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Dictionnaire de philosophie/Amitié

Un livre de Wikilivres.

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— - Amitié - —

L'amitié occupe une place singulière dans l'histoire de la pensée philosophique : rarement au centre des systèmes, elle traverse néanmoins toute la tradition occidentale comme un thème insistant, parfois marginal mais toujours porteur d'enjeux éthiques et politiques considérables. Ni simple sentiment privé, ni institution sociale codifiée, l'amitié se situe dans un entre-deux qui interroge notre rapport à autrui, à la communauté et à nous-mêmes.

L'amitié dans l'Antiquité grecque

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La philia chez Aristote : matrice de la réflexion philosophique

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C'est dans l'Antiquité grecque que s'élabore la première théorisation systématique de l'amitié. Aristote consacre deux livres entiers de l'Éthique à Nicomaque (VIII et IX) à la philia, terme grec qui recouvre un champ sémantique plus large que notre « amitié » moderne, englobant diverses formes d'attachement et d'affection[1]. Pour le Stagirite, l'amitié n'est pas un sentiment marginal mais une vertu cardinale, voire la condition même du bonheur : « Nul ne choisirait de vivre sans amis, eût-il tous les autres biens »[2].

Aristote distingue trois formes d'amitié selon leur objet : l'amitié utile (fondée sur l'intérêt mutuel), l'amitié plaisante (fondée sur l'agrément) et l'amitié vertueuse (fondée sur la bonté réciproque des caractères)[3]. Seule cette dernière constitue l'amitié véritable (philia teleia), car elle vise l'ami pour lui-même et non pour ce qu'il apporte. Cette amitié parfaite exige l'égalité, la réciprocité et la vertu : deux hommes de bien s'aiment parce qu'ils reconnaissent en l'autre un « autre soi-même » (allos autos)[4]. L'ami est ainsi un miroir dans lequel le sujet vertueux se reconnaît et se réalise.

La conception aristotélicienne articule étroitement amitié et politique : la philia est le ciment de la cité, plus fondamentale que la justice elle-même, car là où règne l'amitié, la justice devient superflue[5]. Cette dimension politique de l'amitié traverse toute la pensée grecque : elle désigne moins un sentiment intime qu'un lien social structurant, une forme de solidarité civique entre citoyens partageant une même conception du bien[6].

Platon et la quête dialogique : l'amitié comme voie vers la sagesse

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Avant Aristote, Platon avait exploré la question dans le Lysis, dialogue aporétique qui ne parvient pas à définir positivement l'amitié mais en révèle la complexité[7]. Socrate y examine successivement diverses hypothèses : l'amitié naît-elle entre semblables ou entre contraires ? Est-elle le fait du bon envers le bon, ou du ni-bon-ni-mauvais envers le bon ? Le dialogue s'achève sans réponse définitive, mais suggère que l'amitié véritable est désir de ce qui nous manque et aspiration au bien[8]. L'amitié platonicienne s'inscrit ainsi dans une dynamique ascendante : elle est une forme de l'amour (éros) qui conduit l'âme vers la contemplation des Idées et du Bien en soi.

Dans la pratique même du dialogue socratique, l'amitié se révèle condition de la philosophie : c'est dans la bienveillance réciproque et la confiance mutuelle que peut s'épanouir la recherche commune de la vérité. Sans cette disposition amicale, le dialogue dégénère en joute éristique où chacun cherche à vaincre l'autre plutôt qu'à atteindre ensemble le vrai[9].

L'amitié à Rome : entre vertu et pragmatisme

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Cicéron et l'idéal de l'amitié vertueuse

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La pensée romaine hérite de la réflexion grecque tout en l'infléchissant. Dans le Laelius de amicitia, Cicéron reprend largement les analyses aristotéliciennes mais les teinte d'un stoïcisme romain attentif aux dimensions pratiques et morales de l'existence[10]. Pour lui, l'amitié est d'abord affaire de vertu : seuls les hommes de bien (boni viri) peuvent nouer de véritables amitiés, car l'amitié exige une communauté de valeurs morales[11]. « Priver la vie d'amitié, c'est comme priver le monde du soleil », déclare Laelius, faisant de l'amitié un bien suprême, nécessaire au bonheur[12].

Cependant, la vision cicéronienne de l'amitié est également traversée par une tension proprement romaine. Dans une société fortement hiérarchisée, où les réseaux de clientèle (clientela) et les alliances politiques (amicitia) structurent la vie publique, le vocabulaire de l'amitié recouvre souvent des relations d'intérêt et de pouvoir[13]. Cicéron lui-même navigue entre l'idéal philosophique d'une amitié désintéressée et la réalité politique d'un réseau d'alliances nécessaires à sa carrière. Cette ambiguïté révèle une question fondamentale : l'amitié peut-elle vraiment se penser indépendamment des rapports de pouvoir et d'utilité sociale ?

Le stoïcisme et l'amitié cosmopolitique

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Les philosophes stoïciens, de Sénèque à Marc-Aurèle, développent une conception de l'amitié enracinée dans leur vision cosmopolitique de l'humanité. Pour eux, tous les êtres rationnels participent du même logos universel et forment une seule communauté, celle de la cité du monde[14]. L'amitié véritable repose sur la reconnaissance de cette parenté fondamentale : « Nous ne sommes pas faits pour nous-mêmes, mais pour les autres », écrit Marc-Aurèle[15].

Dans ses Lettres à Lucilius, Sénèque fait de l'amitié un exercice spirituel : devenir ami d'un sage, c'est progresser soi-même dans la sagesse. L'ami devient un miroir moral, un compagnon dans la quête de la vertu et de la tranquillité de l'âme (ataraxia)[16]. Cette amitié philosophique transcende les contingences sociales : le sage peut être ami d'un esclave si celui-ci cultive sa raison et sa vertu.

L'épicurisme : l'amitié comme condition du bonheur

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À rebours de la tradition platonicienne et aristotélicienne, Épicure fait de l'amitié l'un des piliers de sa philosophie du bonheur. Dans la Lettre à Ménécée, il affirme que « de toutes les choses que la sagesse procure en vue de la félicité de la vie tout entière, de beaucoup la plus importante est la possession de l'amitié »[17]. L'amitié assure la sécurité (asphaleia) de l'âme : savoir que l'on peut compter sur des amis fidèles procure cette tranquillité d'esprit (ataraxia) qui est le cœur de l'eudémonisme épicurien.

Mais cette insistance sur l'utilité de l'amitié pour le bonheur personnel pose problème : l'amitié épicurienne n'est-elle qu'un calcul égoïste, une forme raffinée d'intérêt bien compris ? Épicure lui-même semble avoir anticipé cette objection en distinguant l'origine utilitaire de l'amitié (on recherche d'abord la sécurité) de sa nature véritable une fois établie : on en vient à aimer l'ami pour lui-même, et le sage est prêt à mourir pour un ami[18]. L'amitié épicurienne révèle ainsi une tension féconde entre utilité et désintéressement.

L'amitié à l'époque moderne

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Montaigne et La Boétie : « Parce que c'était lui, parce que c'était moi »

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La Renaissance voit émerger une nouvelle sensibilité à l'amitié, dont Michel de Montaigne offre l'expression la plus saisissante. Dans le chapitre « De l'amitié » des Essais (I, XXVIII), Montaigne évoque son amitié avec Étienne de La Boétie, brutalement interrompue par la mort prématurée de ce dernier en 1563[19]. Cette amitié devient pour lui le modèle indépassable d'une relation qui transcende toutes les catégories habituelles : ni intérêt, ni plaisir, ni utilité ne peuvent l'expliquer. Face à l'interrogation sur les raisons de cet attachement, Montaigne ne peut que répondre par la fameuse formule : « Si on me presse de dire pourquoi je l'aimais, je sens que cela ne se peut exprimer qu'en répondant : "Parce que c'était lui ; parce que c'était moi" »[20].

Cette formule énigmatique marque un tournant dans la pensée de l'amitié : elle soustrait celle-ci à toute rationalisation, à tout calcul, pour la situer dans l'ordre de l'évidence inexplicable, de la reconnaissance immédiate. L'amitié montaignienne repose sur un « mélange si universel » des âmes qu'elles « effacent et ne retrouvent plus la couture qui les a jointes »[21]. Cette fusion des âmes, cette confusion des identités, fait de l'amitié un mode d'être-ensemble absolument singulier, irréductible aux liens familiaux, amoureux ou sociaux.

L'amitié de Montaigne et La Boétie possède également une dimension politique. Les deux hommes partagent un idéal humaniste et une même préoccupation pour les questions de la liberté et de la servitude, comme en témoigne le célèbre Discours de la servitude volontaire de La Boétie. Leur amitié devient ainsi le lieu d'une résistance à la tyrannie et d'une affirmation de la liberté du jugement[22].

Kant : l'amitié entre devoir et sentiment

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La philosophie des Lumières, et particulièrement Kant, soumet l'amitié à l'examen critique de la raison. Dans la Doctrine de la vertu (seconde partie de la Métaphysique des mœurs), Kant définit l'amitié comme « l'union de deux personnes liées par un amour réciproque et un égal respect »[23]. Cette définition révèle la tension constitutive de l'amitié kantienne : celle entre l'amour (qui pousse au rapprochement) et le respect (qui impose la distance). L'amitié exige un équilibre fragile entre ces deux forces, équilibre que Kant juge quasi impossible à réaliser parfaitement.

Pour Kant, l'amitié parfaite est donc une « Idée » régulatrice plutôt qu'une réalité empirique[24]. Néanmoins, aspirer à cette Idée constitue un « devoir de vertu » : nous devons cultiver l'amitié, car elle manifeste notre dignité morale et contribue à notre bonheur. La conception kantienne inscrit ainsi l'amitié dans l'ordre du devoir moral, la dépassionnant et la moralisant, au risque peut-être d'en assécher la spontanéité et la gratuité.

L'amitié dans la philosophie contemporaine

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Nietzsche : l'amitié stellaire et l'amour du lointain

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Nietzsche rompt avec la tradition philosophique en proposant une conception de l'amitié qui s'écarte délibérément des modèles grecs de la proximité et de la ressemblance. Dans Ainsi parlait Zarathoustra, il récuse l'« amour du prochain » chrétien, qu'il juge hypocrite et grégaire, pour lui préférer l'« amour du lointain »[25]. L'ami nietzschéen n'est pas celui qui nous rassure dans nos certitudes mais celui qui nous pousse à nous dépasser, à devenir ce que nous sommes.

Dans Le Gai Savoir, Nietzsche développe la métaphore de l'« amitié stellaire » : les vrais amis sont comme des étoiles qui « poursuivent des orbites si différentes » qu'ils peuvent sembler s'être perdus de vue, mais « leur foi en notre amitié stellaire demeure inébranlable »[26]. Cette distance respectueuse, loin de menacer l'amitié, en constitue la noblesse : elle préserve la liberté et la singularité de chacun tout en maintenant un lien profond.

La pensée nietzschéenne de l'amitié s'articule à sa critique de la morale et à sa philosophie de la volonté de puissance. L'ami authentique est celui qui favorise notre croissance spirituelle, qui nous défie et nous stimule plutôt que de nous conforter dans la médiocrité[27]. Cette conception aristocratique et agonistique de l'amitié a influencé de nombreux penseurs du XXe siècle.

Derrida et les apories de l'amitié

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Jacques Derrida consacre un ouvrage majeur à la question de l'amitié : Politiques de l'amitié (1994). S'appuyant sur une déconstruction de la tradition philosophique, de Platon à Carl Schmitt en passant par Montaigne et Nietzsche, Derrida met au jour les apories qui travaillent le concept d'amitié[28]. Il part d'une phrase mystérieuse attribuée à Aristote par Montaigne : « Ô mes amis, il n'y a nul ami », phrase dont il démonte patiemment les paradoxes et les implications.

Pour Derrida, l'amitié est travaillée par une dissymétrie originaire : on ne peut parler d'amitié que de celui qui aime vers celui qui est aimé, jamais dans l'autre sens[29]. L'amitié est donc toujours déjà marquée par une non-réciprocité, une dissymétrie temporelle (l'un aime avant l'autre, ou après lui) qui interdit toute fusion ou transparence parfaite. Cette « amitié sans amitié » ouvre un espace politique inédit : ni fraternité (trop liée à la filiation et à l'identité), ni simple contrat, l'amitié derridienne serait une forme de lien social qui accueille l'altérité radicale, l'étranger, celui qui n'est ni proche ni familier.

Hannah Arendt : l'amitié comme espace politique

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Hannah Arendt développe une conception originale de l'amitié, qu'elle distingue soigneusement de l'amour et de la compassion. Dans son essai « De l'humanité dans de "sombres temps" : réflexions sur Lessing », elle écrit : « Nous avons coutume aujourd'hui de ne voir dans l'amitié qu'un phénomène de l'intimité, où les amis s'ouvrent leur âme sans tenir compte du monde et de ses exigences »[30]. Or pour Arendt, c'est méconnaître la dimension proprement politique de l'amitié.

L'amitié, telle que la pratiquaient les Grecs, est d'abord un dialogue, une pratique de la parole partagée qui fait advenir un monde commun entre les interlocuteurs. « L'essence de l'amitié consistait dans le dialogue », affirme-t-elle, ajoutant que ce dialogue permettait d'« humaniser » le monde en le rendant discutable, en le soumettant à la pluralité des perspectives[31]. L'amitié devient ainsi un espace de résistance contre la tyrannie et le totalitarisme : lorsque la sphère publique se dégrade ou disparaît, l'amitié maintient ouverte la possibilité d'un monde partagé.

Dans une lettre célèbre à Gershom Scholem, Arendt écrit : « De ma vie, je n'ai jamais "aimé" aucun peuple, ni aucune collectivité [...]. Je reconnais que je n'aime en effet que mes amis ; et que la seule sorte d'amour que je connaisse et en laquelle je crois est l'amour pour des personnes »[32]. Cette déclaration, loin d'être une profession d'apolitisme, affirme au contraire la primauté de l'amitié comme lien politique authentique, contre les formes dégradées de solidarité collective (nationalisme, identitarisme, conformisme de masse).

Enjeux contemporains : l'amitié au-delà de l'intime

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La philosophie contemporaine continue d'interroger l'amitié, notamment face aux transformations des modes de sociabilité à l'ère numérique et à la marchandisation croissante des relations sociales. Plusieurs questions demeurent vives.

Premièrement, l'amitié peut-elle vraiment se penser indépendamment des rapports de pouvoir et d'intérêt ? Les analyses sociologiques montrent que les réseaux amicaux reproduisent souvent les hiérarchies sociales et contribuent à la reproduction des inégalités. Comment concilier l'idéal philosophique d'une amitié désintéressée avec cette réalité sociale ?

Deuxièmement, quelle place pour l'amitié dans une société démocratique ? Les pensées de Derrida et d'Arendt suggèrent que l'amitié pourrait constituer un modèle alternatif de lien politique, ni fusionnel ni contractuel, respectueux de la pluralité et de l'altérité. Mais une politique de l'amitié est-elle praticable à grande échelle, ou demeure-t-elle une utopie aristocratique ?

Troisièmement, comment penser l'amitié à l'ère des réseaux sociaux et des « amis » virtuels ? Le philosophe C. S. Lewis, dans The Four Loves, distinguait la véritable amitié (philia) de la simple camaraderie ou affection[33]. Cette distinction reste-t-elle pertinente lorsque la frontière entre amitié et réseau social devient poreuse ?

L'amitié, depuis les Grecs jusqu'à nos jours, reste une énigme philosophique productive. Ni simple sentiment, ni institution sociale, elle échappe aux catégories habituelles de la pensée morale et politique. Tour à tour fondement de la cité (Aristote), voie d'accès à la vérité (Platon), exercice spirituel (Sénèque), évidence inexplicable (Montaigne), devoir moral (Kant), amour du lointain (Nietzsche), accueil de l'altérité (Derrida) ou dialogue humanisant (Arendt), l'amitié manifeste notre capacité à nouer des liens qui ne se réduisent ni à la nécessité biologique, ni au calcul utilitaire, ni à l'obligation juridique.

Paradoxalement, cette résistance de l'amitié aux définitions trop rigides fait peut-être sa richesse philosophique : elle nous rappelle que l'existence humaine ne saurait se réduire à un système, qu'il reste toujours un espace pour la gratuité, la singularité, la rencontre imprévisible. Dans un monde où tout tend à se marchandiser et se rationaliser, l'amitié demeure ce lieu fragile mais irréductible où se manifeste notre humanité commune et notre liberté partagée.

Notes et références

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  1. Aristote, Éthique à Nicomaque, livres VIII-IX, trad. J. Tricot, Paris, Vrin, 1959, p. 381-456
  2. Aristote, Éthique à Nicomaque, VIII, 1, 1155a5, trad. J. Tricot, Paris, Vrin, 1959, p. 381
  3. Aristote, Éthique à Nicomaque, VIII, 3, 1156a6-1156b7, trad. J. Tricot, Paris, Vrin, 1959, p. 387-389
  4. Aristote, Éthique à Nicomaque, IX, 4, 1166a30-32, trad. J. Tricot, Paris, Vrin, 1959, p. 428
  5. Aristote, Éthique à Nicomaque, VIII, 1, 1155a22-28, trad. J. Tricot, Paris, Vrin, 1959, p. 382
  6. Christophe Perrin, « Égalité et réciprocité : les clés de la philia aristotélicienne », Le Philosophoire, 2007/2, n° 29, p. 259-280
  7. Platon, Lysis, trad. L. Robin, Paris, Les Belles Lettres, 1950
  8. Platon, Lysis, 214b-222e
  9. Paul de Guerry, « Amitié et autarcie dans le Lysis de Platon », Revue Ithaque, n°1, 2007
  10. Cicéron, Laelius de amicitia, trad. R. Combès, Paris, Les Belles Lettres, 1983
  11. Cicéron, Laelius de amicitia, V, 18-20, trad. R. Combès, Paris, Les Belles Lettres, 1983, p. 12-14
  12. Cicéron, Laelius de amicitia, XIII, 47, trad. R. Combès, Paris, Les Belles Lettres, 1983, p. 32
  13. Iddo Shvueli, L'amitié chez Cicéron, entre un concept philosophique et une notion sociale, thèse de doctorat, Université Paris-Sorbonne, 2014
  14. Marc-Aurèle, Pensées pour moi-même, IV, 4, trad. E. Bréhier, Paris, Les Belles Lettres, 1962
  15. Marc-Aurèle, Pensées pour moi-même, V, 16, trad. E. Bréhier, Paris, Les Belles Lettres, 1962
  16. Sénèque, Lettres à Lucilius, III, 2-3, trad. H. Noblot, Paris, Les Belles Lettres, 1945
  17. Épicure, Maximes capitales, XXVII, in Lettres et Maximes, trad. M. Conche, Paris, PUF, 1987, p. 221
  18. Cicéron, De finibus bonorum et malorum, I, 65-70, évoquant les débats au sein de l'école épicurienne
  19. Michel de Montaigne, Essais, I, XXVIII, éd. P. Villey, Paris, PUF, 1992, p. 183-198
  20. Michel de Montaigne, Essais, I, XXVIII, éd. P. Villey, Paris, PUF, 1992, p. 188
  21. Michel de Montaigne, Essais, I, XXVIII, éd. P. Villey, Paris, PUF, 1992, p. 188
  22. Christophe Litwin, « La cause perdue de l'amitié républicaine de La Boétie à Montaigne », Montaigne Studies, n° 28, 2016, p. 95-108
  23. Emmanuel Kant, Métaphysique des mœurs, Doctrine de la vertu, § 46, trad. A. Philonenko, Paris, Vrin, 1968, p. 143
  24. Emmanuel Kant, Métaphysique des mœurs, Doctrine de la vertu, § 46, trad. A. Philonenko, Paris, Vrin, 1968, p. 144
  25. Friedrich Nietzsche, Ainsi parlait Zarathoustra, I, « De l'amour du prochain », trad. M. de Gandillac, Paris, Gallimard, 1971, p. 82-84
  26. Friedrich Nietzsche, Le Gai Savoir, § 279, trad. P. Klossowski, Paris, Gallimard, 1967, p. 220
  27. Friedrich Nietzsche, Humain, trop humain, I, § 376, trad. R. Rovini, Paris, Gallimard, 1968, p. 251
  28. Jacques Derrida, Politiques de l'amitié, Paris, Galilée, 1994
  29. Jacques Derrida, Politiques de l'amitié, Paris, Galilée, 1994, p. 23-48
  30. Hannah Arendt, « De l'humanité dans de "sombres temps" », in Vies politiques, Paris, Gallimard, 1974, p. 23
  31. Hannah Arendt, « De l'humanité dans de "sombres temps" », in Vies politiques, Paris, Gallimard, 1974, p. 28-35
  32. Hannah Arendt, lettre à Gershom Scholem, 24 juillet 1963, in Vies politiques, Paris, Gallimard, 1974
  33. C. S. Lewis, The Four Loves, London, Geoffrey Bles, 1960, p. 57-90

Bibliographie sélective

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  • Aristote, Éthique à Nicomaque, livres VIII-IX, trad. J. Tricot, Paris, Vrin, 1959
  • Cicéron, Laelius de amicitia, trad. R. Combès, Paris, Les Belles Lettres, 1983
  • Michel de Montaigne, Essais, I, XXVIII, éd. P. Villey, Paris, PUF, 1992
  • Emmanuel Kant, Métaphysique des mœurs, Doctrine de la vertu, trad. A. Philonenko, Paris, Vrin, 1968
  • Friedrich Nietzsche, Le Gai Savoir, trad. P. Klossowski, Paris, Gallimard, 1967
  • Jacques Derrida, Politiques de l'amitié, Paris, Galilée, 1994
  • Hannah Arendt, Vies politiques, Paris, Gallimard, 1974
  • Jean-Claude Fraisse, Philia. La Notion d'amitié dans la philosophie antique, Paris, Vrin, 1974
  • David Konstan, Friendship in the Classical World, Cambridge, Cambridge University Press, 1997