Dictionnaire de philosophie/Accident
Accident (du latin accidens, participe présent du verbe accidere, « arriver à », traduction du grec ancien συμβεβηκός, symbebèkos, « ce qui va avec ») désigne, dans la tradition philosophique issue d'Aristote, ce qui appartient à une substance de manière non nécessaire et peut varier sans que la substance elle-même soit détruite. L'accident constitue, avec la substance, l'un des couples conceptuels fondamentaux de la métaphysique occidentale, dont l'élaboration traverse l'Antiquité, le Moyen Âge et la modernité.
Origine et fondements aristotéliciens
[modifier | modifier le wikicode]La distinction substance-accident chez Aristote
[modifier | modifier le wikicode]Le concept d'accident trouve son origine dans la philosophie d'Aristote, qui établit une distinction fondamentale entre ce qui existe par soi (la substance, ousia) et ce qui existe en autre chose (l'accident). Dans les Catégories, Aristote présente ce qu'on appelle le « carré ontologique », une division quadripartite des étants basée sur deux critères : « être dit d'un sujet » et « être dans un sujet ».[1]
Selon cette division, les substances premières (comme cet homme particulier) ne sont ni dites d'un sujet ni dans un sujet. Les accidents particuliers (comme cette blancheur particulière) sont dans un sujet mais ne sont pas dits d'un sujet. Les substances secondes (comme l'espèce « homme ») sont dites d'un sujet mais ne sont pas dans un sujet. Enfin, les accidents universels (comme la blancheur en général) sont à la fois dits d'un sujet et dans un sujet.
L'accident se définit donc par son mode d'être : il existe dans une substance (en hupokeimenô), c'est-à-dire qu'il ne peut exister séparément de celle-ci. Comme l'écrit Aristote : « J'appelle être dans un sujet ce qui, existant dans quelque chose, non à la manière d'une partie, ne peut exister séparément de ce dans quoi il est. »[2]
Les différents sens de l'accident
[modifier | modifier le wikicode]Dans la Métaphysique, Aristote distingue plusieurs acceptions du terme accident. Au livre Delta (Δ, 30), il définit l'accident comme « ce qui appartient à un être et dont l'attribution est vraie, mais qui n'est ni nécessaire ni constant ».[3] Cette définition met l'accent sur le caractère contingent de l'accident : il peut appartenir ou ne pas appartenir à une substance sans que celle-ci cesse d'être ce qu'elle est.
Aristote distingue également entre les accidents simplement dits (kata symbebèkos) et les « accidents par soi » (kath'hauto symbebèkota). Ces derniers, présentés dans les Seconds Analytiques, sont des propriétés qui découlent nécessairement de l'essence d'une chose sans pour autant appartenir à sa définition. Par exemple, avoir la somme de ses angles égale à deux droits est un accident par soi du triangle : cette propriété découle nécessairement de ce qu'est un triangle, mais n'entre pas dans sa définition première.[4]
Les neuf catégories d'accidents
[modifier | modifier le wikicode]Aristote classe les accidents en neuf catégories, qui s'ajoutent à la catégorie de substance pour former les dix catégories de l'être : la quantité (poson), la qualité (poion), la relation (pros ti), le lieu (pou), le temps (pote), la position (keisthai), la possession ou l'état (echein), l'action (poiein) et la passion (paschein).[5] Cette classification vise à épuiser les différentes manières dont les accidents peuvent se prédire d'une substance.
Chaque catégorie d'accident représente un mode spécifique d'inhérence dans la substance. La quantité concerne la mesure et l'étendue (grand, petit, deux coudées) ; la qualité désigne les dispositions et les affections (blanc, musicien, chaud) ; la relation exprime les rapports entre les choses (double, moitié, plus grand) ; le lieu indique la position dans l'espace (au Lycée, à l'Agora) ; le temps situe dans la durée (hier, l'an dernier) ; la position désigne l'arrangement des parties (assis, couché) ; l'état marque la condition (chaussé, armé) ; l'action signifie l'activité (couper, brûler) ; et la passion désigne le fait de subir (être coupé, être brûlé).
Développements médiévaux
[modifier | modifier le wikicode]Thomas d'Aquin et la dépendance ontologique
[modifier | modifier le wikicode]Thomas d'Aquin approfondit considérablement la conception aristotélicienne de l'accident en l'intégrant dans sa métaphysique de l'être. Pour l'Aquinate, l'accident se caractérise par une dépendance ontologique radicale à l'égard de la substance. Cette dépendance s'exprime dans la célèbre formule : « l'être de l'accident est d'être dans » (accidentis esse est inesse).[6]
Cette formulation signifie que l'acte d'être de l'accident n'est pas un acte d'être absolu, mais l'acte d'être de la substance modifiée par cet accident. Quand nous disons que la blancheur de cette feuille existe, nous ne signifions pas que la blancheur possède un acte d'être indépendant, mais que la feuille existe de manière qualifiée, c'est-à-dire qu'elle existe « comme blanche ». L'accident ne possède donc pas l'être au sens propre, mais seulement de manière dérivée et dépendante.
Thomas d'Aquin développe également une théorie de l'analogie de l'être qui permet de penser le rapport entre la substance et l'accident. L'être ne se dit pas de manière univoque de la substance et de l'accident, mais de manière analogique : la substance possède l'être de manière première et absolue (per se), tandis que l'accident le possède de manière seconde et relative (per accidens).[7] Cette doctrine de l'analogie de l'être fonde métaphysiquement la distinction entre substance et accident tout en permettant de dire que les deux « sont », mais selon des modes différents.
La question eucharistique
[modifier | modifier le wikicode]La théologie chrétienne du Moyen Âge confère une importance particulière à la notion d'accident dans le contexte de la doctrine de la transsubstantiation. Selon cette doctrine, lors de la consécration eucharistique, la substance du pain et du vin est transformée en substance du corps et du sang du Christ, tandis que les accidents (couleur, saveur, forme, etc.) demeurent inchangés. Cette doctrine pose un problème métaphysique majeur : comment des accidents peuvent-ils subsister sans substance, puisque, par définition, l'accident existe dans une substance et ne peut exister séparément ?[8]
Thomas d'Aquin résout ce problème en affirmant que, par miracle, Dieu maintient les accidents du pain et du vin dans l'être sans qu'ils inhèrent à aucune substance. Ces accidents ne changent pas de nature – ils conservent leur tendance naturelle à inhérer dans une substance –, mais leur mode d'existence devient surnaturel. L'un des accidents (en l'occurrence la quantité) sert de support aux autres accidents, jouant en quelque sorte le rôle de quasi-substance.[9]
Cette problématique théologique a eu des répercussions philosophiques considérables. Elle a conduit les philosophes scolastiques à affiner leur analyse de la notion d'accident et à s'interroger sur la possibilité logique et métaphysique de l'existence séparée des accidents. Certains penseurs, comme Jean Buridan, ont maintenu que les accidents ne peuvent jamais exister séparément de toute substance, tandis que d'autres, comme Marsile d'Inghen, ont admis la possibilité d'une existence miraculeuse des accidents séparés.[10]
Duns Scot et l'accident absolu
[modifier | modifier le wikicode]Jean Duns Scot introduit une distinction importante entre les accidents absolus et les accidents respectifs (ou relatifs). Les accidents absolus, comme la qualité et la quantité, possèdent une certaine réalité propre et ne se définissent pas essentiellement par leur relation à autre chose. Les accidents respectifs, comme la relation, se définissent essentiellement par référence à un terme extérieur.[11]
Cette distinction permet à Duns Scot de défendre l'idée que certains accidents (notamment la quantité et la qualité) possèdent une entité réelle distincte de la substance et des autres accidents. Cette position s'oppose à celle d'Henri de Gand, qui considérait que les accidents n'ajoutent aucune réalité à la substance. Pour Duns Scot, la blancheur de Socrate est une entité réelle distincte de Socrate lui-même, bien qu'elle dépende de Socrate pour exister. Cette conception d'accidents « réellement distincts » de leur substance aura une influence considérable sur les débats métaphysiques ultérieurs.
Critiques et transformations modernes
[modifier | modifier le wikicode]Le rejet cartésien des accidents réels
[modifier | modifier le wikicode]René Descartes rompt avec la tradition scolastique en rejetant la notion d'accident réel. Dans les Réponses aux Sixièmes Objections, il critique l'idée selon laquelle les accidents seraient des entités réelles distinctes de la substance : « Je ne puis concevoir que les accidents soient de véritables êtres (c'est-à-dire que les formes substantielles et les qualités réelles le soient), ainsi que quelques-uns se l'imaginent. »[12]
Pour Descartes, il n'existe que deux sortes de substances : la substance pensante (res cogitans) et la substance étendue (res extensa). Ce qu'on appelle traditionnellement « accidents » ne sont en réalité que des modes de ces substances, c'est-à-dire des manières d'être qui ne possèdent aucune réalité indépendante de la substance. La forme, la grandeur et le mouvement, par exemple, ne sont que des modes de la substance étendue, et non des entités distinctes qui viendraient s'ajouter à elle.[13]
Ce changement terminologique de l'accident au mode reflète une transformation métaphysique profonde. Alors que l'accident scolastique impliquait une certaine réalité propre et une distinction réelle d'avec la substance, le mode cartésien n'est qu'une façon dont la substance existe à un moment donné. Le mode n'ajoute rien à la substance ; il est simplement la substance elle-même considérée sous un certain aspect. Cette conception annonce la dissolution progressive de la métaphysique substance-accident dans la philosophie moderne.
Locke et les qualités
[modifier | modifier le wikicode]John Locke remplace largement le vocabulaire de la substance et de l'accident par celui du support (substratum) et des qualités. Pour Locke, ce que nous appelons substance n'est qu'un « je-ne-sais-quoi » qui est supposé supporter les qualités observables.[14] Les qualités sont les pouvoirs qu'ont les objets de produire des idées en nous (qualités premières comme la solidité, l'étendue, la figure, le mouvement) ou de produire en nous des sensations qui ne ressemblent pas aux objets eux-mêmes (qualités secondes comme les couleurs, les sons, les odeurs).
Cette transformation lockéenne marque un déplacement épistémologique : on passe d'une interrogation sur la structure ontologique du réel (substance et accidents) à une interrogation sur nos facultés de connaître et les limites de notre expérience. La notion d'accident, comprise comme une propriété réelle inhérente à la substance, cède la place à celle de qualité, comprise comme un pouvoir de produire des idées dans l'esprit percevant.
Hume et la dissolution du substrat
[modifier | modifier le wikicode]David Hume radicalise la critique lockéenne en contestant l'idée même d'une substance support des accidents. Selon Hume, nous n'avons aucune impression d'une substance distincte de ses qualités. Ce que nous appelons « substance » n'est qu'une collection de qualités unies par l'imagination selon les principes d'association (ressemblance, contiguïté, causalité).[15]
Cette « théorie du faisceau » (bundle theory) élimine complètement la notion de substance comme substrat distinct de ses propriétés. Il n'y a plus de substance qui « aurait » des accidents ; il n'y a qu'un ensemble de qualités co-présentes que notre esprit unit en un seul objet. La distinction substance-accident, pilier de la métaphysique occidentale depuis Aristote, se trouve ainsi dissoute dans une conception empiriste radicale qui ne reconnaît que ce qui est donné dans l'expérience sensible.
Perspectives contemporaines
[modifier | modifier le wikicode]Le débat essence-accident
[modifier | modifier le wikicode]La philosophie analytique contemporaine a renouvelé l'intérêt pour la distinction entre propriétés essentielles et accidentelles, souvent sans référence explicite au cadre substance-accident. Une propriété est essentielle à un objet si cet objet ne pourrait exister sans posséder cette propriété ; elle est accidentelle si l'objet la possède mais pourrait exister sans elle.[16]
Cette caractérisation modale de la distinction essence-accident, qui définit l'essentiel en termes de nécessité et l'accidentel en termes de contingence, a été critiquée par Kit Fine. Selon Fine, la simple nécessité ne suffit pas à capturer la notion d'essence, car un objet peut avoir nécessairement une propriété sans que cette propriété soit essentielle à ce qu'il est. Par exemple, Socrate possède nécessairement la propriété d'appartenir à l'ensemble {Socrate}, mais cette propriété ne définit pas ce qu'est Socrate.[17]
Fine propose de revenir à une conception définitionnelle de l'essence : les propriétés essentielles d'un objet sont celles qui figurent dans sa définition, dans ce qui dit ce que l'objet est. Cette approche renoue avec la tradition aristotélicienne en mettant l'accent sur la définition (horismos) plutôt que sur la simple nécessité. Elle permet de distinguer les propriétés qui constituent l'identité d'un objet de celles qui, bien que nécessaires, n'en découlent que comme conséquences.
L'ontologie des tropes
[modifier | modifier le wikicode]Certains métaphysiciens contemporains, comme D. C. Williams et Keith Campbell, ont développé une ontologie des tropes qui transforme radicalement le rapport entre substance et accident. Les tropes sont des propriétés particulières concrètes : non pas « la blancheur » en général, mais « cette blancheur particulière » qui existe ici et maintenant.[18]
Dans cette perspective, ce que la tradition appelait « substance » n'est qu'un faisceau de tropes co-présents. Un objet ordinaire, comme cette pomme, est constitué de tropes de couleur, de forme, de masse, de goût, etc., tous liés entre eux. Il n'y a pas de substrat distinct qui « possèderait » ces propriétés ; il n'y a que les tropes eux-mêmes et leurs relations. Cette ontologie élimine la distinction traditionnelle entre substance et accident en ne reconnaissant qu'un seul type d'entité fondamentale : les propriétés particulières.
La métaphysique néo-aristotélicienne
[modifier | modifier le wikicode]D'autres philosophes contemporains, comme E. J. Lowe et David Oderberg, défendent une métaphysique néo-aristotélicienne qui réhabilite la distinction substance-accident. Selon Lowe, les substances sont des particuliers non-instanciés (non-instantiated particulars) qui servent de porteurs aux propriétés, tandis que les modes (équivalents des accidents) sont des particuliers instanciés (instantiated particulars) qui dépendent ontologiquement des substances.[19]
Cette approche distingue quatre catégories ontologiques fondamentales : les substances individuelles (Socrates), les modes ou tropes (la sagesse de Socrate), les universaux substantiels (l'espèce humaine) et les universaux de propriété (la sagesse en général). Les modes dépendent existentiellement des substances : la sagesse de Socrate ne peut exister sans Socrate. Mais les substances, quant à elles, ne dépendent pour leur existence d'aucune autre entité particulière (bien qu'elles dépendent de leur espèce ou genre).
Cette ontologie néo-aristotélicienne tente de répondre aux objections modernes contre la métaphysique substance-accident tout en préservant l'intuition fondamentale qu'il existe une différence catégorielle entre les choses qui existent indépendamment (les substances) et celles qui existent de manière dépendante (les accidents ou modes).
Conclusion
[modifier | modifier le wikicode]La notion d'accident, héritée d'Aristote et développée par la scolastique médiévale, a structuré la métaphysique occidentale pendant plus de deux millénaires. Elle exprime l'intuition selon laquelle les êtres possèdent une structure hiérarchique : certains aspects d'une chose (sa substance) sont fondamentaux et permanents, tandis que d'autres (ses accidents) sont secondaires et variables. Cette distinction permet de penser à la fois l'identité et le changement : une chose peut changer accidentellement tout en demeurant substantiellement la même.
Les critiques modernes, de Descartes à Hume, ont progressivement érodé cette conception traditionnelle, remplaçant le couple substance-accident par de nouveaux cadres conceptuels (substance-mode, support-qualités, faisceau de propriétés). Néanmoins, les débats contemporains en métaphysique analytique témoignent de la persistance des questions soulevées par la tradition aristotélicienne : comment distinguer ce qui est essentiel de ce qui est accidentel ? Comment penser le rapport entre un objet et ses propriétés ? Quelle est la structure ontologique fondamentale du réel ?
Ces interrogations, formulées dans un vocabulaire renouvelé, prolongent et transforment les problématiques inaugurées par Aristote. La notion d'accident, même si elle n'est plus au centre des discussions philosophiques contemporaines, continue d'exercer une influence sur notre façon de penser l'être, l'identité et le changement.
Notes et références
[modifier | modifier le wikicode]- ↑ Aristote, Catégories, 1a20-1b9, trad. J. Tricot, Paris, Vrin, 1984, p. 4-6.
- ↑ Aristote, Catégories, 1a24-25, op. cit., p. 4.
- ↑ Aristote, Métaphysique, Δ, 30, 1025a14-15, trad. J. Tricot, Paris, Vrin, 1991, tome I, p. 281.
- ↑ Aristote, Seconds Analytiques, I, 4, 73a34-73b5, trad. J. Tricot, Paris, Vrin, 1987, p. 18-19.
- ↑ Aristote, Catégories, 4, 1b25-2a4, op. cit., p. 7-8.
- ↑ Thomas d'Aquin, Summa Theologiae, Ia, q. 90, a. 2, trad. A.-M. Roguet, Paris, Cerf, 1984, tome 1, p. 782.
- ↑ Thomas d'Aquin, Summa Theologiae, Ia, q. 45, a. 4, op. cit., p. 453.
- ↑ Thomas d'Aquin, Summa Theologiae, IIIa, q. 77, a. 1, trad. A.-M. Roguet, Paris, Cerf, 1986, tome 4, p. 453-455.
- ↑ Thomas d'Aquin, Summa Theologiae, IIIa, q. 77, a. 2, op. cit., p. 456-457.
- ↑ Luca Gili, « The Order Between Substance and Accidents in Aquinas's Thought », Studia Neoaristotelica, vol. 8, n° 1, 2011, p. 3-26.
- ↑ Jean Duns Scot, Ordinatio, II, d. 1, q. 4-5, dans Opera Omnia, éd. C. Balić, Cité du Vatican, Typis Polyglottis Vaticanis, 1950-2013, vol. VII, p. 68-103.
- ↑ René Descartes, Méditations métaphysiques, « Réponses aux Sixièmes Objections », dans Œuvres, éd. C. Adam et P. Tannery, Paris, Vrin, 1996, tome IX, p. 236.
- ↑ René Descartes, Principes de la philosophie, I, art. 56, dans Œuvres, op. cit., tome IX, p. 49-50.
- ↑ John Locke, Essai sur l'entendement humain, II, xxiii, § 2, trad. J.-M. Vienne, Paris, Vrin, 2001, p. 415-416.
- ↑ David Hume, Traité de la nature humaine, I, i, 6, trad. P. Baranger et P. Saltel, Paris, GF-Flammarion, 1995, p. 92-94.
- ↑ Teresa Robertson Ishii, « Essential vs. Accidental Properties », Stanford Encyclopedia of Philosophy, éd. E. N. Zalta, 2008, révisé 2020, section 1.
- ↑ Kit Fine, « Essence and Modality », Philosophical Perspectives, vol. 8, 1994, p. 1-16.
- ↑ D. C. Williams, « On the Elements of Being », Review of Metaphysics, vol. 7, 1953, p. 3-18, 171-192.
- ↑ E. J. Lowe, The Four-Category Ontology: A Metaphysical Foundation for Natural Science, Oxford, Clarendon Press, 2006, p. 23-45.
Bibliographie
[modifier | modifier le wikicode]Sources anciennes
[modifier | modifier le wikicode]- Aristote, Catégories, trad. J. Tricot, Paris, Vrin, 1984.
- Aristote, Métaphysique, 2 tomes, trad. J. Tricot, Paris, Vrin, 1991.
- Aristote, Seconds Analytiques, trad. J. Tricot, Paris, Vrin, 1987.
Sources médiévales
[modifier | modifier le wikicode]- Thomas d'Aquin, Somme théologique, trad. A.-M. Roguet, 4 tomes, Paris, Cerf, 1984-1986.
- Jean Duns Scot, Ordinatio, dans Opera Omnia, éd. C. Balić, Cité du Vatican, Typis Polyglottis Vaticanis, 1950-2013.
Sources modernes
[modifier | modifier le wikicode]- Descartes, René, Méditations métaphysiques, dans Œuvres, éd. C. Adam et P. Tannery, tome IX, Paris, Vrin, 1996.
- Locke, John, Essai sur l'entendement humain, trad. J.-M. Vienne, Paris, Vrin, 2001.
- Hume, David, Traité de la nature humaine, trad. P. Baranger et P. Saltel, Paris, GF-Flammarion, 1995.
Études contemporaines
[modifier | modifier le wikicode]- Correia, Fabrice, « Essential versus accidental properties », dans Metaphysics: An Introduction, éd. A. Maurin et J. T. Cumpa, London, Bloomsbury, 2024, p. 119-138.
- Fine, Kit, « Essence and Modality », Philosophical Perspectives, vol. 8, 1994, p. 1-16.
- Gili, Luca, « The Order Between Substance and Accidents in Aquinas's Thought », Studia Neoaristotelica, vol. 8, n° 1, 2011, p. 3-26.
- Gorman, Michael, « The Essential and The Accidental », Ratio, vol. 18, n° 3, 2005, p. 276-289.
- Lowe, E. J., The Four-Category Ontology: A Metaphysical Foundation for Natural Science, Oxford, Clarendon Press, 2006.
- Robertson Ishii, Teresa, « Essential vs. Accidental Properties », Stanford Encyclopedia of Philosophy, éd. E. N. Zalta, 2008, révisé 2020.
- Williams, D. C., « On the Elements of Being », Review of Metaphysics, vol. 7, 1953, p. 3-18, 171-192.