Dictionnaire de philosophie/Connaissance
La notion de connaissance traverse l'histoire de la philosophie comme l'un de ses problèmes centraux. Depuis l'interrogation platonicienne jusqu'aux débats contemporains sur la justification épistémique, les philosophes se sont efforcés de comprendre ce que signifie savoir, comment nous acquérons nos connaissances et quelles sont les limites de notre capacité cognitive. Cette question apparemment simple — qu'est-ce que connaître ? — s'est révélée d'une complexité redoutable, engageant des réflexions sur la nature de la vérité, la structure de la pensée, le rôle de l'expérience et les rapports entre le sujet connaissant et l'objet connu.
Définition et problématique générale
[modifier | modifier le wikicode]La connaissance désigne généralement une forme particulière de rapport qu'un sujet entretient avec un objet, rapport qui se distingue de la simple opinion ou croyance par sa prétention à la vérité et sa justification rationnelle. Contrairement à la croyance, qui peut être vraie ou fausse sans que le sujet en possède de garantie certaine, la connaissance implique une relation privilégiée au vrai, fondée sur des raisons ou des preuves[1]. Cette distinction classique soulève immédiatement plusieurs questions fondamentales : qu'est-ce qui transforme une croyance vraie en connaissance ? Quelle sorte de justification est requise ? Comment distinguer entre ce qui relève du savoir authentique et ce qui n'est qu'apparence de savoir ?
La tradition philosophique a longtemps admis, depuis Platon, que la connaissance se définit comme « croyance vraie justifiée » : pour qu'un sujet S connaisse une proposition P, il faut (1) que S croie que P, (2) que P soit vraie, et (3) que S possède une justification adéquate pour croire que P[2]. Cette définition tripartite, bien qu'apparemment simple, cache des difficultés considérables qui ont alimenté les controverses épistémologiques pendant des siècles. La question de la nature de la justification, en particulier, divise profondément les philosophes : faut-il que le sujet ait conscience de cette justification (internalisme), ou suffit-il que la croyance soit produite par un processus fiable (externalisme) ? La justification doit-elle être infaillible ou peut-elle être probabiliste ? Ces interrogations structurent encore aujourd'hui le paysage de l'épistémologie contemporaine.
Les sources de la connaissance : raison et expérience
[modifier | modifier le wikicode]L'une des controverses les plus anciennes et les plus fécondes en philosophie oppose les partisans de la raison à ceux de l'expérience sensible comme source première de nos connaissances. Cette opposition entre rationalisme et empirisme, cristallisée à l'époque moderne, structure profondément notre compréhension de la connaissance humaine et de ses fondements.
Le rationalisme
[modifier | modifier le wikicode]Le rationalisme soutient que certaines de nos connaissances les plus fondamentales ne dérivent pas de l'expérience, mais procèdent de la raison elle-même. Cette position trouve ses racines chez Platon, pour qui la vraie connaissance (epistêmê) se distingue rigoureusement de l'opinion (doxa) parce qu'elle porte sur des réalités intelligibles et éternelles — les Formes ou Idées — et non sur le monde sensible, instable et changeant[3]. Dans l'allégorie de la caverne, Platon montre comment le philosophe doit s'affranchir des apparences sensibles pour accéder aux vérités intelligibles, accessibles seulement par la dialectique, méthode rationnelle par excellence.
Le rationalisme moderne, inauguré par René Descartes (1596-1650), pousse cette confiance dans la raison. Dans les Méditations métaphysiques (1641), Descartes établit que la première certitude — le cogito (« je pense, donc je suis ») — ne dérive pas de l'expérience sensible, mais d'une intuition rationnelle immédiate[4]. Pour Descartes, l'esprit possède des idées innées — telles que l'idée de Dieu, l'idée de substance ou les vérités mathématiques — qui ne peuvent provenir de l'expérience sensible, toujours trompeuse et incertaine[5]. La méthode cartésienne repose sur la découverte de ces vérités évidentes par l'intuition intellectuelle et leur enchaînement rigoureux par déduction, à la manière des mathématiques.
Cette tradition rationaliste trouve son accomplissement dans le système de Gottfried Wilhelm Leibniz (1646-1716) et Baruch Spinoza (1632-1677). Spinoza développe dans l'Éthique (1677) une conception ambitieuse de la connaissance structurée en trois genres : la connaissance par ouï-dire ou expérience vague, la connaissance rationnelle par notions communes, et enfin la connaissance intuitive, la plus haute forme de savoir, qui saisit l'essence singulière des choses dans leur rapport à la substance divine[6]. Cette dernière forme de connaissance, loin d'être abstraite, appréhend le particulier dans sa nécessité éternelle, montrant comment chaque chose découle de la nature divine selon un ordre géométrique.
L'empirisme
[modifier | modifier le wikicode]L'empirisme s'oppose frontalement à cette valorisation de la raison en affirmant que toutes nos connaissances proviennent ultimement de l'expérience sensible. Cette position, défendue notamment par les philosophes britanniques du XVIIe et XVIIIe siècle, refuse l'existence d'idées innées et soutient que l'esprit est au départ comme une « table rase » (tabula rasa) sur laquelle l'expérience vient inscrire progressivement son contenu[7].
John Locke (1632-1704), dans son Essai sur l'entendement humain (1690), critique systématiquement la doctrine des idées innées et établit que toutes nos idées dérivent soit de la sensation (expérience externe), soit de la réflexion (expérience interne)[8]. Les idées simples sont reçues passivement par l'esprit, tandis que les idées complexes résultent d'opérations mentales de combinaison, comparaison et abstraction. Cette théorie empiriste de la connaissance implique une limitation de notre savoir : nous ne pouvons connaître que ce qui a été préalablement expérimenté ou ce qui peut être construit à partir de l'expérience.
David Hume (1711-1776) pousse l'empirisme dans ses dernières conséquences sceptiques. Dans le Traité de la nature humaine (1739), il distingue entre impressions (perceptions vives issues de l'expérience immédiate) et idées (copies affaiblies des impressions dans la mémoire et l'imagination)[9]. Cette distinction fondamentale implique qu'aucune idée n'est légitime si elle ne peut être ramenée à des impressions correspondantes. Hume en tire des conclusions dévastatrices pour la métaphysique traditionnelle : les notions de substance, de causalité nécessaire ou d'âme spirituelle ne reposent sur aucune impression réelle et doivent donc être rejetées comme de simples fictions de l'imagination.
La critique humienne de la causalité est particulièrement vigoureuse. Hume montre que l'idée de connexion nécessaire entre cause et effet ne dérive d'aucune impression sensible : nous observons seulement une succession régulière de phénomènes, jamais la nécessité de leur liaison[10]. La croyance causale résulte simplement de l'habitude contractée par l'esprit suite à la répétition d'expériences similaires. Cette analyse transforme ce qui semblait une connaissance rationnelle nécessaire en une simple croyance psychologique, fondée sur la coutume plutôt que sur la raison. Le scepticisme humien ébranle ainsi les fondements mêmes de la connaissance scientifique, qui repose massivement sur l'inférence causale.
La synthèse kantienne
[modifier | modifier le wikicode]Emmanuel Kant (1724-1804) propose, dans la Critique de la raison pure (1781), une synthèse audacieuse entre rationalisme et empirisme. Réveillé de son « sommeil dogmatique » par la lecture de Hume, Kant reconnaît que « toute notre connaissance commence avec l'expérience », mais refuse d'en conclure qu'elle « dérive toute de l'expérience »[11]. La révolution copernicienne kantienne consiste à affirmer que les objets se règlent sur notre connaissance, et non l'inverse : l'esprit humain impose aux phénomènes des formes a priori (espace et temps pour la sensibilité, catégories pour l'entendement) qui rendent possibles les jugements synthétiques a priori, comme ceux des mathématiques et de la physique.
La connaissance résulte donc, selon Kant, de la coopération entre deux sources : la sensibilité, qui reçoit passivement les intuitions sensibles (le contenu empirique), et l'entendement, qui les organise activement selon des concepts a priori (la forme rationnelle)[12]. Sans intuitions, les concepts sont vides ; sans concepts, les intuitions sont aveugles. Cette double contrainte explique pourquoi nous pouvons avoir une connaissance a priori (la forme de l'expérience possible) tout en étant limités au domaine phénoménal (les choses telles qu'elles nous apparaissent). Les choses en soi (noumènes), au-delà de toute expérience possible, restent inconnaissables.
Connaissance et scepticisme
[modifier | modifier le wikicode]Le défi sceptique traverse toute l'histoire de la philosophie et constitue une épreuve décisive pour toute théorie de la connaissance. Les sceptiques contestent notre prétention à posséder des connaissances certaines et invitent à suspendre notre jugement face aux prétentions dogmatiques de la raison.
Le scepticisme antique
[modifier | modifier le wikicode]Le scepticisme philosophique naît en Grèce avec Pyrrhon d'Élis (vers 365-275 av. J.-C.), dont la pensée sera systématisée par Sextus Empiricus (IIe siècle apr. J.-C.) dans les Esquisses pyrrhoniennes. Le scepticisme pyrrhonien ne consiste pas à nier la possibilité de la connaissance (ce qui serait encore une forme de dogmatisme), mais à pratiquer la suspension du jugement (épochè) en opposant à tout argument un argument contraire d'égale force (isosthénie)[13].
Les sceptiques anciens développent des « tropes » ou modes argumentatifs destinés à induire cette suspension. Les dix tropes d'Énésidème montrent comment toute perception varie selon l'observateur, les circonstances, les relations. Les cinq tropes d'Agrippa sont particulièrement redoutables : face à toute prétention cognitive, le sceptique invoque soit le désaccord (différentes positions également plausibles), soit la régression à l'infini (toute justification requiert elle-même une justification), soit l'argument circulaire, soit l'hypothèse gratuite. Le but ultime de cette pratique sceptique n'est pas théorique mais éthique : atteindre la tranquillité de l'âme (ataraxie) en renonçant aux prétentions dogmatiques qui engendrent troubles et conflits.
Le scepticisme académique, développé à l'Académie de Platon par Arcésilas et Carnéade, adopte une position différente : plutôt que de suspendre purement le jugement, il propose une théorie de la probabilité ou du vraisemblable (pithanon), graduant les degrés d'assentiment selon la force des apparences.
Le scepticisme moderne
[modifier | modifier le wikicode]Le scepticisme renaît à l'époque moderne avec une signification transformée. Alors que le scepticisme ancien visait la tranquillité d'esprit, le scepticisme moderne, de Montaigne à Hume, interroge les fondements mêmes de la connaissance rationnelle et scientifique.
Pierre Bayle (1647-1706), dans son Dictionnaire historique et critique (1697), renouvelle le scepticisme en montrant les contradictions internes des systèmes philosophiques, notamment celui de Spinoza[14]. Bayle développe une forme de scepticisme « raisonnable » qui, loin de s'opposer au rationalisme, le pousse à ses limites : c'est précisément la raison critique exigeante qui révèle l'insuffisance de toute prétention dogmatique.
Hume représente l'aboutissement du scepticisme moderne. Son scepticisme ne conteste pas tant la possibilité de connaître que l'impossibilité de comprendre rationnellement que nous puissions connaître. La raison, qui éclaire toute chose, se trouve dans l'obscurité lorsqu'elle se tourne vers elle-même et tente de justifier ses propres opérations. Le scepticisme humien révèle ainsi l'opacité constitutive de nos facultés cognitives : nous croyons, nous inférons, nous jugeons, mais nous ne pouvons rendre pleinement raison de ces opérations elles-mêmes.
Types et degrés de connaissance
[modifier | modifier le wikicode]La philosophie a élaboré diverses distinctions pour classer les formes de connaissance selon leur objet, leur mode d'acquisition ou leur degré de certitude.
Connaissance a priori et a posteriori
[modifier | modifier le wikicode]La distinction entre connaissance a priori (indépendante de l'expérience) et connaissance a posteriori (fondée sur l'expérience) structure profondément l'épistémologie moderne. Les vérités mathématiques, comme « 2 + 2 = 4 » ou « le triangle a trois angles », semblent connaissables a priori, sans recours à l'observation empirique. En revanche, des propositions comme « le soleil se lève à l'est » ou « l'eau bout à 100°C » sont manifestement a posteriori, requérant l'expérience pour être connues.
Kant raffine cette distinction en la croisant avec celle entre jugements analytiques (où le prédicat est contenu dans le sujet) et synthétiques (où le prédicat ajoute quelque chose au sujet). Les jugements analytiques a priori (comme « tous les célibataires sont non mariés ») sont triviaux, reposant sur la seule analyse des concepts. Les jugements synthétiques a posteriori (comme « cette table est brune ») sont informatifs mais contingents. L'innovation kantienne consiste à identifier une troisième catégorie : les jugements synthétiques a priori, à la fois informatifs et nécessaires, qui fondent les mathématiques et la physique pure[15].
Connaissance par accointance et connaissance par description
[modifier | modifier le wikicode]Bertrand Russell (1872-1970) distingue entre connaissance directe (knowledge by acquaintance), où nous sommes en présence immédiate de l'objet connu, et connaissance par description (knowledge by description), médiatisée par des représentations conceptuelles[16]. Nous avons connaissance directe de nos propres états mentaux et des données sensorielles (ce que Russell appelle « sense-data »), mais notre connaissance du monde physique et d'autrui est nécessairement indirecte, construite à partir de descriptions définies.
Les degrés de connaissance selon Spinoza
[modifier | modifier le wikicode]Spinoza propose une hiérarchie sophistiquée de trois genres de connaissance. Le premier genre, connaissance par ouï-dire ou expérience vague, est le plus bas : connaissance confuse des effets sans compréhension des causes. Le deuxième genre, connaissance rationnelle, procède par notions communes et raisonnement démonstratif, saisissant les propriétés partagées et les relations causales. Le troisième genre, science intuitive, représente la forme suprême de connaissance : saisie immédiate et adéquate de l'essence singulière des choses dans leur nécessité éternelle. Cette connaissance intuitive n'est pas mystique mais rigoureusement rationnelle : elle comprend comment chaque chose particulière découle nécessairement de la nature infinie de Dieu.
Justification et problèmes contemporains
[modifier | modifier le wikicode]La question de la justification épistémique demeure au cœur des débats contemporains. Qu'est-ce qui transforme une croyance vraie en connaissance authentique ?
Le problème de Gettier
[modifier | modifier le wikicode]En 1963, Edmund Gettier publie un article bref mais dévastateur qui remet en cause la conception traditionnelle de la connaissance comme croyance vraie justifiée. Gettier propose des contre-exemples où un sujet possède une croyance vraie et justifiée sans que nous soyons prêts à dire qu'il « connaît ». Dans l'un de ses exemples, Smith croit justement (sur la base d'indices convergents) que Jones possède une Ford. Il en infère que « ou bien Jones possède une Ford, ou bien Brown est à Barcelone », en choisissant arbitrairement Barcelone. Or il se trouve que Jones ne possède pas de Ford, mais que Brown est effectivement à Barcelone. Smith a donc une croyance vraie justifiée, mais sa vérité est due au hasard et non à sa justification : nous refusons de dire qu'il « sait ».
Les cas de Gettier montrent que la justification doit être non seulement vraie mais également adéquatement connectée à la vérité de la croyance. Diverses solutions ont été proposées : exiger que la justification ne repose sur aucune fausse prémisse (Clark), développer une théorie causale de la connaissance (Goldman), ou encore définir la connaissance en termes de justification infaillibiliste. Ces débats structurent encore largement l'épistémologie analytique contemporaine.
Internalisme et externalisme
[modifier | modifier le wikicode]Un débat majeur oppose internalistes et externalistes sur la nature de la justification. Les internalistes soutiennent que les facteurs qui justifient une croyance doivent être accessibles à la conscience du sujet : pour être justifié à croire P, le sujet doit avoir un accès réflexif aux raisons qui supportent P. Les externalistes, au contraire, admettent que des facteurs externes à la conscience — comme la fiabilité du processus qui a produit la croyance — peuvent suffire à justifier.
Le fiabilisme, défendu notamment par Alvin Goldman, illustre cette position externaliste : une croyance est justifiée si elle est produite par un processus cognitif fiable, même si le sujet ignore tout de cette fiabilité[17]. Cette conception permet d'attribuer des connaissances aux enfants et aux animaux sans exiger d'eux une conscience réflexive de leurs processus cognitifs.
Conclusion
[modifier | modifier le wikicode]La notion de connaissance, loin d'être une évidence, se révèle d'une complexité philosophique redoutable. Des présocratiques aux débats contemporains, les philosophes n'ont cessé d'interroger ce qui distingue le savoir authentique de l'opinion, la nature des sources de nos connaissances, les critères de justification épistémique et les limites de notre capacité cognitive. Les grands clivages entre rationalisme et empirisme, entre internalisme et externalisme, entre fondationnalisme et cohérentisme, structurent encore aujourd'hui les recherches épistémologiques.
Si le consensus demeure introuvable sur ces questions fondamentales, c'est peut-être parce que la connaissance humaine elle-même présente une structure hétérogène : nos diverses formes de savoir — perceptuel, conceptuel, scientifique, pratique — obéissent à des logiques différentes et résistent à toute théorie unifiée trop simpliste. L'épistémologie contemporaine tend ainsi vers une forme de pluralisme, reconnaissant la diversité irréductible de nos pratiques cognitives tout en cherchant à en élucider les structures communes. La question « qu'est-ce que connaître ? » reste ouverte, témoignant de cette capacité proprement philosophique à transformer les certitudes apparentes en problèmes féconds.
Références
[modifier | modifier le wikicode]- ↑ Platon, Théétète, 201c-d, trad. M. Narcy, Paris, Flammarion, 2016.
- ↑ Edmund Gettier, « Is True Justified Belief Knowledge? », Analysis, vol. 23, 1963, p. 121-123.
- ↑ Platon, République, livres VI-VII, trad. G. Leroux, Paris, Flammarion, GF, 2002.
- ↑ René Descartes, Méditations métaphysiques, méditation seconde, dans Œuvres de Descartes, éd. Charles Adam et Paul Tannery, Paris, Vrin, 1996, t. VII, p. 25.
- ↑ René Descartes, Méditations métaphysiques, méditation cinquième, AT VII, p. 63-68.
- ↑ Baruch Spinoza, Éthique, partie II, proposition 40, scolie 2, trad. Bernard Pautrat, Paris, Seuil, 1988, p. 179-181.
- ↑ John Locke, Essai sur l'entendement humain, livre I, chapitre 1, §2, trad. Jean-Michel Vienne, Paris, Vrin, 2001, p. 73.
- ↑ John Locke, Essai sur l'entendement humain, livre II, chapitre 1, §2-4, p. 117-119.
- ↑ David Hume, Traité de la nature humaine, livre I, partie I, section 1, trad. Philippe Saltel, Paris, Flammarion, GF, 1995, p. 51-52.
- ↑ David Hume, Traité de la nature humaine, livre I, partie III, section 2, p. 123-129.
- ↑ Emmanuel Kant, Critique de la raison pure, introduction, B 1, trad. A. Tremesaygues et B. Pacaud, Paris, PUF, collection Quadrige, 2012 , p. 31.
- ↑ Emmanuel Kant, Critique de la raison pure, Logique transcendantale, introduction, B 74-75, p. 77-78.
- ↑ Sextus Empiricus, Esquisses pyrrhoniennes, livre I, §§ 8-10, trad. Pierre Pellegrin, Paris, Seuil, collection Points Essais, 1997, p. 55-57.
- ↑ Pierre Bayle, Dictionnaire historique et critique, article « Spinoza », 5e édition, Amsterdam, P. Brunel et al., 1740, tome IV, p. 254-278.
- ↑ Emmanuel Kant, Critique de la raison pure, introduction, B 10-14, p. 36-38.
- ↑ Bertrand Russell, Problèmes de philosophie, chapitre 5, trad. Sylvain-Robert Schneider, Paris, Payot, collection Petite Bibliothèque Payot, 1989, p. 73-84.
- ↑ Alvin Goldman, « What is Justified Belief? », dans Liaisons: Philosophy Meets the Cognitive and Social Sciences, Cambridge (Mass.), MIT Press, 1992, p. 105-126.
Bibliographie sélective
[modifier | modifier le wikicode]- Platon, Théétète, trad. M. Narcy, Paris, Flammarion, 2016.
- Platon, République, trad. G. Leroux, Paris, Flammarion, 2002.
- René Descartes, Méditations métaphysiques, dans Œuvres de Descartes, éd. Charles Adam et Paul Tannery, Paris, Vrin, 1996.
- Baruch Spinoza, Éthique, trad. B. Pautrat, Paris, Seuil, 1988.
- John Locke, Essai sur l'entendement humain, trad. J.-M. Vienne, Paris, Vrin, 2001.
- David Hume, Traité de la nature humaine, trad. P. Saltel, Paris, Flammarion, 1995.
- Emmanuel Kant, Critique de la raison pure, trad. A. Tremesaygues et B. Pacaud, Paris, PUF, 2012.
- Sextus Empiricus, Esquisses pyrrhoniennes, trad. P. Pellegrin, Paris, Seuil, 1997.
- Bertrand Russell, Problèmes de philosophie, trad. S.-R. Schneider, Paris, Payot, 1989.
- Edmund Gettier, « Is Justified True Belief Knowledge? », Analysis, vol. 23, 1963, p. 121-123.
- Alvin Goldman, « What is Justified Belief? », dans Liaisons: Philosophy Meets the Cognitive and Social Sciences, Cambridge, MIT Press, 1992.