Dictionnaire de philosophie/Amour
L'amour est un concept philosophique fondamental qui traverse l'histoire de la pensée occidentale depuis l'Antiquité grecque jusqu'à nos jours. Désignant à la fois un affect, une relation, une vertu et une force cosmique, l'amour constitue un objet privilégié de la réflexion philosophique sur la nature humaine, l'éthique et la métaphysique[1].
Le terme français « amour » dérive du latin amor, lui-même possiblement forgé sur amma (« maman »), suggérant une dimension originaire d'attachement et de soin[2]. Cette étymologie témoigne déjà de la polysémie constitutive du concept : l'amour désigne aussi bien la passion érotique que l'affection familiale, l'amitié que la charité, le désir sensuel que l'aspiration spirituelle.
Les distinctions grecques fondamentales
[modifier | modifier le wikicode]La pensée grecque antique a établi plusieurs distinctions conceptuelles qui structurent encore aujourd'hui notre compréhension philosophique de l'amour. Trois termes principaux organisent cette typologie :
Éros (ἔρως) : l'amour-désir
[modifier | modifier le wikicode]L'éros désigne l'amour passionnel, caractérisé par le désir et le manque. Cette conception trouve son expression la plus élaborée dans le Banquet de Platon (vers 385-370 av. J.-C.), où plusieurs discours successifs explorent la nature de l'amour[3].
Dans le discours de Diotime rapporté par Socrate, l'amour est défini comme un daimôn (δαίμων), être intermédiaire entre les dieux et les hommes, né de Poros (Ressource) et Pénia (Pauvreté). Cette généalogie mythique exprime philosophiquement que « l'amour est désir de ce dont on manque »[4]. L'éraste (amant) désire l'éromène (aimé) parce qu'il lui manque : on ne désire que ce qu'on ne possède pas. Cette conception fait de l'amour une aspiration perpétuelle vers la beauté et, ultimement, vers le Bien absolu[5].
Le philosophe français André Comte-Sponville résume ainsi la position platonicienne : « L'amour est désir, et le désir est manque : on ne désire et donc on n'aime que ce dont on manque »[6]. Cette définition implique paradoxalement qu'il n'existe pas d'amour heureux au sens platonicien : dès qu'un désir est satisfait, il cesse d'être désir, donc cesse d'être amour.
Philia (φιλία) : l'amour-amitié
[modifier | modifier le wikicode]La philia aristotélicienne désigne une relation d'égalité et de réciprocité fondée sur la vertu commune. Aristote consacre deux livres entiers de son Éthique à Nicomaque (livres VIII et IX) à l'analyse de la philia, qu'il considère comme essentielle à la vie bonne[7].
Aristote distingue trois types d'amitié selon leur objet :
- L'amitié fondée sur l'utilité (relation intéressée)
- L'amitié fondée sur le plaisir (relation agréable)
- L'amitié fondée sur la vertu (amitié parfaite)
Seule cette dernière constitue la véritable philia, car elle vise le bien de l'ami pour lui-même, et non pour ce qu'il nous apporte. Aristote écrit : « Aimer, c'est se réjouir »[8]. Cette définition contraste radicalement avec la conception platonicienne : l'amitié aristotélicienne n'est pas manque mais joie, non désir de possession mais célébration de l'existence de l'autre.
Agapè (ἀγάπη) : l'amour-charité
[modifier | modifier le wikicode]L'agapè désigne dans le Nouveau Testament l'amour divin et la charité chrétienne. Ce concept, peu développé dans la philosophie grecque classique, acquiert une importance centrale dans la pensée chrétienne médiévale à travers sa traduction latine caritas[9].
Saint Augustin (354-430) fait de la caritas le principe organisateur de toute sa philosophie morale : « Ille autem iuste et sancte vivit qui rerum integer aestimator est : ipse est autem qui ordinatam dilectionem habet » (« Celui-là vit en juste et en saint qui apprécie toutes choses à leur juste valeur : il possède ainsi un amour ordonné »)[10].
Cette « charité ordonnée » se distingue de l'éros platonicien par son désintéressement radical et de la philia aristotélicienne par son universalisme : elle s'adresse également à l'ami et à l'ennemi, au proche et au lointain.
Les théories médiévales de l'amour
[modifier | modifier le wikicode]L'amor concupiscentiae et l'amor benevolentiae
[modifier | modifier le wikicode]Les théologiens scolastiques systématisent une distinction héritée d'Augustin entre deux formes fondamentales d'amour[11] :
- L'amor concupiscentiae (amour de convoitise) : désir de possession visant la jouissance personnelle
- L'amor benevolentiae (amour de bienveillance) : volonté du bien de l'autre pour lui-même
Thomas d'Aquin (1225-1274) intègre cette distinction dans sa synthèse aristotélico-chrétienne, distinguant l'amor concupiscentiae qui cherche le bien pour soi, et l'amor amicitiae qui veut le bien de l'aimé pour lui-même[12].
Le débat entre Bernard de Clairvaux et Guillaume de Saint-Thierry
[modifier | modifier le wikicode]Un débat médiéval important oppose deux conceptions de l'amour divin :
Bernard de Clairvaux (1090-1153) célèbre un amour comme affectus, élan du cœur échappant à toute mesure rationnelle. Pour Bernard, l'amour mystique est essentiellement affectif et dépasse la raison[13].
Guillaume de Saint-Thierry (vers 1075-1148), disciple de Bernard, développe néanmoins une théorie de l'amor-intellectio : un amour réglé par la connaissance, où intelligence et affectivité se pénètrent mutuellement[14].
Les philosophies modernes de l'amour
[modifier | modifier le wikicode]Descartes et l'amour estimatif
[modifier | modifier le wikicode]René Descartes (1596-1650), dans son dernier ouvrage Les Passions de l'âme (1649), propose une analyse systématique de l'amour comme passion. Il distingue notamment :
« L'amour se distingue des autres affections par l'estime qu'on fait de ce qu'on aime, comparaison de soi-même »[15].
Descartes insiste sur le rôle de l'estimation intellectuelle dans l'amour : nous aimons selon les jugements que nous portons sur la bonté des objets. Cette conception « estimative » sera influente au XVIIe siècle, notamment chez Corneille.
Descartes distingue aussi l'amour de concupiscence (désir de posséder l'objet aimé) et l'amour de bienveillance (volonté du bien de l'aimé), mais affirme que ces deux dimensions sont mêlées dans tout amour véritable[16].
Spinoza et l'amor intellectualis Dei
[modifier | modifier le wikicode]Baruch Spinoza (1632-1677) révolutionne la pensée de l'amour en le définissant comme « une joie qu'accompagne l'idée d'une cause extérieure »[17]. Cette définition rompt radicalement avec la tradition platonicienne : l'amour n'est plus manque mais joie, non désir de possession mais réjouissance de l'existence de l'autre.
Pour Spinoza, le désir (cupiditas) n'est pas manque mais puissance d'agir (potentia agendi). L'amour exprime donc une augmentation de notre puissance d'être, une intensification de notre joie existentielle.
Le couronnement de la philosophie spinoziste est l'amor Dei intellectualis (amour intellectuel de Dieu), où l'âme atteint la béatitude en comprenant sa participation à la substance infinie[18]. Cet amour, qui « dépasse la raison même et la loi », représente la plénitude de la connaissance et empêche l'âme de se perdre dans les passions-tourments.
André Comte-Sponville résume ainsi la position spinoziste : « Je suis joyeux à l'idée que tu existes. [...] C'est une déclaration d'amour qui ne vous demande rien »[19]. L'amour spinoziste, contrairement au platonicien, permet de penser la possibilité d'un amour heureux.
Kant et la distinction amour pathologique / amour pratique
[modifier | modifier le wikicode]Emmanuel Kant (1724-1804) oppose radicalement deux formes d'amour dans sa philosophie morale :
L'amour pathologique (au sens kantien de pathologisch, c'est-à-dire relevant de la sensibilité) : inclination affective, sentiment subi, appartenant à l'ordre des penchants naturels.
L'amour pratique : disposition rationnelle de la volonté, commandement moral qui ne repose pas sur un sentiment mais sur le devoir[20].
Dans la Doctrine de la vertu (1797), Kant précise que « l'amitié [...] est quelque chose de si tendre que, si on la fait reposer sur des sentiments et non sur des principes et des règles, elle ne peut être un seul instant assurée contre des interruptions »[21].
Pour Kant, seul l'amour pratique, fondé sur des principes rationnels et non sur des sentiments instables, peut constituer le fondement d'une éthique universelle. Cette position influencera profondément la philosophie morale ultérieure.
Les approches contemporaines
[modifier | modifier le wikicode]Freud et la psychanalyse de l'amour
[modifier | modifier le wikicode]Sigmund Freud (1856-1939) révolutionne la compréhension de l'amour en l'analysant comme phénomène psychique complexe enraciné dans la libido. Dans son essai « Psychologie des foules et analyse du moi » (1921), Freud note que le terme Liebe (amour) « reste plein d'ambiguïtés » car il désigne une vaste gamme de relations affectives[22].
Freud distingue notamment :
- Le courant sensuel (sinnliche Strömung) : pulsions sexuelles directes
- Le courant tendre (Zärtlichkeitsgefühle) : sentiments inhibés quant au but sexuel
Le développement normal consiste en une synthèse harmonieuse de ces deux courants. À l'inverse, leur clivage pathologique produit des troubles caractéristiques : l'homme qui ne peut être amoureux que de femmes qu'il méprise, ou inversement qui vénère des femmes qu'il ne désire pas[23].
Jacques Lacan (1901-1981) radicalise cette distinction en posant une opposition radicale entre amour et désir : « Quand on aime, il ne s'agit pas de sexe »[24]. Pour Lacan, l'amour serait « ignorance du désir », sentimentalité désérotisée. Cette conception, bien que tempérée par la reconnaissance du rôle de l'amour dans le transfert analytique, marque une rupture avec la conception freudienne qui maintenait un lien entre amour et libido.
Iris Murdoch et l'épistémologie de l'amour
[modifier | modifier le wikicode]La philosophe britannique Iris Murdoch (1919-1999) accorde à l'amour une fonction épistémique fondamentale dans son œuvre maîtresse The Sovereignty of Good (1970). Elle affirme que « l'amour est un concept central en morale » et que « nous avons besoin d'une philosophie morale où le concept d'amour, si rarement mentionné maintenant par les philosophes, puisse à nouveau devenir central »[25].
Pour Murdoch, « l'amour est la perception des individus. L'amour est la réalisation extrêmement difficile que quelque chose d'autre que soi-même est réel. L'amour, et donc l'art et la morale, est la découverte de la réalité »[26].
Murdoch illustre cette thèse par son célèbre exemple de la belle-mère (« M ») qui, initialement hostile à sa belle-fille (« D »), parvient progressivement, par un effort d'attention aimante, à voir en elle des qualités qu'elle n'avait pas perçues auparavant. Cet exemple démontre que l'amour n'est pas simple sentiment subjectif mais méthode cognitive permettant d'accéder à la réalité d'autrui[27].
Pour Murdoch, l'amour est une vertu épistémique fondamentale : « Toute vision juste, même dans les problèmes les plus stricts de l'intellect, et a fortiori quand souffrance ou méchanceté doivent être perçues, est une affaire morale. Les mêmes vertus, en fin de compte la même vertu (l'amour), sont requises partout »[28]. L'amour occupe ainsi une place unique dans la hiérarchie des vertus : il est la forme même de toutes les vertus, car toute perception vertueuse requiert l'attention aimante au réel.
Les théories contemporaines de l'amour romantique
[modifier | modifier le wikicode]La philosophie analytique contemporaine a développé plusieurs théories de l'amour romantique :
La théorie de l'union (Union Theory) : défendue par Robert Nozick et Robert Solomon, elle conçoit l'amour comme formation d'un « nous », union réelle ou métaphorique des amants. « Aimer quelqu'un, c'est former un nous », écrit Nozick[29]. Cette approche actualise la métaphore platonicienne de l'androgyne du Banquet.
La théorie de la sollicitude (Concern Theory) : l'amour consiste essentiellement dans le souci désintéressé du bien-être de l'aimé pour lui-même, non comme moyen mais comme fin[30].
La théorie évaluative : l'amour est une forme d'évaluation positive de l'aimé, perception de sa valeur intrinsèque ou de sa beauté[31].
Ces théories débattent notamment de la question de savoir si l'amour peut être justifié par des raisons (l'aimé possède-t-il des propriétés qui le rendent digne d'amour ?) ou s'il est sans raison, conférant lui-même la valeur à son objet.
Amor fati : Nietzsche et l'amour du destin
[modifier | modifier le wikicode]Friedrich Nietzsche (1844-1900) introduit dans sa philosophie tardive le concept d'amor fati (amour du destin), qui représente une transformation radicale de la conception traditionnelle de l'amour.
Dans Ecce Homo (1888), Nietzsche proclame : « Ma formule pour la grandeur chez un être humain est amor fati : que l'on ne veuille rien de différent, ni en avant, ni en arrière, ni dans toute l'éternité. Non pas seulement supporter le nécessaire, encore moins le dissimuler... mais l'aimer »[32].
L'amor fati nietzschéen se distingue radicalement :
- De la résignation stoïcienne : il ne s'agit pas de supporter mais d'aimer
- De l'acceptation chrétienne : il ne s'agit pas de se soumettre à la volonté divine mais d'affirmer joyeusement le devenir
- De l'optimisme leibnizien : il ne s'agit pas de justifier le monde comme « meilleur des mondes possibles » mais de l'aimer tel qu'il est, y compris dans ses aspects tragiques
L'amor fati est intimement lié à la doctrine de l'éternel retour : aimer sa vie au point de vouloir la revivre éternellement, identique en chaque détail[33]. Cette exigence constitue le test ultime de l'affirmation de la vie : « Si vraiment nous sommes heureux de vivre, alors nous devons vouloir revivre éternellement chaque instant de notre vie à l'infini »[34].
Perspectives pluridisciplinaires
[modifier | modifier le wikicode]Anthropologie et universalité de l'amour
[modifier | modifier le wikicode]Le philosophe français Francis Wolff défend l'idée que l'amour constitue un « universel anthropologique » : « Dans toutes les sociétés, à tous les moments de l'histoire, il existe une relation entre amants que nous appelons "amour", comme en témoignent les littératures et la poésie du monde entier »[35].
Selon Wolff, l'amour naît du mélange de trois composantes indépendantes :
- L'amitié (philia)
- La passion (pathos)
- Le désir sexuel (éros)
Lorsque deux ou trois de ces composantes fusionnent, surgit ce « quelque chose de nouveau qu'on appelle l'amour ». Cette approche synthétique permet de rendre compte de la diversité des formes d'amour tout en maintenant son unité conceptuelle.
Sociologie de l'amour
[modifier | modifier le wikicode]Le sociologue français Pierre Bourdieu a esquissé dans La Domination masculine (1998) une approche de l'amour comme « capital » opérant dans des champs de relations intimes. Bien que Bourdieu ait présenté l'amour comme possibilité d'échapper aux relations de domination, il a aussi compris que l'amour était « produit du travail, inséré dans une économie d'échanges, et susceptible de se voir infusé de domination »[36].
Des travaux récents prolongent cette approche en conceptualisant l'amour comme forme de capital social et émotionnel, influençant les structures des champs intimes contemporains[37].
Neurosciences et biologie de l'amour
[modifier | modifier le wikicode]Les neurosciences contemporaines ont identifié les corrélats neuronaux de l'expérience amoureuse, notamment l'activation du système de récompense dopaminergique et la libération d'ocytocine et de vasopressine. Certains chercheurs, comme la biologiste Helen Fisher, conceptualisent l'amour romantique comme un « drive » ou système motivationnel fondamental, distinct des émotions proprement dites[38].
Ces découvertes posent la question philosophique de la réductibilité de l'amour à ses mécanismes neurobiologiques. La plupart des philosophes contemporains défendent une approche non-réductionniste : même si l'amour possède des bases biologiques, son sens et sa valeur ne peuvent être entièrement expliqués en termes neurochimiques.
Conclusion
[modifier | modifier le wikicode]L'amour demeure l'un des concepts les plus polysémiques et les plus débattus de la philosophie. Depuis Platon jusqu'aux philosophes contemporains, il interroge la nature du désir et du manque, la possibilité du bonheur, la relation entre raison et passion, la constitution du sujet et de l'identité personnelle, ainsi que les fondements de l'éthique et de la vie bonne.
Les distinctions grecques classiques entre éros, philia et agapè continuent de structurer notre compréhension philosophique, mais elles ont été enrichies et complexifiées par les débats médiévaux, les analyses modernes de Descartes, Spinoza et Kant, les révolutions psychanalytiques de Freud et Lacan, et les approches contemporaines qui intègrent les apports de l'anthropologie, de la sociologie et des neurosciences.
La philosophie de l'amour reste un champ de recherche vivant, où se croisent questions métaphysiques (qu'est-ce qu'aimer ?), épistémologiques (l'amour est-il une forme de connaissance ?), éthiques (quelles sont nos obligations envers ceux que nous aimons ?) et politiques (comment penser l'amour dans les structures sociales de domination ?).
Notes et références
[modifier | modifier le wikicode]- ↑ Cassin, Barbara (dir.), Vocabulaire européen des philosophies. Dictionnaire des intraduisibles, Paris, Seuil/Le Robert, 2004, p. 33-36
- ↑ Cassin, Barbara (dir.), op. cit., p. 33
- ↑ Platon, Le Banquet, trad. fr. Luc Brisson, Paris, Flammarion, coll. « GF », 1998 [vers 385-370 av. J.-C.], 202a-212c
- ↑ Platon, Le Banquet, 200a-201c
- ↑ Platon, Le Banquet, 210a-212a
- ↑ Comte-Sponville, André, L'Amour en quatre leçons, Paris, Albin Michel, 2003, p. 15-32
- ↑ Aristote, Éthique à Nicomaque, livres VIII-IX, trad. fr. Richard Bodéüs, Paris, Flammarion, coll. « GF », 2004 [vers 340-325 av. J.-C.]
- ↑ Aristote, Éthique à Nicomaque, VIII, 2, 1155b27-1156a5
- ↑ Cassin, Barbara (dir.), op. cit., p. 34
- ↑ Augustin, De doctrina christiana, I, 28, PL 34, col. 30
- ↑ Goulet, Richard (dir.), Dictionnaire des philosophes antiques, Supplément, Paris, CNRS Éditions, 2003, p. 925-926
- ↑ Thomas d'Aquin, Somme théologique, Ia-IIae, q. 26, a. 4
- ↑ Bernard de Clairvaux, Sermons sur le Cantique des Cantiques, éd. et trad. fr. Raffaele Fassetta et Paul Verdeyen, Paris, Cerf, coll. « Sources chrétiennes », 1996-2007
- ↑ Guillaume de Saint-Thierry, De natura et dignitate amoris, PL 184, col. 379-408
- ↑ Descartes, René, Les Passions de l'âme, art. 83, in Œuvres, éd. Charles Adam et Paul Tannery, Paris, Vrin, 1996 , t. XI, p. 389
- ↑ Descartes, René, Les Passions de l'âme, art. 81, p. 387
- ↑ Spinoza, Baruch, Éthique, III, définition 6, trad. fr. Bernard Pautrat, Paris, Seuil, 1988 , p. 219
- ↑ Spinoza, Baruch, Éthique, V, prop. 32-36, p. 579-589
- ↑ Comte-Sponville, André, op. cit., p. 45-62
- ↑ Kant, Emmanuel, Critique de la raison pratique, I, I, 3, trad. fr. François Picavet, Paris, PUF, 1943 , p. 86-87
- ↑ Kant, Emmanuel, Métaphysique des mœurs, II, Doctrine de la vertu, § 46, trad. fr. Alain Renaut, Paris, Flammarion, coll. « GF », 1994 , p. 344
- ↑ Freud, Sigmund, Psychologie des foules et analyse du moi, § 8, in Essais de psychanalyse, trad. fr. Pierre Cotet et al., Paris, Payot, 1981 , p. 172-173
- ↑ Freud, Sigmund, « Sur un type particulier de choix d'objet chez l'homme », in Contributions à la psychologie de la vie amoureuse, trad. fr. Denise Berger et al., Paris, PUF, 1969 , p. 47-55
- ↑ Lacan, Jacques, Le Séminaire, Livre VIII, Le Transfert (1960-1961), Paris, Seuil, 1991, p. 12
- ↑ Murdoch, Iris, The Sovereignty of Good, London, Routledge, 1970, p. 2 et 46
- ↑ Murdoch, Iris, « The Sublime and the Good », in Existentialists and Mystics, London, Chatto & Windus, 1959, p. 51
- ↑ Murdoch, Iris, The Sovereignty of Good, p. 17-18
- ↑ Murdoch, Iris, The Sovereignty of Good, p. 70
- ↑ Nozick, Robert, The Examined Life, New York, Simon & Schuster, 1989, p. 68-86
- ↑ Frankfurt, Harry, The Reasons of Love, Princeton, Princeton University Press, 2004, p. 42-43
- ↑ Velleman, J. David, « Love as a Moral Emotion », Ethics, vol. 109, n° 2, 1999, p. 338-374
- ↑ Nietzsche, Friedrich, Ecce Homo, « Pourquoi je suis si avisé », § 10, in Œuvres philosophiques complètes, VIII, trad. fr. Jean-Claude Hémery, Paris, Gallimard, 1974 , p. 266
- ↑ Han-Pile, Béatrice, « Nietzsche and Amor Fati », European Journal of Philosophy, vol. 19, n° 2, 2011, p. 224-261
- ↑ Brodsky, Garry M., « Nietzsche's Notion of Amor Fati », International Studies in Philosophy, vol. 30, n° 3, 1998, p. 23-30
- ↑ Wolff, Francis, Il n'y a pas d'amour parfait, Paris, Fayard, 2016, p. 15-30
- ↑ Bourdieu, Pierre, La Domination masculine, Paris, Seuil, 1998, p. 118-126
- ↑ Santos, Carolina, « Bourdieu on Love: A Latent Capital, a Primary Field and a New Research Agenda », Sociology, vol. 58, n° 4, 2024, p. 823-841
- ↑ Fisher, Helen, Why We Love: The Nature and Chemistry of Romantic Love, New York, Henry Holt, 2004, p. 51-79
Bibliographie sélective
[modifier | modifier le wikicode]Sources antiques
[modifier | modifier le wikicode]- Platon, Le Banquet, trad. fr. Luc Brisson, Paris, Flammarion, coll. « GF », 1998 [vers 385-370 av. J.-C.].
- Aristote, Éthique à Nicomaque, livres VIII-IX, trad. fr. Richard Bodéüs, Paris, Flammarion, coll. « GF », 2004 [vers 340-325 av. J.-C.].
Sources médiévales
[modifier | modifier le wikicode]- Augustin, De doctrina christiana, PL 34.
- Bernard de Clairvaux, Sermons sur le Cantique des Cantiques, éd. et trad. fr. Raffaele Fassetta et Paul Verdeyen, Paris, Cerf, coll. « Sources chrétiennes », 1996-2007.
- Thomas d'Aquin, Somme théologique, Ia-IIae, q. 26-28.
Sources modernes
[modifier | modifier le wikicode]- Descartes, René, Les Passions de l'âme (1649), in Œuvres, éd. Charles Adam et Paul Tannery, Paris, Vrin, 1996, t. XI.
- Spinoza, Baruch, Éthique (1677), trad. fr. Bernard Pautrat, Paris, Seuil, 1988.
- Kant, Emmanuel, Métaphysique des mœurs (1797), trad. fr. Alain Renaut, Paris, Flammarion, coll. « GF », 1994.
Sources contemporaines
[modifier | modifier le wikicode]- Freud, Sigmund, Essais de psychanalyse (1921), trad. fr. Pierre Cotet et al., Paris, Payot, 1981.
- Lacan, Jacques, Le Séminaire, Livre VIII, Le Transfert (1960-1961), Paris, Seuil, 1991.
- Murdoch, Iris, The Sovereignty of Good, London, Routledge, 1970.
- Nietzsche, Friedrich, Ecce Homo (1888), in Œuvres philosophiques complètes, VIII, trad. fr. Jean-Claude Hémery, Paris, Gallimard, 1974.
Études secondaires
[modifier | modifier le wikicode]- Cassin, Barbara (dir.), Vocabulaire européen des philosophies. Dictionnaire des intraduisibles, Paris, Seuil/Le Robert, 2004, p. 33-36.
- Comte-Sponville, André, L'Amour en quatre leçons, Paris, Albin Michel, 2003.
- Frankfurt, Harry, The Reasons of Love, Princeton, Princeton University Press, 2004.
- Nozick, Robert, The Examined Life, New York, Simon & Schuster, 1989.
- Wolff, Francis, Il n'y a pas d'amour parfait, Paris, Fayard, 2016.