Dictionnaire de philosophie/Autorité
L'autorité désigne un pouvoir de commandement reconnu comme légitime, qui obtient l'obéissance sans recourir à la contrainte physique ni à l'argumentation rationnelle. Cette notion occupe une place centrale en philosophie politique puisqu'elle permet de penser les fondements de l'ordre social et la nature du lien entre gouvernants et gouvernés. Contrairement au pouvoir brut ou à la violence, l'autorité implique une reconnaissance par ceux qui s'y soumettent de sa justesse et de sa légitimité[1].
Définition et distinctions conceptuelles
[modifier | modifier le wikicode]L'autorité se distingue de plusieurs notions voisines avec lesquelles elle est souvent confondue. Hannah Arendt en propose une définition qui fait référence : « L'autorité exclut l'usage de moyens extérieurs de coercition ; là où la force est employée, l'autorité proprement dite a échoué. L'autorité, d'autre part, est incompatible avec la persuasion qui présuppose l'égalité et opère par un processus d'argumentation. Là où l'on a recours à des arguments, l'autorité est laissée de côté »[2]. Face à l'ordre égalitaire de la persuasion se dresse l'ordre autoritaire, qui est toujours hiérarchique.
L'autorité se différencie ainsi de la violence ou de la force, qui contraignent les corps, et de la persuasion rationnelle, qui s'adresse à l'intelligence. Elle repose sur une reconnaissance libre et volontaire de la légitimité de celui qui commande. Comme le précisent les juristes romains, « cum potestas in populo, auctoritas in senatu sit » : si le pouvoir est dans le peuple, l'autorité réside dans le Sénat[3]. Cette formule indique que l'autorité n'est pas le pouvoir d'action immédiate (potestas), mais plutôt une puissance de conseil et de légitimation qui augmente et fortifie le pouvoir politique.
L'étymologie latine du terme auctoritas éclaire cette fonction. Le mot dérive du verbe augere (augmenter), qui désigne l'action d'accroître, d'augmenter[4]. Ceux qui détiennent l'autorité sont les auctores, ceux qui augmentent et renforcent la fondation originelle de la cité. L'autorité ne crée pas ex nihilo, elle confirme, ratifie et donne du poids à ce qui existe déjà. Elle se distingue ainsi du pouvoir créateur ou révolutionnaire.
L'autorité dans la pensée antique et médiévale
[modifier | modifier le wikicode]Le modèle romain
[modifier | modifier le wikicode]Rome offre le modèle classique de l'autorité politique. Pour les Romains, l'autorité renvoie à la fondation de la cité et à la transmission de cette expérience fondatrice à travers les générations. Le mot auctoritas désignait d'abord le pouvoir du Sénat, composé des patres, les pères qui avaient hérité de l'expérience des fondateurs, les maiores[5]. L'autorité des vivants était toujours dérivée et dépendante de celle des fondateurs de Rome. Elle avait ainsi ses racines dans le passé, mais ce passé n'était pas moins présent dans la vie réelle de la cité que le pouvoir des vivants.
Cette conception romaine établit un lien indissoluble entre trois éléments : la religion (religio), la tradition et l'autorité. La religion reliait les citoyens à leurs ancêtres et aux dieux fondateurs de Rome. La tradition préservait le passé en transmettant le témoignage des ancêtres d'une génération à la suivante. L'autorité augmentait constamment cette fondation en l'actualisant dans le présent. Comme l'écrit Hannah Arendt, « aussi longtemps que cette tradition restait ininterrompue, l'autorité demeurait inviolée ; et agir sans autorité et sans tradition, sans normes et modèles admis et consacrés par le temps, sans l'aide de la sagesse des pères fondateurs, était inconcevable »[6].
L'Église catholique a hérité et transformé ce modèle romain. Lorsque le pape Gélase Ier, au Ve siècle, distingue l'auctoritas spirituelle des prêtres de la potestas temporelle des rois, il s'approprie le rôle directeur du Sénat romain tout en instituant une séparation entre le pouvoir spirituel et le pouvoir temporel[7].
Aristote et l'autorité naturelle
[modifier | modifier le wikicode]Chez Aristote, l'autorité se fonde sur la nature des êtres et leurs inégalités naturelles. Dans la Politique, le philosophe établit une hiérarchie des relations d'autorité au sein de la famille : l'autorité du père sur les enfants, celle du mari sur la femme, celle du maître sur l'esclave[8]. Pour Aristote, « il y a dans l'espèce humaine des individus aussi inférieurs aux autres que le corps l'est à l'âme, ou la bête à l'homme ; ce sont ceux dont le meilleur parti à tirer est l'usage de leurs forces corporelles : d'après nos principes, ces gens-là sont destinés par la nature à l'esclavage, parce que, pour eux, rien n'est plus avantageux que d'obéir »[9].
Cette conception naturaliste de l'autorité sera remise en cause par la modernité politique, qui affirme l'égalité naturelle des hommes. Thomas d'Aquin, au XIIIe siècle, intégrera la pensée aristotélicienne dans une conception chrétienne de l'autorité. Il distingue plusieurs formes de gouvernement selon le type d'autorité qui s'y exerce : l'autorité royale du père, l'autorité politique du mari, l'autorité despotique du maître[10].
Les théories modernes de l'autorité
[modifier | modifier le wikicode]Max Weber et les types de domination légitime
[modifier | modifier le wikicode]Le sociologue allemand Max Weber propose une typologie des formes de domination légitime qui reste fondamentale pour penser l'autorité moderne. Dans Économie et société, Weber définit la domination comme « la chance, pour des ordres spécifiques, de trouver obéissance de la part d'un groupe déterminé d'individus »[11]. Ce qui distingue la domination légitime de la simple contrainte, c'est que les dominés reconnaissent comme valide le pouvoir qui s'exerce sur eux.
Weber identifie trois types purs de domination légitime, correspondant à trois fondements différents de la légitimité. La domination traditionnelle repose sur « la croyance quotidienne en la sainteté de traditions valables de tout temps et en la légitimité de ceux qui sont appelés à exercer l'autorité par ces moyens »[12]. C'est l'autorité de l'« éternel hier », des coutumes consacrées par leur validité immémoriale. Le patriarche ou le prince patrimonial gouverne en vertu de la tradition.
La domination charismatique se fonde sur « la soumission extraordinaire au caractère sacré, à la vertu héroïque ou à la valeur exemplaire d'une personne, ou encore émanant d'ordres révélés ou émis par celle-ci »[13]. Le chef charismatique – prophète, chef de guerre, grand démagogue – est obéi en raison de dons personnels extraordinaires qui suscitent le dévouement de ses disciples ou partisans. Cette forme d'autorité est instable car elle dépend entièrement de la personne du chef et pose toujours le problème de sa transmission.
La domination légale-rationnelle repose enfin « sur la croyance en la légalité des règlements arrêtés et du droit de donner des directives qu'ont ceux qui sont appelés à exercer la domination par ces moyens »[14]. C'est la domination par la bureaucratie et le droit formel, caractéristique de l'État moderne. On obéit non à la personne, mais à des règles impersonnelles et à des compétences définies juridiquement. Cette forme de domination est la plus stable mais aussi la plus désenchantée, car elle évacue toute dimension personnelle ou sacrée de l'autorité.
Alexandre Kojève et les quatre types d'autorité
[modifier | modifier le wikicode]Le philosophe russe naturalisé français Alexandre Kojève propose dans La notion de l'autorité (1942) une analyse phénoménologique de l'autorité qui identifie quatre types purs[15]. Kojève définit l'autorité comme « la possibilité d'agir sur les autres (ou sur un autre) sans que ces autres réagissent sur celui qui agit, tout en étant capable de le faire »[16]. L'autorité n'est donc ni la simple force physique ni la persuasion rationnelle, mais un rapport social spécifique où l'obéissance est librement consentie.
L'autorité du Père se fonde sur la causalité : le père a engendré le fils et cette relation causale lui confère une autorité naturelle. On obéit au père parce qu'il est à l'origine de notre existence. Cette forme d'autorité correspond à la théorie d'Aristote et se prolonge dans l'idée de tradition. L'autorité du Maître repose sur le risque : le maître a risqué sa vie dans la lutte pour la reconnaissance et cette bravoure lui confère une supériorité sur l'esclave qui a préféré la vie à la liberté. Cette théorie, que Kojève associe à Hegel, fonde l'autorité sur le courage et le mépris de la mort[17].
L'autorité du Chef se base sur un projet : le chef voit plus loin que les autres, il a une vision de l'avenir et sait comment y parvenir. On lui obéit parce qu'il possède une compétence supérieure dans la prévision et l'organisation. Cette forme correspond à la domination rationnelle et technocratique. Enfin, l'autorité du Juge repose sur la justice : le juge est impartial, il reconnaît à chacun ce qui lui revient. On obéit à son verdict parce qu'il est équitable, parce qu'il incarne un principe de justice reconnu par tous[18].
Kojève montre que toute autorité historique concrète combine ces quatre types dans des proportions variables. L'autorité totale, comme celle de Dieu dans la théologie ou de l'État dans certaines doctrines, réunirait les quatre formes. L'autorité politique effective est généralement un composé complexe de ces éléments purs.
La crise moderne de l'autorité
[modifier | modifier le wikicode]La rupture avec la tradition
[modifier | modifier le wikicode]Hannah Arendt diagnostique une crise profonde de l'autorité dans le monde moderne, liée à la rupture du fil de la tradition. « L'autorité a disparu du monde moderne », écrit-elle en ouverture de son essai[19]. Cette disparition ne signifie pas que toute forme de commandement a cessé, mais que nous avons perdu la compréhension authentique de ce qu'est l'autorité et des expériences qui lui avaient donné naissance.
La tradition romaine, qui unissait religion, tradition et autorité en une trinité indissoluble, s'est effondrée. Les révolutions modernes ont tenté de retrouver l'esprit de Rome en restaurant le geste fondateur, mais elles ont échoué à réinstituer une véritable autorité. Seule la Révolution américaine a partiellement réussi, en établissant une Constitution qui fait référence à l'acte fondateur des Pères fondateurs[20]. Mais même cette tentative ne pouvait entièrement reconstituer l'expérience romaine, car le monde moderne a perdu la dimension religieuse et la continuité temporelle qui caractérisaient l'autorité antique.
La modernité se caractérise par le refus de toute hiérarchie non justifiable rationnellement, par l'affirmation de l'égalité naturelle des hommes et par la valorisation du changement et du progrès contre la tradition. Ces principes fondamentaux de la pensée moderne sont incompatibles avec l'autorité au sens traditionnel. Comme l'écrit Arendt, « l'autorité, comme on l'a connue jadis, qui naquit de l'expérience romaine de la fondation et fut interprétée à la lumière de la philosophie politique grecque, n'a nulle part été réinstituée, ni par les révolutions ni par le moyen encore prometteur de la restauration, ni surtout par les états d'esprits et courants conservateurs »[21].
Les tentatives de restauration autoritaire
[modifier | modifier le wikicode]Face à cette crise, le XXe siècle a connu diverses tentatives de restauration de l'autorité, souvent sous des formes perverties. Les régimes totalitaires ont prétendu incarner une autorité absolue, mais ils ne reposaient en réalité que sur la terreur et la violence. Comme le souligne Arendt, « là où la force est employée, l'autorité proprement dite a échoué »[22]. Le totalitarisme n'est donc pas une forme d'autorité mais son contraire, la négation même de toute autorité authentique.
Les régimes autoritaires traditionnels, s'ils recourent moins massivement à la violence que le totalitarisme, ne parviennent pas davantage à restaurer une véritable autorité. Ils confondent l'autorité avec l'autoritarisme, c'est-à-dire avec l'imposition arbitraire de la volonté des gouvernants. Or l'autoritarisme, comme le note le philosophe français André Comte-Sponville, est un « abus d'autorité, le plus souvent fondé sur la croyance naïve qu'elle pourrait suffire »[23].
Vers une conception démocratique de l'autorité
[modifier | modifier le wikicode]Peut-on concevoir une autorité compatible avec les principes démocratiques d'égalité et de liberté ? Plusieurs penseurs contemporains tentent de penser cette difficile articulation. L'autorité démocratique ne peut plus se fonder sur la tradition ou sur une transcendance religieuse, mais elle reste nécessaire au fonctionnement de toute société. Elle doit désormais trouver sa légitimité dans le consentement des citoyens et dans sa capacité à servir le bien commun.
Dans le domaine éducatif, cette question se pose avec une acuité particulière. Comment exercer une autorité pédagogique sans tomber dans l'autoritarisme, tout en évitant la démission éducative ? Certains auteurs contemporains proposent le concept d'autorité éducative bienveillante, qui vise à accompagner le devenir autonome de l'élève tout en maintenant un cadre nécessaire[24]. Cette autorité se distingue de la simple domination par son orientation vers l'émancipation de celui qui y est soumis.
Autorité et pouvoir dans la théorie politique contemporaine
[modifier | modifier le wikicode]La distinction arendtienne entre pouvoir et autorité
[modifier | modifier le wikicode]Hannah Arendt propose une distinction fondamentale entre pouvoir, autorité et violence. Le pouvoir est « l'aptitude des hommes à agir, et à agir de façon concertée »[25]. Il naît de l'action collective et repose sur le consentement. La violence, au contraire, est instrumentale et repose sur l'usage de la force. L'autorité se situe entre les deux : elle n'est ni l'action collective du pouvoir ni la contrainte de la violence, mais une relation hiérarchique reconnue comme légitime par tous.
Cette distinction permet de comprendre pourquoi les régimes totalitaires, malgré leur prétention à l'autorité absolue, sont en réalité dépourvus d'autorité authentique. Ils ne reposent que sur la terreur et la violence, non sur une reconnaissance librement consentie. À l'inverse, le pouvoir démocratique, fondé sur l'action concertée des citoyens, peut générer une forme d'autorité institutionnelle qui ne dépend pas de la coercition.
L'autorité à l'époque de l'État de droit
[modifier | modifier le wikicode]Dans les démocraties contemporaines, l'autorité se manifeste principalement sous des formes institutionnelles et juridiques. L'autorité de la loi, garantie par l'État de droit, ne repose ni sur la tradition ni sur le charisme, mais sur la reconnaissance de procédures légitimes d'élaboration des normes. Le philosophe allemand Jürgen Habermas a développé une théorie de la légitimité démocratique fondée sur la discussion rationnelle et la formation d'une volonté collective[26].
Cette conception procédurale de l'autorité présente l'avantage de ne pas s'appuyer sur des contenus substantiels qui pourraient être contestés dans des sociétés pluralistes. Mais elle comporte aussi des limites : peut-elle générer le respect et la reconnaissance nécessaires à toute autorité ? Ne réduit-elle pas l'autorité à une simple légalité formelle ? Ces questions restent au cœur des débats contemporains sur les fondements de l'ordre politique démocratique.
Conclusion
[modifier | modifier le wikicode]L'autorité demeure une notion indispensable pour penser l'ordre politique et social, même si ses formes traditionnelles ont disparu. La difficulté contemporaine tient à la nécessité de concilier l'exigence démocratique d'égalité avec la dimension hiérarchique inhérente à toute autorité. Cette tension traverse tous les domaines où s'exerce une autorité : l'éducation, la famille, l'entreprise, l'État.
La réflexion philosophique sur l'autorité nous invite à distinguer soigneusement l'autorité authentique, qui augmente la liberté de ceux qui s'y soumettent en les inscrivant dans un ordre reconnu comme légitime, de l'autoritarisme qui opprime et de la violence qui détruit. Cette distinction reste plus que jamais nécessaire à l'heure où la crise de l'autorité peut conduire soit à la tyrannie d'un pouvoir sans limites, soit au chaos d'une société sans repères.
Voir aussi
[modifier | modifier le wikicode]- Domination
- Légitimité
- Liberté
- Obéissance
- Pouvoir
- Souveraineté
- Tradition
Bibliographie
[modifier | modifier le wikicode]Sources antiques et classiques
[modifier | modifier le wikicode]- Aristote, Politique, trad. J. Tricot, Paris, Vrin, 1995
- Cicéron, De Legibus, trad. G. de Plinval, Paris, Les Belles Lettres, 1959
- Thomas d'Aquin, Somme théologique, trad. A.-M. Roguet, Paris, Cerf, 1984-1986
Ouvrages contemporains
[modifier | modifier le wikicode]- Arendt Hannah, La Crise de la culture. Huit exercices de pensée politique, Paris, Gallimard, coll. "Folio Essais", 1972
- Arendt Hannah, Du mensonge à la violence. Essais de politique contemporaine, Paris, Calmann-Lévy, 1972
- Comte-Sponville André, Dictionnaire philosophique, Paris, PUF, 2001
- Habermas Jürgen, Droit et démocratie. Entre faits et normes, trad. R. Rochlitz et C. Bouchindhomme, Paris, Gallimard, 1997
- Kojève Alexandre, La notion de l'autorité, Paris, Gallimard, coll. "Bibliothèque des Idées", 2004
- Weber Max, Économie et société, trad. sous la direction de J. Chavy et É. de Dampierre, Paris, Plon, 1995
Articles
[modifier | modifier le wikicode]- Prairat Eirick, "Autorité et respect en éducation", Le Télémaque, n° 36, 2009, p. 59-72
- Revault d'Allonnes Myriam, "La crise de l'autorité et la responsabilité pour le monde", Études, tome 418, 2013/2, p. 185-195
Références
[modifier | modifier le wikicode]- ↑ Hannah Arendt, "Qu'est-ce que l'autorité ?", dans La Crise de la culture, Paris, Gallimard, coll. "Folio Essais", 1972 , p. 121-185
- ↑ Hannah Arendt, La Crise de la culture, Paris, Gallimard, 1972, p. 122-123
- ↑ Cicéron, De Legibus, III, 12
- ↑ Pierre Grimal, La Civilisation romaine, Paris, Flammarion, 1981, p. 121
- ↑ Hannah Arendt, "Qu'est-ce que l'autorité ?", op. cit., p. 160-161
- ↑ Hannah Arendt, La Crise de la culture, op. cit., p. 163
- ↑ Lettre du pape Gélase Ier à l'empereur Anastase (494), citée dans Jacques Maritain, L'Homme et l'État, Paris, PUF, 1953, p. 159-160
- ↑ Aristote, Politique, I, 3-7, 1253b-1255b
- ↑ Aristote, Politique, I, 5, 1254b
- ↑ Thomas d'Aquin, Somme théologique, IIa-IIae, q. 50, a. 1
- ↑ Max Weber, Économie et société, tome 1, Paris, Plon, coll. "Agora", 1995 , p. 285
- ↑ Max Weber, Économie et société, op. cit., p. 289
- ↑ Ibid.
- ↑ Ibid., p. 290
- ↑ Alexandre Kojève, La notion de l'autorité, Paris, Gallimard, coll. "Bibliothèque des Idées", 2004
- ↑ Ibid., p. 58
- ↑ Ibid., p. 80-95
- ↑ Ibid., p. 120-145
- ↑ Hannah Arendt, La Crise de la culture, op. cit., p. 121
- ↑ Ibid., p. 174-178
- ↑ Ibid., p. 184
- ↑ Ibid., p. 122
- ↑ André Comte-Sponville, Dictionnaire philosophique, Paris, PUF, 2001, p. 62
- ↑ Eirick Prairat, "Autorité et respect en éducation", Le Télémaque, n° 36, 2009, p. 59-72
- ↑ Hannah Arendt, Du mensonge à la violence, Paris, Calmann-Lévy, 1972, p. 153
- ↑ Jürgen Habermas, Droit et démocratie. Entre faits et normes, Paris, Gallimard, 1997 , p. 465-512