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Dictionnaire de philosophie/Argument

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— Argument —

Un argument constitue l'une des notions centrales de la philosophie, située au carrefour de la logique, de la rhétorique et de l'épistémologie. Dans le cadre d'un raisonnement, un argument désigne un ensemble de propositions dont certaines – appelées prémisses – servent à justifier ou à établir la vérité d'une autre proposition appelée conclusion. Argumenter, c'est donc fournir des raisons de croire quelque chose, c'est exercer la pensée pour établir des relations entre des éléments afin d'en dégager une conclusion. Cette activité intellectuelle traverse toute l'histoire de la philosophie, depuis les Grecs jusqu'aux théories contemporaines de l'argumentation.

Origines et définitions aristotéliciennes

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La logique formelle d'Aristote

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C'est à Aristote (384-322 av. J.-C.) que revient le mérite d'avoir fourni la première théorisation systématique de l'argument, particulièrement dans son Organon, ensemble de traités logiques comprenant les Premiers Analytiques et les Seconds Analytiques. Dans les Seconds Analytiques, Aristote expose sa conception de la science démonstrative : connaître scientifiquement, c'est connaître la cause, c'est-à-dire le « pourquoi » d'une chose[1]. La démonstration scientifique exige que les prémisses soient « vraies, premières, immédiates, plus connues que la conclusion, antérieures à elles et causes de la conclusion »[2].

Aristote définit le syllogisme comme « un discours dans lequel, certaines choses étant posées, une autre chose différente d'elles en résulte nécessairement par les choses mêmes qui sont posées »[3]. Le syllogisme classique comprend trois propositions : deux prémisses (majeure et mineure) et une conclusion, articulées autour de trois termes (majeur, mineur et moyen). Le célèbre exemple « Tous les hommes sont mortels, or Socrate est un homme, donc Socrate est mortel » illustre cette structure déductive où la conclusion découle nécessairement des prémisses.

Syllogisme, démonstration et principes

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Un syllogisme valide est un syllogisme tel que, si ses prémisses sont vraies, sa conclusion est nécessairement vraie : il est impossible que les prémisses soient vraies et la conclusion fausse. Un syllogisme valide dont les prémisses sont effectivement vraies constitue une démonstration. Cependant, tous les syllogismes formellement valides ne sont pas nécessairement des démonstrations scientifiques, car la validité formelle ne garantit pas la vérité matérielle des prémisses.

Aristote soutient qu'à côté des principes communs que sont les axiomes logiques de non-contradiction et du tiers exclu, chaque science possède ses propres principes[4]. Les principes indémontrables d'une science – appelés axiomes, définitions ou hypothèses – constituent le point de départ de toute démonstration dans cette discipline. Les Seconds Analytiques établissent ainsi que « toute science démonstrative tourne autour de trois choses : les choses dont on pose qu'elles sont, les notions communes qu'on appelle axiomes, notions premières à partir desquelles on démontre, et, troisièmement, les propriétés »[5].

Distinction entre dialectique et démonstration

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Aristote distingue soigneusement l'argumentation démonstrative (apodictique) de l'argumentation dialectique. La démonstration part de principes vrais et nécessaires pour aboutir à des conclusions scientifiques certaines. La dialectique, quant à elle, part de prémisses simplement probables ou généralement admises (endoxa) et produit des arguments persuasifs sans prétendre à la certitude scientifique[6]. Cette distinction annonce la séparation ultérieure entre logique formelle et rhétorique.

Rhétorique et argumentation persuasive

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Les trois piliers de la rhétorique classique

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Parallèlement à la logique formelle, la tradition rhétorique développe une conception de l'argument orientée vers la persuasion. Aristote lui-même, dans sa Rhétorique, identifie trois moyens de persuasion à disposition de l'orateur[7] :

  • Le logos (λόγος) désigne l'argumentation rationnelle proprement dite. Il s'agit de convaincre par la raison, en présentant des faits, des exemples, en faisant appel à l'expérience et aux connaissances. Le logos correspond à la dimension logique et démonstrative du discours.
  • L'ethos (ἦθος) représente l'image que l'orateur donne de lui-même, ses qualités morales et sa crédibilité. La persuasion par l'ethos repose sur la confiance que l'auditoire accorde à celui qui parle. Cicéron soulignera l'importance de cette dimension dans l'art oratoire[8].
  • Le pathos (πάθος) concerne les émotions suscitées chez l'auditoire. L'orateur cherche à émouvoir son public en provoquant des sentiments tels que la pitié, la colère, la crainte ou l'indignation, qui favorisent l'adhésion à la thèse défendue.

Argumentation et genres oratoires

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La rhétorique classique distingue trois genres de discours correspondant à trois situations argumentatives[9] :

  • Le discours judiciaire (ou délibératif) s'appuie sur des faits passés pour convaincre un tribunal. L'argumentation y vise à établir la culpabilité ou l'innocence d'un accusé.
  • Le discours délibératif (ou politique) concerne les décisions futures dans le cadre politique. L'orateur y défend une proposition d'action en argumentant sur son utilité et sa justice.
  • Le discours épidictique (ou démonstratif) loue ou blâme dans le présent. Il concerne les discours de circonstance et vise à faire juger une personne ou une action.

Cette tripartition montre que l'argumentation ne se réduit pas à la seule démonstration logique : elle s'adapte à différents contextes pratiques et mobilise des ressources discursives variées.

Sophismes et paralogismes : les arguments fallacieux

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Définitions et classifications

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Un sophisme est un raisonnement fallacieux présenté avec l'apparence de la rigueur logique. Constitué d'une ou plusieurs prémisses vraies ou prétendues vraies, le sophisme les agence dans un raisonnement séduisant mais erroné qui ne respecte pas les règles de la logique, même si la conclusion peut être vraie.

Kant, dans sa Logique (1800), établit une distinction fondamentale : un syllogisme erroné quant à sa forme est un paralogisme quand il trompe son auteur (erreur involontaire), et un sophisme quand il vise intentionnellement à tromper autrui[10]. Cette distinction entre erreur de bonne foi et tromperie délibérée demeure cependant difficile à établir par le seul examen du raisonnement.

Les classifications des sophismes

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Aristote, dans ses Réfutations sophistiques, entreprend de cataloguer les différentes formes de raisonnements fallacieux. Il distingue treize types de paralogismes répartis en deux groupes : ceux « dans le langage » (in dictione), qui reposent sur l'équivocité, l'amphibologie, la composition, la division, l'accent et la figure de diction ; et ceux « hors du langage » (extra dictionem), qui incluent l'accident, la confusion du relatif et de l'absolu, l'ignorance de la réfutation, la fausse cause, la pétition de principe, le raisonnement circulaire et le sophisme de la question complexe[11].

John Stuart Mill (1806-1873) propose dans son Système de logique déductive et inductive (1843) une classification des sophismes en quatre groupes[12] :

  • Les sophismes de simple inspection ou a priori : la proposition est acceptée par tous et ne nécessite aucune preuve, alors qu'elle devrait en requérir une.
  • Les sophismes d'observation : on tire des conclusions erronées à partir d'une négligence de faits particuliers ou d'une mauvaise observation.
  • Les sophismes de généralisation : à partir d'un seul ou de quelques cas particuliers, on généralise sans avoir analysé l'ensemble des cas ou un échantillon représentatif.
  • Les sophismes par confusion : on aboutit à une conclusion erronée à partir d'une mauvaise interprétation et appréciation des preuves.

Exemples et enjeux

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Un exemple classique de sophisme : Tout ce qui est rare est cher, un cheval bon marché est rare, donc un cheval bon marché est cher. Le raisonnement joue sur l'ambiguïté du mot « rare » et viole les règles du syllogisme valide.

La détection des sophismes constitue un enjeu philosophique majeur. Cette préoccupation traverse toute l'histoire de la philosophie et demeure centrale dans la pensée critique contemporaine, particulièrement face aux discours manipulateurs.

Déduction et induction : deux modes de raisonnement

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Le raisonnement déductif

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La déduction correspond à un processus de raisonnement qui permet de conclure une affirmation à partir d'hypothèses, de prémisses ou d'un cadre théorique : les conclusions résultent formellement de ces prémisses. La déduction va du général au particulier. D'une idée générale, d'une loi, on déduit une conséquence, une proposition particulière.

Une déduction est valide si et seulement s'il est impossible pour la conclusion d'être fausse si les prémisses sont vraies. Le syllogisme aristotélicien constitue le modèle paradigmatique du raisonnement déductif : Tous les humains sont mortels, or Socrate est un humain, donc Socrate est mortel.

Dans le cadre de la méthode hypothético-déductive, la déduction est le moment du raisonnement où, à partir d'une proposition que l'on pose comme hypothèse, on déduit les résultats que l'on devrait avoir si l'hypothèse était vraie. Ces résultats attendus peuvent ensuite être confrontés aux résultats de l'expérience.

Le raisonnement inductif

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L'induction correspond à un processus qui permet de passer du particulier (faits observés, cas singuliers, données expérimentales) au général (une loi, une théorie, une connaissance générale). Le raisonnement inductif va du particulier au général. De l'observation de faits particuliers, on formule des hypothèses considérées comme vraies, basées sur ces observations.

Aristote donnait l'exemple suivant : Si un navire suit une côte et se retrouve au même endroit, on peut en induire que la terre qu'il a longée est une île[13]. L'induction pose cependant un problème épistémologique majeur soulevé par David Hume : comment justifier le passage du particulier au général ? Comment garantir qu'une régularité observée dans le passé se maintiendra dans le futur[14] ?

Complémentarité et limites

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Induction et déduction ne sont pas deux procédures de raisonnement exclusives mais complémentaires. La posture inductive accorde la primauté à l'enquête, à l'observation, et essaie d'en tirer des leçons plus générales. La posture déductive accorde la primauté au cadre théorique et aux prémisses. Dans la pratique scientifique, ces deux modes de raisonnement s'articulent constamment : l'induction permet de formuler des hypothèses générales qui sont ensuite testées déductivement.

L'argument dans la philosophie moderne

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Kant et la raison pure

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Emmanuel Kant (1724-1804), dans sa Critique de la raison pure (1781), opère une révolution dans la conception de l'argumentation philosophique. Kant introduit des distinctions fondamentales qui renouvellent l'analyse des arguments.

Il distingue d'abord les connaissances a priori (antérieures à l'expérience, indépendantes de celle-ci) des connaissances a posteriori (tirées de l'expérience)[15]. Une connaissance a priori peut être connue sans recourir à l'observation empirique, comme les vérités mathématiques. Une connaissance a posteriori nécessite l'expérience, comme « ce cygne est blanc ».

Kant distingue ensuite les jugements analytiques (où le prédicat est contenu dans le sujet, comme « un corps est étendu ») des jugements synthétiques (où le prédicat ajoute quelque chose au sujet, comme « les corps sont pesants »)[16]. Les jugements analytiques sont nécessairement vrais mais n'apportent aucune connaissance nouvelle. Les jugements synthétiques apportent une connaissance nouvelle mais, lorsqu'ils sont a posteriori, peuvent être faux.

L'innovation capitale de Kant est la découverte des jugements synthétiques a priori : des jugements à la fois nécessaires et instructifs, sans être tirés de l'expérience. Les jugements de l'arithmétique comme « 7 + 5 = 12 » ou le principe de causalité « tout ce qui arrive a une cause » constituent des exemples de tels jugements[17]. Cette catégorie fonde selon Kant la possibilité de la métaphysique comme science.

La nouvelle rhétorique de Perelman

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Au XXe siècle, Chaïm Perelman (1912-1984) et Lucie Olbrechts-Tyteca entreprennent de réhabiliter l'argumentation face à l'hégémonie de la logique formelle. Leur Traité de l'argumentation. La nouvelle rhétorique (1958) constitue un ouvrage fondateur des études contemporaines sur l'argumentation[18].

Perelman et Olbrechts-Tyteca s'opposent au concept cartésien de raison qui ne reconnaît comme rationnelles que les démonstrations logiques ou mathématiques. Ils affirment au contraire que restreindre la logique à l'examen des preuves analytiques revient à retirer de l'étude du raisonnement toute référence à l'argumentation.

La nouvelle rhétorique définit l'argumentation comme « l'ensemble des techniques discursives permettant de provoquer ou d'accroître l'adhésion des esprits aux thèses qu'on présente à leur assentiment »[19]. L'argumentation est fondamentalement relative à l'auditoire : « puisque l'argumentation vise à obtenir l'adhésion de ceux auxquels elle s'adresse, elle est, dans son intégralité, relative à l'auditoire qu'elle cherche à influencer »[20].

Perelman introduit la distinction entre auditoire particulier (le public effectif auquel s'adresse l'orateur) et auditoire universel (l'auditoire idéal, constitué par exemple de tous les hommes raisonnables et compétents, ou de l'homme délibérant avec lui-même)[21]. Cette distinction permet de différencier l'argumentation persuasive (visant un auditoire particulier) de l'argumentation convaincante (visant l'auditoire universel).

Types et structures d'arguments

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Arguments déductifs et non-déductifs

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Les arguments déductifs garantissent que si les prémisses sont vraies, la conclusion l'est nécessairement. Les arguments non-déductifs (inductifs, abductifs, analogiques) ne garantissent pas cette nécessité mais fournissent un appui plus ou moins fort à la conclusion.

L'abduction, théorisée par Charles Sanders Peirce (1839-1914), constitue une forme d'inférence distincte de la déduction et de l'induction. Elle consiste à remonter des effets observés à leur cause probable : face à un phénomène surprenant, on cherche l'hypothèse qui, si elle était vraie, expliquerait ce phénomène[22]. L'abduction joue un rôle déterminant dans la découverte scientifique.

Arguments a priori et a posteriori

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L'argumentation a posteriori part de données d'expérience et remonte à leur cause, à leur origine ou à leur essence. Les argumentations fondées sur l'exploitation d'un indice ou d'un exemple sont des cas d'argumentation a posteriori.

L'argumentation a priori s'effectue hors de toute considération de l'existant ; elle part de ce qui est premier, essentiel, pour en déduire les conséquences. Elle procède des causes et des raisons aux phénomènes qui les manifestent.

Schèmes argumentatifs

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La théorie contemporaine de l'argumentation a identifié de nombreux schèmes argumentatifs (argumentation schemes) : des structures types d'arguments utilisés dans la conversation ordinaire. Chaque schème a un nom (par exemple « argument de l'effet à la cause ») et présente un type de connexion entre prémisses et conclusion. Ces schèmes peuvent reposer sur différents types de raisonnement : déductif, inductif, abductif, probabiliste. Stephen Toulmin, dans The Uses of Argument (1958), propose un modèle d'analyse des arguments comprenant six composantes : la thèse (claim), les données (data), la garantie (warrant), le support (backing), le qualificateur (qualifier) et la réfutation (rebuttal)[23].

La notion d'argument traverse toute l'histoire de la philosophie, de la syllogistique aristotélicienne aux théories contemporaines de l'argumentation. Elle se situe au carrefour de multiples disciplines : la logique formelle étudie les conditions de validité des inférences, l'épistémologie examine le rôle des arguments dans la justification des connaissances, la rhétorique analyse les techniques de persuasion, l'éthique de l'argumentation interroge les conditions d'un débat rationnel.

Loin d'être une simple technique formelle, l'argumentation engage notre rapport à la vérité, à la rationalité et au dialogue. Savoir construire et évaluer des arguments constitue une compétence fondamentale pour la pensée critique et la vie démocratique. La philosophie contemporaine continue d'explorer les dimensions logiques, linguistiques, pragmatiques et éthiques de l'argumentation, témoignant de l'actualité permanente de cette notion centrale.

Notes et références

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  1. Aristote, Seconds Analytiques, I, 2, 71b9-12.
  2. Aristote, Seconds Analytiques, I, 2, 71b21-22.
  3. Aristote, Premiers Analytiques, I, 1, 24b18-20.
  4. Aristote, Seconds Analytiques, I, 10, 76b11-22.
  5. Aristote, Seconds Analytiques, I, 10, 76b13-16.
  6. Aristote, Topiques, I, 1, 100a25-b23.
  7. Aristote, Rhétorique, I, 2, 1356a1-4.
  8. Cicéron, De l'orateur, II, XLIII, 182-184.
  9. Aristote, Rhétorique, I, 3, 1358a36-1359a5.
  10. Kant, Logique, trad. L. Guillermit, Paris, Vrin, 1997, § 90-91.
  11. Aristote, Réfutations sophistiques, 4, 165b23-166b20.
  12. John Stuart Mill, A System of Logic, livre V, chap. 1-7, London, Parker, 1843.
  13. Aristote, Premiers Analytiques, II, 23, 68b15-29.
  14. David Hume, Enquête sur l'entendement humain, section IV, Paris, Flammarion, 2006.
  15. Kant, Critique de la raison pure, Introduction, B2-3.
  16. Kant, Critique de la raison pure, Introduction, A6-7/B10-11.
  17. Kant, Critique de la raison pure, Introduction, B14-18.
  18. Chaïm Perelman et Lucie Olbrechts-Tyteca, Traité de l'argumentation. La nouvelle rhétorique, Bruxelles, Éditions de l'Université de Bruxelles, 1958.
  19. Perelman et Olbrechts-Tyteca, op. cit., p. 5.
  20. Perelman et Olbrechts-Tyteca, op. cit., p. 7.
  21. Perelman et Olbrechts-Tyteca, op. cit., p. 40-41.
  22. Charles Sanders Peirce, Collected Papers, vol. 5, § 188-189, Cambridge, Harvard University Press, 1931-1935.
  23. Stephen Toulmin, The Uses of Argument, Cambridge, Cambridge University Press, 1958.
  • Aristote, Organon (notamment Premiers Analytiques et Seconds Analytiques), IVe siècle av. J.-C. Traductions françaises disponibles chez Vrin (trad. J. Tricot) et Flammarion (trad. P. Pellegrin).
  • Aristote, Rhétorique, IVe siècle av. J.-C. Éditions disponibles chez Le Livre de Poche et Les Belles Lettres.
  • Aristote, Réfutations sophistiques, IVe siècle av. J.-C. Traduction française chez Vrin (trad. J. Tricot).
  • Cicéron, De l'orateur, 55 av. J.-C. Traduction française Les Belles Lettres.
  • Kant Emmanuel, Critique de la raison pure, 1781 (2e éd. 1787). Traduction française P.U.F. (trad. A. Tremesaygues et B. Pacaud) ou Flammarion (trad. A. Renaut).
  • Mill John Stuart, Système de logique déductive et inductive, 1843. Traduction française Mardaga, 1988.
  • Peirce Charles Sanders, Collected Papers, 8 vol., Cambridge, Harvard University Press, 1931-1958.
  • Perelman Chaïm et Olbrechts-Tyteca Lucie, Traité de l'argumentation. La nouvelle rhétorique, Éditions de l'Université de Bruxelles, 1958 (6e éd. 2008).
  • Plantin Christian, L'argumentation, PUF, coll. « Que sais-je ? », 1996.
  • Plantin Christian (dir.), Dictionnaire de l'argumentation. Une introduction aux études d'argumentation, ENS Éditions, 2021.
  • Toulmin Stephen, The Uses of Argument, Cambridge University Press, 1958.