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Dictionnaire de philosophie/Dasein

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— - Dasein - —

Dasein est un terme allemand qui signifie littéralement « être-là » et qui occupe une place centrale dans la pensée de Martin Heidegger (1889-1976), notamment dans son ouvrage majeur Être et Temps (Sein und Zeit, 1927)[1]. Ce concept représente une rupture fondamentale avec la tradition philosophique qui, depuis Descartes, conçoit l'homme comme sujet pensant (cogito) face à un monde d'objets. Heidegger refuse cette séparation et propose de penser l'existence humaine comme étant toujours déjà dans un monde, engagée dans des rapports pratiques et affectifs avec les choses et avec autrui.

Origines et signification du terme

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En allemand courant, le substantif Dasein désigne simplement l'existence ou la présence. Le verbe dasein signifie « être présent », « être là ». Heidegger s'approprie ce terme ordinaire pour en faire un concept philosophique technique qui vise à désigner le mode d'être spécifique de l'être humain[2]. En choisissant ce mot plutôt que des termes traditionnels comme « homme » (Mensch), « sujet » ou « conscience », Heidegger entend déplacer la question philosophique : il ne s'agit plus d'étudier l'homme d'un point de vue anthropologique, psychologique ou biologique, mais d'interroger le mode d'être particulier de cet étant qui se distingue par sa capacité à comprendre l'être[3].

Le Dasein n'est donc pas un simple objet subsistant (vorhanden) parmi d'autres dans le monde. Il se caractérise par une relation particulière à son propre être : pour le Dasein, il y va de son être même dans son être[4]. Autrement dit, l'existence humaine ne consiste pas simplement à « être » au sens où une pierre ou un arbre « sont », mais à avoir à être, à se rapporter constamment à sa propre existence comme à une question, comme à quelque chose qui importe et qui fait problème. Cette structure fondamentale distingue le Dasein de tous les autres étants.

Le Dasein comme être-au-monde

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La structure fondamentale du Dasein est ce que Heidegger nomme l'« être-au-monde » (In-der-Welt-sein)[5]. Cette expression, délibérément reliée par des traits d'union, vise à souligner qu'il s'agit d'un phénomène unitaire et non d'une simple addition de trois éléments séparables. L'être-au-monde comprend trois moments structurels : le monde, l'être-à (l'« être-dans ») et le Dasein lui-même qui existe toujours « en étant-là ».

Le « monde » dont parle Heidegger n'est pas d'abord l'ensemble des objets physiques qui nous entourent, ni l'univers considéré comme totalité des choses subsistantes. Le monde désigne plutôt le système de significations et de renvois dans lequel nous nous mouvons quotidiennement[6]. Il s'agit du contexte pratique familier où les choses se présentent toujours déjà comme utilisables pour certaines fins : le marteau pour enfoncer des clous, la table pour écrire, la route pour se déplacer. Ces choses ne sont pas d'abord perçues comme des objets neutres dotés de propriétés physiques, mais comme des outils (Zeug) disponibles (zuhanden) pour nos préoccupations.

Cette disponibilité des choses renvoie toujours à un ensemble de relations : le marteau renvoie au clou, le clou à la planche, la planche à la maison à construire, la maison à celui qui l'habitera, etc. C'est ce réseau de renvois que Heidegger nomme la « significativité » (Bedeutsamkeit) du monde[7]. Le monde n'est donc pas un contenant vide où viendraient se loger des sujets et des objets, mais une structure de sens articulée par les préoccupations pratiques du Dasein.

L'être-à ou l'être-dans

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L'« être-dans » (In-Sein) ne désigne pas une relation spatiale comme celle d'un objet contenu dans un autre (l'eau dans le verre, les livres dans la bibliothèque). Il s'agit plutôt d'une manière d'être familier avec le monde, d'y habiter au sens fort du terme[8]. Être-dans le monde, c'est être chez soi, séjourner auprès des choses et des autres dans une familiarité qui nous permet de nous y orienter sans effort. Cette familiarité repose sur trois structures existentiales fondamentales qui constituent l'« ouverture » (Erschlossenheit) du Dasein :

La disposition affective (Befindlichkeit), souvent traduite par « affection » ou « tonalité affective », désigne le fait que le Dasein se trouve toujours dans une certaine humeur ou tonalité émotionnelle[9]. Avant toute réflexion théorique, nous sommes affectés par notre situation : inquiets, joyeux, ennuyés, angoissés, etc. Ces dispositions ne sont pas de simples états psychologiques subjectifs, mais des manières fondamentales par lesquelles le monde nous est ouvert, nous affecte et nous importe. L'humeur révèle que nous sommes toujours « jetés » (geworfen) dans une situation que nous n'avons pas choisie, mais que nous avons à assumer.

Le comprendre (Verstehen) ne désigne pas une capacité intellectuelle ou cognitive, mais une dimension existentiale plus originaire : le pouvoir-être du Dasein, sa capacité à se projeter vers des possibilités[10]. Comprendre, c'est saisir les possibilités d'action qui s'offrent dans une situation donnée. Cette compréhension s'exprime d'abord dans le savoir-faire pratique, dans la capacité à manier les outils, à s'orienter dans les lieux familiers, à répondre adéquatement aux sollicitations du monde. Le comprendre est toujours « projeté » (entworfen) vers l'avenir, vers ce que le Dasein peut être.

Le discours (Rede) constitue la troisième structure de l'ouverture. Il ne s'agit pas d'abord du langage parlé, mais de l'articulation même de la compréhension en significations distinctes[11]. Le discours rend possible l'explicitation de ce qui est compris, il structure notre rapport au monde en différenciant et en organisant les phénomènes. C'est sur cette base que se fonde le langage proprement dit, qui n'est pas un instrument ultérieurement ajouté à une pensée muette, mais l'expression de la structure articulée de notre être-au-monde.

Authenticité et inauthenticité

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Le Dasein existe toujours selon deux modes possibles : l'authenticité (Eigentlichkeit) et l'inauthenticité (Uneigentlichkeit)[12]. Ces termes n'ont pas de connotation morale chez Heidegger : il ne s'agit pas de juger l'existence authentique comme « bonne » et l'existence inauthentique comme « mauvaise ». Il s'agit de décrire deux manières structurellement différentes d'exister.

La quotidienneté et le « On »

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Dans la vie quotidienne moyenne, le Dasein existe le plus souvent sur le mode de l'inauthenticité. Cette inauthenticité se caractérise par le fait que le Dasein se comprend lui-même et agit selon les normes, les habitudes et les attentes du « On » (das Man)[13]. Le « On » désigne l'impersonnalité de l'existence sociale commune : « on » fait comme tout le monde, « on » pense ce que tout le monde pense, « on » adopte les opinions moyennes sans les interroger. Dans ce mode d'être, le Dasein se disperse dans les occupations quotidiennes, se perd dans la foule anonyme et fuit la responsabilité de son existence propre.

Heidegger décrit trois phénomènes caractéristiques de cette existence quotidienne : le bavardage (Gerede), la curiosité (Neugier) et l'équivoque (Zweideutigkeit)[14]. Le bavardage répète sans cesse des opinions toutes faites sans s'interroger sur leur sens véritable. La curiosité saute d'un objet d'intérêt à un autre sans jamais s'arrêter pour comprendre en profondeur. L'équivoque maintient tout dans une ambiguïté où l'on ne sait jamais vraiment ce qui est authentiquement compris et ce qui est simplement répété. Ces phénomènes contribuent à ce que Heidegger nomme la « déchéance » (Verfallen) : non pas une chute morale, mais une tendance structurelle du Dasein à se perdre dans le monde des préoccupations quotidiennes et à fuir devant son être propre.

L'être-avec-autrui

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L'existence du Dasein n'est jamais solitaire mais toujours sociale. L'« être-avec » (Mitsein) est une structure existentiale constitutive de l'être-au-monde[15]. Le monde que nous habitons est toujours déjà un monde partagé avec d'autres. Les choses que nous rencontrons renvoient constamment aux autres : ce livre a été écrit par quelqu'un, cette route est empruntée par d'autres usagers, cet outil a été fabriqué pour être utilisé par n'importe qui. Les autres ne sont pas d'abord des objets que je percevrai ensuite comme des sujets conscients ; ils sont originairement co-présents avec moi dans le monde comme d'autres Dasein.

Cependant, dans la quotidienneté dominée par le « On », cette coexistence tend à prendre la forme d'une indifférenciation où chacun se conforme aux normes sociales moyennes. L'être-avec authentique suppose au contraire une « sollicitude » (Fürsorge) qui respecte et favorise la liberté d'autrui, qui aide l'autre non en le remplaçant dans ses tâches mais en le rendant transparent à lui-même et libre pour son pouvoir-être propre.

L'angoisse et l'appel de la conscience

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Le passage de l'inauthenticité à l'authenticité n'est pas un choix rationnel délibéré, mais s'opère à travers certaines expériences existentielles fondamentales. L'angoisse (Angst) joue ici un rôle décisif[16]. À la différence de la peur, qui porte toujours sur un objet déterminé qui nous menace, l'angoisse n'a pas d'objet précis. Dans l'angoisse, c'est le monde entier qui perd sa familiarité et sa signification : les préoccupations quotidiennes s'effondrent, les buts que nous poursuivions apparaissent soudain comme insignifiants, le réseau des renvois qui structure le monde se dissout. L'angoisse révèle ainsi la contingence radicale de notre existence : nous sommes jetés dans un monde sans raison ultime, et notre être est suspendu au-dessus du néant.

Cette expérience, loin d'être purement négative, a une fonction libératrice : elle arrache le Dasein à sa dispersion dans le « On » et le confronte à son pouvoir-être le plus propre. L'angoisse individualise le Dasein en révélant qu'il ne peut déléguer à personne la responsabilité de son existence. Elle ouvre ainsi la possibilité d'une existence authentique.

Cette possibilité est également rendue accessible par ce que Heidegger nomme l'« appel de la conscience » (Ruf des Gewissens)[17]. Cet appel n'est pas la voix d'une instance morale extérieure ni le résultat d'une réflexion consciente : c'est le Dasein lui-même qui s'appelle à sortir de sa dispersion quotidienne pour assumer son être propre. L'appel est silencieux, il ne formule aucun contenu déterminé, mais il enjoint au Dasein de se « résoudre » (Entschlossenheit) à être soi-même, c'est-à-dire à prendre en charge sa propre existence et à se projeter authentiquement vers ses possibilités propres.

L'être-pour-la-mort

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La structure la plus fondamentale du Dasein, celle qui rend possible l'authenticité, est l'« être-pour-la-mort » (Sein zum Tode)[18]. Dès sa naissance, le Dasein est assez vieux pour mourir : la mort n'est pas un événement qui surviendrait à la fin de la vie, mais une possibilité constante qui détermine l'existence dans son ensemble. Heidegger distingue la mort comme fin biologique (le « décès », Ableben) de la mort comme structure existentiale.

Dans la quotidienneté, le Dasein fuit devant sa propre mort. Il la conçoit comme un événement qui arrive aux autres, un fait statistique général (« on meurt »), mais jamais comme sa mort propre. Cette fuite prend diverses formes : on se rassure en pensant que la mort viendra « plus tard », on se plonge dans les occupations pour ne pas y penser, on transforme la mort en problème technique à résoudre par la médecine. Mais toutes ces attitudes manquent le phénomène essentiel : la mort comme possibilité la plus propre du Dasein, celle qui ne peut être déléguée à personne d'autre et qui individualise absolument.

L'être-pour-la-mort authentique consiste à « devancer » (vorlaufen) la mort, c'est-à-dire à se projeter activement vers cette possibilité extrême[19]. Devancer la mort ne signifie ni penser constamment à la mort, ni souhaiter mourir, ni préparer son suicide. Il s'agit plutôt de comprendre existentiellement que toute existence est finie, que nos possibilités ne sont pas illimitées, et qu'à chaque instant nous pouvons cesser d'être. Cette compréhension libère le Dasein de l'illusion d'un temps infini : sachant que ses possibilités sont limitées, il peut choisir authentiquement celles qui lui importent vraiment, sans se disperser dans l'indéfini des occupations quotidiennes. La mort, comprise comme la « possibilité de l'impossibilité absolue du Dasein », révèle ainsi la finitude constitutive de l'existence humaine.

Temporalité et souci

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L'analyse du Dasein aboutit à la mise au jour de sa structure fondamentale : le souci (Sorge)[20]. Le souci n'est pas une préoccupation particulière parmi d'autres, mais la structure ontologique qui unifie tous les moments de l'être-au-monde. Le Dasein existe comme souci en tant qu'il est toujours « en-avant-de-soi » (projeté vers ses possibilités futures), « déjà-dans » (jeté dans un monde qu'il n'a pas choisi) et « auprès-de » (préoccupé par les choses intramondaines). Cette structure ternaire révèle que le Dasein est fondamentalement temporel.

La temporalité (Zeitlichkeit) constitue le sens ontologique du souci[21]. Elle ne désigne pas le temps objectif mesurable par les horloges, ni la succession linéaire des instants, mais la structure « ekstatique » de l'existence humaine. Le Dasein existe en se « tenant hors de soi » dans trois « ekstases » temporelles : l'avenir (Zukunft), l'avoir-été (Gewesenheit) et le présent (Gegenwart). Ces trois ekstases ne sont pas trois moments séparés qui se succéderaient, mais trois dimensions co-originaires de la temporalité.

L'avenir n'est pas ce qui viendra plus tard, mais la dimension selon laquelle le Dasein se projette vers ses possibilités. L'avoir-été n'est pas le passé révolu, mais la facticité assumée, le fait que le Dasein se trouve toujours déjà jeté dans une situation héritée qu'il doit reprendre. Le présent n'est pas l'instant ponctuel, mais le moment de la préoccupation active par laquelle le Dasein se rend présent aux choses qui l'entourent. Dans l'existence authentique, ces trois ekstases se rassemblent dans une temporalité unifiée où le Dasein assume son passé en vue de son avenir propre et agit résolument dans le présent. Dans l'existence inauthentique au contraire, la temporalité se disperse : on fuit le passé, on attend passivement l'avenir et on se perd dans le présent immédiat.

Critique et portée du concept

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Le concept heideggérien de Dasein a exercé une influence considérable sur la philosophie du XXe siècle, notamment sur l'existentialisme français (Jean-Paul Sartre, Simone de Beauvoir, Maurice Merleau-Ponty, Albert Camus), l'herméneutique (Hans-Georg Gadamer, Paul Ricœur), la phénoménologie française (Emmanuel Levinas, Michel Henry, Jean-Luc Marion) et de nombreux autres courants philosophiques. Il a également inspiré des travaux en psychologie (Ludwig Binswanger, Medard Boss), en psychiatrie existentielle, en théologie (Rudolf Bultmann, Karl Rahner) et en sciences humaines.

Cependant, le concept de Dasein a aussi fait l'objet de critiques importantes. Sartre, tout en s'inspirant largement de Heidegger, lui reproche de ne pas suffisamment thématiser la liberté et de maintenir une ambiguïté sur le statut du néant[22]. Levinas critique la priorité accordée par Heidegger à l'être et à l'ontologie, au détriment de l'éthique et de la relation à autrui[23]. Des philosophes féministes ont souligné que l'analytique existentiale de Heidegger prétend à l'universalité mais semble présupposer une expérience masculine et ignorer les déterminations concrètes de l'existence comme le genre, la race ou la classe sociale.

L'engagement de Heidegger dans le parti nazi à partir de 1933 et son antisémitisme, désormais bien documentés notamment par les Cahiers noirs, posent la question du lien entre sa philosophie et ses positions politiques. Si certains pensent que la philosophie du Dasein peut être séparée des errements politiques de son auteur, d'autres estiment que certaines structures conceptuelles de sa pensée (notamment l'historicisme, le primat de l'authenticité, le rejet de l'humanisme universaliste) ont pu favoriser son adhésion au nazisme.

Sur le plan strictement philosophique, on a également reproché à Heidegger de négliger la dimension corporelle du Dasein, de privilégier excessivement l'angoisse comme tonalité révélatrice au détriment d'autres dispositions affectives, et de ne pas suffisamment articuler l'ontologie fondamentale avec les sciences empiriques. La question de savoir si Heidegger est un idéaliste (pour qui l'être dépend de notre compréhension) ou un réaliste (pour qui l'être est indépendant de nous) demeure controversée parmi les interprètes.

Malgré ces critiques, le concept de Dasein reste un apport majeur à la philosophie contemporaine. Il a permis de dépasser le dualisme cartésien sujet-objet, de réhabiliter les dimensions pratiques et affectives de l'existence contre le primat de la théorie, de penser la finitude humaine autrement que comme une simple limitation négative, et de montrer que la compréhension de l'être passe nécessairement par une analyse de l'existence humaine concrète. Le Dasein heideggérien continue ainsi d'inspirer les recherches philosophiques sur la conscience, la temporalité, l'intersubjectivité et les structures fondamentales de l'existence humaine.

  1. Martin Heidegger, Sein und Zeit, Tübingen, Max Niemeyer Verlag, 1927 ; traduction française par François Vezin, Être et Temps, Paris, Gallimard, coll. « Bibliothèque de philosophie », 1986 ; traduction par Emmanuel Martineau, Paris, Authentica, 1985.
  2. Mark Wrathall, « Martin Heidegger », Stanford Encyclopedia of Philosophy, 2025.
  3. Heidegger, Être et Temps, § 2, p. 12 (édition Gallimard, trad. Vezin).
  4. Heidegger, Être et Temps, § 4, p. 32 (édition Gallimard, trad. Vezin).
  5. Heidegger, Être et Temps, § 12, p. 65 (édition Gallimard, trad. Vezin).
  6. Heidegger, Être et Temps, § 14-18.
  7. Heidegger, Être et Temps, § 18, p. 118 (édition Gallimard, trad. Vezin).
  8. Heidegger, Être et Temps, § 12.
  9. Heidegger, Être et Temps, § 29.
  10. Heidegger, Être et Temps, § 31.
  11. Heidegger, Être et Temps, § 34.
  12. Heidegger, Être et Temps, § 9.
  13. Heidegger, Être et Temps, § 27.
  14. Heidegger, Être et Temps, § 35-37.
  15. Heidegger, Être et Temps, § 26.
  16. Heidegger, Être et Temps, § 40.
  17. Heidegger, Être et Temps, § 54-60.
  18. Heidegger, Être et Temps, § 46-53.
  19. Heidegger, Être et Temps, § 53.
  20. Heidegger, Être et Temps'>, § 41.
  21. Heidegger, Être et Temps, § 65.
  22. Jean-Paul Sartre, L'Être et le Néant, Paris, Gallimard, 1943.
  23. Emmanuel Levinas, Totalité et Infini, La Haye, Martinus Nijhoff, 1961.

Œuvres de Heidegger

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  • Martin Heidegger, Sein und Zeit, Tübingen, Max Niemeyer Verlag, 1927 (GA 2).
  • Martin Heidegger, Être et Temps, trad. Emmanuel Martineau, Paris, Authentica, 1985.
  • Martin Heidegger, Être et Temps, trad. François Vezin, Paris, Gallimard, coll. « Bibliothèque de philosophie », 1986.
  • Martin Heidegger, Being and Time, trad. John Macquarrie et Edward Robinson, Oxford, Blackwell, 1962.
  • Martin Heidegger, Being and Time, trad. Joan Stambaugh, révisée par Dennis J. Schmidt, Albany, SUNY Press, 2010.
  • Martin Heidegger, Les Problèmes fondamentaux de la phénoménologie, trad. Jean-François Courtine, Paris, Gallimard, 1985 (GA 24).
  • Martin Heidegger, Prolégomènes à l'histoire du concept de temps, trad. Alain Boutot, Paris, Gallimard, 2006 (GA 20).

Études critiques

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  • Henry E. Allison, « Kant and Existentialism », in Jon Stewart (éd.), The Palgrave Handbook of German Idealism and Existentialism, Londres, Palgrave Macmillan, 2020, p. 51-75.
  • William D. Blattner, Heidegger's Temporal Idealism, Cambridge, Cambridge University Press, 1999.
  • William D. Blattner, « Heidegger's Existentialism » in Jon Stewart (éd.), The Palgrave Handbook of German Idealism and Existentialism, Londres, Palgrave Macmillan, 2020, p. 363-383.
  • Taylor Carman, Heidegger's Analytic: Interpretation, Discourse, and Authenticity in Being and Time, Cambridge, Cambridge University Press, 2003.
  • David R. Cerbone, « Heidegger and Dasein's 'Bodily Nature' », International Journal of Philosophical Studies, vol. 8, n° 1, 2000, p. 11-30.
  • Hubert L. Dreyfus, Being-in-the-World: A Commentary on Heidegger's Being and Time, Division I, Cambridge, MIT Press, 1991.
  • Hans-Georg Gadamer, Les Chemins de Heidegger, trad. Jean Grondin, Paris, Vrin, 2002.
  • Markus Gabriel, « Heidegger and German Idealism », in Jon Stewart (éd.), The Palgrave Handbook of German Idealism and Existentialism, Londres, Palgrave Macmillan, 2020, p. 399-412.
  • Françoise Dastur, Heidegger et la question du temps, Paris, PUF, coll. « Philosophies », 2011.
  • Steven Crowell, « Heidegger », in Stanford Encyclopedia of Philosophy, 2005, révisé en 2023.
  • John Haugeland, Dasein Disclosed: John Haugeland's Heidegger, éd. Joseph Rouse, Cambridge, Harvard University Press, 2013.
  • Emmanuel Levinas, En découvrant l'existence avec Husserl et Heidegger, Paris, Vrin, 1949.
  • Stephen Mulhall, Heidegger's Being and Time, 2e éd., Londres, Routledge, 2013.
  • Jean-Paul Sartre, L'Être et le Néant. Essai d'ontologie phénoménologique, Paris, Gallimard, 1943.
  • Thomas Sheehan, Making Sense of Heidegger: A Paradigm Shift, Londres, Rowman & Littlefield, 2015.
  • Iain Thomson, « Heidegger and the Politics of the University », Journal of the History of Philosophy, vol. 41, n° 4, 2003, p. 515-542.
  • Mark Wrathall, Heidegger and Unconcealment: Truth, Language, and History, Cambridge, Cambridge University Press, 2011.
  • Nate Zuckerman, « Heidegger and the Essence of Dasein », The Southern Journal of Philosophy, vol. 53, n° 4, 2015, p. 528-547.

Autres ressources

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  • Guillaume Badoual, « Être-avec », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 3 novembre 2025.
  • « Dasein », Philosophie Magazine [en ligne], consulté le 3 novembre 2025.
  • Jacques Derrida, « Les fins de l'homme », in Marges de la philosophie, Paris, Minuit, 1972.
  • Charles Guignon (éd.), The Cambridge Companion to Heidegger, 2e éd., Cambridge, Cambridge University Press, 2006.
  • Cristian Ciocan et Georges Hansel (éds.), Heidegger et les Grecs, Bucarest, Zeta Books, 2006.

Être et Temps, Existentialisme, Phénoménologie, Temporalité, Authenticité, Angoisse, Mort, Être-au-monde, Ontologie, Herméneutique

Liens externes

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