Dictionnaire de philosophie/A priori
L'expression a priori (littéralement « à partir de ce qui précède » en latin) désigne, en philosophie, ce qui est antérieur à l'expérience sensible et indépendant d'elle. Cette notion, systématisée par Emmanuel Kant au XVIIIe siècle, marque une distinction fondamentale en théorie de la connaissance : elle oppose ce qui est connu indépendamment de l'expérience (l’a priori) à ce qui provient de l'expérience empirique (l’a posteriori).[1] Comprendre cette distinction permet de saisir comment s'articulent, dans notre connaissance du monde, les contributions respectives de notre esprit et de notre expérience sensible.
Origines historiques de la notion
[modifier | modifier le wikicode]Bien que la terminologie soit kantienne, la distinction qu'elle recouvre trouve ses racines dans toute l'histoire de la philosophie. Dès l'Antiquité, Platon opposait la connaissance sensible, changeante et imparfaite, à la connaissance intelligible des Idées, éternelles et nécessaires.[2][3] Les vérités mathématiques, par exemple, semblaient ne pas dépendre de l'observation empirique : que la somme des angles d'un triangle égale deux angles droits apparaît comme une vérité universelle et nécessaire, que nous ne découvrons pas par la mesure répétée de triangles concrets, mais que nous saisissons par l'intelligence.[4]
Au XVIIe siècle, le débat entre rationalistes et empiristes structure la philosophie de la connaissance. Pour les rationalistes comme Descartes, Spinoza ou Leibniz, la raison possède des idées innées ou des principes a priori indépendants de l'expérience : l'idée d'infini, les principes logiques (principe de contradiction, principe de raison suffisante), les vérités mathématiques.[5][6] Ces vérités sont universelles, nécessaires et peuvent être connues par la seule raison. Pour les empiristes comme Locke, Berkeley et Hume, au contraire, toute connaissance provient de l'expérience sensible : avant toute expérience, notre esprit serait comme une « page blanche » (tabula rasa).[7][8] Les empiristes admettent certes l'existence de vérités a priori, mais les réduisent aux vérités analytiques – des propositions vraies en vertu de la seule signification des termes qui les composent, comme « tous les célibataires sont non mariés ».
La révolution kantienne : les jugements synthétiques a priori
[modifier | modifier le wikicode]C'est Emmanuel Kant (1724-1804) qui, dans sa Critique de la raison pure (1781), confère à la distinction a priori/a posteriori son statut philosophique central.[9] Kant opère une véritable « révolution copernicienne » en philosophie : au lieu de penser que notre connaissance se règle sur les objets, il affirme que les objets se règlent sur notre faculté de connaître. Cette thèse audacieuse lui permet d'expliquer l'existence de connaissances a priori tout en évitant les impasses du rationalisme dogmatique et du scepticisme empiriste.
Critères de l'a priori : nécessité et universalité
[modifier | modifier le wikicode]Pour Kant, une connaissance est a priori si elle possède deux caractéristiques indissociables : la nécessité (elle ne peut être autrement) et l'universalité rigoureuse (elle vaut pour tous les cas sans exception).[10] Si je dis « tous les corps observés jusqu'à présent tombent », cette proposition est universelle empiriquement mais non nécessaire : rien ne garantit qu'un corps ne pourrait pas ne pas tomber. En revanche, « tout changement doit avoir une cause » est, selon Kant, une proposition à la fois nécessaire et universelle : nous ne pouvons concevoir un changement sans cause.
Ces critères distinguent l’a priori de l’a posteriori. Une connaissance a posteriori est celle qui provient de l'expérience sensible, comme « cette rose est rouge » ou « l'eau bout à 100 °C sous pression normale ». De telles connaissances sont contingentes (elles auraient pu être autrement) et leur universalité n'est que provisoire, fondée sur l'accumulation d'observations.
Distinction entre analytique et synthétique
[modifier | modifier le wikicode]Kant introduit une seconde distinction, orthogonale à la première : celle entre jugements analytiques et jugements synthétiques.[11] Un jugement analytique est celui dans lequel « le prédicat est contenu dans le concept du sujet » : par exemple, « tout corps est étendu » – l'extension fait partie de la définition même du corps. Ces jugements sont purement explicatifs : ils clarifient ce que nous pensions déjà confusément, mais n'étendent pas notre connaissance. Ils sont toujours a priori car on peut les établir par simple analyse conceptuelle, sans recourir à l'expérience.
Un jugement synthétique, à l'inverse, « ajoute au sujet un prédicat qui n'y était pas contenu » : par exemple, « tous les corps sont pesants ». Le concept de pesanteur n'est pas inclus dans celui de corps ; c'est une découverte qui accroît notre connaissance. Les jugements synthétiques sont généralement a posteriori, fondés sur l'expérience empirique.
Les jugements synthétiques a priori
[modifier | modifier le wikicode]La thèse kantienne fondamentale est qu'il existe des jugements synthétiques a priori : des propositions qui étendent notre connaissance (synthétiques) tout en étant universelles, nécessaires et indépendantes de l'expérience (a priori).[12] Cette catégorie paradoxale résout, selon Kant, l'énigme de la connaissance scientifique.
Les exemples fondamentaux sont les jugements mathématiques. La proposition « 7 + 5 = 12 » n'est pas analytique, car le concept de « 12 » n'est contenu ni dans « 7 » ni dans « 5 » : pour parvenir à « 12 », nous devons effectuer une synthèse mentale, une construction dans l'intuition. Pourtant, ce jugement est a priori : il est universel et nécessaire, valable indépendamment de toute observation empirique.[13] De même, les principes fondamentaux de la physique, comme « tout changement doit avoir une cause », sont synthétiques (ils étendent notre connaissance du monde) et a priori (ils sont nécessaires et universels).
Formes a priori de la sensibilité et de l'entendement
[modifier | modifier le wikicode]Comment expliquer la possibilité de ces jugements synthétiques a priori ? Kant répond que notre esprit impose des structures a priori à l'expérience. Ces structures sont de deux types, correspondant à deux facultés de connaissance distinctes.
L'espace et le temps : formes a priori de la sensibilité
[modifier | modifier le wikicode]Dans l'Esthétique transcendantale (première partie de la Critique de la raison pure), Kant montre que l'espace et le temps ne sont pas des propriétés des choses en elles-mêmes, mais des formes a priori de notre sensibilité.[14] L'espace est la forme du « sens externe » : tout ce qui nous apparaît comme extérieur se présente nécessairement dans l'espace. Le temps est la forme du « sens interne » : toutes nos représentations, qu'elles soient externes ou internes, se succèdent dans le temps. Ces formes ne dérivent pas de l'expérience ; au contraire, elles sont les conditions de possibilité de toute expérience.
Ces formes a priori de l'espace et du temps relèvent de la sensibilité, et non de l'entendement ou de la raison. Kant insiste sur le fait que la sensibilité n'est pas une faculté purement passive : elle possède ses propres structures a priori qui organisent toute réception d'objets. La priori n'est donc pas l'apanage de l'intellect, mais concerne également notre capacité intuitive et sensible.
Cette thèse explique la nature a priori de la géométrie : celle-ci étudie les propriétés nécessaires de l'espace, qui est une forme de notre sensibilité. Les vérités géométriques sont donc synthétiques (elles étendent notre connaissance de l'espace) et a priori (elles découlent de la structure spatiale que notre esprit impose aux phénomènes).
Les catégories : formes a priori de l'entendement
[modifier | modifier le wikicode]Dans l'Analytique transcendantale, Kant identifie les catégories ou concepts purs de l'entendement : substance, causalité, unité, pluralité, nécessité, possibilité, etc.[15] Ces catégories sont a priori : elles ne dérivent pas de l'expérience mais structurent toute expérience possible. Par exemple, nous ne pouvons faire l'expérience d'une succession temporelle sans y introduire des relations de causalité : c'est notre entendement qui impose à priori la catégorie de cause et effet.
Les catégories permettent de transformer les données sensibles en objets de connaissance. Sans elles, l'expérience serait un chaos d'impressions désordonnées. C'est pourquoi Kant affirme que « l'entendement est l'auteur de l'expérience » : notre faculté de connaître ne se contente pas d'enregistrer passivement des données ; elle structure activement le réel pour nous.
Les catégories relèvent de l'entendement (la spontanéité de la pensée), tandis que l'espace et le temps relèvent de la sensibilité (la réceptivité). Les deux ensembles de structures a priori sont nécessaires pour la connaissance : « Des pensées sans contenu sont vides, des intuitions sans concepts sont aveugles. »
Idéalisme transcendantal et limites
[modifier | modifier le wikicode]Cette doctrine a un corollaire crucial : nous ne connaissons que les phénomènes (les objets tels qu'ils nous apparaissent, structurés par nos formes a priori), jamais les choses en soi (les objets tels qu'ils sont indépendamment de notre faculté de connaître).[16] L'a priori gagne en apriorité (universalité et nécessité) ce qu'il perd en transcendance : nous ne pouvons connaître a priori que ce que notre esprit a lui-même mis dans les choses.
Cette limitation a des conséquences majeures pour la métaphysique traditionnelle. Les catégories, bien qu'a priori, ne s'appliquent légitimement qu'aux objets d'expérience possible. Toute tentative de les appliquer au-delà (pour démontrer l'existence de Dieu, l'immortalité de l'âme ou la liberté absolue) constitue un usage illégitime qui engendre des contradictions insolubles : les fameuses « antinomies » de la raison pure.[17]
L’a priori après Kant : débats et développements
[modifier | modifier le wikicode]La théorie kantienne a suscité d'intenses débats philosophiques qui se poursuivent jusqu'à nos jours.
La critique empiriste : Quine et le rejet de la distinction analytique/synthétique
[modifier | modifier le wikicode]Au XXe siècle, le philosophe américain Willard Van Orman Quine (1908-2000) attaque frontalement la distinction kantienne. Dans son article « Deux dogmes de l'empirisme » (1951), Quine soutient que la frontière entre analytique et synthétique, loin d'être claire, est indéfendable.[18] Toute connaissance, même les vérités logiques ou mathématiques, forme un « réseau » holistique où chaque élément peut être révisé à la lumière de l'expérience. Il n'y aurait donc pas de vérités a priori absolument indépendantes de l'expérience.
Le positivisme logique du Cercle de Vienne (années 1920-1930) avait déjà cherché à réduire l'a priori au domaine analytique, rejetant les jugements synthétiques a priori kantiens.[19] Pour des philosophes comme Carnap ou Schlick, les vérités a priori sont des vérités purement linguistiques, résultant de nos conventions.
L’a priori matériel : la phénoménologie
[modifier | modifier le wikicode]À l'opposé, la tradition phénoménologique, initiée par Edmund Husserl (1859-1938), défend l'existence d'un a priori matériel.[20] Pour Husserl et son disciple Max Scheler, il existe des structures essentielles non formelles, accessibles à l'intuition eidétique : par exemple, les essences des couleurs, des valeurs morales ou des émotions. L’a priori n'est plus seulement formel (comme chez Kant) mais peut concerner le contenu même de l'expérience. Cette conception élargit considérablement le champ de l’a priori en y incluant des domaines que Kant avait exclus : l'esthétique, l'éthique matérielle, la sphère affective.[21]
Mikel Dufrenne (1910-1995) poursuit cette voie en parlant d'un « a priori matériel » pour désigner les structures de sens qui, sans être dérivées de l'expérience empirique individuelle, sont néanmoins inscrites dans la culture et l'histoire.[22] Cet a priori perd son caractère strictement formel et universel pour devenir relatif, variable selon les époques et les cultures, tout en conservant une certaine nécessité au sein de chaque configuration historique.
Nécessité, a priori et possibilité : Kripke
[modifier | modifier le wikicode]Le philosophe contemporain Saul Kripke (1940-2022) a introduit une distinction importante en montrant que nécessité et a priori ne coïncident pas nécessairement.[23] Une proposition peut être a priori sans être nécessaire : « Le mètre étalon de Paris mesure un mètre » est connaissable a priori (par stipulation), mais contingente (le mètre étalon aurait pu avoir une autre longueur). Inversement, certaines vérités nécessaires sont découvertes a posteriori : « L'étoile du soir est identique à l'étoile du matin » (Vénus) est une identité nécessaire, mais elle a été découverte empiriquement.
Épistémologie évolutionniste : l'a priori comme inné
[modifier | modifier le wikicode]Une interprétation contemporaine, issue des travaux du biologiste et éthologue Konrad Lorenz (1903-1989), propose de comprendre l'a priori kantien en termes évolutionnistes.[24] Ce qui est a priori pour l'individu – les structures de perception et de cognition – serait le résultat a posteriori d'une longue évolution de l'espèce. Nos « catégories » cognitives (espace, temps, causalité) seraient des adaptations évolutives : notre « appareil cognitif » s'est ajusté à la structure du monde au fil de millions d'années, de sorte que ce qui nous apparaît comme a priori dans l'ontogenèse serait a posteriori dans la phylogenèse.
Cette perspective naturalise l'a priori kantien, le réinscrivant dans l'histoire naturelle, mais elle soulève la question de savoir si elle ne dissout pas entièrement la notion : un a priori qui est en réalité a posteriori est-il encore véritablement a priori ?
L'a priori aujourd'hui : enjeux contemporains
[modifier | modifier le wikicode]La notion d'a priori demeure centrale dans plusieurs domaines de la philosophie contemporaine.
Épistémologie et philosophie des sciences
[modifier | modifier le wikicode]Le débat sur l'a priori structure encore les discussions sur le statut des mathématiques, de la logique et des principes fondamentaux de la physique. Les néo-kantiens du XIXe siècle (comme Hermann Cohen ou Ernst Cassirer) ont cherché à adapter la théorie kantienne aux révolutions scientifiques (géométries non euclidiennes, théorie de la relativité).[25] Pour Cassirer, les formes a priori ne sont plus fixes mais évoluent avec le développement scientifique : ce sont des « fonctions symboliques » variables qui structurent néanmoins chaque configuration scientifique.
Le problème du fondement des mathématiques oppose encore intuitionistes, logicistes et formalistes sur le statut a priori ou empirique des vérités mathématiques. Les intuitionistes (comme Brouwer) défendent l'existence d'une intuition a priori du temps qui fonde les mathématiques, tandis que les logicistes (comme Frege et Russell) tentent de réduire les mathématiques à la logique pure, elle-même a priori.
Philosophie de l'esprit et sciences cognitives
[modifier | modifier le wikicode]La question de l'a priori réapparaît sous la forme du débat sur l'innéisme : existe-t-il des structures cognitives innées, indépendantes de l'expérience individuelle ? Le linguiste Noam Chomsky, par exemple, défend l'existence d'une « grammaire universelle » innée qui structure l'acquisition du langage.[26] Cette thèse s'apparente à l'idée d'un a priori cognitif : des structures préformées qui conditionnent notre expérience linguistique.
Les sciences cognitives contemporaines explorent empiriquement ces questions, cherchant à identifier les structures cognitives innées ou très précoces qui pourraient jouer un rôle analogue aux formes a priori kantiennes.
Philosophie morale et politique
[modifier | modifier le wikicode]L'a priori joue également un rôle central en éthique. Kant lui-même fonde sa philosophie morale sur un principe a priori : l'impératif catégorique, qui prescrit d'agir selon une maxime que l'on pourrait vouloir ériger en loi universelle.[27] Ce principe ne dérive pas de l'expérience mais de la raison pratique pure.
Certains philosophes contemporains, comme Christine Korsgaard, défendent encore une conception kantienne de la moralité fondée sur des principes a priori de la raison pratique.[28] D'autres, dans la lignée de Scheler et de la phénoménologie, explorent l'a priori matériel des valeurs : l'existence de hiérarchies axiologiques (le noble supérieur à l'agréable, le sacré supérieur à l'utile) qui, sans être dérivées de l'expérience empirique, structurent néanmoins notre vie morale.
Conclusion
[modifier | modifier le wikicode]La distinction entre a priori et a posteriori, loin d'être une simple classification scolaire, engage toute une conception de la connaissance humaine et de ses limites. Elle pose la question cruciale : qu'est-ce que notre esprit apporte à la connaissance du réel, et qu'est-ce qu'il reçoit de l'expérience ?
Si la réponse kantienne – avec ses formes a priori de la sensibilité et ses catégories de l'entendement – n'est plus acceptée telle quelle, elle a durablement marqué la philosophie. Elle a montré que la connaissance n'est jamais une simple réception passive de données, mais implique toujours une activité structurante du sujet connaissant. Les débats contemporains sur l'innéisme, les structures cognitives, le fondement des mathématiques ou la nature de la nécessité s'inscrivent tous, d'une manière ou d'une autre, dans l'héritage de cette distinction.
Comprendre la notion d'a priori, c'est donc saisir l'un des fils conducteurs de l'histoire de la philosophie : la tentative incessante de délimiter ce qui, dans notre connaissance du monde, relève de la constitution propre de notre esprit et ce qui provient de l'expérience sensible – autrement dit, de comprendre comment nous connaissons et quelles sont les conditions de possibilité de notre savoir.
Notes et références
[modifier | modifier le wikicode]- ↑ Kant, E., Critique de la raison pure, 1781
- ↑ Platon, La République
- ↑ Platon, Ménon
- ↑ Brisson, L. et Ofman, S., "Comprendre les mathématiques pour comprendre Platon", 2014
- ↑ Descartes, R., Méditations métaphysiques, 1641
- ↑ Leibniz, G. W., Nouveaux essais sur l'entendement humain, 1765
- ↑ Locke, J., Essai sur l'entendement humain, 1689
- ↑ Hume, D., Enquête sur l'entendement humain, 1748
- ↑ Kant, E., Critique de la raison pure, 1781
- ↑ Kant, E., Critique de la raison pure, Introduction
- ↑ Kant, E., Prolégomènes à toute métaphysique future, 1783
- ↑ Kant, E., Critique de la raison pure, B19
- ↑ Kant, E., Critique de la raison pure, Introduction, B15-16
- ↑ Kant, E., Critique de la raison pure, A22/B37
- ↑ Kant, E., Critique de la raison pure, A80/B106
- ↑ Kant, E., Critique de la raison pure, Bxxvi
- ↑ Kant, E., Critique de la raison pure, A405-567/B432-595
- ↑ Quine, W. V. O., "Two Dogmas of Empiricism", The Philosophical Review, 1951
- ↑ Carnap, R., "Der Raum", 1922
- ↑ Husserl, E., Recherches logiques, 1900-1901
- ↑ Scheler, M., Le formalisme en éthique et l'éthique matériale des valeurs, 1913-1916
- ↑ Dufrenne, M., L'inventaire des a priori, 1981
- ↑ Kripke, S., Naming and Necessity, Harvard UP, 1980
- ↑ Lorenz, K., "Kant's Lehre vom Apriorischen im Lichte gegenwärtiger Biologie", 1941
- ↑ Cassirer, E., Philosophie des formes symboliques, 1923-1929
- ↑ Chomsky, N., Règles et représentations, 1980
- ↑ Kant, E., Fondation de la métaphysique des mœurs, 1785
- ↑ Korsgaard, C., Creating the Kingdom of Ends, Cambridge UP, 1996
Bibliographie
[modifier | modifier le wikicode]Œuvres essentielles des auteurs classiques
[modifier | modifier le wikicode]- Critique de la raison pure (Kritik der reinen Vernunft), Emmanuel Kant, 1781/1787 – trad. Alain Renaut, Garnier-Flammarion ; trad. A. Tremesaygues & B. Pacaud, PUF, 1986
- Prolégomènes à toute métaphysique future…, Emmanuel Kant, 1783 – trad. J. Gibelin, Vrin, 1984
- Fondation de la métaphysique des mœurs, Emmanuel Kant, 1785
- La religion dans les limites de la simple raison, Emmanuel Kant, 1793
- La République, Platon
- Ménon, Platon
- Méditations métaphysiques, René Descartes, 1641 – éd. J.-M. Beyssade, Flammarion
- Enquête sur l'entendement humain, David Hume, 1748
- Traité de la nature humaine, David Hume, 1739
- Nouveaux essais sur l'entendement humain, Gottfried W. Leibniz, 1765
- Monadologie, Gottfried W. Leibniz, 1714
Développement et débats contemporains
[modifier | modifier le wikicode]- « Two Dogmas of Empiricism », W. V. O. Quine, The Philosophical Review, 1951 – repris in From a Logical Point of View, Harvard UP, 1953
- Word and Object, W. V. O. Quine, MIT Press, 1960
- Language, Truth and Logic, A. J. Ayer, Gollancz, 1936
- Meaning and Necessity, Rudolf Carnap, Chicago UP, 1947
- « In Defense of a Dogma », H. P. Grice & P. F. Strawson, Philosophical Review, 1956
Manuels et études de référence
[modifier | modifier le wikicode]- Kant et le problème de la philosophie : l'a priori, collectif, Vrin, 1988
- Leçons sur la Critique de la raison pure de Kant, L. Guillermit, Vrin, 2008
- La Critique de la raison pure de Kant, Martial Gueroult, Collège de France, 2022
- L'a priori conceptuel. Bolzano, Husserl, Schlick, J. Benoist, Vrin, 1999
- Analytique / Synthétique, Encyclopédie philosophique en ligne, 2008
- Georges Pascal, Pour connaître la pensée de Kant, Bordas
Études complémentaires et XIXe–XXe siècles
[modifier | modifier le wikicode]- Michael Friedman, Kant and the Exact Sciences, Harvard UP, 1992
- Paul Guyer, Kant, Routledge, 2006
- J. Benoist, La théorie de l'a priori et les limites du pensable, Presses de la Sorbonne, 2018
- M. Dufrenne, L'inventaire des a priori, PU Caen, 1981 (rééd. 2018)
- J. Vuillemin, Leçons sur Kant, PUF, 1967
- Kant's Critique of Pure Reason: Background and Studies, G. Longworth (éd.), Cambridge UP
- Kant's Philosophy of Physical Science, R. E. Butts (éd.), Reidel, 1986
Philosophie morale, phénoménologie et sciences cognitives
[modifier | modifier le wikicode]- Christine Korsgaard, Creating the Kingdom of Ends, Cambridge UP, 1996
- Edmund Husserl, Recherches logiques, 1900–1901
- Saul Kripke, Naming and Necessity, Harvard UP, 1980