Discussion:Mécanique, enseignée via l'Histoire des Sciences/la chute libre

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Avertissement[modifier le wikicode]

Ici beaucoup de matériaux perso.A vous de les modifier en fonction de vos desiderata, c'est le principe même de la WP. J'ai écrit ceci dans l'esprit de la préparation de la leçon d'agrégation de physique : ici "la Chute libre".

  • --Guerinsylvie 20 juin 2009 à 18:47 (CEST) : je vais relire toute cette lesson et peaufiner la présentation. Voilà qui est fait. Il restera cette page. Apparemment, cela n'intéresse pas grand-monde ... ! Wikialement Sylvie.
  • --Guerinsylvie 19 mars 2008 à 17:05 (CET) : déjà ! On m'a demandé de relire ces notes et de les commenter. Ok, je vais le refaire, mais il est vrai que j'ai d'autres chantiers...
  • Guerinsylvie 20 août 2006 à 16:34 (CEST) . Je place ici bcp de matériaux perso : ces lectures ne sont point si faciles. Ceci dit, j'ai conscience d'utiliser la WP en carnet de notes ; je ne m'en donne le droit que pour marquer mon désir d'avoir une démarche aussi transparente que possible. Wikialement sylvie--

Lettre de Huygens à Mersenne(28 octobre 1646)[modifier le wikicode]

Guerinsylvie 3 août 2006 à 17:53 (CEST) : Bonjour, ci-dessous la lettre Huygens à Mersenne de 1646 ( Huygens a alors 17 ans ! aux âmes bien nées, la valeur ... ). on attend les commentaires ici Guerinsylvie 29 juin 2006 à 17:37 (CEST)

Voilà , j'ai pu réemprunter le livre de Yoder(1988)unrolling time :

On y lit : p10,12Oct1646 de Mersenne à Huygens : j'attends votre solution ; puis 16Nov 1646 : je vous remercie de votre démonstration.

  • La "démonstration" présuppose : z(0)=0, avec Vo=0; z(2t)-z(t) = k.z(t) quelque soit t(28Oct1646 de H à M).Je la case en exercice? [11/. Loi de Huygens(1646) : partant du repos , supposons que z(2t)-z(t) = k z(t) quel que soit t (A vous de jouer!]Bizarre, j'ai dû mal noter ; avec k=3 ,ça marche, sinon , cela m'échappe). Montrer que z(t) = 1/2gt².

11/ Enoncer cela à 17 ans n'est pas banal ; mais c'est Huygens qui l'a dit! Hint : .

copie de la lettre[modifier le wikicode]

Voici la lettre ( de Christiaan Huygens(1629-1695) à Marin.Mersenne,[28 octobre 1646]:

...vous dites en premier lieu que tout grave n'est pas capable de recevoir un mouvement si vite que soit celui du corps qui serait descendu d'une lieue de haut. Je ne puis pas confentir a cela, et m'en rapporte à la Philofophie de Monsr. des Cartes, qui entre autres loix de la nature a remarqué cellecy, a fcavoir que toute chofe continue fon mouvement de la mefme viteffe que luy a esté donnée une fois, si quelque aucre chofe ne l'empefche; si donc là où il n'y avoit point d'air ni autre empefchement nous fuppofions quelq'un qui avec un arc tiroit deux flefches à la fois, l'une de bois pefant et l'autre de paille ou chofe femblable, il eft manifefte qu'elles iroient de vitesse efgale, à fcavoir de celle qu'avoit la chorde de l'arc en retournant en fa premiere posture, et ne ceffèroyent jamais, car il n'y a caufe imaginable qui les arrefteroit; je dis donques que tout corps eft capable de quelconque vitesse, et que ce que la paille et la laine tirees hors d'un Canon tombent tout court, ne procede d'autre chofe que de l'empefchement de l'air.

La feconde objection eftoit, que pour garder in vacuo les proportions des nombres 1, 3, 5,7,il eftoit necessaire que le grave tombaft par tous les degrez de tardité ec que cela n'elloit point, à caufe que la pierre avoit au commencement de fa cheute defja une certaine vitesse. Je dis que fans doute elle passe par tous les degréz de tardite, er qu'elle a eu moindre vitesse que quelconque vitesse donnee. Car foit donnee la balle de plomb A qui roule fur le plan horizontal AB de B vers A avecq foit peu de vitesse contre le bras de la balance DCA, dont C eft le point fixe, il eft evident que le poids F. lié de la corde FED qui passe par dessùs la poulie, peut eftre fi peu pefant quc la balle A le pourra leuer quelque peu.

Or tel eft le principe fur lequel eft fondee ma raifon, que fi la gravite P en commencant fa cheute passe en certain temps par l'efpace PS, et au temps fuivanc par l'efpace SR; et que la mefme en un autre temps du com- mencement de sa chute paffe par l'efpace PV, et au temps fuivant par l'efpace VM; et que le temps de la chute par l'efpace PS foit au temps par SR comme le temps par PV au temps par VM; que alors l'efpace PS est à SR comme PV à VM. Comme par exemple, si une pierre en tombant passe au premier minute de fa cheute un pied de mefure, et au fecond minute 5 pieds; que la mefme pierre parce qu'aux deux premiers minutes elle a donc passé 6 pieds, aussi aux deux fuivants minutes elle en passera 30; car 1 eft a 5 comme 6 à 30.

Cecy eftant concedé, foient passés en egals temps les efpaces AB, BC, CD, etc. il eft donc manifefte que comme l'efpace AB à BC, ainfi est l'efpace AC à CE, et AD à DG. Car comme le temps par AB a efté egal au temps par BC ainsi le temps par AD a esté égal au temps par DG.

Voions a cette heure s'il ij a quelque progreffion Geometrique, que puif- fent avoir les efpaces AB, BC, CD etc, passés en temps efgaux. Soit donc l'efpace AB ~ a BC ~ b ; fi c'est donc une progreflion Geometrique CD fera ~b²/a et aussi DE ~ b^3/a²; mais il éft neceffaire par le principe fufdit que comme AB à BC aussi AC est à CE Donc le reftangle AB* CE doit eftre efgal au reftangle BC* AC , soit :

b²+b^3/a ~ ab +b² , d'où a ~b


De cette Analyfe s'enfuit que les dits efpaces ne peuvenc eftre en aucune progreffion Geomecrique que de l'efgalité. L'opinion donc que de ceux qui difent, qu'ils font en la progreffion 1, 2, 4, 8 est fort rîdicule. Car par exemple, pofons que le poids N passe au premier temps par l'efpace N0, 1, au fecond OP 2, au 3me PQ 4, au 4me QR 8 : Et prenons a cette heure les deux premiers temps auxquels il a paffé par l'efpace NP, pour le premier; ayant doncque passé au premier temps par l'efpace NP 3 (car N0 1, et OP 2, font 3) il paffera au fecond temps a fcavoir au 3me et 4me, felon leur progreffion 6, mais au 3me et 4me il a passé par l'efpace PR 12 (car PQ 4 ct QR 8 font 12), il faudrait donc que 6 fust esgal à 12; ce qui est absurde.

Voions donc s'il y a quelque progression arithmétique en la quelle les espaces puisent estre. Que le poids L aye pasé au premier temps par l'espace LM~a , au second MN a+x , au troisième NO a+2x , au quatrième OP a +3x ; il faut donc selon mon principe que comme LM à MN [ a à a+x] alors ainsi LN à NP [2a+x à 2a+5x] soit LM*NP [2a²+5ax] ~ MN*LN [2a²+3ax+x²] d'où 2ax ~ x² puis 2a ~ x.

Nous avons doncq trouvé la progreffion arithmetique en laquelle font les dits espaces, car x étant trouvé égal à 2a, alors MN sera 3a, NO 5a et OP 7a : il n' y a point d'autre solution.


  • [Suit la démonstration que la suite 1.2.3.4 est absurde ]

Enfin remarquons que la suite 1.3.5.7.9.11 est au contraire logique, puisque 1et3 donnent 4 comme 5et7 donnent 12 et 1et3et5 donnent 9 comme 7et9et11 donnent 27, etc.

Voilà !

Ce garçon-là a 17 ans ! et en prime, sa lettre se finit par : je vous enverrai qu'une corde pendue ne fait point une parabole, ou bien qu'il faut charger la corde différemment que de son propre poids [ce sera la lettre de Novembre 1646 , sur la chaînette . Gaudi l'a-t-il jamais lue ?]!

  • Note aux IUFM : A vous maintenant de commenter cette lettre en discussion , et de percevoir que ce n'est pas bien clair, ou alors il faut réinterpréter.

Koyré:chute des corps[modifier le wikicode]

(ed Vrin,1973) Sans doute un livre à exploiter à fond !

  • Introduction ..... , Kepler, Locher, Galilée (1614-1632) ...... Galilée, Mersenne, Fermat (1635-1638) ...... Boulliaud (1639) ........ Riccioli (1651) ........ Le rapport de Gregory (1668) ........ . Borelli (1667) ........ " S. degli Angeli contre Borelli et Riccioli (1667- 1668) ....... M. Manfredi contre S. degli Angeli (1668) ...... :. S. degli Angeli contre M. Manfredi (1668) ...... Borelli contre S. degli Angeli (1668) ....... , Zerilli contre S. degli Angeli (1668) .......... ;. S. degli Angeli contre Zerilli (1669) ....... . Riccioli contre S. degli Angeli (1669) ........

ON VOIT DONC que la Bataille fait rage en Italie, et que Huygens était épaulé, et que c'est bien sur ce terreau que se hissera l'école anglaise et particulièrement NEWTON ( 1642-1726). - - -

INDEX DES NOMS[modifier le wikicode]

ANGELI, Stefano degli (1623-1697) : ARCHIMÈDE (287-212 av. J.-C.) : ARISTARQUE DE SAMOS (310-230 av. ARISTOTE (384-322 av. AUZOUT, Adrien (1622-1691) : lî BENEDETTI, Giambattista (1530- 1590) : 68 n. BONINO, Giovanni (xixe s.) : 198 n. BORELLI, Giovanni Alfonso (1608- 1679) : BOULLIAUD, Ismael [BILLIALDUS] (1605.1694) : BRAHE,' Tycho (1546-1601) : CAMPANI, Giuseppe (fl. 1654-1666) : CAPRARA, Francesco Carlo (fl. 1668) : I CARCAVY [CARCAVI], Pierre de ( 1600-1684) : 24 n CASSINI, Jean-Dominique [CASSINI I] (1625-1712) : CASSINI, Jacques [CASSINI II] (1677.1756) : l' CASSINI DE THURY, César-François [CASSINI III] (1714-1784) : 198 n CASSINI, (Jacques - Dominique) [CASSINI IV] (1748-1845) : CASTELLI, Benedetto (1578-1643) CAVALIERI, Bonaventure Frances (c. 1598-1647) : CHARLES (abbé) (né en 1604) : CHARLES-EMMANUEL II (1634-1675) : CHIARAMONTI [CLARAMONTIUS], Scipione (1565-1652)^< COPERNIC, Nicolas (1473-1543) : 1 DESCARTES, René (1596-1650) : : DIGGES, Thomas (1525-1595) : FABRI, le P. Honoré (c. 1607-1688) : FERMAT, Pierre de (1601-1665) : GALILÉE [GALiLEI, Galileo] (1564- 1642) : < GASSENDI [Pierre GASSEND, dif\ (1592-1655) : GIACOMELLI, Raffaelle (c.) : 201 n. GILBERT, William (1544-1603) GRASSI,' ORAZIO (1582-1654) GREGORY, James (1638-1675) : GRIMALDI, le P. Francesco Ma- rîa (1618-1663) :


HAUBY/Edmund (1656-1742) : HOOKE, Robert'(1635-1703) : HUYGENS, Christiaan (1629-1695) : INGOLI, Francesco (1578-1649) : 20. INNOCENT X, pape de 1644-1655 : JOHNSON, Francis R. (c.) "" 68 n. KEPLER, Johannes (1571-1630) : 1

LA NOUE, Jean (fl. 1672) : 197 n. LESZCZINSKY, Bohislav (1633/4- 1691) : 101-102. LOCHER, Johann Geoi-g (xvn' s.) : LOHNE, J.A. (c.) : 11 n.

MAESTLIN, Michael (1550-1631) MAGALOITI, FiUppo (1558. c. 1632) MANFREDI, Michele, pseudonyme de Riccioli RICCIOLI, Giovanni Battista (1598- 1671) MEDICIS, Cosme III de (1639- 1723) : MERSENNE, le P. Marin (1588- 1648) MONTANARI, Geminiano (1633- 1687) : K OLDONI (xvn' s.) : 198 n.

PATIN, Charles (1633-1693) : 177 n. Sur Rinaldini, cf. CharlesPatin, 1682 (1796-1877) : 101 n. PTOLÉMÉE, Claude (c. 90 - c. 168) : RICCI, Michelangelo (1619-1682) : ROBERVAL, < (1602-1675) : SAGREDO : 25-28. SALVIATI, Filippo (1582-1614) : 22, 25-29, 73. SCHEINER, Ie P.Christopher(1575- 1650) : 1 SIMPLICIO : 18, 19, 27, 28. STEVIN, Simon (1548-1620)

TACQUET, André (1512-1660) TORRICELLI, Evangelista (1608- 1647) : 143. URBAIN VIII [Mafîeo BARBERINI] (1568-1644). pape de 1623-1644 : VICTOR-AMÉDÉE Ier, duc de Savoie (1587-1637) : ZERILLI, Diego (xvii s.) VIVIANI, Vincenzo (1622-1703) : - - - DE WAARD, Cornelis (1879-1963) DUHEM, Pierre (1861-1916) : FAVARO, Antonio (1847-1922) : HAGEN, Johann Georg (1847-1930) : KOYRÉ, Alexandre (1892-1964) LENOBLE, Robert (1902-1959) : 30 n.

  • Ya du boulot ! C'est incroyable de voir tous ces gens qui publient à cette époque ; c'est un vrai foisonnement ! Tout cela en pleine "Inquisition" !?

liste JP Maury sur Mersenne[modifier le wikicode]

Index des noms[modifier le wikicode]

Je compare à la liste du MAURY sur Mersenne :

AGRIPPA DE NETTESHEIM Henri Cologne 1486 - Grenoble 1535), I, un des « Mages » de la Renaissance. ; médecin personnel de Louise de Savoie (1524-28), AMAMA Sbcte (Franeker 1593 - ibid. 1629), attaquel'autorité de laVulgate (1618), ARCOS Thomas d' (La Ciotat 1565 - Tunis après 1636) savant provençal, réduit en esclavage et une fois affranchi, sous le nom d'Osmann , Correspondant de Peiresc, il participe à l'observation collective de l'éclipse de 1635.

  • AUZOUT Adrien (Rouen 1622 - Rome 1691), e Rouen:t l'ami du pedt groupe de chercheurs qui compte B. Pascal, Hallé de Monflaines, Pecquet et qui se passionne pour les expériences sur le vide. ( C'est lui qui aurait eu l'idée de l'expérience du Puy-de-Dôme. II [I est l'inventeur du micromètre à fils mobiles, se 1669-1670, il est avec îean Picard le mesureur du méridien
  • BAGNI Gian Francesco, Guidi di Bagno, dit (1578 -Rome 1641)^

À sa mort, Patin écrit « la France perd un bon ami. » . II protège 1 notamment Naudé qui devient son secrétaire. A il laisse Wendelin soutenir devant lui l'opinion du mouvement de la terre) WENDELIN Godefroy (Herck 1580-Gand 1667), astron ;. Connu pour ses observations célestes quoddiennes, il détermine la parallaxe du soleil et enonce la troisieme loi des mouvements planétaires huit ans avant Kepler. II publie en 1626.

  • BALlANlJean-Baptiste (G234nes 1582 - ibid. 1666), savai disciple de Galilée. '. publie ses Opere diverse en 1666, (il attribue la montée de l'eau à la pression uniforme de l'air),
  • BARBERINI Maffeo (Florence 1568- Rome 1644), cardinal et pape sous le nom d'Urbain VIII en 1623. Grand ami de Peiresc, hi , La famille es perd toute puissance en 1644 par l'élection d'Innocent X .
  • BEAUGRANDjean de (Paris 1595-ibid. 1640), fait connaître Fermat.l'auteur d'une Géostatique (1636), qui lui vaut l'hostilité de Descartes, doi prétend qu'il a copié le travail d'Harriot. II larticipe aux réunions savantes chez Mersenne et compte parmi les membres de la commission désignée pour l'examen des longitudes.

BEECKMAN[modifier le wikicode]

Isaac (Middelbourg 1588-Dordrecht 1637). II tient un registre de tous les événements de la science de son temps à pardr de 1604 (le journal de Beeckman est à lire ; pb c'est en néerlandais!).

  • [=8&QUERY[]=&OPERATOR[]=&doc[]=4&FREEQUERY=Q_NAAM2.TN_ID=1252&OPDRACHT=Publicaties+over+Isaac++Beeckman&YEQ=&YEAR=&YEAR1=&YEAR2=]
  • [1]
  • [2]

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BERIGARD Claude Guillermet de (Moulins 1578-Padoue 1664), Partisan de l'immobilité de la terre, il la défend contre Galilée.

BERNEGGER Matthias (Hallstadt 1582 - Strasbourg 1640),le plus fidèle et le plus loyal ami de Kepler.

  • BERTI Gasparo (Mantoue 1600-Rome 1643), ] collabore entre autres avec Holste, Kircher, Magiotd. À la mort de Benedetto Castelli en 1643, il est nommé à sa place.II contribue à la grande observadon de l'éclipse de 1635.il collabore étroitement avec Torricelli à mettre en évidence empiriquement l'existence du vide.

BLAEU Willem Janszoon (Alcmar 1571 - Amsterdam 1638), éditeur de cartes

BOUCHARD Jean-Jacques (Paris 1606-Rome 1641assassiné)II obtient grâce à Peiresc un emploi auprès de Francesco Barberini en 1634 ; il sert d'intermédiaire entre les mathématiciens de Paris et Galilée ;

BOULLIAU Ismaêl (Loudun 1605-Paris 1696), traverse le siècle !;il prend position pour le mouvement de la Terre).

BOURDELOT Pierre, ou Pierre Michon(Sens 1610-Paris 1695), II fréquente les réunions savantes et forme plus tard lui- même une académie-salon. II se rend chez Peiresc en 1634 et lui rend par la suite bien des services.

BRAHÉ Tycho (Knudsû-up 1546-Prague 1601), veut remplacer les tables prussiennes de Reinhold(1551): Kepler publiera les tables rudolphines en 1627

BROSCIUS (Brozek)Jan (Kurzelow 1588-Bronowize 1652), ) plus de trente ouvrages, dont un important traité d'arithmétique

        • BRUNO Giordano (Nola près de Naples 1548-Rome 1600) il vit cinq années stables, professeur au Collège royal. Vie incroyable,sans concession

BURRATTINI Tito Livio (Agorto 1617-Cracovie 1681) ,egyptologue :Tous ses matériaux publiés dans sa Pyramidographia (1646) sont ensuite utilisés par Kircher (Rdipus Êgyptiacus, 1653) ; i ). Il fabrique le plus grand télescope d'Hevelius (Maximus tubus).

CAMPANELLA Tommaso (Stillo en Calabre 1568-Paris 1639), vie dingue ! aidé par Peiresc.

CARDAN (Pavie 1501-Rome 1576) En mécanique, il affirme l'impossibilité du mouvement perpétuel + deux cents ouvrages

CAVALIERI Bonaventura (Milan 1598 - Bologne 1647) ( (recherche sur le calcul infinitésimal et sur les indivisibles) , sur les logarithmes. Ami de Galilée ; riche correspondance avec Mersenne.

CORNIER Robert ( ?-Rouen 1623), 1 correspondant régulier de Mersenne.

DELLA PORTA Giambapdsta (Naples 1541 -ibid. 1615), { usage de la force d'expansion de la vapeur d'eau.

DESARGUES Girard (Lyon Ï59ï-ibid. 1661), savanf la perspective ( 1636) c cadrans solaires (1640). t publie le Brouillon proB. Pascal qui reprend ses résultats et Mais le Brouillon se perd : on ne le retrouve qu'en 1854.

DESCARTES René 1637 le Discours de la méthode et ses trois essais (Dioptrique, Météores et Géométrie): une catastrophe pour la france (???)

DUPUY : Bouillau vient rejoindre rue de la harpe la + grande bibliothèque de paris ; academie putéane.

DU VERDUS(1621-1675) élève de Roberval , va voir Torricelli , mais ne communique rien(1641(?) : cf Itard et la cycloïde. Publie Roberval à l'Ac des Sc(68-69); disciple de Hobbes.

Clusius introduit les tulipes de Turquie

Faulhaber (1580-1635) publie Brigg en allemand ( rappel : les logarithmes). + Note de Knuth sur le calcul des puissances et nb de Bernoulli

Fermat(1601-1665)

Ferrier taille pour Descartes le verre , selon l'hyperbole.

Ficin(1433-1499) met en accord Platon et le christ.

Frenicle(1605-1675)calculateur rapide

Gaffarel procure à Peiresc nb de livres de Rome

Gassendi(1592-1655) of course : regarder CdF.

Gaston (Monsieur le frère cadet) épousera mademoiselle d'où naît la Grande Demoiselle

Gaultier(Rians1564-Aix 1647)prieur de la Valette,observe les satellites de J , neuf mois après Galilée.

GILBERT (1544-1603) publie le de magnete en 1600.

Grandier de Loudun brûlé en 1634 (cf les ursulines)

Grotius (1583-1645) : crée le droit international.

Guericke (1583-1645) hémisphères en 1654 ; machine électrostatique.

Haak(1605-1690): Mersenne anglais! jamais vu !

Hardy(1605-1678) date les évangiles !

HOBBES(1588-1679)publie le de Cive en 1642.

Hevelius ( Howeleke) (1611-1687): prouve que les comètes décrivent des paraboles !!(1652-1664)

KIRCHER(1602-1680):cf Burrattini; universel curieux , genre Young plus tard.

LA MOTHE-LE-VAYER précepteur de Monsieur le frère de LouisXIV. forme la tétrade avec Naudé, Gassendi et Diodati.

LIBAVIUS(1560-1616) : premier chimiste ! al chemia :1597; bon !

MAGIOTTI(1597-1656-peste de Naples) lettre du 12 mars 1648 à Mersenne, ludion , publié par Borelli

MAGNI (1586-1661)publie de 1647 sur le Vide.

MAIGNAN : cf NICERON

MOLETI(1531-1588) réforme grégorienne du calendrier

MORIN(1583-1656) geocentriste très influent.

  • MYDORGE(1585-1647) fait tailler pour descartes les meilleurs verres.donne en 1621 la latitude de Paris. Enorme ouvrage sur les coniques , lu par Pascal. partisan de l'Académie.

Nardi : cf triumvirat avec magiotti

NAUDE(1600-1653) fonde la Mazarine.

NICERON(1613-1646), maître des anamorphoses ( cf Balsutratis);voir aussi Salomon de Caus

NOEL (le plein du Vide 1648)!

PACIUS(1550-1635) , prof de Peiresc; relit Aristote via Zabarella

PEIRESC(1580-1637) : gassendi : vie de Peiresc(1641)

PETIT(1598-1677) aide Pascal (1647)

PIC de la MIRANDOLE : disciple de Ficin

PINELLI(1535-1601) grand humaniste de Padoue

Pozzo(1598-1657) voyage en France (1625)

Reneri (1593-1639) diffuse descartes en Hollande

Rey : dilatation des métaux

Ricci '1619-1682) élève de castelli, ami de Torricelli , mais pauvre , préfère être nommé cardinal ...

RIVET ,(1572-1651) précepteur de guillaumeII (1632-1646), grand érudit.

ROBERVAL(1602-1675) le Géomètre ; esprit acariâtre surtout contre Descartes.

SAGREDO(1571-1620):consul de Venise; galilée lui dédicace les taches du Soleil

SALVIATI(1582-1614)entre en 1612 à la lincei, disgrâcié, part en espagne.

Santorio(1561-1636): appartient au cercle de galilée avec Sagredo et Sarpi.

SARPI(1552-1623assassiné)

SCHEINER(1575-1650)publie les taches du Soleil(1630), Oculus(1619), point de départ de Gassendi&Peiresc sur la vision. Anticopernicien , demande à Zucchi et Noel de poursuivre la lutte.

SCHICKARD(1592-1635): trigo sans tables !

SNELL(1581-1626): loi de la réfraction ; mesure du méridien.(suivi de Van den Hohe(1605-1639))


STEVIN(1548-1620): 11 livres, tous prodigieux.

de THOU(1553-1617tranché par Richelieu):bilbiothécaire du roi

Van DREBBEL(1572-1633) pompe et sous-marine sec.

VIETE(1540-1603) ,dans les guerres de religion !

VIVIANI(1622-1703) : biographe de Galilée.

ZUCCHI(1586-1670) : regarde via un oculaire un miroir parabolique : le télescope est né (<1652); s'opposera au vide ; élève de Scheiner

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  • Conclusion : peu d'espagnols et de portugais; mais Pologne et Zurich s'en sortent pas mal . LA GRANDE VITALITE est en Hollande. pas trop étonnant qu'ils aient eu un Huygens.

Il reste à mettre en ordre les correspondances de chacun de ces cercles. Ce qui m'intéresserait le plus , c'est Beeckman ( le journal).A suivre --Guerinsylvie 10 août 2006 à 13:49 (CEST)


Piste de réflexion? et malaise[modifier le wikicode]

Après relecture du Koyré et du JP Maury , j'ai le sentiment ( donc réfutable) suivant :

La production épistolaire de Mersenne couvre en gros la guerre de 30 ans ( défenestration de Prague 1618 - traité de 1648). L'Est de l'Europe est ravagé et cela n'a que peu de répercussions sur l'Oeuvre de Mersenne.

Au cours de cette période, L'ÉVOLUTION qui m'apparaît fondamentale est celle de la "progressive épuration du raisonnement" via les gedanken-experiment et l'avancement technique [ plus de fontaines et de fontainiers, plus de maîtres d'oeuvre en Ars_et_métiers ] :

  • Stevin DIT : s'il n'y avait pas de frottements, les machines simples transfereraient du travail avec rendement 100% . Il déclare impossible le mouvement perpétuel, sauf dans ces conditions limites, et il a bien conscience qu'un moteur perpétuel n'existe pas. Tout ceci a eu le temps de maturer amplement au moins un siècle dans les ars&métiers.
  • Beeckmann(1588-1637) dans son journal (1604-1637) a quasiment tout trouvé et énoncé bien avant Descartes ou Galilée ( sans doute vers 1613): c'est donc que l'activité intellectuelle était, dans bien des lieux, très avancée.
  • Galilée (1564-1642) énonce son EPUR-ation sans doute vers 1602 : s'il n'y avait pas de frottements de l'air, alors ...

Mais comment imaginer la raréfaction de l'air ? Eh bien parce que les pompes existent : les fontainiers le savent depuis longtemps ; le 10m,33 est la limite : après il faut mettre du plâtre , mais c'est la capillarité qui entre en jeu! Donc(?) s'il n'y a plus d'air , il y a le VIDE :

Là , l'esprit résiste : Aristote n'a pas été contredit depuis 2000 ans. Et puis l'air pèse-t-il ? S'il pèse, pèse-t-il 10m.33 d'eau (Baliani vers 1616). S'il pèse , pourquoi ne tombe-t-il pas ? Cette question ne semble pas être abordée ( pourtant, Feynman l'explique admirablement).

  • La GRANDE IMPASSE dans laquelle Descartes engage une génération est "la matière subtile et ses tourbillons".

Quelques rares physiciens en réchappent: Huygens difficilement, et surtout Newton ( de Gravitatio )

Il y a donc une évolution logique de Stevin à Galilée puis Torricelli. Pascal ne fait que confirmer et rédiger (et il le fait avec une clarté admirable): le "plein de vide" convainc.

Une fois admis le VIDE, le pas fondamental est l'inflexion de la trajectoire : c'est Huygens et la vis centrifuga. Newton le dira autrement, mais c'est la même idée. Au fond Kepler ne dit rien d'autre , avec Gilbert : il y a une force "magnétique" qui force à aller vers le centre des corps . Mais PAS de la Terre : Mersenne disait déjà que si on lâchait un corps sur la Lune , il tomberait sur la Lune et pas sur la Terre.

Pour moi, qui ne crois pas au génie ( mais aux gens très intelligents, oui), l'oeuvre de Newton n'est rien d'autre qu'une Somme. Il n'y a pas d'idée nouvelle ( 1684, le de Motu est déjà écrit), hormis les "théorèmes remarquables" ( ceux dits de Newton-Gauss), ce qui va conduire à l'attraction universelle à distance, même des petits grains [incompréhensible : hypotheses non fingo]: la physique , de gedanken en gedanken , a découvert le vide où se transmet à distance , instantanément, une force d'attraction universelle : il faut bien avouer qu'avaler une EPURATION pareille est très ELOIGNEE du laboratoire ( il faudra attendre Cavendish !): ce n'est pas parce que l'on VOIT tomber un corps que l'on comprend Newton. C'est parce qu'on EPURE la chute.

Il y a réellement CONFLIT entre bombardieri (disons Tartaglia) et Torricelli , entre cartésiens et Newton, etc.

Autre chose, due à mon manque de culture : où sont Portugais et Espagnols ? et plus rien chez les Ottomans ? rien en Inde & Chine ? j'ai un malaise :

et s'il n'y avait pas de Dieu ? Sire, je n'en ai pas eu besoin.

Pas de scolastique mais un simple positivisme? non ça ne marche pas : personne n'a vu de forces : on voit des fils tendus , on ressent la tension ; mais le formalisme des vecteurs , c'est une gedanken-construction, et l'on force(sic) les écoliers à l'apprendre : la règle du parallélogramme , je n'ai jamais trouvé cela facile à enseigner.

La science marche sur 2 jambes : la théorie et l'expérience? je ne pense pas : elle titube : ars&métiers en lutte contre le gedanken , puis expérience de labo épurée , puis sortie de labo, réception de la théorie , ars&métiers alors compris, et on avance : affouille, bafouille, cafffouille, "peu clairement" on progresse.


Guerinsylvie 17 août 2006 à 10:17 (CEST)

relu le --Guerinsylvie 19 mars 2008 à 17:05 (CET) :

Oui , je reste d'accord avec moi-même au bout de 2 ans.

Oui, je continue à ressentir le manque de matériaux venant de l'étranger. A ressentir aussi la solitude : peu de gens cherchent à fouiller épistémologiquement l'histoire des sciences : il est vrai que les progrès récents de métrologie captivent.

Oui, je continue à penser qu'il faut fouiller les cas simples, parangons : la chute-libre, la déviation vers l'Est , la cycloïde etc. Rien ne sert de dire : z" = g => z = 1/2 g t² .point final et c'est mon dernier mot. je reprends à mon compte la "gueulante" de Curien : si de Benedetti à Galilée puis Newton, puis Sakuma , la chute libre a occupé TOUS les plus grands esprits pendant 400 ans, un agrégatif doit pouvoir en 4 h sortir une lesson de 45minutes qui ne soit pas "creuse" ! Il est clair qu'un physicien de 50 ans avait plus de culture qu'un agrégatif de 22 ans ! ceci dit, cela n'a pas l'air de passionner les foules . Il faut donc Développer, développer encore Koyré, et Costabel , et en 2010, Michel Blay.--Guerinsylvie 23 juillet 2010 à 18:05 (CEST)

qq matériaux des Koyré[modifier le wikicode]

Je préfère les mettre ici : après tout, ces notes perso peuvent peut-être aider un autre chercheur.

Il est clair qu'il faut scinder 2 pb :

  • 1/. La chute du mât ( souvent dite de Gassendi, à cause de l'expérience de la galère dans le port de Marseille), qui conduit à : le mouvement uniforme c'est comme Rien.
  • 2/.a/ Le fait que le centre de la Terre est en translation quasi-circulaire , et non pas en translation uniforme (=>théorie des marées). Et surtout le pivotement de la Terre, 464m/s à l'équateur, soit 40 000 km/jour-sidéral entraîne chute non verticale!

b/. qu'en est-il de la croyance (ou non) au faux-principe de rotation uniforme (Beeckmann y croyait; Galilée c'est flou.)

Le premier est traité assez abondamment dans "études galiléennes" le deuxième dans "chute libre et mvt de la Terre" .

Ensuite , il y a cette philosophie de Koyré à repositionner : on peut être ou non d'accord avec lui. De toute façon lui-m n'est pas si catégorique que cela . En gros, il dit qu'on ne peut pas observer si l'on ne sait pas ce que l'on doit observer : la théorie précède l'observation , éventuellement via une gedanken-experiment, épure une expérience jusqu'à réaliser en labo au mieux cette gedanken-expériment ; et l'on continue à progresser. Il y a donc prééminence de la théorie sur l'expérience ; mais ce n'est pas aussi caricatural. En tout cas, je n'adhère pas tout à fait à ce scénario caricatural( L'observation de Fleming n'est pas due à la théorie, par exemple ; le hasard orienté de Pasteur n'est pas à rejeter , la sérendipity existe aussi. Si on lit Duhem, il y a encore une sensibilité distincte, etc.).Il y a aussi ces phrases sévères sur Descartes : (p119des E.G. ) une conception clairement imaginée peut être une physique imaginative ( quasiment imaginaire et folle-dingue): on voit donc que gedanken est à prendre avec précaution: revoir éloge des théories fausses de JM LL. Substituer la trajectoire et le diagramme horaire est UNE FAUTE récurrente que les auteurs classiques ont souvent commise. Donc, je ne suis pas fixée sur ce genre d'analyse. Je me recontenterai de reporter des analyses et mettrai en [{...}] mon opinion perso.

Etudes Galiléennes[modifier le wikicode]

A L'AUBE DE LA SCIENGE CLASSIQUE LA LOI DE LA CHUTE DES CORPS. DESCARTBS ET GALILÉE GALILÉE ET LA LOI D'INERTIE CONCLUSION . . . APPENDICE. L'ÉLIMINATION DE LA PESANTEUR. ......

plus précisément :

A L'AUBE DE LA SCIENCE CLASSIQUE :

1. Aristote .. 2. Les discussions médiévales : Bonamico... 3. La physique de l'impetus : Benedetti........ 4. Galilée .......

LA LOI DE LA CHUTE DES CORPS. DESCARTES ET GALILÉE :

1. Galilée ... 2. Descartes ....... 3. Encore Galilée.... DÉFINITION..... CONCLUSION ....

GALILÉE ET LA LOI D'INERTIE

LE PROBLÊME PHYSIQUB DU COPERNICANISME ......... 1. Copemic ..... 2. Bruno ...., 3. Tycho Brahe........ 4. Kepler ........ LE DlALOGUE ET LA POLÉMIQUE ANTI-ARISTOTÉLICIENNE. ...... LA PHYSIQUE DE GALILÉE ... . CONCLUSION .........

APPENDICE. L'ÉLIMINATION DE LA PESANTEUR.

A -Les Galiléens..... 1. Cavalieri ...... 2. Torricelli ....."" 3. Gasseadi .. B - Descartes .. 1. Le Monde ...... 2. Les Principes....

____________________________________

Qu'en retirer ?

Mutation : je n'aime pas malgré Bachelard ( Nouvel esprit sc 1934 et la formation de l'esprit sc 1938): je préfère temps de réception , qui évoque une diffusion ( non-uniforme ni spatialement , ni temporellement); j'adhère bien sûr à : "à une véritable « mutation » de l'intellect hu- main (2) ; transformation grâce à laquelle des notions, pénible- ment « inventées » par les plus grands génies, deviennent non seule- ment accessibles, mais encore faciles, évidentes pour les écoliers. "p11

p13: 1ère attaque en règle :le mécanisme de la physiq classique, loin d'être une conception de l'artisan (1), ou de l'ingénieur, en est justement la négation (2). ET BOUM ! 1. La scicnce cartésienne et galUéenne a, sans doute, profité à l'ingénieur et fut utilisée par la technique, avec le succès que l'on sait. Mais elle n'a été créée ni par des techniciens ni pour la technique. ET REBOUM contre Leroy et Borkenau , et OLSCHKI:" Emile MEYERSON a déjà remarqué (v. Identité et Réalité *, Paris, 1926, p. 156) combien peu les expériences concordaient avec les principes de la physique classique. "

la chute libre[modifier le wikicode]

La loi de la chute des corps, la première des lois de la physique classique a été formulée par Galilée ds la lettre à Sarpi , du 16Oct 1604(1). Quinze ans plus tard, en 1619, elle le fut aussi par Beeckman (2)[ il a dû faire appel à l'aide de Descartes].Double erreur ( cf Mach):

en déduisant une loi extrêmement simple, Descartes et Galilée se sont trompés. Ne serait-ce pas, par hasard, un indice que cette simplicité n'est qu'apparente ?


En gros , l'idée est : si l'on dit que la vitesse d'arrivée est f(h), h := hauteur de chute , diriez-vous que la vitesse est double si l'on tombe du quatrième que du premier étage , ou bien le contraire v(h) est quadruple si l'on tombe du second étage , sachant que l'on tombe de plus en plus vite : et très vite là , on se mélange un peu les pédales entre notion de diagramme horaire ou diagramme spatial. Surtout dans une époque où le temps est représenté par une distance ! et où la notion d'unité n'existe pas encore vraiment.

  • p98:l'idée de faire dépendre la vitesse avec laquelle un corps-qui-tombe parcourt l'espace qu'il franchit, non de cet espace, mais du temps qu'il mettra à le parcourir [ lequel temps visiblement, est lui-même fonction de sa vitesse], ne parait pas peu « naturelle » et même extrêmement, et inutilement, compliquée (1) ; cet amphigouri, Galilée s'en rend bien compte :

Sagredo(Discorsop203) l'explique bien , et Salviati va le consoler puis répondre

Que dit Descartes?[modifier le wikicode]

Ref : SIRVEN1928; DUHEM vinci1913;Milhaud(1920)

p108 : Beeckman (1613): principe d'inertie admis , on ajoute à V(t) un deltaV chaque delta t, car l'attraction joue elle par rapport au temps qu'elle agit et non par rapport à l'espace parcouru. Alors , même si Beeckman ne sait pas le dire , la loi est trouvée : V(t + t) = V(t) +a.t

Je voudrais bien savoir la relation Beeckman et Constantin Huygens (?) .p109 : éloge de Beeckman (et de son inventeur de Waard (1936!)).p110 : Beeckman n'aurait pas connu la formule d'Oresme, soit !

remarque p112et113: il faudra un jour faire l'éxégèse de cet affreux "moment" : il y a le degré de vitesse , il y a le moment de vitesse : cela veut-il dire v(à ce moment) , ie v(t) , ie vitesse instantanée ? En fait , moment veut dire durée de temps ( "en un moment de temps") mais aussi date ( "à ce moment-là") : on oscille ; il me semble (?) que degré de vitesse ( c-à-d v(t)instantanée) est traduit par Descartes comme moment de vitesse ( la vitesse à cette date) . Evidemment comme on le sait pour le mouvement unifomément accéléré, v(t)/2 = x(t)/t = v(moyen) et comme on parle en terme de proportionalité le facteur 2 tombe ; enfin , comment cela devient-il le momentum anglais , [then , the horrible momentum of momentum ! dear God!]

analyse page à page[modifier le wikicode]

p110 : remarquer le questionnement de Beeckman : la pierre partant du 4eme étage , je mesure la durée de chute T : puis-je connaître la durée jusqu'au 2eme ? c'est à dire qu'il part d'un trajet AB de durée observable. Et remonte au non observé. Galilée va oujours vers les x croissants.

p111 : T => X et V ; 2T => X+ VT +VT et 2V ou bien X +X + VT et 2V ? , ce qui au temps 3T donnerait : 2X +VT + X + 2VT : il me semble que les deux raisonnements marchent : à vérifier.

p112 : serait-ce un des premiers raisonnements différentiels ? Demander à HB .

p114 : il me semble que Descartes répond à F = kt ; trouver x(t) : cela donnerait v(t) = kt²/2 , puis x(t) = kt³/3 , ce qui est bien la pyramide. Evidemment avc F = kx , on retombe sur la fameuse erreur!

Par contre , je n'ai pas vu l'erreur de Descartes p114 : à revoir.

En tout cas , les 2 diagrammes ne sont pas les memes du tout ; car la verticale de Descartes AB est le chemin parcouru et la verticale de Beeckman est AB durée de chute !et en fait Descartes dit que v croit comme x ! faute de Benedetti , de michel Varron , etc.

p118 : raisonnement différentiel de D , et cf Jean Wahl(1920) cf aussi Gradi dans Caverni(1895)

p121 : la conclusion est que Beeckman ne fait pas la différence dans le raisonnement entre v(t) et v(x). Oui, peut-être, pas convaincue

p122 : lettre à Mersenne du 14 aout 1644 : j'ai feuilleté le Dialogo, pr^été par beeckman (du samedi au lundi !): Descartes redonne une autre démo , et tjs v= k x ! au lieu de g.t ; lettre à M du 13 nov 1629 : Koyré réitère que Descartes n'a jamais formulé le principe d'inertie dans les textes cités. D'autre part Descartes à nouveau commet une inadvertance(p124): c'est impressionnant pour des gens aussi forts! et en 1644 , il ne s'en souviendra pas ! Non plus que de ses lettres avec Beeckman !

et rebelote lettre à M du 18dec1629, avec encore une inadvertance.

MAIS, p 126 , en note , KOYRÉ fait la même remarque malheureuse :"Ce qui, en un certain sens est parfaitement juste : l'accélération se produit effectivement en chaque point de parcours.CERTES MAIS C'EST LA PHRASE DANGEREUSE:l'accélération se produit à chaque date [date à laquelle le point est en x(t)]. IL EST évidemment clair que c'est cet écheveau v(x) ou v(t) qu'il faut démêler : cela conditionne dv/dx ou bien dv/dt : quelle est la loi de base ? Si l'on oublie que le mot "vis" est employé à toutes les sauces , et qu'il n'y a pas d'unités en physique , le v.dv/dx c'est bien g et dv/dt aussi. Comment distinguer ces choses alors que v ne l'oublions pas c'est 2.x/t ! On est bien au coeur du problème : le champ de pesanteur est bien g(x) , mais l'accélération c'est bien dv/dt et au CHOIX on peut intégrer dv(t)/dt = g(x(t)), mais il faudrait connaître x(t): comme x(t) est fonction croissante du temps , on peut le prendre comme échelle de temps , alors via la formule de composition de Leibniz , on trouve une équation de Newton : x" = (x) => v²(x)/2 -int(g(x)dx) = cste . Ou bien dv/dt = g(x(t)) est facile à "deviner" : ici v(t) = g.t.

Donc deviner , si accélération veut dire dv/dx ou bien dv/dt n'est pas évident à l'époque. Toute tentative de DÉMONTRER la loi de la chute des corps me semble donc vaine. De plus , il faut expliquer la 2ème loi qui manifestement va à l'encontre du quotidien.

p128: lettre à M du 12sept1638 : D a fait le saut .Il cogite ! et ne s'intéresse plus trop à la matière.Il construit "son" Monde.

p129 : lettre à M du 11 oct 1638 : la lettre classique du cours de philo : il y critique la manière de travailler de Galilée.

p129 lettre de oct-nov1631 : D a compris la vitesse limite de Beeckman.Donc , il ne croît plus à 1/2gt² sauf aux premiers instants. Ensuite il y a vitesse limite. Le Dialogo est donc en retard sur la pensée de Descartes-Beeckman.

p131 : donc D a bien défini le principe d'inertie ( qui n'est donc pas le principe de relativité galiléenne): du coup , il détruit l'espace clos de la sphère du Cosmos , et place les trajectoires dans R^3 : c'est la révolution décrite dans " du monde clos à l'espace infini".

p132 : l'expérience cruciale du bocal d'eau avec grenaille et gros cailloux : astucieux , mais fait entrer dans la fausse vi=oie des tourbillons :lettre à M 16oct1639.( cf MOUY1934).

p132 : lettre à M oct-nov 1631 : plus v est grand , moins la gravité agit ! C'en est fini du 1/2 gt². Descartes n'y croît plus. donc recevant le Dialogo en 1632 , c'est trop tard. Il a changé. Il a trouvé SA Méthode.

p133 : D connaît pourtant le principe de relativité. Il n'admet plus que les actions de contact ,les chocs. Et le raisonnement suit ( lettre à M du 11 mars 1640 et 11juin 1640.

p134 : nie la deuxième Loi. Nie à juste titre l'expérience des deux boulets à même Vy mais Vx différents. etc.

Encore Galilée[modifier le wikicode]

le Galilée de 1638 :

p138 : Il apert que nous sommes conduits à : la vitesse augmente avec l'extension du temps. La datation de ce document par Alberi pose pb : car il y a des indivisibles dedans. Caverni date de 1622-1623 le document. Wohlwill de 1609. : difficile !!!

p139 : glissement très rare de Koyré : la référence à la mécanique quantique ! pour justifier Beeckman et Cavalieri

et p141 : v(t) continue est bien embarrassant à cause de v(0)=0 voudrait dire qu'on ne bouge pas. et p142 Sagredo n'arrive pas à imaginer cela : exact répond Koyré : ce sont des math !!!

et encore deux pages 142 & 143 sur les Éléates : v = v(0) +gt emp^che-til ou non d'avancer à t = -v(0)/g ? Benedetti a déjà donné des cas où on peut ralentir sans cesse sans jamais s'arrêter. Le sommet de la trajectoire se passe sans durée . la raison la plus éloquente est p144 : si v constant pendant une durée , alors reprendre à l'infini ce t argument conduit à la faillite.

p144 : définition du mouvement uniformément accéléré : v(t) = g. t, qui laisse Frénicle dubitatif , Descartes aussi , et donc Mersenne peu satisfait. descartes prend appui sur sa réflexion sur la boule et le mail.

p147 : il se trouve bien que l'exemple de la montée symétrique de la descente est utile (mais gedanken à cette époque).

suivent les pages sur la démo classique de x ~ t² via le triangle. puis les nb impairs .

Alors , Sagredo demande la confirmation expérimentale . Et là KOYRÉ enfonce son clou préféré : Galilée donne à nouveau le schéma d'une gedanken-experiment via le plan incliné et p154 :

l'expérience a été répétée cent fois , avec tjs le m résultat.

faux , se récriera Mersenne. Mais Galilée le sait bien ! (c'est là cet "artifice" agaçant : Galilée affirme vrai des choses qu'il admet comme vraies à la limite, de ce que ne peut précisément PAS FAIRE une exp réelle. Ce négationisme le conduira à dire des bêtises avec la même belle assurance ( isochronisme du pendule )).

conclusion[modifier le wikicode]

p156 : pour G , le réel incarne les math ! ah, bon ! pour moi ces deux pages sont oiseuses : v(x) ou v(t), dv/dx ou dv/dt : bof ! On retient Galilée parce qu'il s'est trouvé qu'il avait raison . Mais on a retenu Descartes pour le principe d'inertie parce qu'il avait raison et qu'il a été clair sur ce point et Galilée hésitant : bref , et cela est bien normal :

l'histoire des sciences appartient au vainqueur ! Comme en histoire ! FIN.

Koyré: Galilée et la loi d'inertie[modifier le wikicode]

Koyré prétend nous démontrer que Galilée ne l'a pas assimilée , mais que c'est Descartes qui a fait la clarté. Je suis dubitative ...

p227 : la bonne physique se fait a priori. On construit l'expérience réelle à partir de la gedanken , pour voir ce que l'on DOIT voir. p225 : l'expérience du mât de Gassendi en 1641, à Marseille en présence du comte d'Allais DOIT donner raison à Galilée "a priori" : je vous le ferai confesser de vive force dit Salviati à Simplicio qui réclame l'expérience .

p236 : expression délicieuse : expérience "vue avec les yeux de la raison" et non pas faite réellement. Il s'agit tjs de gedanken.(dialogo p 196)

p238 : En principe, le privilège du mouvement circulaire est battu i brèche : c'est le mouvement en tant que tel qui se conserve, et no ]e mouvement circulaire. En principe. Mais, en fait, le Dialogue v va pas plus loin. Et quoiqu'on l'ait dit, jamais nous ne glisson ni ne glisserons jusqu'au principe d'inertie. Jamais, dans les Discoa pas plus que dans le Dialogue, Galilée n'affirmera la conservatioi éternélle du mouvement rectiligne. Ceci pour la simple raiso qu'un tel mouvement rectiligne des graves est une chose impossible, < que . pour Galilée des corps nou-graves cesseraient d'être de etre des corps et ne pourraient se mouvoir du tout. FIN

A relire et relire : cette histoire de g constant en module et RADIAL , cette histoire de mouvement circulaire au début immuable , qui se transforme en mouvemnt galiléen comme rien : il y a tour de passe-passe à TRES bien décortiquer.(p205-238)

la physique de Galilée[modifier le wikicode]

Conçue comme physique des graves.

p239-276

La conclusion est péremptoire :

Ainsi, nous venons de le voir, Galilée n'a pas formulé de principe d'inertie. Sur la route qui, du Cosmos bien ordonné de la science médiévale et antique, mène à l'Univers infini de la science classique,il n'est pas allé jusqu'au bout. C'est à Descartes qu'il fut donné de le faire.

OK; OK : à relire !

Conclusion des 3 essais[modifier le wikicode]

p277-291



Conclusion provisoire[modifier le wikicode]

--Guerinsylvie 19 mars 2008 à 17:05 (CET) : pas facile de se détacher de Koyré et de le dominer par absorption progressive.On le voit bien, il faut une ténacité et une persévérance sans faille. Tout cela est très long, très fatras !

La science affouille, bafouille, cafffouille clairement elle ne progresse pas sur ses deux pieds [théorie et expérience] : elle titube.

et tout cela pour répondre honnètement à 1 seul exercice z" = g !

Tout est donc à poursuivre !avec calme et assurance.Ceci dit , il est évident que cet opuscule d'histoire des sciences ne verra le jour que très tard ! je n'ai pas vraiment les moyens d'un chercheur appointé pour réfléchir à tout cela !

Et la Wikipedia bat de l'aile : démarrée initialement, comme un travail d'approfondissement qu'on espérait collectif, elle devient banale répétition de ce que sait tout le monde , bof ...--Guerinsylvie 20 juin 2009 à 21:16 (CEST)</math>

Nouveaux regards[modifier le wikicode]

--Guerinsylvie 26 juillet 2010 à 19:07 (CEST) :- bonjour, je reprends cette page, car Kropotkine suggère de re-rédiger la chute libre, dans la WP . Je crains ceci : chute libre c'est a=g. On intègre deux fois, donc z = 1/2 gt² . FIN.

Or cela n'est même pas du Varignon(1700).

Quant aux prédécesseurs de Galilée, je m'étonne encore du fait que la recherche subsiste encore : je croyais qu'avec les études sur Baliani, de Soto, Bonamico, Benedetti, on avait "fait le tour". J'avais tort. Il y a encore des articles. Comme quoi, il ne faut pas se laisser impressionner par Koyré : il a fait avancer le débat (et avec quelle maestria), mais Hérivel, Wallace et les autres ont bien travaillé : l'article Galiléein WP-en est excellent ; ceci dit, aurait-on dû tout mettre sous cet item : il n'est pas sain de tout discuter dans le m article : il devient pléthorique. Certes la résistance des matériaux ou la percussion ont un "petit" rapport avec chute, mais ...petit.

En tout cas, à rajouter dans la liste des noms : ALVARUS THOMAS qui a influencé deSOTO, par son traité de 1501 ( tout comme Oresme). Cela pourrait intéresser H.B. , car c'est l'analyse-calculus qui démarre, via l'étude du mouvement : pour dire vite : v(x) ou v(t) et même déjà v_instantanée ...de v(t), il apparaît assez vite que x(t) = somme de v(t).dt Mais de v(x), il est tardif de tirer t= somme de 1/v(x).dx = t(x). Plus tard, vers 1650, il y aura la m sorte d'hésitation avec dv/dt = F(t) ou F(x).

Je reste donc persuadée qu'il faut regarder encore et encore. Je vais relire Baliani, cela me fera du bien : les pseudo-raisonnements sont une mine...

Wikialement.

Lifting[modifier le wikicode]

--Guerinsylvie (discussion) 24 mars 2015 à 14:37 (CET) : bonjour, je vais reprendre cette toute première leçon, car j'ai un peu de temps devant moi. Il est clair que si on respecte le niveau scolaire français actuel, il faut en rabattre ; certains exercices sont trop difficiles. A très bientôt.

jerk[modifier le wikicode]

--Guerinsylvie (discussion) 25 mars 2015 à 18:17 (CET) : le lifting a démarré. Ayant une imprimante, je m'aperçois que les formules encadrées ne passent pas. Donc je les supprime.

Le jerk est la dérivée de l'accélération. Cela ne me paraît pas une notion de début, donc je vire ; et je replace ici la version obsolète :

Bertozzi[modifier le wikicode]

--Guerinsylvie (discussion) 25 mars 2015 à 20:07 (CET) : suppression car inapproprié dans une leçon de début. Recopié ici, si remords. Même si l'on ne connaît rien aux travaux d'Einstein, on sait que c'est lui qui a dit : aucun corps matériel ne peut dépasser la vitesse c . En déduire que la loi de Galilée ne peut être juste aux grandes vitesses. (Dans une prochaine leçon , cela sera étudié et la loi de Galilée sera corrigée en loi de Galilée-Einstein).

Solution: ex.Bertozzi avec v= gt , la vitesse est v=c au temps c/g , soit 3.10^7 s , c'est à dire environ un an. Mais la loi continue et donc v dépasserait c : contradiction avec Einstein, et l'expérience valide Einstein. On verra que la loi de Galilée-Torricelli sera légèrement modifiée :

Enoncé : loi de Torricelli-Einstein(1879-1955), modification de 1905

.


On retrouvera ce résultat dans une très prochaine leçon (Expérience de Bertozzi).

  • Note et exercice : sachant que (1+eps)^a = 1 +eps*a + eps^2*a(a-1)/2+... ( formule dite de Newton, et que l'on pourra aisément mémoriser-mnémotechniquement en pensant à a=2,1,0,-1), vérifier que la loi de Bertozzi redonne la loi de Torricelli aux "basses vitesses" ; montrer que la correction est en V²/c² [ note: un célèbre raisonnement de Mascart montre que l'on ne peut pas avoir de correction en V/c ; voir plus tard ].

fin de lifting[modifier le wikicode]

--Guerinsylvie (discussion) 25 mars 2015 à 20:55 (CET): bonsoir, je viens de finir : la leçon est plus modeste ; ET plus courte. J'ai ratiboisé 2 pages. Il est même probable que plus tard, j'en enlèverai encore ; c'est pas mal verbeux. De plus, brr..., je viens de tirer la page pdf, et c'est encore une autre manière de présenter ! OUPS ! Il va encore falloir faire attention à la présentation. Je savais que cela était un de mes principaux défauts, mais là c'est patent. Ne pas se décourager.

on continue : suppression de momentum[modifier le wikicode]

--Guerinsylvie (discussion) 26 mars 2015 à 11:47 (CET) : oui, cela n'avait plus trop de sens, hic et nunc.


  • [note historique : le momentum : la notion de vitesse instantanée,à une date donnée, a été difficile à dégager : Galilée l'appelait "le degré de vitesse" , Descartes, "la vitesse à ce moment-là", ce qui a donné "moment de vitesse", et par une traduction malheureuse en anglais : "momentum" de vitesse pour "quantité de" vitesse. Si on avait respecté le langage d'époque, on ne dirait pas la quantité de matière mais le moment de matière. Le terme "momento" chez Galilée n'a pas encore une signification très ferme. Il faut bien reconnaître que la difficulté de ces premiers pas en physique est de bien définir les concepts qui vont être pertinents ; à une époque où le calculus est encore dans les limbes, et où la notion d'analyse dimensionnelle est à ses débuts, il convient d'être non seulement indulgent mais admiratif : ce sont ces savants qui, à grand peine, nous ont permis de nous sortir de la gangue d'une énonciation approximative. Rappelons que Galilée n'a jamais représenté un intervalle de temps que comme un segment de longueur placé comme il pouvait sur ses figures.