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Dictionnaire de philosophie/Convention

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— - Convention - —

La convention est un concept qui désigne un accord implicite ou explicite entre des personnes ou au sein d'une communauté, servant à réguler les comportements, à faciliter la communication et à organiser la vie sociale. Loin d'être un simple arrangement pratique, la convention soulève des questions importantes sur la nature de la normativité, la distinction entre ce qui est naturel et ce qui est institué, ainsi que sur les rapports entre l'individu et le collectif.

Définition et enjeux

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Une convention peut se définir comme une règle ou un usage admis par un groupe, reposant sur un accord tacite ou formulé. Elle se distingue de ce qui est imposé par la nature des choses : une convention n'est ni nécessaire logiquement, ni déterminée causalement par des faits naturels. Elle procède d'un choix collectif, qu'il soit délibéré ou progressivement sédimenté par l'usage.

Le concept de convention interroge la frontière entre nature (phusis) et institution (nomos ou thesis). Dans le contexte grec antique, cette opposition structure le débat sophistique : les conventions humaines, changeantes selon les époques et les lieux, s'opposent aux lois naturelles, universelles et immuables. Cette tension traverse toute l'histoire de la philosophie, de Platon à nos jours.

Les conventions se manifestent dans de multiples domaines : le langage, le droit, la morale, l'art, les pratiques sociales et politiques. Elles permettent la coordination des actions individuelles, l'établissement d'attentes partagées et la stabilisation des interactions sociales. Sans conventions, la communication et la coopération seraient impossibles ou extrêmement coûteuses.

Le langage comme convention : de Platon aux philosophies analytiques

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La théorie platonicienne et aristotélicienne

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Dans le Cratyle, Platon examine si les noms des choses sont donnés par nature (phusei) ou par convention (thesei). Hermogène défend la thèse conventionnaliste : les mots n'ont aucun lien naturel avec ce qu'ils désignent, leur signification résulte d'un accord arbitraire entre les locuteurs[1]. Cratyle, à l'inverse, soutient que les noms reflètent l'essence des choses. Socrate explore ces deux positions sans trancher définitivement, mais suggère que si les noms étaient purement conventionnels, toute communication stable serait compromise.

Aristote, dans le De interpretatione, affirme explicitement que les mots sont des symboles conventionnels (kata sunthêkên) : « Les sons émis par la voix sont les symboles des états de l'âme, et les mots écrits les symboles des mots émis par la voix. [...] Ce sont là des symboles conventionnels »[2]. Pour Aristote, la convention linguistique ne signifie pas l'arbitraire total : elle suppose un usage stabilisé au sein d'une communauté de locuteurs.

Les théories modernes : de Hobbes à Rousseau

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Thomas Hobbes, dans le Léviathan, inscrit les conventions dans sa théorie politique. Le langage lui-même est conventionnel : les mots sont des « marques » arbitraires que nous assignons aux choses pour nous en souvenir et pour communiquer[3]. Cette conventionnalité du langage s'articule à la conception hobbesienne du contrat social : l'ordre politique, comme le langage, repose sur un accord qui institue des règles communes permettant de sortir de l'état de nature.

Jean-Jacques Rousseau, dans le Discours sur l'origine et les fondements de l'inégalité parmi les hommes et l'Essai sur l'origine des langues, pose un problème crucial : comment les conventions linguistiques ont-elles pu émerger alors qu'elles semblent présupposer la capacité de communiquer qu'elles doivent précisément rendre possible ? Rousseau affirme que « la parole paraît avoir été fort nécessaire pour établir l'usage de la parole »[4]. Il suggère que les premières langues furent dictées non par les besoins pratiques mais par les passions : « Ce n'est ni la faim, ni la soif, mais l'amour, la haine, la pitié, la colère, qui leur ont arraché les premières voix »[5].

Le conventionnalisme contemporain : Quine et Davidson

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Au XXe siècle, Willard Van Orman Quine bouleverse la conception des conventions linguistiques et scientifiques. Dans « Deux dogmes de l'empirisme », Quine rejette la distinction entre vérités analytiques (vraies par convention) et vérités synthétiques (vraies en vertu des faits)[6]. Selon lui, aucune proposition n'est vraie par pure convention : même les vérités logiques et mathématiques s'inscrivent dans un réseau holistique de croyances confronté dans son ensemble à l'expérience.

Quine défend un holisme sémantique : « l'unité de signification empirique est la science dans sa globalité »[7]. Les significations des expressions linguistiques ne sont pas déterminées isolément par des conventions stipulatives, mais par leur rôle dans la théorie globale que nous acceptons. Donald Davidson prolonge cette perspective en affirmant qu'« une phrase (et donc un mot) n'a de sens que dans le contexte d'un (tout) langage »[8].

Ce holisme sémantique a des conséquences importantes pour la notion de convention : si les significations sont interdépendantes et si aucune proposition n'est immunisée contre la révision, alors les conventions linguistiques ne sont pas de simples stipulations arbitraires, mais des éléments d'un système global en constante évolution.

Conventions sociales et normativité

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Émile Durkheim et le fait social

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Dans Les Règles de la méthode sociologique, Émile Durkheim définit le fait social comme « toute manière de faire, fixée ou non, susceptible d'exercer sur l'individu une contrainte extérieure »[9]. Les conventions sociales constituent un type particulier de faits sociaux : elles ne sont pas nécessairement codifiées en lois, mais exercent néanmoins une force normative sur les individus.

Pour Durkheim, les normes et conventions sociales préexistent à l'individu et s'imposent à lui comme des réalités objectives. Elles ne résultent pas d'un accord délibéré entre individus rationnels, mais émergent de la vie collective et de la solidarité sociale. Cette perspective holiste s'oppose aux conceptions contractualistes qui voient dans les conventions le résultat d'accords volontaires entre agents autonomes.

La philosophie du droit : Hart et la règle de reconnaissance

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H.L.A. Hart, dans Le Concept de droit (1961), développe une théorie positiviste sophistiquée qui accorde une place centrale aux conventions sociales. Hart distingue deux types de règles juridiques : les règles primaires, qui imposent des obligations, et les règles secondaires, qui concernent la reconnaissance, la modification et l'application des règles primaires[10].

La « règle de reconnaissance » est une convention sociale qui permet d'identifier les règles juridiques valides dans un système donné. Elle n'est pas elle-même une règle juridique valide au sens où elle ne dérive d'aucune autre règle supérieure ; elle constitue plutôt une pratique convergente des officiels du système juridique (juges, législateurs, administrateurs). Hart insiste sur la distinction entre le « point de vue interne » (celui de l'acteur qui reconnaît la normativité de la règle) et le « point de vue externe » (celui de l'observateur qui constate l'existence d'une régularité comportementale)[11].

Cette analyse montre que les conventions juridiques ne sont pas de simples régularités comportementales : elles comportent une dimension normative essentielle, reconnue par les participants eux-mêmes. Les conventions constituent ainsi un mode spécifique de normativité, irréductible à la fois à la contrainte physique et à l'obligation morale.

Perspectives africaines et non-occidentales

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Ubuntu et conventions communautaires

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La philosophie africaine, notamment à travers le concept d'ubuntu (« une personne est une personne à travers d'autres personnes »), offre une perspective distinctive sur les conventions sociales. Contrairement aux approches individualistes dominantes en philosophie occidentale, l'ubuntu souligne la primauté ontologique de la communauté sur l'individu[12].

Dans cette perspective, les conventions ne sont pas des accords négociés entre individus préalablement constitués, mais des structures constitutives de la personnalité elle-même. Ifeanyi Menkiti affirme qu'en Afrique, « la communauté définit la personne comme personne, et non l'inverse »[13]. Les conventions sociales, loin d'être des contraintes externes, sont intériorisées comme des éléments constitutifs de l'identité personnelle.

Cette conception communautarienne des conventions se manifeste dans le droit coutumier africain, où les règles émergent des pratiques collectives et sont validées par le consensus communautaire plutôt que par l'autorité d'un législateur central. Le principe du kgosi ke kgosi ka batho (le chef est chef grâce au peuple) illustre cette logique : l'autorité politique elle-même est fondée sur une convention sociale, un accord tacite de la communauté[14].

Confucianisme et conventions rituelles (li)

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La philosophie confucéenne accorde une importance centrale aux conventions rituelles (li), qui structurent les relations sociales et politiques. Pour Confucius et ses successeurs, les rites ne sont pas de simples formalités arbitraires, mais des dispositifs qui harmonisent les relations humaines et alignent l'ordre social sur l'ordre cosmique[15].

Les li englobent les cérémonies religieuses, les règles de bienséance, les protocoles politiques et les conventions sociales. Ils ne sont pas perçus comme des contraintes externes imposées à des individus autonomes, mais comme des expressions de la nature humaine correctement cultivée. Suivre les conventions rituelles, c'est actualiser son humanité (ren) dans des formes concrètes d'interaction sociale.

Xunzi, philosophe confucéen du IIIe siècle avant notre ère, soutient que les conventions rituelles sont des créations humaines destinées à canaliser les désirs et les émotions, prévenant ainsi le chaos social[16]. Cette position, qui reconnaît explicitement le caractère artificiel des conventions tout en insistant sur leur nécessité, offre une alternative intéressante aux oppositions simples entre nature et convention.

Convention et conventionnalisme dans les sciences

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Poincaré et le conventionnalisme géométrique

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Henri Poincaré, mathématicien et philosophe des sciences, défend une forme de conventionnalisme concernant les axiomes de la géométrie. Dans La Science et l'Hypothèse (1902), il soutient que les axiomes géométriques ne sont ni des vérités a priori synthétiques (comme le pensait Kant), ni des vérités empiriques déduites de l'expérience, mais des conventions commodes que nous adoptons pour organiser notre expérience spatiale[17].

Pour Poincaré, choisir entre la géométrie euclidienne et les géométries non-euclidiennes n'est pas une question de vérité, mais de commodité : nous sélectionnons le système géométrique qui simplifie le plus nos lois physiques. Ce conventionnalisme modéré reconnaît que certains choix théoriques ne sont pas déterminés par les faits eux-mêmes, mais relèvent d'une décision méthodologique guidée par des critères pragmatiques.

Carnap et la tolérance logique

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Rudolf Carnap, figure majeure du Cercle de Vienne, radicalise le conventionnalisme en l'étendant à la logique elle-même. Dans La Syntaxe logique du langage (1934), Carnap énonce son célèbre principe de tolérance : « En logique, il n'y a pas de morale. Chacun est libre d'édifier sa propre logique, c'est-à-dire sa propre forme de langage, comme il l'entend. Tout ce qu'on exige de lui, s'il veut en discuter avec nous, c'est qu'il fixe clairement ses méthodes »[18].

Cette position implique que les règles logiques elles-mêmes sont conventionnelles : il n'existe pas de logique "vraie" en soi, mais seulement des systèmes formels plus ou moins adaptés à certains objectifs. Le choix d'un cadre linguistique (avec ses règles logiques et syntaxiques) est une décision pragmatique, non une découverte de vérités préexistantes. Cette conception a profondément influencé la philosophie analytique et la métaphilosophie contemporaine.

Art, symboles et conventions esthétiques

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Goodman et les systèmes symboliques

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Nelson Goodman, dans Langages de l'art (1968), développe une théorie sémiotique de l'art qui accorde un rôle central aux conventions. Pour Goodman, comprendre une œuvre d'art, c'est maîtriser les conventions du système symbolique dans lequel elle s'inscrit : « Comprendre une œuvre comme symbolique, c'est l'inclure dans un langage ou un système symbolique. La syntaxe du système détermine l'identité de ses signes, sa sémantique fixe leur référence »[19].

Les conventions artistiques régissent les modes de référence (dénotation, exemplification, expression), les critères d'identité des œuvres, et les normes d'interprétation. Par exemple, dans la peinture occidentale classique, la convention de la perspective linéaire structure notre perception de l'espace représenté ; dans la notation musicale occidentale, des conventions complexes déterminent comment un texte musical doit être interprété en sons.

Goodman insiste sur le fait que ces conventions ne sont pas arbitraires au sens où elles pourraient être librement choisies par un individu isolé : elles sont ancrées dans des pratiques collectives, transmises par l'apprentissage et la participation à une tradition artistique. L'art, comme le langage, est un fait social gouverné par des conventions qui rendent possibles la création, la communication et l'appréciation esthétiques.

Symbolisme et conventions culturelles

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Le mouvement symboliste, qui se développe en Europe à la fin du XIXe siècle, illustre la tension entre conventions et innovation artistique. Les symbolistes, réagissant contre le naturalisme et le réalisme, cherchent à évoquer des idées et des émotions à travers des symboles suggestifs plutôt que des représentations directes[20]. Paradoxalement, cette recherche d'une expression individuelle et subjective s'appuie sur des conventions partagées : les symboles (la couleur, les formes, les motifs) n'acquièrent leur pouvoir évocateur que parce qu'ils sont reconnus et interprétés au sein d'une communauté culturelle.

En Afrique, l'art traditionnel utilise des symboles et des conventions iconographiques qui codifient des significations cosmologiques, sociales et religieuses. Les masques, les sculptures, les textiles et les pagnes wax portent des messages complexes, intelligibles pour les membres de la communauté qui en connaissent les codes[21]. Ces conventions artistiques ne sont pas de simples ornements, mais des langages visuels qui participent à la transmission et à la perpétuation des valeurs culturelles.

Problèmes philosophiques contemporains

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Convention et arbitraire

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Un débat persistant concerne le degré d'arbitraire des conventions. Certaines conventions semblent parfaitement arbitraires (conduire à droite ou à gauche), tandis que d'autres paraissent motivées par des considérations naturelles ou pratiques. Le linguiste Ferdinand de Saussure affirme l'arbitraire du signe linguistique : il n'existe aucun lien naturel entre le signifiant (la suite de sons) et le signifié (le concept)[22]. Cependant, des phénomènes comme l'iconicité (où la forme du signe ressemble à ce qu'il désigne) et les contraintes phonétiques universelles suggèrent que l'arbitraire n'est pas absolu.

Cette question a des implications importantes : si les conventions sont totalement arbitraires, alors elles pourraient être modifiées à volonté ; si elles sont partiellement motivées, certaines sont peut-être plus « naturelles » ou « rationnelles » que d'autres. Cette tension traverse les débats sur la réforme linguistique, l'ingénierie sociale et la justice des institutions.

Convention et normativité

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Les conventions posent un problème philosophique majeur : comment des accords arbitraires peuvent-ils engendrer des obligations ? Si une convention n'est qu'une régularité comportementale, pourquoi devrais-je la respecter ? La réponse classique invoque l'intérêt mutuel : nous avons tous intérêt à coordonner nos comportements selon des règles communes, même arbitraires. Mais cette explication utilitariste ne rend pas compte du sentiment d'obligation que nous éprouvons face aux conventions établies.

David Lewis, dans Convention: A Philosophical Study (1969), propose une analyse sophistiquée des conventions comme solutions d'équilibre dans des jeux de coordination[23]. Une convention émerge lorsque : (1) chacun se conforme à une régularité R dans des situations de coordination ; (2) chacun s'attend à ce que les autres se conforment à R ; (3) chacun préfère se conformer à R si les autres le font également ; (4) il existe une alternative à R ; (5) ces faits sont de connaissance commune. Cette analyse formelle permet de comprendre comment les conventions s'auto-entretiennent sans nécessiter une autorité externe pour les imposer.

Convention et universalité

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La multiplicité des conventions à travers les cultures pose la question de l'universalité des normes. Si les pratiques morales, juridiques et linguistiques varient selon les sociétés, peut-on encore parler de vérités morales universelles ou de droits humains fondamentaux ? Le relativisme culturel s'appuie sur la diversité des conventions pour contester l'existence de normes objectives ; l'universalisme moral cherche, au contraire, à identifier des principes qui transcendent les conventions particulières.

Cette tension est particulièrement vive dans les débats de philosophie politique contemporaine. Les défenseurs des droits humains universels, comme ceux consacrés par la Déclaration universelle de 1948, s'opposent aux critiques qui y voient une imposition de conventions occidentales à des cultures non-occidentales. Les philosophies africaines et asiatiques insistent sur la nécessité de reconnaître des conceptions alternatives de la personne, de la communauté et de la justice, enracinées dans leurs propres conventions culturelles.

La notion de convention, loin d'être un simple concept technique, touche au cœur des questions philosophiques fondamentales : la nature du langage et de la signification, le fondement de la normativité sociale et juridique, la relation entre individu et collectif, la tension entre l'universel et le particulier. De Platon à Quine, de Confucius à Durkheim, de l'ubuntu africain au conventionnalisme scientifique, les philosophies du monde entier ont exploré les multiples facettes de cette notion.

Les conventions ne sont ni de pures constructions arbitraires ni des reflets immédiats de la nature : elles constituent une modalité spécifique de l'institution humaine, ancrée dans les pratiques collectives et porteuse d'une normativité irréductible. Comprendre les conventions, c'est saisir comment les êtres humains créent ensemble les structures symboliques, sociales et politiques qui rendent possible leur coexistence.

L'étude philosophique des conventions invite à une forme d'étonnement socratique : ce qui nous paraît évident et naturel (parler telle langue, respecter telles règles de politesse, organiser telle institution) s'avère être le produit contingent d'accords humains, toujours susceptibles d'être interrogés, critiqués et transformés. Mais cet étonnement ne conduit pas nécessairement au relativisme ou au nihilisme : il peut aussi ouvrir la voie à une compréhension plus profonde de la créativité normative humaine et des possibilités d'émancipation qu'elle recèle.

Notes et références

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  1. Platon, Cratyle, 384d-385e, trad. L. Méridier, Paris, Les Belles Lettres, 1931, p. 52-54
  2. Aristote, De l'interprétation, 16a3-8, trad. J. Tricot, Paris, Vrin, 1959, p. 77-78
  3. Hobbes, Thomas, Léviathan, I, 4, trad. F. Tricaud, Paris, Sirey, 1971, p. 25-27
  4. Rousseau, Jean-Jacques, Discours sur l'origine de l'inégalité, II, in Œuvres complètes, vol. III, Paris, Gallimard, « Bibliothèque de la Pléiade », 1964, p. 147
  5. Rousseau, Jean-Jacques, Essai sur l'origine des langues, chap. II, Paris, Flammarion, 1993, p. 59
  6. Quine, Willard Van Orman, « Two Dogmas of Empiricism », in From a Logical Point of View, Cambridge (Mass.), Harvard University Press, 1953, p. 20-46
  7. Quine, W. V. O., Word and Object, Cambridge (Mass.), MIT Press, 1960, p. 42
  8. Davidson, Donald, « Truth and Meaning », Synthese, vol. 17, n° 3, 1967, p. 304-323
  9. Durkheim, Émile, Les Règles de la méthode sociologique, Paris, Presses Universitaires de France, 1895, p. 14
  10. Hart, H.L.A., The Concept of Law, Oxford, Clarendon Press, 1961, p. 79-99
  11. Hart, H.L.A., op. cit., p. 88-91
  12. Ramose, Mogobe, African Philosophy Through Ubuntu, Harare, Mond Books, 1999, p. 49-66
  13. Menkiti, Ifeanyi, « Person and Community in African Traditional Thought », in Richard Wright (ed.), African Philosophy: An Introduction, Lanham, University Press of America, 1984, p. 171-181
  14. Wiredu, Kwasi, « Democracy and Consensus in African Traditional Politics », in Kwasi Wiredu (ed.), A Companion to African Philosophy, Oxford, Blackwell, 2004, p. 435-442
  15. Ames, Roger et Rosemont, Henry, The Analects of Confucius: A Philosophical Translation, New York, Ballantine Books, 1998, p. 45-53
  16. Knoblock, John, Xunzi: A Translation and Study of the Complete Works, Stanford, Stanford University Press, 1988-1994, vol. III, p. 18-24
  17. Poincaré, Henri, La Science et l'Hypothèse, Paris, Flammarion, 1902, p. 49-73
  18. Carnap, Rudolf, The Logical Syntax of Language, trad. A. Smeaton, Londres, Routledge & Kegan Paul, 1937, p. 51-52
  19. Goodman, Nelson, Languages of Art, Indianapolis, Hackett Publishing, 1976, p. 143
  20. Moréas, Jean, « Le Symbolisme », manifeste publié dans Le Figaro, 18 septembre 1886
  21. Constantine Petridis (ed.), The Language of Beauty in African Art, Chicago, Art Institute of Chicago, 2022, p. 15-32
  22. Saussure, Ferdinand de, Cours de linguistique générale, Paris, Payot, 1916, p. 100-102
  23. Lewis, David, Convention: A Philosophical Study, Cambridge (Mass.), Harvard University Press, 1969, p. 42-68
  • Aristote, De l'interprétation, trad. J. Tricot, Paris, Vrin, 1959
  • Carnap, Rudolf, The Logical Syntax of Language, trad. A. Smeaton, Londres, Routledge & Kegan Paul, 1937
  • Davidson, Donald, « Truth and Meaning », Synthese, vol. 17, n° 3, 1967, p. 304-323
  • Durkheim, Émile, Les Règles de la méthode sociologique, Paris, Presses Universitaires de France, 1895
  • Goodman, Nelson, Languages of Art, Indianapolis, Hackett Publishing, 1976
  • Hart, H.L.A., The Concept of Law, Oxford, Clarendon Press, 1961
  • Hobbes, Thomas, Léviathan, trad. F. Tricaud, Paris, Sirey, 1971
  • Lewis, David, Convention: A Philosophical Study, Cambridge (Mass.), Harvard University Press, 1969
  • Menkiti, Ifeanyi, « Person and Community in African Traditional Thought », in Richard Wright (ed.), African Philosophy: An Introduction, Lanham, University Press of America, 1984
  • Platon, Cratyle, trad. L. Méridier, Paris, Les Belles Lettres, 1931
  • Poincaré, Henri, La Science et l'Hypothèse, Paris, Flammarion, 1902
  • Quine, Willard Van Orman, « Two Dogmas of Empiricism », in From a Logical Point of View, Cambridge (Mass.), Harvard University Press, 1953
  • Ramose, Mogobe, African Philosophy Through Ubuntu, Harare, Mond Books, 1999
  • Rousseau, Jean-Jacques, Discours sur l'origine de l'inégalité, in Œuvres complètes, vol. III, Paris, Gallimard, « Bibliothèque de la Pléiade », 1964
  • Rousseau, Jean-Jacques, Essai sur l'origine des langues, Paris, Flammarion, 1993
  • Saussure, Ferdinand de, Cours de linguistique générale, Paris, Payot, 1916
  • Wiredu, Kwasi (ed.), A Companion to African Philosophy, Oxford, Blackwell, 2004