Aller au contenu

Dictionnaire de philosophie/Certitude

Un livre de Wikilivres.
A B C D E F G H I J K L M N O P Q R S T U V W X Y Z
※ - Certitude - ※

La certitude désigne l'état de l'esprit qui adhère fermement à un jugement sans craindre de se tromper. Elle pose des questions fondamentales : que pouvons-nous connaître avec certitude ? Quelle est la nature de cette assurance ? Comment se distingue-t-elle de la simple croyance ou de l'opinion ? Cet article examine les principales problématiques philosophiques soulevées par cette notion.

La certitude et ses conditions

[modifier | modifier le wikicode]

La certitude se définit d'abord par opposition au doute. Alors que le doute suspend l'assentiment, la certitude l'affirme sans réserve. Mais cette fermeté subjective suffit-elle ? Un sentiment de certitude peut être trompeur : on peut se croire certain et se tromper. La certitude authentique exige donc plus qu'un simple état psychologique ; elle réclame une garantie objective.

Les philosophes ont cherché à établir les conditions de la certitude légitime. Trois questions se posent :

  • La nature de la certitude : est-elle un sentiment subjectif ou une propriété objective de la connaissance ?
  • Les critères de la certitude : à quelles conditions peut-on être légitimement certain ?
  • L'étendue de la certitude : de quoi peut-on être certain, et que reste-t-il nécessairement incertain ?

Le doute méthodique et la certitude du cogito

[modifier | modifier le wikicode]

René Descartes inaugure la philosophie moderne en faisant du doute l'instrument de la recherche de la certitude. Dans les Méditations métaphysiques (1641), il soumet toutes les connaissances antérieures à un doute systématique[1]. Les sens nous trompent parfois, donc leur témoignage n'est pas absolument certain. Les raisonnements mathématiques eux-mêmes pourraient être faussés si un malin génie nous induisait en erreur.

Ce doute hyperbolique n'a cependant pas pour but de conduire au scepticisme, mais de découvrir ce qui résiste au doute. Descartes trouve cette certitude première dans le cogito : "Je pense, donc je suis" (cogito, ergo sum). Même si je doute de tout, je ne peux douter que je doute, donc que je pense, donc que j'existe en tant que chose pensante[2].

Cette certitude présente plusieurs caractéristiques remarquables :

  • Elle est immédiate : elle ne repose sur aucun raisonnement préalable
  • Elle est indubitable : le doute lui-même la confirme
  • Elle est évidente : elle s'impose à l'esprit avec une clarté parfaite

À partir de cette première certitude, Descartes reconstruit l'édifice du savoir. La certitude de l'existence de Dieu, déduite des preuves rationnelles, garantit ensuite que nos idées claires et distinctes ne sont pas trompeuses. Dieu, être parfait, ne peut être trompeur ; il assure la véracité de nos facultés de connaissance lorsqu'elles sont correctement employées[3].

La certitude chez Kant : les conditions a priori de l'expérience

[modifier | modifier le wikicode]

Emmanuel Kant transforme profondément la question de la certitude dans la Critique de la raison pure (1781). Il ne cherche plus, comme Descartes, une première certitude à partir de laquelle déduire tout le reste, mais s'interroge sur les conditions de possibilité de la connaissance certaine.

Kant distingue deux types de jugements[4] :

  • Les jugements analytiques : le prédicat est contenu dans le concept du sujet (exemple : "Tous les corps sont étendus"). Ils sont certains mais n'apprennent rien de nouveau.
  • Les jugements synthétiques : le prédicat ajoute quelque chose au concept du sujet. S'ils sont tirés de l'expérience (a posteriori), ils ne peuvent être qu'empiriquement vrais, donc sans certitude absolue.

La question centrale devient alors : comment des jugements synthétiques a priori sont-ils possibles ? Comment peut-on connaître avec certitude quelque chose de nouveau, indépendamment de l'expérience ?

La réponse de Kant réside dans sa "révolution copernicienne" en philosophie. Ce ne sont pas nos représentations qui se règlent sur les objets, mais les objets qui se règlent sur nos représentations[5]. Notre esprit ne reçoit pas passivement les données de l'expérience ; il les structure activement selon des formes a priori :

  • L'espace et le temps sont les formes pures de la sensibilité
  • Les catégories (substance, causalité, etc.) sont les concepts purs de l'entendement

Ces structures transcendantales rendent possible l'expérience elle-même. Nous pouvons en avoir une connaissance certaine précisément parce qu'elles ne proviennent pas de l'expérience mais la conditionnent. La certitude des mathématiques et de la physique pure repose sur ces conditions a priori.

Toutefois, cette certitude a un prix : nous ne connaissons que les phénomènes (les choses telles qu'elles nous apparaissent), jamais les noumènes (les choses en soi)[6]. La certitude est ainsi limitée au champ de l'expérience possible.

Certitude, croyance vraie et justification

[modifier | modifier le wikicode]

Au XXe siècle, la philosophie analytique définit traditionnellement la connaissance comme une croyance vraie justifiée. Pour qu'une croyance constitue une connaissance, trois conditions doivent être remplies :

  1. La proposition doit être vraie
  2. Le sujet doit y croire
  3. Cette croyance doit être justifiée

Cette définition semble impliquer que la connaissance procure la certitude. Pourtant, en 1963, Edmund Gettier publie un article fameux qui montre que ces trois conditions ne suffisent pas[7]. Il imagine des cas où quelqu'un a une croyance vraie et justifiée sans pour autant posséder une véritable connaissance.

Exemple classique : Paul croit que "quelqu'un dans le bureau a une Ford" parce qu'il a vu Marc entrer au bureau avec une Ford. Sa croyance est justifiée. Elle est vraie, mais par hasard : Marc n'a pas de Ford (il l'a empruntée), tandis que Jacques, autre employé, en possède une à l'insu de Paul. La croyance de Paul est vraie et justifiée, mais le lien entre la justification et la vérité est accidentel.

Les cas de Gettier montrent que la certitude ne peut se réduire à la conjonction de la vérité, de la croyance et de la justification. Il faut une connexion appropriée entre ces éléments. Cette difficulté a engendré d'innombrables débats sur la nature exacte de la connaissance et de la certitude.

La critique de la certitude : scepticisme et faillibilisme

[modifier | modifier le wikicode]

Le scepticisme ancien, représenté par Pyrrhon et les Académiciens, suspendait tout jugement (épochè) faute de critère certain pour distinguer le vrai du faux. Cette attitude vise la tranquillité de l'âme (ataraxie) plutôt que la connaissance.

Le scepticisme moderne, notamment chez David Hume, adopte une position plus nuancée. Hume soutient que nous ne pouvons avoir de certitude concernant les liens de causalité[8]. L'expérience nous montre des successions régulières, mais jamais la nécessité qui lierait une cause à son effet. L'habitude et la coutume, non la raison, nous font anticiper l'avenir à partir du passé.

Le faillibilisme, développé notamment par Charles Sanders Peirce et Karl Popper, reconnaît que toute connaissance humaine est faillible et révocable. Selon Popper, aucune théorie scientifique ne peut être définitivement vérifiée ; elle peut seulement être réfutée (falsifiée)[9]. La certitude absolue est donc impossible en science.

Cette position ne conduit pas au scepticisme paralysant. Nous pouvons avoir des connaissances fiables et bien fondées sans prétendre à une certitude absolue. La connaissance progresse par conjectures et réfutations, non par accumulation de certitudes.

Wittgenstein : certitude et jeux de langage

[modifier | modifier le wikicode]

Dans De la certitude (Über Gewißheit), rédigé à la fin de sa vie (1949-1951), Ludwig Wittgenstein propose une approche radicalement nouvelle de la certitude[10]. Il part d'une critique de G. E. Moore qui prétendait réfuter le scepticisme en affirmant "Je sais que voici une main" tout en montrant sa main.

Pour Wittgenstein, cette affirmation est dépourvue de sens dans son usage ordinaire. Dire "je sais" implique qu'il serait possible de douter, or certaines propositions ne sont pas l'objet d'un savoir mais constituent le socle sur lequel repose tout savoir. "J'ai deux mains", "La Terre existe depuis longtemps", "Mon nom est..." ne sont pas des hypothèses que je vérifie, mais des certitudes qui rendent possibles mes questions et mes doutes[11].

Ces certitudes fondamentales ne sont pas des axiomes établis par intuition rationnelle. Elles constituent plutôt ce que Wittgenstein nomme une image du monde (Weltbild), héritée de notre éducation et de notre appartenance à une forme de vie[12]. Elles ne sont pas vraies ou fausses au sens ordinaire ; elles définissent plutôt ce qui compte comme vrai ou faux dans un jeu de langage donné.

Wittgenstein utilise la métaphore du lit de la rivière : certaines propositions sont comme les eaux qui coulent (nos connaissances empiriques, révisables), d'autres sont comme le lit rocheux qui permet à l'eau de couler (nos certitudes fondamentales). Ce qui est roc peut devenir fleuve, et inversement, mais pas tout à la fois[13].

Cette conception dissout le problème traditionnel de la certitude : chercher un fondement absolument certain pour la connaissance est une entreprise vaine. La certitude n'est pas une propriété épistémologique supérieure, mais une fonction pratique dans nos jeux de langage.

La vérité comme dévoilement : Heidegger et la certitude

[modifier | modifier le wikicode]

Martin Heidegger critique la conception traditionnelle de la vérité comme adéquation (adaequatio rei et intellectus) pour retrouver le sens originel grec de vérité comme dévoilement (alèthéia)[14].

Pour les Grecs anciens, la vérité n'était pas d'abord une propriété des jugements, mais l'émergence des choses hors du retrait, leur manifestation. Une chose est vraie quand elle se montre telle qu'elle est. Cette conception précède la distinction sujet-objet qui fonde la problématique moderne de la certitude.

Selon Heidegger, la transformation de la vérité en certitude s'accomplit avec Descartes. Le cogito cartésien fait du sujet pensant le fondement de la vérité : est vrai ce dont je suis certain[15]. La vérité devient une propriété du jugement subjectif, mesurée par la certitude du sujet connaissant.

Cette mutation, loin d'être un progrès, marque pour Heidegger l'oubli de l'être et l'avènement de la subjectivité moderne. La quête de certitude absolue reflète la volonté du sujet de maîtriser l'étant, de le réduire à l'état d'objet calculable et manipulable. Elle culmine dans la domination technique du monde moderne.

Heidegger ne propose pas de revenir à un état antérieur, mais invite à penser autrement le rapport à la vérité. Plutôt que de chercher des certitudes absolues, il s'agit de s'ouvrir au dévoilement de l'être, d'accueillir ce qui se manifeste dans son énigme même.

Certitude pratique et certitude théorique

[modifier | modifier le wikicode]

La distinction entre certitude théorique et certitude pratique traverse l'histoire de la philosophie. Aristote déjà notait que la précision requise varie selon les domaines : on n'attend pas la même rigueur en politique qu'en mathématiques[16].

Kant systématise cette distinction. La certitude théorique concerne la connaissance des phénomènes ; elle repose sur les conditions a priori de l'expérience. Mais dans le domaine pratique (moral), nous ne pouvons avoir de certitude théorique sur l'existence de Dieu, la liberté ou l'immortalité de l'âme. Pourtant, nous devons les postuler pour que la moralité ait un sens[17]. Il y a donc une "foi rationnelle" pratique distincte de la certitude théorique.

Dans la vie quotidienne, nous agissons constamment sur la base de certitudes pratiques qui ne sont pas des certitudes théoriques absolues. Je suis pratiquement certain que le soleil se lèvera demain, que mon train arrivera à l'heure prévue, que mon ami tiendra sa promesse. Ces certitudes suffisent pour l'action sans prétendre à l'apodicticité des mathématiques.

Pascal radicalise cette distinction. Face à l'incertitude théorique concernant l'existence de Dieu, il propose le fameux "pari". Puisque la raison ne peut trancher, considérons l'enjeu pratique : parier sur l'existence de Dieu peut nous faire gagner la vie éternelle, parier contre risque de la perdre[18]. La certitude pratique se substitue à l'impossible certitude théorique.

La certitude en mathématiques

[modifier | modifier le wikicode]

Les mathématiques ont longtemps été considérées comme le domaine de la certitude par excellence. Leur méthode démonstrative, partant d'axiomes évidents pour en déduire des théorèmes nécessaires, semblait garantir une connaissance absolument certaine.

Kant voyait dans les mathématiques l'exemple même de la connaissance synthétique a priori : elles ne se contentent pas d'analyser des concepts (comme la logique) mais construisent des objets dans l'intuition pure[19]. Cette construction assure leur certitude apodictique.

Toutefois, au XXe siècle, les fondements des mathématiques sont ébranlés. Les géométries non-euclidiennes montrent que les axiomes d'Euclide, tenus pour évidents pendant deux millénaires, peuvent être remplacés par d'autres axiomes également cohérents. Les théorèmes de Gödel (1931) démontrent que dans tout système formel suffisamment riche pour contenir l'arithmétique, il existe des propositions indécidables : ni démontrables ni réfutables dans le système[20].

Ces résultats ne signifient pas l'effondrement des mathématiques, mais invitent à repenser la nature de la certitude mathématique. Celle-ci ne repose plus sur l'évidence des axiomes mais sur la cohérence formelle des systèmes. Les mathématiques perdent leur statut de connaissance absolument certaine du réel pour devenir un ensemble de structures formelles dont nous explorons les propriétés.

Certitude et action : le pragmatisme

[modifier | modifier le wikicode]

Le pragmatisme américain, avec Charles Sanders Peirce, William James et John Dewey, conteste l'idée qu'il faille chercher des certitudes absolues avant d'agir. Pour Peirce, le doute authentique naît d'un obstacle rencontré dans l'action, non d'une spéculation abstraite[21]. La croyance est une habitude d'action ; l'enquête vise à rétablir cette habitude lorsqu'elle est perturbée.

La certitude n'est donc pas un état mental privilégié mais l'absence de doute actif. Chercher des certitudes absolues est une entreprise vaine et paralysante. Ce qui importe, c'est d'avoir des croyances suffisamment fiables pour guider l'action de manière efficace.

William James étend cette approche. Une croyance est vraie si elle "fonctionne", si elle permet de réussir dans la pratique[22]. Cette conception instrumentaliste de la vérité modifie profondément le statut de la certitude : plutôt qu'un fondement absolu, elle devient un guide provisoire pour l'action, toujours révisable à la lumière de l'expérience.

Dewey développe cette perspective dans sa théorie de l'enquête. La connaissance naît de situations problématiques qui appellent une résolution. L'enquête vise non la certitude théorique mais l'assertibilité garantie : des conclusions suffisamment fondées pour permettre l'action[23].

La certitude occupe une place ambiguë dans l'histoire de la philosophie. D'un côté, elle représente l'idéal de la connaissance : savoir avec certitude, c'est savoir vraiment. Les philosophes ont cherché inlassablement un fondement absolument certain pour le savoir, espérant échapper au doute et à l'erreur.

D'un autre côté, cette quête s'est révélée semée d'embûches. Le scepticisme ancien et moderne a montré la fragilité de nos prétentions à la certitude. Les révolutions scientifiques et mathématiques du XXe siècle ont ébranlé les certitudes apparemment les plus solides. La philosophie contemporaine, avec Wittgenstein, Heidegger et les pragmatistes, invite à renoncer à l'idéal de certitude absolue sans pour autant sombrer dans le relativisme.

Peut-être faut-il distinguer plusieurs sens de la certitude :

  • La certitude psychologique : sentiment subjectif de n'avoir aucun doute
  • La certitude épistémologique : connaissance justifiée de manière optimale selon les critères disponibles
  • La certitude pratique : assurance suffisante pour guider l'action
  • La certitude métaphysique : vérité absolue et indubitable (idéal inaccessible ?)

La philosophie critique nous apprend que la certitude absolue n'est peut-être ni possible ni nécessaire. Il suffit que nos connaissances soient suffisamment fiables et révisables, que nos actions reposent sur des croyances raisonnablement fondées. La sagesse consisterait alors non à rechercher des certitudes impossibles, mais à cultiver une confiance critique dans nos capacités de connaître et d'agir, tout en restant ouverts à la correction de nos erreurs.

Comme l'écrit Wittgenstein : "Le jeu de langage ne repose pas sur des fondements. Il n'est ni rationnel ni irrationnel. Il est là – telle notre vie."[24]

Notes et références

[modifier | modifier le wikicode]
  1. René Descartes, Méditations métaphysiques, Méditation première, Paris, GF-Flammarion, 1979, p. 57-63
  2. Descartes, Méditations métaphysiques, Méditation seconde, éd. cit., p. 68-69
  3. Descartes, Méditations métaphysiques, Méditation troisième, éd. cit., p. 92-105
  4. Emmanuel Kant, Critique de la raison pure, Introduction, trad. A. Tremesaygues et B. Pacaud, Paris, PUF, 1971, p. 31-36
  5. Kant, Critique de la raison pure, Préface de la seconde édition, éd. cit., p. 18-19
  6. Kant, Critique de la raison pure, "Analytique transcendantale", éd. cit., p. 234-240
  7. Edmund Gettier, "Is Justified True Belief Knowledge?", Analysis, vol. 23, n° 6, 1963, p. 121-123
  8. David Hume, Enquête sur l'entendement humain, Section IV, trad. A. Leroy, Paris, Aubier-Montaigne, 1947, p. 71-89
  9. Karl Popper, La Logique de la découverte scientifique, trad. N. Thyssen-Rutten et Ph. Devaux, Paris, Payot, 1973, p. 37-45
  10. Ludwig Wittgenstein, De la certitude, trad. J. Fauve, Paris, Gallimard, 1976
  11. Wittgenstein, De la certitude, § 341-343, éd. cit., p. 93-94
  12. Wittgenstein, De la certitude, § 94-96, éd. cit., p. 40
  13. Wittgenstein, De la certitude, § 96-99, éd. cit., p. 40-41
  14. Martin Heidegger, Être et Temps, § 44, trad. E. Martineau, Paris, Authentica, 1985, p. 213-230
  15. Martin Heidegger, "L'époque des conceptions du monde", dans Chemins qui ne mènent nulle part, trad. W. Brokmeier, Paris, Gallimard, 1962, p. 99-146
  16. Aristote, Éthique à Nicomaque, I, 3, 1094b11-27
  17. Emmanuel Kant, Critique de la raison pratique, "Dialectique", trad. F. Picavet, Paris, PUF, 1965, p. 124-148
  18. Blaise Pascal, Pensées, fragment 418 (éd. Brunschvicg), Paris, Garnier-Flammarion, 1976, p. 189-193
  19. Kant, Critique de la raison pure, "Doctrine transcendantale de la méthode", éd. cit., p. 530-550
  20. Kurt Gödel, "Über formal unentscheidbare Sätze der Principia Mathematica und verwandter Systeme I", Monatshefte für Mathematik und Physik, vol. 38, 1931, p. 173-198
  21. Charles S. Peirce, "The Fixation of Belief", Popular Science Monthly, vol. 12, 1877, p. 1-15
  22. William James, Le Pragmatisme, trad. E. Le Brun, Paris, Flammarion, 1968, p. 132-150
  23. John Dewey, Logique : La théorie de l'enquête, trad. G. Deledalle, Paris, PUF, 1967, p. 171-189
  24. Wittgenstein, De la certitude, § 559, éd. cit., p. 129
  • Aristote, Éthique à Nicomaque, trad. J. Tricot, Paris, Vrin, 1990
  • Descartes René, Méditations métaphysiques, Paris, GF-Flammarion, 1979
  • Dewey John, Logique : La théorie de l'enquête, trad. G. Deledalle, Paris, PUF, 1967
  • Gettier Edmund, "Is Justified True Belief Knowledge?", Analysis, vol. 23, n° 6, 1963, p. 121-123
  • Gödel Kurt, "Über formal unentscheidbare Sätze der Principia Mathematica und verwandter Systeme I", Monatshefte für Mathematik und Physik, vol. 38, 1931, p. 173-198
  • Heidegger Martin, Être et Temps, trad. E. Martineau, Paris, Authentica, 1985
  • Heidegger Martin, Chemins qui ne mènent nulle part, trad. W. Brokmeier, Paris, Gallimard, 1962
  • Hume David, Enquête sur l'entendement humain, trad. A. Leroy, Paris, Aubier-Montaigne, 1947
  • James William, Le Pragmatisme, trad. E. Le Brun, Paris, Flammarion, 1968
  • Kant Emmanuel, Critique de la raison pure, trad. A. Tremesaygues et B. Pacaud, Paris, PUF, 1971
  • Kant Emmanuel, Critique de la raison pratique, trad. F. Picavet, Paris, PUF, 1965
  • Pascal Blaise, Pensées, Paris, Garnier-Flammarion, 1976
  • Peirce Charles S., "The Fixation of Belief", Popular Science Monthly, vol. 12, 1877
  • Popper Karl, La Logique de la découverte scientifique, trad. N. Thyssen-Rutten et Ph. Devaux, Paris, Payot, 1973
  • Wittgenstein Ludwig, De la certitude, trad. J. Fauve, Paris, Gallimard, 1976