparences sensibles, nous détourne de la contemplation des réalités intelligibles par ses besoins et ses désirs. Platon va jusqu'à dire que le corps est le tombeau de l'âme (sôma-sêma, σῶμα-σῆμα)[15], formule qui suggère que l'existence corporelle est une forme de mort pour l'âme.

D'où la nécessité de la purification (katharsis, κάθαρσις). Le philosophe doit se détacher autant que possible du corps et de ses passions pour permettre à son âme de contempler les Idées. Cette purification n'est pas seulement intellectuelle, elle est aussi morale : elle consiste à pratiquer la tempérance, le courage, la justice et la sagesse[16]. Les vertus véritables ne consistent pas simplement à échanger un plaisir contre un autre ou une crainte contre une autre, mais à purifier l'âme de ses attachements corporels sous la conduite de la raison.

Le mythe du Phèdre illustre cette conception en présentant l'âme comme un attelage ailé conduit par un cocher (la raison) qui doit maîtriser deux chevaux, l'un noble (l'irascible) et l'autre rétif (le concupiscible)[17]. Lorsque l'âme parvient à maintenir l'harmonie de l'attelage, elle peut s'élever jusqu'au lieu supracéleste où elle contemple les Idées. Mais lorsqu'elle est dominée par le mauvais cheval, elle perd ses ailes et tombe dans un corps mortel.

La destinée de l'âme après la mort

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Platon développe également une eschatologie complexe, qui décrit le destin des âmes après la mort du corps. Dans la République, le mythe d'Er raconte comment les âmes sont jugées après la mort selon la vie qu'elles ont menée. Les âmes justes sont récompensées et contemplent le Bien, tandis que les âmes injustes sont punies[18]. Après un certain temps, les âmes choisissent une nouvelle vie et se réincarnent dans un corps humain ou animal selon leur choix.

Le Phédon décrit également les différentes régions de l'Hadès où les âmes séjournent après la mort, en fonction de leur degré de pureté. Les âmes philosophes, qui se sont purifiées durant leur vie terrestre, habitent les régions les plus élevées et les plus lumineuses. Les âmes impures, alourdies par leurs attachements corporels, sont contraintes de se réincarner rapidement, parfois dans des corps d'animaux correspondant à leurs vices[19].

Ces mythes eschatologiques ne sont pas de simples ornements poétiques. Ils ont une fonction éthique essentielle : ils incitent l'homme à prendre soin de son âme en menant une vie juste et en pratiquant la philosophie. Ils donnent également un sens à l'existence humaine en l'inscrivant dans une perspective cosmique où la justice finit toujours par triompher.

La question de l'unité de l'âme

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La doctrine platonicienne de l'âme soulève une difficulté majeure : comment concilier la tripartition de l'âme (raison, irascible, concupiscible) avec son immortalité ? Si l'âme est composée de trois parties, ne devrait-elle pas être susceptible de se dissoudre comme tout ce qui est composé ?

Platon ne résout pas explicitement cette difficulté. On peut néanmoins interpréter sa position de deux manières. D'une part, il est possible que seule la partie rationnelle de l'âme soit véritablement immortelle, les deux autres parties périssant avec le corps. Cette interprétation est suggérée par certains passages du Timée où Platon distingue la partie immortelle de l'âme, créée directement par le Démiurge, des parties mortelles, créées par les dieux inférieurs[20].

D'autre part, on peut considérer que la tripartition ne représente pas trois parties substantiellement distinctes, mais trois fonctions ou trois aspects d'une âme fondamentalement une. L'âme serait simple en son essence, mais manifesterait sa simplicité de manière différenciée selon qu'elle se rapporte aux Idées (partie rationnelle), au courage et à l'honneur (partie irascible), ou aux besoins corporels (partie concupiscible).

Aristote et la critique du dualisme platonicien

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Aristote, disciple de Platon, critique vigoureusement le dualisme de son maître. Dans le De Anima (De l'âme), il définit l'âme comme « la forme d'un corps naturel ayant la vie en puissance » (entéléchie première d'un corps naturel organisé)[21]. L'âme n'est donc pas une substance séparée qui s'unirait accidentellement à un corps, mais la forme même, le principe d'organisation d'un corps vivant. Elle est au corps ce que la vision est à l'œil : on ne peut pas plus séparer l'âme du corps qu'on ne peut séparer la vision de l'œil.

Cette conception hylémorphique (de hylê, matière, et morphê, forme) remet radicalement en cause l'immortalité de l'âme telle que la concevait Platon. Si l'âme est la forme du corps, elle ne peut lui survivre, de même que la forme d'une statue de bronze ne survit pas à la destruction de la statue. Aristote admet toutefois une exception pour l'intellect agent (nous poiêtikos), partie la plus haute de l'âme rationnelle, qui est « séparé, impassible et sans mélange », et qui seul pourrait être immortel[22]. Mais cette immortalité n'est plus personnelle : ce n'est pas l'individu Socrate qui survit, mais l'intellect en tant que tel, identique chez tous les hommes.

Postérité et transformations

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La conception platonicienne de l'âme exercera une influence considérable sur toute la philosophie occidentale. Les néoplatoniciens, notamment Plotin, reprendront et approfondiront la doctrine de l'âme immortelle et de sa contemplation des Idées. Les Pères de l'Église, particulièrement Augustin, christianiseront la psychologie platonicienne en l'adaptant aux dogmes de la création, de la résurrection et de la grâce divine.

Au XVIIe siècle, Descartes renouvellera le dualisme platonicien en distinguant radicalement la substance pensante (res cogitans) et la substance étendue (res extensa)[23]. Mais là où Platon voyait une hiérarchie entre l'âme divine et le corps matériel, Descartes pose une distinction de nature entre deux substances également créées par Dieu.

La modernité philosophique, de Locke à Kant, contestera de plus en plus la substantialité de l'âme et l'interprétera plutôt comme conscience, sujet ou personne. La psychologie scientifique contemporaine abandonnera finalement le concept d'âme au profit de notions empiriquement testables comme le psychisme, la conscience ou le cerveau. Pourtant, les questions soulevées par Platon demeurent vivantes : qu'est-ce qui fait l'identité et l'unité de la personne humaine ? L'homme peut-il se réduire à sa dimension corporelle ? Existe-t-il une dimension spirituelle irréductible à la matière ?

Enjeux philosophiques

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La conception platonicienne de l'âme engage des enjeux multiples qui dépassent largement la seule question de la survie après la mort :

Sur le plan épistémologique, la théorie de la réminiscence fonde la possibilité de la connaissance universelle et nécessaire. Si nous pouvons connaître les vérités mathématiques et les principes moraux, c'est parce que notre âme est apparentée aux réalités intelligibles éternelles. La connaissance véritable n'est pas une construction empirique, mais une reconnaissance de ce que l'âme possède déjà en elle-même.

Sur le plan éthique, l'immortalité de l'âme fonde l'exigence morale. Si l'âme est immortelle, la vie présente n'est qu'un épisode dans son existence éternelle. Il importe donc de vivre justement, non pour obtenir des récompenses terrestres éphémères, mais pour assurer le salut de l'âme. La philosophie devient ainsi un « exercice de la mort », une préparation à la séparation de l'âme d'avec le corps[24].

Sur le plan anthropologique, la conception platonicienne définit l'homme essentiellement par son âme rationnelle. Ce n'est pas le corps qui fait l'homme, mais l'âme qui pense, connaît et choisit. Comme le dit Socrate dans l'Alcibiade : « L'homme, c'est l'âme »[25]. Cette définition aura des conséquences immenses pour la compréhension occidentale de la dignité humaine et de la liberté.

Sur le plan politique, enfin, la tripartition de l'âme fournit le modèle de l'organisation de la cité juste. De même que l'âme individuelle est juste lorsque la raison gouverne l'irascible et le concupiscible, la cité est juste lorsque les philosophes gouvernent les gardiens et les producteurs[26]. La psychologie platonicienne fonde ainsi une théorie politique aristocratique où le pouvoir revient aux plus sages.

La notion platonicienne d'âme constitue l'un des piliers de la métaphysique occidentale. En faisant de l'âme une réalité immortelle, principe de connaissance et instance morale, Platon a profondément marqué la manière dont l'Occident pense l'homme et son rapport au monde. Si la science contemporaine a largement abandonné le concept d'âme, les questions qu'il soulevait demeurent au cœur de la réflexion philosophique sur la conscience, l'identité personnelle, la liberté et la dignité humaine. La grandeur de Platon réside moins dans les réponses qu'il a données que dans la profondeur et la richesse des questions qu'il a su formuler, questions qui continuent d'animer la pensée philosophique plus de deux millénaires après sa mort.

Notes et références

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  1. Pierre Hadot, Qu'est-ce que la philosophie antique ?, Gallimard, 1995, p. 108-110
  2. Homère, Iliade, XVI, 857
  3. Marcel Detienne, De la pensée religieuse à la pensée philosophique. La notion de daimôn dans le pythagorisme ancien, Les Belles Lettres, 1963, p. 85-92
  4. Platon, République, IV, 435a-442b, trad. P. Pachet, Gallimard, « Folio-Essais », 1993, p. 252-268
  5. Platon, Timée, 44d-70e, trad. L. Brisson, Flammarion, « GF », 1992, p. 142-168
  6. Platon, Phédon, 64a-67b, trad. P. Vicaire, Les Belles Lettres, 1983, p. 18-22
  7. Platon, Phédon, 70c-72d, trad. P. Vicaire, Les Belles Lettres, 1983, p. 28-32
  8. Platon, Phédon, 72e-77a, trad. P. Vicaire, Les Belles Lettres, 1983, p. 32-42
  9. Platon, Ménon, 81a-86c, trad. A. Croiset, Les Belles Lettres, 1970, p. 258-273
  10. Platon, Phédon, 78b-80c, trad. P. Vicaire, Les Belles Lettres, 1983, p. 44-52
  11. Platon, Phédon, 102a-107b, trad. P. Vicaire, Les Belles Lettres, 1983, p. 108-124
  12. Platon, Ménon, 82b-85b, trad. A. Croiset, Les Belles Lettres, 1970, p. 262-269
  13. Platon, Ménon, 80d-e, trad. A. Croiset, Les Belles Lettres, 1970, p. 258
  14. Platon, Phèdre, 246a-249d, trad. L. Brisson, Flammarion, « GF », 1989, p. 132-142
  15. Platon, Cratyle, 400c, trad. C. Dalimier, Flammarion, « GF », 1998, p. 144
  16. Platon, Phédon, 69a-c, trad. P. Vicaire, Les Belles Lettres, 1983, p. 24-26
  17. Platon, Phèdre, 246a-254e, trad. L. Brisson, Flammarion, « GF », 1989, p. 132-154
  18. Platon, République, X, 614a-621d, trad. P. Pachet, Gallimard, « Folio-Essais », 1993, p. 528-545
  19. Platon, Phédon, 107c-114c, trad. P. Vicaire, Les Belles Lettres, 1983, p. 124-140
  20. Platon, Timée, 69c-e, trad. L. Brisson, Flammarion, « GF », 1992, p. 166-168
  21. Aristote, De l'âme, II, 1, 412a19-21, trad. J. Tricot, Vrin, 1977, p. 67
  22. Aristote, De l'âme, III, 5, 430a10-25, trad. J. Tricot, Vrin, 1977, p. 186-187
  23. René Descartes, Méditations métaphysiques, Méditation sixième, AT, t. IX, p. 51-72
  24. Pierre Hadot, Exercices spirituels et philosophie antique, Albin Michel, 2002, p. 21-58
  25. Platon, Alcibiade, 130c, trad. C. Marbœuf et J.-F. Pradeau, Flammarion, « GF », 2000, p. 148
  26. Platon, République, IV, 441d-445e, trad. P. Pachet, Gallimard, « Folio-Essais », 1993, p. 266-272

Bibliographie sélective

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  • Textes de Platon :
    • Phédon, trad. M. Dixsaut, Flammarion, « GF », 1991
    • Ménon, trad. M. Canto-Sperber, Flammarion, « GF », 1993
    • République, trad. P. Pachet, Gallimard, « Folio-Essais », 1993
    • Phèdre, trad. L. Brisson, Flammarion, « GF », 1989
    • Timée, trad. L. Brisson, Flammarion, « GF », 1992
  • Études :
    • HADOT Pierre, Qu'est-ce que la philosophie antique ?, Gallimard, 1995
    • BRISSON Luc, Platon, les mots et les mythes, La Découverte, 1994
    • DIXSAUT Monique, Platon et la question de l'âme, Vrin, 2013
    • DORTER Kenneth, Plato's Phaedo: An Interpretation, University of Toronto Press, 1982
    • HADOT Pierre, Exercices spirituels et philosophie antique, Albin Michel, 2002
    • DETIENNE Marcel, De la pensée religieuse à la pensée philosophique. La notion de daimôn dans le pythagorisme ancien, Les Belles Lettres, 1963
  • Ouvrages généraux :
    • ROBIN Léon, La Pensée grecque et les origines de l'esprit scientifique, Albin Michel, 1923
    • BRÉHIER Émile, Histoire de la philosophie, tome I : L'Antiquité et le Moyen Âge, PUF, 1981