Dictionnaire de philosophie/Polythéisme
Polythéisme (du grec ancien πολύς / polús, « nombreux », et θεός / theós, « dieu ») désigne la croyance en une pluralité de dieux ou de puissances divines. Cette forme de religiosité, qui précède historiquement le monothéisme dans la plupart des civilisations, constitue un objet d'étude philosophique important pour comprendre les rapports entre la multiplicité et l'unité, l'immanence et la transcendance, ainsi que la nature du divin.
Caractérisation philosophique
[modifier | modifier le wikicode]Le polythéisme ne se réduit pas à la simple multiplication quantitative des entités divines. Il implique une conception particulière du sacré, de l'ordre cosmique et des relations entre les dieux et le monde. Contrairement au monothéisme qui affirme l'existence d'un Dieu unique, transcendant et créateur, le polythéisme se caractérise par une pluralité de divinités aux pouvoirs et aux domaines d'action spécifiques[1].
Dans les traditions polythéistes, les dieux ne sont généralement pas conçus comme des créateurs ex nihilo, mais plutôt comme des puissances immanentes au cosmos, responsables de son organisation et de son maintien. Cette conception distingue le polythéisme du théisme monothéiste où Dieu est pensé comme radicalement transcendant à sa création[2].
Hénothéisme et monolatrie
[modifier | modifier le wikicode]Il convient de distinguer plusieurs formes de polythéisme. Lhénothéisme, terme forgé par le philologue Max Müller pour décrire la religiosité védique, désigne une situation où chaque divinité est tour à tour exaltée comme suprême dans les hymnes qui lui sont adressés, sans pour autant nier l'existence des autres dieux[3]. La monolatrie désigne quant à elle le culte exclusif d'une seule divinité tout en reconnaissant l'existence d'autres puissances divines, comme c'est le cas dans certaines périodes de l'histoire religieuse d'Israël[4].
Le polythéisme grec et la pensée philosophique
[modifier | modifier le wikicode]Xénophane de Colophon et la critique de l'anthropomorphisme
[modifier | modifier le wikicode]Xénophane de Colophon (vers 570-475 av. J.-C.) inaugure une réflexion critique sur les représentations religieuses traditionnelles. Il soulève le caractère anthropomorphique et ethnocentrique des conceptions divines. « Les Éthiopiens disent que leurs dieux sont camus et noirs, les Thraces qu'ils ont les yeux bleus et les cheveux roux », écrit-il (fragment 16). Plus radicalement, il ajoute : « Si les bœufs, les chevaux et les lions avaient des mains et pouvaient dessiner avec leurs mains et réaliser des œuvres comme les hommes, les chevaux dessineraient des figures de dieux semblables à des chevaux, les bœufs semblables à des bœufs » (fragment 15)[5].
Cette critique des anthropomorphismes religieux ne conduit pas Xénophane à l'athéisme mais à une conception nouvelle du divin. « Un seul dieu, le plus grand parmi les dieux et les hommes, qui ne ressemble aux mortels ni par le corps ni par la pensée », affirme-t-il (fragment 23). Il décrit une divinité immobile, omnisciente et omnipotente, qui « sans peine, par la seule pensée de son esprit, fait tout vibrer » (fragment 25)[6]. La question de savoir si Xénophane professait un monothéisme strict ou un hénothéisme reste debattue parmi les historiens de la philosophie.
Platon et la théologie des Lois
[modifier | modifier le wikicode]Dans les Lois, son dernier dialogue, Platon élabore une théologie qui s'éloigne du polythéisme traditionnel tout en préservant une pluralité d'êtres divins. Il distingue une divinité suprême des dieux astraux (soleil, lune, planètes) et des divinités traditionnelles de la cité. Cette hiérarchisation des entités divines annonce les développements ultérieurs de la théologie philosophique, notamment chez Plotin.
Le stoïcisme : panthéisme polymorphe
[modifier | modifier le wikicode]La théologie stoïcienne présente une conception particulière que l'on peut qualifier de « panthéisme polymorphe ». Pour Chrysippe, « la puissance divine réside dans la raison, dans l'âme et l'esprit de la nature universelle ». Il appelle dieu le monde lui-même, l'âme universelle qui le pénètre, « la raison universelle qui embrasse tout ». Les dieux traditionnels deviennent des manifestations diverses d'une seule substance divine : comme terre, le dieu est Déméter ; comme eau et air, Poséidon ; comme feu ou éther, Zeus[7].
Cette interprétation allégorique permet aux stoïciens de concilier la tradition polythéiste avec leur monisme ontologique. Elle sera reprise et développée dans le néoplatonisme tardif, influençant profondément la théologie médiévale.
Le néoplatonisme : l'hénologie de Plotin
[modifier | modifier le wikicode]Plotin (205-270) élabore une métaphysique qui dépasse l'opposition entre monothéisme et polythéisme. Au sommet de sa hiérarchie ontologique se trouve l'Un, principe absolument simple et ineffable, au-delà même de l'être. De l'Un procède l'Intellect (Noûs), qui contient la pluralité des Formes intelligibles, puis l'Âme, qui anime le cosmos sensible[8].
Cette structure trinitaire — l'Un, l'Intellect, l'Âme — exercera une influence considérable sur la théologie chrétienne, tout en préservant une place pour la pluralité divine : l'Intellect contient la multitude des Idées platoniciennes, qui sont elles-mêmes des entités divines. Plotin peut ainsi affirmer : « Chacun est tous les dieux, et tous les dieux ne font qu'un » (Ennéades, V, 8, 9).
Polythéisme et monothéisme : enjeux philosophiques
[modifier | modifier le wikicode]Arguments contre le polythéisme
[modifier | modifier le wikicode]Les philosophes monothéistes, notamment dans la tradition chrétienne médiévale, ont développé plusieurs arguments pour démontrer l'impossibilité logique d'une pluralité de dieux. Thomas d'Aquin, dans la Somme théologique (Ia, q. 11, a. 3), soutient que l'infinité et la perfection absolue de Dieu impliquent son unicité. Si deux êtres étaient tous deux infinis et parfaits, ils ne pourraient se distinguer l'un de l'autre, car toute distinction impliquerait qu'au moins l'un d'eux possède quelque chose que l'autre ne possède pas, ce qui contredirait leur perfection[9].
L'argument de l'omnipotence soulève également des difficultés : il semble contradictoire qu'il existe deux êtres omnipotents, car si l'un voulait accomplir quelque chose que l'autre voudrait empêcher, l'un des deux devrait échouer, ce qui nierait son omnipotence. Cet argument présente toutefois des faiblesses logiques relevées par plusieurs penseurs contemporains[10].
Le problème du mal dans les théologies polythéistes
[modifier | modifier le wikicode]Le polythéisme offre une réponse différente au problème du mal que le monothéisme. Dans un univers régi par plusieurs dieux aux intentions parfois conflictuelles, l'existence du mal ne pose pas la même difficulté théodicéenne que dans le monothéisme, où un Dieu unique, tout-puissant et bienveillant doit être réconcilié avec la présence du mal dans le monde.
Les stoïciens, malgré leur monisme, ont dû affronter cette question. Chrysippe soutenait que les contraires ne peuvent exister l'un sans l'autre : la justice ne peut exister sans l'injustice, le courage sans la lâcheté. Il ajoutait que certains maux apparents résultent d'inévitables conséquences providentielles : la fragilité du crâne humain résulte de la nécessité qu'il soit mince pour accueillir l'intelligence[11].
Interprétations modernes et contemporaines
[modifier | modifier le wikicode]Spinoza : « Deus sive Natura »
[modifier | modifier le wikicode]Baruch Spinoza (1632-1677) développe une ontologie moniste qui identifie Dieu et la Nature (Deus sive Natura). Cette position, souvent qualifiée de panthéisme, a été accusée par ses contemporains de mener à l'athéisme. Pour Spinoza, il n'existe qu'une seule substance — Dieu ou la Nature — dont tous les êtres particuliers sont des modes ou des modifications[12].
Cette conception élimine la distinction entre le divin et le naturel qui caractérise tant le monothéisme que le polythéisme traditionnel. Les dieux du polythéisme classique deviennent, dans cette perspective, des noms différents pour désigner une seule et même réalité substantielle, considérée sous différents attributs ou modes.
Hegel et la religion grecque
[modifier | modifier le wikicode]Georg Wilhelm Friedrich Hegel (1770-1831) accorde une place importante au polythéisme grec dans sa philosophie de la religion. Pour lui, la religion grecque représente la « religion de la beauté », une étape essentielle mais non ultime dans le développement de l'Esprit. Le polythéisme grec manifeste l'Esprit qui commence à prendre conscience de lui-même dans la multiplicité des figures divines, chacune incarnant un aspect particulier de la réalité spirituelle[13].
Cette multiplicité doit cependant être dépassée dans le monothéisme chrétien, où l'Esprit atteint sa pleine conscience de soi dans la doctrine de la Trinité. Le polythéisme apparaît ainsi comme une forme nécessaire mais provisoire dans la dialectique historique du déploiement de l'Esprit.
Schelling : mythologie et révélation
[modifier | modifier le wikicode]Friedrich Wilhelm Joseph von Schelling (1775-1854), dans sa Philosophie de la mythologie, propose une interprétation originale du polythéisme. Il distingue un « monothéisme relatif » originel, antérieur à la période polythéiste documentée par les mythologies. Le polythéisme représenterait une phase de développement nécessaire de la conscience humaine, un « polythéisme successif » dans lequel les différentes divinités apparaissent progressivement à travers un processus mythologique[14].
Cette évolution devait conduire à un « monothéisme absolu » historique, non mythologique, que Schelling identifie avec la révélation chrétienne. Le polythéisme n'est donc pas une simple erreur ou une régression, mais une étape nécessaire dans l'histoire de la conscience religieuse de l'humanité.
Nietzsche : éloge du polythéisme et critique du monothéisme
[modifier | modifier le wikicode]Friedrich Nietzsche (1844-1900) renverse la hiérarchie traditionnelle en valorisant le polythéisme grec contre le monothéisme chrétien. Dans La Naissance de la tragédie (1872), il analyse la religion grecque à travers l'opposition entre Apollon et Dionysos, deux principes divins complémentaires qui structurent la culture tragique. Le polythéisme grec représente pour Nietzsche une affirmation de la vie dans sa multiplicité et ses contradictions[15].
Dans ses œuvres ultérieures, notamment dans Le Gai savoir et L'Antéchrist, Nietzsche développe une critique du monothéisme comme négation de la pluralité et de la richesse de l'existence. Le dieu unique du christianisme impose une uniformité morale qui étouffe la créativité et la diversité humaines. À l'inverse, le polythéisme grec permettait une multiplicité de modèles d'excellence et de voies vers l'accomplissement humain. Nietzsche se proclame « le dernier disciple de Dionysos » et oppose ce dieu de l'affirmation vitale au Christ, symbole de négation de la vie[16].
Durkheim et la sociologie du fait religieux
[modifier | modifier le wikicode]Émile Durkheim (1858-1917), dans Les Formes élémentaires de la vie religieuse (1912), propose une analyse sociologique du polythéisme à partir de l'étude du totémisme australien. Pour Durkheim, les dieux du polythéisme sont des représentations collectives qui symbolisent la société elle-même et ses diverses composantes. Le caractère sacré attribué aux divinités exprime en réalité la transcendance que la société exerce sur les individus[17].
Cette perspective sociologique permet de comprendre le polythéisme non comme une erreur intellectuelle primitive, mais comme une forme d'organisation symbolique de l'expérience collective. La multiplicité des dieux correspond à la différenciation des fonctions sociales et des domaines d'activité au sein d'une société complexe.
Bergson : religion statique et religion dynamique
[modifier | modifier le wikicode]Henri Bergson (1859-1941), dans Les Deux sources de la morale et de la religion (1932), distingue la « religion statique », liée à la « fonction fabulatrice » de l'intelligence et destinée à renforcer la cohésion sociale, de la « religion dynamique », inspirée par l'expérience mystique et tournée vers l'universel. Le polythéisme appartient principalement à la sphère de la religion statique : les dieux multiples servent à rassurer face aux dangers de l'existence et à légitimer l'ordre social établi[18].
Toutefois, Bergson reconnaît que même dans les religions polythéistes, on peut trouver des élans mystiques et une ouverture vers l'universel qui transcendent la simple fonction sociale. La distinction entre polythéisme et monothéisme n'est donc pas absolue du point de vue de la valeur spirituelle.
Max Weber : polythéisme des valeurs et désenchantement
[modifier | modifier le wikicode]Max Weber (1864-1920) utilise la notion de « polythéisme des valeurs » pour caractériser la situation de la modernité. Après le « désenchantement du monde » (Entzauberung der Welt), le déclin des croyances religieuses traditionnelles et des visions unifiées du monde, nous nous trouvons face à une pluralité de sphères de valeurs — économique, politique, esthétique, érotique, intellectuelle — qui obéissent chacune à sa propre logique et qui peuvent entrer en conflit les unes avec les autres[19].
Cette situation s'apparente, selon Weber, au polythéisme antique où différentes divinités présidaient à différents domaines de l'existence et pouvaient avoir des exigences contradictoires. La modernité rationnelle ne nous libère donc pas de la pluralité conflictuelle des valeurs, mais nous la confronte de manière plus consciente, sans la médiation rassurante d'un principe d'unification religieux ou métaphysique.
Polythéisme et philosophie indienne
[modifier | modifier le wikicode]Védisme et hénothéisme
[modifier | modifier le wikicode]Les hymnes du Rig-Veda (vers 1500-1000 av. J.-C.) présentent une forme de religiosité que Max Müller a qualifiée d'hénothéisme : chaque divinité (Indra, Varuna, Agni, etc.) est tour à tour exaltée comme suprême dans les hymnes qui lui sont adressés. Un passage célèbre affirme : « Ce qui est Un, les sages l'appellent de noms multiples : Agni, Yama, Mātariśvan » (Rig-Veda, I, 164, 46)[20].
Cette formule exprime une intuition de l'unité sous-jacente à la multiplicité des manifestations divines, sans pour autant réduire les dieux à de simples noms d'une réalité unique. La conscience divine pénètre l'univers entier : les champs, les récoltes, les animaux, la parole humaine sont autant de formes de la présence du sacré.
Mīmāṃsā : nominalisme théologique
[modifier | modifier le wikicode]L'école Mīmāṃsā, fondée par Jaimini (vers 50 apr. J.-C.), adopte une position nominaliste radicale concernant les dieux. Les noms divins comme Indra ou Varuna existent bien dans les Vedas, mais il n'y a pas de dieux au-delà de ces noms. Les mantras (formules sacrées) ont une efficacité magique intrinsèque qui ne dépend pas de l'existence réelle d'entités divines[21].
Cette position, qui évacue complètement la question ontologique de l'existence des dieux, peut être considérée comme une forme sophistiquée d'athéisme ritualiste : on conserve les pratiques religieuses pour leur efficacité pragmatique tout en rejetant toute métaphysique théologique.
Advaita Vedānta : l'illusion de la multiplicité
[modifier | modifier le wikicode]Śaṅkara (vers 788-820), fondateur de l'école Advaita Vedānta, soutient que la multiplicité, y compris la multiplicité des dieux, n'est qu'une apparence (māyā). Seul Brahman, l'Absolu impersonnel et sans qualités, est réellement existant. Les dieux du polythéisme hindou, de même que le Dieu créateur personnel (Īśvara), appartiennent au niveau de la réalité empirique, qui est ultimement illusoire[22].
Du point de vue de la connaissance suprême (jñāna), il n'y a ni polythéisme ni monothéisme, mais seulement la réalisation de l'identité entre l'ātman (le Soi individuel) et Brahman. Les religions, qu'elles soient polythéistes ou monothéistes, relèvent du domaine de l'ignorance métaphysique (avidyā), même si elles peuvent servir de moyens provisoires sur la voie de la libération.
Conclusion
[modifier | modifier le wikicode]Le polythéisme ne constitue pas simplement une forme primitive de religiosité destinée à être dépassée par le monothéisme. Il représente une manière spécifique de penser le divin, le cosmos et la place de l'homme dans le monde. Les grandes traditions polythéistes, de la Grèce antique à l'Inde védique, ont produit des réflexions philosophiques d'une grande profondeur sur la nature de la réalité, la multiplicité et l'unité, l'immanence et la transcendance.
Les débats philosophiques autour du polythéisme touchent aux questions fondamentales de la métaphysique (unité ou pluralité de l'être), de la théologie naturelle (arguments pour ou contre l'existence d'un Dieu unique), de l'anthropologie religieuse (fonctions sociales et psychologiques des représentations divines) et de l'éthique (pluralisme ou universalisme des valeurs).
Notes et références
[modifier | modifier le wikicode]- ↑ George I. Mavrodes, « Monotheism », in Routledge Encyclopedia of Philosophy, Londres et New York, Routledge, 1998, vol. 6, p. 590-592.
- ↑ Keith E. Yandell, « Pantheism », in Routledge Encyclopedia of Philosophy, Londres et New York, Routledge, 1998, vol. 7, p. 305-306.
- ↑ Sibajiban Bhattacharyya, « God, Indian Conceptions of », in Routledge Encyclopedia of Philosophy, Londres et New York, Routledge, 1998, vol. 4, p. 278-279.
- ↑ George I. Mavrodes, op. cit., p. 590.
- ↑ Richard McKirahan, « Xenophanes of Colophon », in Encyclopedia of Philosophy, 3e éd., vol. 10, Detroit, Macmillan Reference USA, 2006, p. 853-854.
- ↑ Anthony Kenny, Ancient Philosophy, Oxford, Clarendon Press, 2004, p. 36-37.
- ↑ Cicéron, De natura deorum, I, 39-40, cité in Anthony Kenny, Ancient Philosophy, Oxford, Clarendon Press, 2004, p. 307.
- ↑ Anthony Kenny, Ancient Philosophy, Oxford, Clarendon Press, 2004, p. 311-314.
- ↑ George I. Mavrodes, op. cit., p. 591.
- ↑ Ibid., p. 591-592.
- ↑ A. A. Long et D. N. Sedley, The Hellenistic Philosophers, Cambridge, Cambridge University Press, 1987, vol. 1, sect. 54.
- ↑ Yitzhak Melamed et Antonio Salgado Borge, « Spinoza's Deus sive Natura », in The Oxford Handbook of Spinoza, Oxford, Oxford University Press, 2018.
- ↑ Jon Stewart, « An Introduction to Hegel's Lectures on the Philosophy of Religion », in Hegel's Lectures on the Philosophy of Religion, Oxford, Oxford University Press, 2021, p. 138-143.
- ↑ Wagner Félix, « On the Emergence of Peoples : Schelling's Philosophy of Mythology and Amazonian Cosmology », in Aurora, vol. 33, 2021, p. 223-249.
- ↑ Albert Henrichs, « Full of Gods : Nietzsche on Greek Polytheism and Culture », in Paul Bishop (éd.), Nietzsche and Antiquity, Rochester, Camden House, 2004, p. 114-131.
- ↑ Friedrich Nietzsche, Ecce Homo, « Pourquoi je suis un destin », § 8.
- ↑ Émile Durkheim, Les Formes élémentaires de la vie religieuse, Paris, Presses universitaires de France, 1912, rééd. CNRS Éditions, « Biblis », 2014.
- ↑ Henri Bergson, Les Deux sources de la morale et de la religion, Paris, Presses universitaires de France, 1932, rééd. « Quadrige », 2008, p. 103-220.
- ↑ Max Weber, « Le métier et la vocation de savant », in Le savant et le politique, Paris, Plon, 1959, rééd. La Découverte, « Poche », 2003.
- ↑ Sibajiban Bhattacharyya, op. cit., p. 278.
- ↑ Ibid., p. 279.
- ↑ Ibid., p. 279-280.
Bibliographie
[modifier | modifier le wikicode]Sources antiques
[modifier | modifier le wikicode]- Cicéron, De natura deorum [De la nature des dieux], texte établi et traduit par Maurice Soubiran, Paris, Les Belles Lettres, « Collection des Universités de France », 2002.
- Plotin, Ennéades, texte établi et traduit par Émile Bréhier, Paris, Les Belles Lettres, « Collection des Universités de France », 1924-1938, 6 volumes.
- Xénophane, fragments in Hermann Diels et Walther Kranz (éd.), Die Fragmente der Vorsokratiker, 6e éd., Berlin, Weidmann, 1951, vol. 1, p. 126-138.
Études philosophiques
[modifier | modifier le wikicode]- George I. Mavrodes, « Monotheism », in Edward Craig (éd.), Routledge Encyclopedia of Philosophy, Londres et New York, Routledge, 1998, vol. 6, p. 590-592.
- Keith E. Yandell, « Pantheism », in Edward Craig (éd.), Routledge Encyclopedia of Philosophy, Londres et New York, Routledge, 1998, vol. 7, p. 305-308.
- Anthony Kenny, Ancient Philosophy, Oxford, Clarendon Press, 2004 (A New History of Western Philosophy, vol. 1).
- A. A. Long et D. N. Sedley, The Hellenistic Philosophers, Cambridge, Cambridge University Press, 1987, 2 volumes.
Philosophie moderne et contemporaine
[modifier | modifier le wikicode]- Henri Bergson, Les Deux sources de la morale et de la religion, Paris, Presses universitaires de France, 1932, rééd. « Quadrige », 2008.
- Émile Durkheim, Les Formes élémentaires de la vie religieuse. Le système totémique en Australie, Paris, Presses universitaires de France, 1912, rééd. CNRS Éditions, « Biblis », 2014.
- Georg Wilhelm Friedrich Hegel, Leçons sur la philosophie de la religion, trad. Jean Gibelin, Paris, Vrin, 1954-1959, 3 volumes.
- Friedrich Nietzsche, La Naissance de la tragédie, trad. Cornélius Heim, Paris, Gallimard, « Folio essais », 1977.
- Friedrich Nietzsche, Le Gai savoir, trad. Patrick Wotling, Paris, Flammarion, « GF », 2007.
- Max Weber, Le savant et le politique, trad. Julien Freund, Paris, Plon, 1959, rééd. La Découverte, « Poche », 2003.