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Dictionnaire de philosophie/Acatalépsie

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— - Acatalépsie - —

L'acatalépsie (du grec ancien ἀκαταληψία, akatêlêpsia, de α privatif et κατάληψις, katálêpsis, « saisie », « compréhension ») est une notion philosophique centrale du scepticisme antique qui désigne l'impossibilité de parvenir à une connaissance certaine. Cette notion s'inscrit au cœur d'un débat épistémologique majeur qui oppose, dès le IIIe siècle avant notre ère, les sceptiques de la Nouvelle Académie aux stoïciens, puis se prolonge dans le néo-pyrrhonisme.

Origines et contexte philosophique

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L'acatalépsie naît dans le contexte de la polémique entre la Moyenne Académie platonicienne et le stoïcisme naissant. Pour comprendre cette notion, il faut d'abord saisir ce contre quoi elle se définit : la théorie stoïcienne de la connaissance, élaborée par Zénon de Citium (334-262 av. J.-C.), fondateur du Portique[1].

La katalêpsis stoïcienne

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Les stoïciens développent une théorie de la connaissance fondée sur le concept de représentation compréhensive (φαντασία καταληπτική, phantasia katalêptikê). Selon Zénon, une représentation est compréhensive lorsqu'elle remplit trois conditions : elle provient d'un objet existant, elle reproduit fidèlement cet objet, et elle est imprimée dans l'âme avec une telle netteté qu'elle ne pourrait provenir que de cet objet[2].

La κατάληψις (katalêpsis), traduite en latin par comprehensio, désigne l'acte d'assentiment donné à une représentation compréhensive. C'est par cet assentiment que se constitue la connaissance vraie. Le sage stoïcien ne donne son assentiment qu'aux représentations compréhensives, garantissant ainsi la certitude de son savoir[3]. Cette doctrine fait de la perception sensible, correctement utilisée, le fondement de toute connaissance certaine.

Arcésilas et la fondation de l'acatalépsie académicienne

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C'est Arcésilas de Pitane (vers 316-241 av. J.-C.), scholarque de la Moyenne Académie à partir de 268 ou 265 av. J.-C., qui introduit l'acatalépsie comme doctrine centrale de cette école philosophique[4]. Rompant avec le dogmatisme platonicien de l'Ancienne Académie, Arcésilas engage une polémique systématique contre la théorie stoïcienne de la connaissance.

La critique de la représentation compréhensive

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L'argumentation d'Arcésilas repose sur l'impossibilité de distinguer une représentation vraie d'une représentation fausse. Son argument principal consiste à montrer qu'il n'existe aucune représentation vraie qui ne puisse être en tous points semblable à une représentation fausse. Les rêves, les hallucinations, les erreurs des sens prouvent qu'une impression peut nous apparaître avec la plus grande clarté sans pour autant correspondre à la réalité[5].

Face à l'affirmation stoïcienne selon laquelle le sage ne donne son assentiment qu'aux représentations compréhensives, Arcésilas pose une alternative : ou bien le sage a des opinions (ce qui est contradictoire avec la sagesse), ou bien il s'abstient totalement d'affirmer quoi que ce soit. Puisqu'il n'existe pas de critère fiable pour distinguer le vrai du faux, le sage doit suspendre son jugement sur toutes choses[6].

De l'acatalépsie à l'épochè

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L'acatalépsie conduit ainsi nécessairement à l'ἐποχή (épochê), la suspension du jugement. Si rien ne peut être saisi avec certitude, il faut s'abstenir de toute affirmation dogmatique. Cicéron rapporte qu'Arcésilas « affirmait qu'on ne pouvait rien savoir, pas même ce que Socrate s'était finalement accordé » – à savoir, qu'il ne savait rien[7]. Cette poussée de l'ignorance socratique à ses conséquences extrêmes fait de l'acatalépsie académicienne une position épistémologique forte : elle affirme l'impossibilité de principe de toute connaissance certaine, et non simplement un constat d'ignorance ponctuel.

L'acatalépsie chez Carnéade

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Carnéade de Cyrène (vers 219 ou 214-129 ou 128 av. J.-C.), le plus célèbre des scholarques sceptiques après Arcésilas, devient le chef de la Nouvelle Académie vers 160 av. J.-C. Son enseignement, connu principalement à travers les témoignages de Cicéron et de son disciple Clitomaque, approfondit et nuance la doctrine de l'acatalépsie[8].

La théorie du probable

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Tout en maintenant que rien ne peut être connu avec certitude, Carnéade reconnaît que la vie pratique exige des critères d'action. Il développe donc une théorie du πιθανόν (pithanon), du probable ou vraisemblable. Certaines représentations, bien que non compréhensives au sens stoïcien, présentent un degré de probabilité suffisant pour guider l'action[9].

Carnéade distingue trois degrés de probabilité : la représentation simplement probable, celle qui est à la fois probable et non contredite par d'autres représentations, et enfin celle qui est probable, non contredite et soigneusement examinée[10]. Cette gradation permet de maintenir l'acatalépsie comme principe épistémologique tout en autorisant une conduite raisonnable dans la vie quotidienne.

Acatalépsie et action : l'objection de l'apraxia

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Les stoïciens objectent aux académiciens que leur doctrine conduit à l'ἀπραξία (apraxia), l'impossibilité d'agir. Comment peut-on agir sans croire que telle action est préférable à telle autre ? Cicéron rapporte cette objection : « Si l'on n'assentit à rien, on supprimera toute vie, on n'aura plus de moyen d'agir »[11].

La réponse de Carnéade consiste à montrer que l'action ne requiert pas l'assentiment à une vérité certaine, mais seulement le suivi de représentations probables. Le sage académicien agit en fonction du εὔλογον (eulogon), du raisonnable, sans pour autant prétendre à la certitude[12]. Cette solution permet de maintenir l'acatalépsie universelle tout en évitant le reproche de rendre la vie impossible.

Le pyrrhonisme et l'acatalépsie

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Le rapport entre le pyrrhonisme originel de Pyrrhon d'Élis (vers 365-275 av. J.-C.) et l'acatalépsie académicienne est complexe et demeure un sujet de débat parmi les historiens de la philosophie. Pyrrhon lui-même ne semble pas avoir employé le terme d'acatalépsie, mais son attitude philosophique partage avec celle-ci certains traits essentiels[13].

Pyrrhon et l'indétermination des choses

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Selon le témoignage d'Aristoclès rapporté par Eusèbe, Timon de Phlionte, disciple de Pyrrhon, enseignait que les choses sont « également indifférentes, indéterminées et indécises » (ἀδιάφορα καὶ ἀστάθμητα καὶ ἀνεπίκριτα). Par conséquent, « nos sensations et nos opinions ne sont ni vraies ni fausses »[14]. L'interprétation de ce passage demeure controversée : certains spécialistes y voient une thèse ontologique sur l'indétermination des choses elles-mêmes, d'autres une position épistémologique sur notre incapacité à les saisir. Si l'on adopte la première lecture, Pyrrhon ne se contenterait pas d'affirmer que nous ne pouvons pas saisir les choses, mais que les choses sont par nature indéterminées.

Cette différence, si elle est avérée, distinguerait le pyrrhonisme originel de l'acatalépsie académicienne. L'académicien suspend son jugement par prudence épistémologique, faute de critère fiable de vérité. Le pyrrhonien, si l'on suit cette interprétation, reconnaîtrait que les choses sont par nature telles qu'il n'y a tout simplement rien à saisir. Cette position ferait de Pyrrhon non pas un sceptique au sens strict, mais plutôt un philosophe de l'indifférenciation ontologique[15].

Énésidème et la renaissance pyrrhonienne

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C'est Énésidème de Cnossos (première moitié du Ier siècle av. J.-C.) qui, plusieurs siècles après Pyrrhon, fonde véritablement le néo-pyrrhonisme en réaction contre ce qu'il perçoit comme une dérive dogmatique de l'Académie sous Philon de Larissa (vers 159-84 ou 83 av. J.-C.). Dans son ouvrage Discours pyrrhoniens, Énésidème reproche aux académiciens d'affirmer dogmatiquement l'acatalépsie universelle[16].

Pour Énésidème, affirmer que « rien n'est compréhensible » revient à adopter un « dogmatisme négatif » qui contredit l'attitude sceptique véritable. Le pyrrhonien authentique ne doit pas affirmer l'incompréhensibilité des choses, mais suspendre son jugement sur cette question elle-même. La différence est subtile mais essentielle : l'académicien affirme « je sais que je ne peux rien savoir », tandis que le pyrrhonien dit « je ne sais pas si je peux ou non savoir quelque chose »[17].

Sextus Empiricus : la critique définitive de l'acatalépsie dogmatique

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Sextus Empiricus (seconde moitié du IIe siècle apr. J.-C., actif vers 150-200), notre principale source sur le pyrrhonisme tardif, systématise cette critique de l'acatalépsie académicienne. Il distingue soigneusement trois attitudes philosophiques : le dogmatisme positif (qui affirme avoir trouvé la vérité), le dogmatisme négatif ou acataleptique (qui affirme que la vérité ne peut être trouvée), et le scepticisme pyrrhonien (qui continue de chercher sans rien affirmer)[18].

Les académiciens, en affirmant l'acatalépsie universelle, appartiennent selon Sextus à la deuxième catégorie. Ils sont dogmatiques parce qu'ils soutiennent une thèse définie sur la nature de la connaissance. Le pyrrhonien, au contraire, se contente de constater qu'il n'a pas encore trouvé de critère fiable de vérité, sans affirmer qu'un tel critère n'existe pas. Cette position lui permet d'éviter toute affirmation dogmatique, positive ou négative[19].

Sextus critique également la doctrine carnéadienne du probable. En acceptant de suivre certaines représentations plutôt que d'autres, l'académicien manifeste une préférence qui implique un jugement de valeur. Or ce jugement présuppose précisément ce qui devrait être mis en doute : la possibilité de distinguer le plus probable du moins probable[20]. Le pyrrhonien, lui, se laisse conduire passivement par les apparences, sans affirmer qu'elles sont plus ou moins probables.

Portée philosophique et épistémologique

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L'acatalépsie comme critique du dogmatisme

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L'acatalépsie, qu'elle soit académicienne ou pyrrhonienne, représente une critique de toute prétention à la connaissance certaine. Elle met en lumière les limites de nos facultés cognitives et la fragilité des critères sur lesquels nous fondons nos croyances. En montrant l'impossibilité de distinguer avec certitude une représentation vraie d'une représentation fausse, elle ébranle les fondements mêmes de l'épistémologie dogmatique.

Cette critique conserve une pertinence philosophique considérable. Les arguments sceptiques contre les critères de vérité anticipent de nombreuses discussions modernes sur les fondements de la connaissance, de Descartes à la philosophie analytique contemporaine. La question posée par l'acatalépsie – comment justifier nos prétentions à la connaissance sans tomber dans le cercle vicieux ou la régression à l'infini ? – demeure au cœur de l'épistémologie[21].

L'acatalépsie et la vie éthique

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Au-delà de ses implications épistémologiques, l'acatalépsie possède une dimension éthique et existentielle. En nous libérant de l'attachement aux opinions et aux certitudes, elle ouvre la voie à l'ἀταραξία (ataraxia), la tranquillité de l'âme qui constitue le but ultime de la philosophie sceptique[22].

Le sceptique qui a reconnu l'acatalépsie universelle cesse de se troubler pour des questions qu'il ne peut trancher. Il ne s'agite plus pour défendre des opinions qu'il sait incertaines. Cette attitude philosophique conduit à une forme de détachement serein à l'égard des conflits doctrinaux et des controverses dogmatiques. L'acatalépsie devient ainsi un exercice spirituel, une pratique de libération par rapport aux passions intellectuelles.

L'objection de l'incohérence

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Une objection majeure adressée à la doctrine de l'acatalépsie concerne sa cohérence interne. Si rien ne peut être connu avec certitude, comment le sceptique peut-il affirmer cette thèse elle-même ? L'affirmation « rien n'est compréhensible » ne prétend-elle pas à une forme de connaissance certaine qui se contredit elle-même ? Cette objection traverse toute l'histoire du scepticisme antique et trouvera un écho dans la critique d'Augustin[23].

Les académiciens ont tenté de répondre à cette objection en distinguant différents niveaux de certitude. Clitomaque, disciple de Carnéade, explique que l'acatalépsie ne prétend pas être une vérité absolue, mais seulement la conclusion la plus raisonnable que l'on puisse tirer de l'examen des arguments[24]. Les pyrrhoniens, pour leur part, évitent cette difficulté en refusant d'affirmer dogmatiquement l'acatalépsie : ils se contentent de dire qu'ils n'ont pas encore trouvé de connaissance certaine, laissant ouverte la possibilité qu'elle existe.

Postérité et influence

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Dans l'Antiquité tardive

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L'acatalépsie académicienne exerce une influence considérable sur la philosophie hellénistique et romaine. Cicéron, qui se réclame de la Nouvelle Académie, en fait le fondement de sa méthode philosophique. En refusant toute certitude dogmatique, il peut examiner librement les arguments des différentes écoles sans s'engager définitivement dans aucune[25].

Les Pères de l'Église s'emparent de l'acatalépsie pour critiquer la philosophie païenne, mais aussi comme étape vers la foi. Augustin, dans son Contre les Académiciens, retrace son propre cheminement depuis le scepticisme académicien jusqu'à la certitude de la foi chrétienne. L'acatalépsie philosophique devient le prélude à la réception de la vérité révélée[26].

Renaissance et période moderne

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La redécouverte des textes sceptiques à la Renaissance, notamment les Esquisses pyrrhoniennes de Sextus Empiricus, entraîne un regain d'intérêt pour l'acatalépsie. Montaigne, dans l'Apologie de Raymond Sebond, fait de l'acatalépsie le fondement de sa propre philosophie. Sa devise « Que sais-je ? » fait écho à la suspension du jugement sceptique[27].

Cette « crise pyrrhonienne » de la Renaissance joue un rôle décisif dans la formation de la philosophie moderne. Descartes élabore son projet de fondation métaphysique précisément pour répondre au défi de l'acatalépsie. Le cogito cartésien se présente comme la vérité première qui échappe au doute sceptique et fonde la possibilité de toute connaissance certaine[28].

Résonances contemporaines

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Dans la philosophie contemporaine, l'acatalépsie trouve des échos dans différents courants. L'épistémologie fallibiliste, qui soutient que toute connaissance humaine est révisable et faillible, reprend certains thèmes de l'acatalépsie académicienne sans en adopter les conclusions les plus extrêmes. Les débats sur le relativisme épistémique, sur les limites du constructivisme social, ou sur la nature de la justification épistémique font tous résonner, de manière plus ou moins directe, les questions soulevées par la doctrine antique de l'incompréhensibilité.

Plus généralement, l'acatalépsie interroge notre rapport à la vérité et à la certitude dans un monde marqué par le pluralisme des perspectives et la contestation des autorités épistémiques traditionnelles. Elle nous invite à cultiver une forme de modestie intellectuelle, à reconnaître les limites de nos prétentions au savoir, tout en continuant l'effort de la pensée critique.

  • Scepticisme
  • Épochè
  • Nouvelle Académie
  • Pyrrhonisme
  • Stoïcisme
  • Arcésilas
  • Carnéade
  • Sextus Empiricus

Sources anciennes

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  • Cicéron, Académiques, trad. José Kany-Turpin, Paris, GF-Flammarion, 2010
  • Diogène Laërce, Vies et doctrines des philosophes illustres, trad. sous la direction de Marie-Odile Goulet-Cazé, Paris, La Pochothèque, 1999
  • Sextus Empiricus, Esquisses pyrrhoniennes, trad. Pierre Pellegrin, Paris, Seuil, 1997
  • Sextus Empiricus, Contre les professeurs, trad. sous la direction de Pierre Pellegrin, Paris, Seuil, 2002

Études modernes

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  • Barnes Jonathan, The Toils of Scepticism, Cambridge University Press, 1990
  • Bett Richard, Pyrrho, his Antecedents, and his Legacy, Oxford University Press, 2000
  • Brochard Victor, Les Sceptiques grecs, Paris, Vrin, 1887 (rééd. 2002)
  • Brunschwig Jacques, Papers in Hellenistic Philosophy, Cambridge University Press, 1994
  • Burnyeat Myles & Frede Michael (dir.), The Original Sceptics: A Controversy, Indianapolis, Hackett, 1997
  • Decleva Caizzi Fernanda, Pirrone. Testimonianze, Naples, Bibliopolis, 1981
  • Ioppolo Anna Maria, La testimonianza di Sesto Empirico sull'Accademia scettica, Naples, Bibliopolis, 2009
  • Long Anthony & Sedley David, Les Philosophes hellénistiques, trad. Jacques Brunschwig et Pierre Pellegrin, 3 vol., Paris, GF-Flammarion, 2001
  • Striker Gisela, Essays on Hellenistic Epistemology and Ethics, Cambridge University Press, 1996

Notes et références

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  1. Diogène Laërce, Vies et doctrines des philosophes illustres, VII, 49-51
  2. Sextus Empiricus, Adversus Mathematicos, VII, 248-252
  3. Cicéron, Académiques, II, 37-38
  4. Sextus Empiricus, Esquisses pyrrhoniennes, I, 232-234
  5. Cicéron, Académiques, II, 49-52
  6. Cicéron, Académiques, I, 45
  7. Cicéron, Académiques, I, 45
  8. Sextus Empiricus, Adversus Mathematicos, VII, 159-189
  9. Cicéron, Académiques, II, 99-105
  10. Sextus Empiricus, Adversus Mathematicos, VII, 166-189
  11. Cicéron, Académiques, II, 38
  12. Sextus Empiricus, Adversus Mathematicos, VII, 166-175
  13. Diogène Laërce, Vies et doctrines des philosophes illustres, IX, 61-108
  14. Eusèbe, Préparation évangélique, XIV, 18, 1-4
  15. Victor Brochard, Les Sceptiques grecs, 1887, p. 48-72
  16. Photius, Bibliothèque, codex 212
  17. Sextus Empiricus, Esquisses pyrrhoniennes, I, 1-3
  18. Sextus Empiricus, Esquisses pyrrhoniennes, I, 1-4
  19. Sextus Empiricus, Esquisses pyrrhoniennes, I, 200-205
  20. Sextus Empiricus, Adversus Mathematicos, VII, 166-189
  21. Jonathan Barnes, The Toils of Scepticism, Cambridge, 1990
  22. Sextus Empiricus, Esquisses pyrrhoniennes, I, 25-30
  23. Augustin, Contre les Académiciens
  24. Cicéron, Académiques, II, 109-110
  25. Cicéron, De Natura Deorum, I, 11-12
  26. Augustin, Contre les Académiciens, I-III
  27. Montaigne, Essais, II, 12
  28. Richard H. Popkin, Histoire du scepticisme d'Érasme à Spinoza, 1979