Essai pour un modèle de psychisme objectif
cf version pdf avec sa page de remerciements Le titre de l’essai sera ressenti peut être comme intrigue pour ce qui est du miroir brisé et c’est vrai que son explication ne surgira que dans les dernières lignes de cet essai.
En ce qui concerne le sous titre «essai pour un psychisme objectif» il sautera aux yeux comme une prétentieuse ambition. Comment un domaine aussi vaste, mystérieux pourrait s’imposer à l’esprit sans recours à discussion ou interprétation. Je partage cette critique et chacun conclura cette petite provocation sur son propre jugement. Le vrai contenu de l’essai tend à décrire les rouages du psychisme comme un mécanisme de construction d’objets psychiques, mais aussi d’identification de leurs attributs, de leur relation dans le domaine conscient et subconscient autant dans l’état mental qualifié de sain que dans celui de pathologique. A toute fin utile vous remarquez que les pages de gauches (dans la version PDF) laissent tout la place pour disposer du moyen immédiat de toute critique et annotation. Personnellement j’ai toujours regretté de ne pas disposer de ce simple moyen d’appropriation de la chose lue. Remercions les inventeur du Wiki d'offrir le moyen de discussion individuelle ou collective, une vrai révolution dans le partage des connaissance ou des imaginaires.
Sommaire
[modifier | modifier le wikicode]- JE et NonJE
- cytologie et communication humaine
- déroulé de l'évocation
- enseignement de l'empathie aux soignants
- invasion volontaire ou organisée
- modèle épistémologique
- notion de classe d'objets
- néonatologie et angoisse primitive
- outils objets lien symbolique
- premier monde construit et incommunicabilité
- psychisme auto-contrôlable
- remaniement mémoriel et manipulation d'opinion
- sémiologie du hiatus ontogénique
- viol d'enfant viol d'adulte
- protocole1
- protocole2
- protocole3
- protocole4
- protocole5
- protocole5bis
- protocole6
- protocole7
Confidence
[modifier | modifier le wikicode]D’où je parle, d’où je pars …. ce qui manque souvent au lecteur et qui pourtant est indispensable pour éclairer sa critique.
Voici mes réflexions dans un domaine que j’explore attentivement, depuis un instant précis par ses circonstances, mais dont la date n’est pas définie à un an près. Le point de repère est l’instant extraordinaire du début de cette expérience, où la révélation, s’est produite alors que je passais juste sous la frondaison d’une glycine en fleur et à l’odeur merveilleusement envoûtante, débordant des grilles d’un jardin, dans une petite rue d’un des 3 parcours me ramenant du lycée vers 17 h, au sortir du cours du musique. Au 3ème étage de mon lycée Lakanal où dans une salle légèrement mansardée exposée plutôt à l’ouest et aux carreaux du 19e siècle à faces non parallèles déversant en arcs en ciel le soleil déclinant, nous avions achevé le cours par l’écoute sur le tourne disque portable modèle éducation nationale , d’une musique qui m’avait emporté déjà assez loin. J’avais 13 ou 14 ans et j’étais souvent seul, aussi la contemplation musicale était mon rituel le plus fréquent.
À l’heure où j’écris, dans ma 67ème année, l’envie de livrer mon expérience me poursuit depuis la soixantaine. Ma vie professionnelle m’a contraint de bon gré à approfondir mes réflexions de jeunesse, et à les organiser pour venir en aide à mes patients dont je recevais régulièrement les plaintes, les souffrances, les confidences. J’ai aussi bien sûr profité des acquis de mes études initiales qui ont été longues et qui ont connu de nombreux échecs avant le couronnement final dont le thème était très orienté vers la haute technologie, autre de mes sujets d’intérêt.
Pour en revenir au sujet de l’essai il est notoire que si je n’ai réussi la majorité de mes certificats qu’à la deuxième présentation, parmi mes succès immédiats il y a eu le « bloc ». Dans ces années 1975, ce bloc, avait mauvaise réputation dans toutes les promotions : énorme, touffu, inutile, incompréhensible, baratin etc etc. Je l’ai donc abordé avec appréhension bien que déjà prévenu contre les préjugés. J’ai lu l’énorme polycopié de plus de 1000 pages, dont beaucoup de photocopies de livres en réduction, qui parlait de psychiatrie avec sa symptomatologie, sa nosologie, ses thérapies dont quelques stratégies de soutien psychologique vouées à intégrer l’exercice médical général, de quelques éléments de droits … OUF. Effectivement j’ai du m’y reprendre à plusieurs fois pour comprendre et pour m’inscrire en faux contre les préjugés dévalorisants, courants dans les rangs des collègues. Je me rappelle avoir rempli quelques blancs et versos libres, avec mes remarques personnelles. Le jour de l‘ épreuve, j’ai choisi parmi les thèmes libres celui qui consistait à expliquer une situation de souffrance psychologique décrite de façon assez littéraire. J’y ai introduit mes concepts d’ontogénie, d’« angoisse primitive résolue par l’angoisse conceptuelle mais dont l’invasion menace devant toute situation inconnue », en fait une part de ce je développe dans la suite.
digression ....... un modèle mais à comprendre au sens épistémologique
Ma note, et avec une grande surprise, m’a placé en tête du palmarès ce qui m’est arrivé dans deux matières seulement. Fort de cette onction universitaire je me considérais assez compétent pour assurer une aide efficace aux patients. Oui bien sûr, il faut excuser sa niaiserie à la bonne volonté ! Dans les cas les plus académiques je remerciais mes maîtres de m’avoir donné les idées claires sur la distinction entre psychose et névrose et leurs typologies, pour savoir décider d’adresser les patients vers les confrères psychiatres, de façon documentée, ou prescrire le soutien psychologique.
Mais j’ai vite constaté les limites des compétences à ma disposition et aussi celles des autres soignants en matière de soutien psychologique. Aussi je suis reconnaissant à deux stages spécifiquement dédiés à la communication et à deux autres à la Programmation Neurolinguistique qui m’ont ouvert de nouveaux horizons. De ces sources variées j’ai produit après 1 an et demi d’appropriation en 1994 (ma véritable installation comme généraliste commence en 1990) mon propre protocole empruntant à la PNL en complétant d’apports neurophysiologiques mais excluant toute implication physique ou intimiste dans les processus «d’ancrage», laquelle je réfute sous le qualificatif de «posture du gourou». Ce dernier point est crucial de mon point de vue critique, face à toute démarche psychothérapeutique qui donne un rôle interventionniste au thérapeute. Dans certaines écoles visant un public de « manager », de vendeurs, de cadres militaires etc, vous trouverez sur internet des permis d’intrusions, d’assujettissements, de dominations, de manipulation, aussi odieux dans leur forme que dans leurs objectifs et maléfiques pour l'autonomie mentale des personnes ciblées. Je recommande donc la plus grande circonspection en la matière.
Mon protocole par contre, suit un schéma essentiellement pédagogique, sécurisé par une hiérarchie des objectifs clairement exposés aux patients. « Nous allons commencer par une leçon de chose puis des exercices visant à vous permettre d’évoquer vos moments préférés, sereins et néanmoins banals sans valeur intime particulière ». « Si le besoin d’aborder avec moi des souffrances persiste, ce sera après un entraînement et une maîtrise que vous aurez acquise avec mon aide d’abord sur des situations banales….. je n’aime pas l’odeur de l’eau de javel, où le bruit des tondeuses à gazon ».
Cette prévention contre un abord thérapeutique direct d’une souffrance souvent exprimée clairement par le patient comme : « enfant j’ai été battu par mes parents, ou j’ai perdu un enfant, j'ai été violé , mon conjoint me trompe, ou mon supérieur hiérarchique me harcèle" etc sera expliqué dans l’essai.
Donc la première motivation est de fournir un modèle clair, et donc j’espère facilement critiquable des fonctions psychiques, autant pour une appropriation personnelle par le lecteur en donnant des pistes pour l’ introspection, que pour aider à la compréhension d’autrui. Le souffrant pourra donc aussi y trouver un confort dans le «connais toi même». Enfin mes consœurs et confrères qui reconnaîtront la problématique soulevée y trouveront au besoin une formulation soumise à leur propre appropriation et critique. Abordons les concepts, car il s’agit d’un modèle qui sort du cadre académique en tout cas à mon niveau de connaissance .
Je tente de suivre un plan progressif qui vise à expliquer parallèlement les mécanismes conscients et subconscients, ce qui amène à quelques redites, qui je l’espère profiteront à une pédagogie de la répétition dont j’ai moi même bien profité. Je m’appuie sur des connaissances dont les validations n’ont pas toutes le même niveau. Je suis bien conscient que mon écrit pêche par un manque notoire de bibliographie, il ne s’agit que d’un essai et les lecteurs sont invités à laisser leur esprit critique en éveil. Pour pallier ce défaut, je compte beaucoup sur la curiosité du lecteur pour le butinage également critique d’internet que l’époque moderne nous offre. Comme je ne pratique pas la fausse modestie, je dis aussi que ce modèle contient des outils qui ont profité à beaucoup de patients qui m’ont consultés dans les circonstances variées de ce merveilleux métier de médecin généraliste. Je me rappelle bien sûr de quelques échecs non-surmontés sans doute car la présentation didactique déstabilise ceux pour qui, le psychisme doit nécessairement être abordé comme un domaine obscur et mystérieux, sur un divan dans la peine et l’ombre. C’est hélas une conviction que deux consultations ne suffisent pas toujours à ébranler d’autant qu’elle est fortement diffusée dans le corpus des certitudes socialement admises.
Voilà, à ceux qui poursuivent encore la lecture, je conseille la plus grande décontraction. Il me semblerait étonnant que j’arrive à me faire comprendre à première lecture. D’autant que malgré un effort sincère, je n’ai pas pu éviter quelques va et vient et autres digressions qui j’espère prendront leur juste place dans l’esprit de ceux qui reliront les passages « du coq à l’âne ».
L’angoisse primitive, l’ontogénie, le JE , l’angoisse conceptuelle et subconsciente, le premier monde construit.
[modifier | modifier le wikicode]Commençons par l’explication de ces termes dans l’acception que je me suis forgée au fil de mes introspections et de la modélisation que j’ai construite pour aborder les phénomènes psychologiques. J’ai eu très jeune, cette intuition «que ce qui est, n’est qu’un cas particulier de ce qui peut être», et j’en fais même une devise de mes réflexions philosophiques. Toutefois ce qui «est» n’est pourtant pas fortuit et répond sans doute à un objectif justifié. Cette intuition est devenue une révélation assez mystérieuse, en quelques pas sous la frondaison de la glycine. Une question, un oukase presque s’est imposé à ma jeune conscience. «acceptes tu l’inconnu, l’incertitude, sans garantie de profit quelconque, ou bien décides tu de t’y soustraire et d’en perdre la curiosité»?. Ce jour là, j’ai choisi la voie angoissante qui m’a accompagné pendant 150 mètres jusqu’à un sursaut lorsque mon chemin à croisé le train de la ligne de Sceaux dans son prolongement jusqu’à Robinson, à cet instant où je me trouvais sous le pont métallique en poutre H. Voilà c’était fait, je connaissais le chemin qui s’ouvre aux curieux, entre le fait et le possible, entre le certain et le tout. Cette occasion rare de reconnaître l’angoisse primitive, pré-conceptuelle, que je pose comme instigatrice de notre construction, notre ontogénie psychique m’a été donnée dans ces quelques minutes. Cette expérience m’a fait connaître un cheminement généralement profondément occulté dans notre subconscient. C’est un objet inclassable par essence, puisque l’inconnu qui entoure le nourrisson, ne trouve en lui aucune classe préétablie. Cette dimension m’accompagne depuis, je la respire. Je la fréquente chaque jour ou presque, elle m’est familière. Voilà en tout cas la première expérience qui m’a valu d’entrevoir cette forme d’angoisse très particulière, sans doute insupportable dans une situation commune mais qui ce jour là, dans la méditation qui m’accompagnait souvent, m’a semblé «naturelle» bienveillante. Depuis cette familiarité l’a rendue confortable, voire essentielle à mon bien être, en prenant la forme d'une curiosité fondamentale. Les années passent, cette découverte ontogénique, ne s’est jamais éloignée, m’a aidé en cas de difficulté où les échecs, déconvenues, souffrances ont croisé ma route. Et je me suis mis à introspecter continûment mon fondement psychologique. Puisque que la personne que je pense être, n’est qu’un cas particulier de ce qu’elle pourrait être, comment s’est t’elle formée tout de même ?
Sans me rappeler précisément comment ma réflexion s’est condensée en la matière, la forme qu’elle a fini par prendre m’a paru tellement limpide que j’en fait un fondement solide. Et j’en viens au modèle décrit dans la suite.
La première heure de vie est passionnante à observer. Hélas peu de personnes ont cette occasion avec une certaine distance. Ma première fonction étant l’oxyologie, nous disons aujourd’hui urgentiste, médecin de Samu, vous le devinez ce loisir de la distance n’a pas été mon lot quotidien. Au contraire dans mes interventions comme intervenant dans l’urgence néonatologique au lit de la parturiente et de la couveuse du prématuré, réparties dans les petites maternités des Côtes d’Armor et principalement la nuit. Aussitôt arrivé, obtenir le dossier, les dernières info depuis l’appel, la préparation du plateau technique, les rappels des protocoles à l’équipe, tout ça dans le meilleurs des cas. Souvent c’était beaucoup plus direct, sur la sonde d’aspiration, l’épicrânienne, le capteur de PO2 trans-cutané, l'intubation, l'ambu, le ventilateur, les lampes à infrarouge, le scope etc. . Mais dans les meilleurs des cas, c’était un moment d’émerveillement, tout était fait par l’équipe, la nature avait bien fait les choses. Quelques compliments rassurant aux heureux parents et je pouvais prendre un peu de distance.
digression ....... la néonatologie comme indice de l'angoisse primitive
Fréquemment dans ces cas le bébé, se met assez rapidement à crier, il s’agite, il fronce, même sur la chaleur du sein de sa mère. Bon allez le dextro est un peu bas et selon les circonstances il va recevoir la solution à son malaise. Au mieux le sien de la mère où déjà suinte le précieux colostrum ou en cas d’empêchement technique quelques ml de glucosé à 10% dans un biberon à bonne température. Mais le voilà qui crie de plus belle, le contact du téton ne le calme absolument pas, les premiers jets de lait déclenchés par la libération hypophysaire de l’ocytocine déclenchée par les cris, ne le calment pas non plus. Le réflexe de déglutition fonctionne, mais même après les premières déglutitions l’enfant n’est toujours pas satisfait! Que ce passe t’il? Ce nourrisson serait t’il démuni du moindre raisonnement? Ben oui bien sûr, nous savons depuis longtemps que l’être humain fait partie des mammifères les moins équipés à la naissance. Cette souffrance du nourrisson dans sa première heure de vie est démonstrative de «l’angoisse primitive». Sait il ce qu’il est entrain de vivre ? ...non. En rien, ni la cause, ni le moyen, ni même le résultat ne lui sont connus.
Voilà ce qu’est « l’angoisse primitive » absolument universelle pour les êtres humains en construction. Cette angoisse va être le climat de toute cette construction jusqu’à ce que dans chaque situation, l’enfant, puis l’adolescent et le jeune adulte ait pu transformer la situation inconnue en objet conscient ou et subconscient capable de répondre à l’urgente question du devenir et de l’invariant des réponses. Le deuxième jour le nourrisson est déjà beaucoup plus «raisonnable», la mémoire des séquences de ses premières heures le dispense de cris inutiles, et fatigants. Dès qu’il sent le lait dans sa bouche, son parti est pris, il tête avec ardeur. Puis le troisième jour, les cris cessent dès que l’odeur du sein se rapproche. L’olfaction, un des canaux les plus précoces et puissant est à l’œuvre avec une connexion mono axonale directe au rhinencéphale du cerveau primitif lequel est connecté à de multiples régulateurs physiologiques. Il est même possible de constater qu’un linge imprégné de l’odeur de la mère aura un effet calmant pour l’impatience du nourrisson…. Transitoire car bientôt la supercherie est démasquée par l’enfant et pas question de le tromper sur ce coup là. Plus tard avec le bruit d’un biberon agité, la voix des parents, et avec la première détection des images floues, l’apaisement sera de plus en plus anticipé, il sera même possible d’observer les traits, le chant, de la réjouissance avant la satisfaction réelle du besoin. Quelque chose de nouveau, une acquisition s’est donc opérée. Un observateur attentif voire musicien notera que les cris et pleurs d’un bébé, d’un enfant changent très rapidement lors de ses premières «frustrations» , apprentissage. Je suppose une connexion neurochimique complexe entre l’«aire du cri» et celle des objets psychiques forgés hors de la gangue primitive, de l'angoisse primitive, par les coups des épreuves successives.
La rapidité fascinante de ces acquisitions doit nous interpeller. Si ce petit cerveau encore immature fournit un tel effort c’est que «l’angoisse primitive» est sans doute insupportable. Il lui faut un palliatif immédiat. La construction d’objets capables de la circonscrire, de la prévenir, de la sublimer. Alors «l’angoisse primitive» s’effacera devant une angoisse beaucoup plus acceptable, qui sera «l’angoisse objective et même conceptuelle», celle qui tient dans les mots parfois les plus effrayants certes mais des mots connus, des objets psychiques reproductibles, prévisibles, invariants.
Cette construction urgente, indispensable de tels objets finissent par former un monde, que je qualifie de «premier monde construit». Passez le film d’une existence et vous trouvez que ce monde touche à tout. D’abord s’identifier comme autonome de l’environnement. Le haut, le bas, la bouche, le ventre, les bords du berceau, les images «utiles», le déplacement, éviter de se cogner, donc pouvoir distinguer le JE physique du NON-JE physique. Bien sûr toute situation totalement inconnue tombe sous le joug de «l’angoisse primitive» et devra être «résolue» dans l’urgence. Ce premier monde construit prend donc une valeur immense, le seul îlot viable dans un océan d’inconnus, pas question de le lâcher ou même de le mettre en doute, sinon c’est revenir à la case départ, la terrible «angoisse primitive».
L’ontogénie humaine est donc assemblée par une forge infernale et universelle. Bien entendu les objets construits dans l’urgence sont rapidement influencés par l’environnement général et social en particulier. La place de la personne, du «JE» lui même dans ce «premier monde» construit connaît donc des formes différentes et en partie déterminées par la manière dont les situations inconnues se présentent. C’est déjà l’éducation. Ce qui importe ici, c’est de se rappeler que si l’on admet un déterminisme par l’éducation, il n’est toutefois pas possible de réduire ce «JE» et ce «premier monde construit» à l’action éducative. La caractéristique essentielle de ces objets est leur justification vitale. C’est la contrainte de l’ontogénie humaine. Il faut aboutir à tout prix à un premier monde efficace pour faire disparaître l’angoisse primitive au profit d’angoisses conceptuelles: peur de se cogner, de manquer, de mourir etc. Ainsi l'être humain trouve sa sérénité.
Ce premier monde construit sera donc ce qui «est» et toute remise en cause de son monopole sera anéantie par l’interdiction de se RE-trouver devant l’angoisse primitive. C’est la raison pour laquelle, poser que ce qui «est» n’est qu’un cas particulier des possibles est plutôt rejeté dans les conversations habituelles. C’est là notre handicap ontogénique, la limite intrinsèque de l’imagination.
S'il est intellectuellement possible de poser cette proposition, elle sera écartée par notre filtre psychologique préconscient, pour maintenir les invariants du premier monde construit. "Je ne saurais mettre de distance avec ces objets construits «vitaux» qu’à la condition d’une sécurisation exceptionnellement réalisée et d’une curiosité téméraire". Dans les autres cas une discussion philosophique effleurera la question existentielle, mais ne modifiera pas les croyances du JE. On dit souvent la nature revient au galop. Il faut entendre que le premier monde construit imposera son monopole car il est lié dans le subconscient à la pérennité du JE et de ses invariants, de son intégrité.
Une fois le JE constitué dans le premier monde construit, l’angoisse primitive est résolue. Puis l’être social s’agite dans les relations avec d’autres personnes et un environnement moins immédiatement vital, où ce sont des angoisses conceptuelles qui sont motrices de la construction d’objet. Les angoisses conceptuelles peuvent découler d’une construction personnelle, peur des araignées mais elles sont surtout socialement transmises par le langage social. En exemple la peur de maladie transmissible est particulièrement élaborée, conceptuelle, mais implique le JE et le SOI ce qui fait la difficulté d’une bonne appropriation.

Jusqu’à présent nous avons parlé d’un JE élaboré sous la contrainte d’une «angoisse primitive dont l’ampleur dépend de l’environnement. Par exemple les études psychosociologiques rapportent que les enfants qui ont grandi dans un climat de violence familiale, ou une guerre ont une personnalité fortement perturbée. Lorsque «l’angoisse primitive» est exacerbée par la violence, la constitution du JE s’arrête se bloque. Il se produit un hiatus constitutionnel. Par exemple l'enfant victime de maltraitances sexuelles ne pourra pas construire ses objets psychiques relatifs à son ontogénie sexuelle. Ainsi nous comprenons que l’exposition de la personne à un évènement sexuel la confrontera d’emblée à «l’angoisse primitive». Ces situations douloureuses entraînent une forme d’évitement, ou autre réaction insolite. Son JE n’aura pas pu se construire sur cette inconnue qui lui a été infligée violemment. Alors c’est le hiatus qui encoche la courbe de croissance du JE.
Nous verrons les conséquences de ces hiatus de façon quasiment graphique lors des processus de régressions pour fusion qui sont sans doute les phénomènes les plus complexes jalonnant la vie normale d’un être humain.
digression ....... JE et NonJE ligne de front contre l'angoisse primitive
les outils et les objets
[modifier | modifier le wikicode]L’homme est souvent décrit par ses capacités, ses acquis. L’appropriation, la fabrication d’outils, qui sont aussi des objets mais avec la capacité de transformer d’autres objets font partie de toutes les fresques paléontologiques . Ces outils ne sont pas toujours matériels. En arithmétique l’addition par exemple comme opérateur est un objet symbolique, agissant sur des objets opérandes. C’est un objet-outil symbolique conscient. Ajoutons que nous verrons aussi des objets outils subconscients produisant des «opérations subconscientes».
Chacun pratique cette interdépendance avec l’outil qui étend l’être jusqu’à ressentir que sans les outils il n’est plus rien, qu’il perd son image humaine. C’est même plus fort que ça, puisque sans une palette d’outils ce sentiment de dépersonnalisation devient angoissant. La feuille blanche sans crayon, sans gomme, sans «inspiration» est un exemple simple. Cette situation par rapport aux outils est donc générale, des premiers âges, jusqu’au handicap de la vieillesse, des plus anciens métiers aux plus récents avec une relation à l’objet de plus en plus indirecte, complexe, abstraite.
digression ....... différence des séquelles dans le cas d'un viol d'enfant et d'adulte
L’interaction objet / outil est essentielle dans l’appréhension de l’un comme de l’autre. L’objet est associé aux outils qui l’extrait, le façonne, le transporte, et réciproquement, que serait un outil sans destination vers un ou des objets. Et oui Il en va de même par rapport à la construction de notre psyché ! Le nouveau né, dispose déjà de quelques outils. Alors on peut considérer que la sensibilité tactile encore frustre, par expérience successive, l’amène à distinguer son propre corps de l’environnement, puis à hiérarchiser, mémoriser, reconnaître et l’un et l’autre et leur relation, avec une acuité, une anticipation croissante. De l’inconnu émerge le prévisible, puis le sentiment de sécurité, voire de puissance comme sur la simple pâte à modeler.
Je renvois ici à mon concept «d’angoisse primitive». Ce mécanisme d’appropriation, de perfectionnement dans l’usage des outils est indissociable de l’ontogénie (constitution du JE) et de la construction du Soi (relationnel, social). Les outils disponibles conditionnent la construction du JE et du Soi. L’homme sort de cette analyse comme un être par essence social. Au delà des premières expériences sensorielles des premières minutes de vie, l’intervention des outils conditionne, rend possible, configure sa personne, son identité, ses acquisitions conscientes et subconscientes par les expériences de l’éducation, ou fortuites, personnelles, inopinées. C’est bien en effet la vie sociale, avec les parents, voisins, école, etc qui fournit les objets outils et donne l’exemple de leur usage, ou de leur mésusage, ou de leur interdiction, et produit les objets en résultant.
Il faut entendre que cette définition très large du mot «objet» contient une connexion entre le vécu personnel, intime, et les relations sociales plus ou moins structurées, découlant de l’usage d’outils dans un sens très général. Ce fait explique pourquoi si beaucoup d’expériences humaines sont identiques, elles forment des objets non identiques, divergents, voire incompréhensibles de l’un à l’autre. Selon l’ordre d’appropriation des outils, les objets qui constituent, le JE et le Soi, des uns et des autres seront différents. Il y a donc une grande dispersion des personnes sur un fond universel des mécanismes, donc l'utilité d'une modèle. Voilà sans doute le premier défi de la communication. Par exemple l’empathie qui est très répandue s’appuie sur l’expérience commune et universelle de certaines joies ou souffrances relativement à des expériences très répandues, voire intégrées à l’éducation, comme le doudou, au point que le ressenti est «synchronisé» d’emblée entre l’enfant et les parents premiers initiateurs sociaux.
digression ....... ouils objets psychiques et liens symboliques
A contrario l’incompréhension est reconnue par la société, qui dans le meilleur des cas propose la tolérance et le dialogue pour la dissoudre. Dans ce cas si l’on veut généraliser, c’est l’expérience partagée de la tolérance et du dialogue (des outils) qui débouche sur une empathie, non pas à propos d’un objet commun cette fois, mais secondaire à cette démarche réciproque de la mise en œuvre d’outils. C’est alors cette œuvre commune qui devient l’objet de l’empathie, un objet symbolique, un lien symbolique subconscient.
digression ....... un comment la cytologie et la physique des échanges membranaires ouvre une réflexion sur la communication humaine
Les outils sont donc indispensables à la construction des objets dans la définition étendue qui précède, allant du capteur sensoriel cutané, l’outil empathie et le vélo comme exemple d’objet devient à son tour outil. Si nous considérons que la personne est le résultat de la mémorisation d’expériences découlant de son interaction avec l’environnement et de l’usage d’outil, et si ce résultat aboutit à ce Je et ce Soi , comme collection d’objets , alors vient la question de qu’est ce que la liberté? En effet la description ci dessus est mécanique, systématique et pourrait faire douter que la personne humaine dispose de créativité, d’imagination et d’autres facultés auto-génératrices non liées directement à la socialisation. Et pourtant ces facultés ne font aucun doute, c’est donc que d’autres mécanismes existent et dépassent ce cadre.
digression ....... une sémiologie du hiatus ontogénique
L’empathie met déjà la puce à l’oreille, car les «objets» impliqués dans cette expérience sont les personnes elles mêmes. «l’outil» de cette empathie est en fait une relation symbolique de similitude, d’équivalence, entre des expériences partagées lors de l’ontogénie ou édification du JE. Il y a donc là un outil d’un nouveau genre (ici je référerai volontiers au concept de neurones miroirs, j'interpelle le lecteur pour qu'il partage un lien efficace). Il ne s’agit pas d’une interaction entre une personne et un environnement plus ou moins concret mais cette fois entre deux personnes qui mobilisent leurs acquis ( JE, SOI et leurs objets) par une relation symbolique qui est comme l’outil. C’est donc une interaction purement psychologique. Comme cette interaction est très universelle, elle peut être considérée comme constitutionnelle. Je qualifierai ces objets constitutifs du Je et du Soi de «psychologiques». L’empathie apparaît comme l’ outil psychologique, dont la fonction est d’obtenir, un lien symbolique entre objets subconscients acquis par plusieurs personnes.
digression ....... l'enseignement de l'empathie aux soignants
Dans le droit fil, la créativité, l’imagination, l’intuition trouvent leur place comme outil agissant à partir de , ou sur des objets psychiques pour en produire d’autres. Et la merveille c’est que l’artiste, le poète ou l’amoureux ou le chercheur traduisent ces relations symboliques en objets «classiques» par des outils usuels pour les exposer aux autres.
digression ....... l'être humain et son apprentissage de l'auto-contrôle
La mémoire, les objets.
[modifier | modifier le wikicode]Tous les objets psychiques forment t’ils un ensemble homogène comme des bibelots sur une étagère dont l’extrême variété fait abandonner tout espoir de classification?
Pour faire simple une distinction entre objets conscients et objets subconscients est assez facile à éprouver. Je propose d’argumenter à propos des différences de types, et de contenu des objets conscients d’une part et subconscients d’autre part. Il va de soi que pour qu’un objet existe il faut qu’il persiste en mémoire. Je propose d’argumenter des points communs et des différences entre les processus mémoriel des objets conscients et subconscients. En même temps on peut reconnaître que le purement conscient et le purement subconscient n’est pas toujours évident.
digression ....... retour sur le premier monde construit et les circonstances de l'incommunicabilité
J’argumenterai que les évocations des objets conscients et les invasions des objets subconscients expliquent l’instabilité mémorielle des uns et des autres. J’illustrerai, l’influence des invasions des objets subconscient dans le préconscient, sur le devenir des objets conscients et des objets subconscients eux mêmes.
Avançons dans la définition de ces qualificatifs. Comme exemple simple, les tables de multiplication sont des objets conscients, comme un vélo, une casserole etc. Une caractéristique commune de ces objets, c’est qu’on s’en rappelle, qu’on peut les évoquer facilement, et même les communiquer à autrui. Une certaine familiarité avec soi même, ou des descriptions littéraires permettent de prendre conscience (oui c’est un paradoxe qui va s’éclaircir) que ces objets comportent aussi des attributs subconscients. Juste comme exemple, le vélo est pour bon nombre un rappel profond, de liberté , d’émancipation, de gestion du risque, d’optimisme qui ne revient à l’esprit que dans un état mental particulier, éventuellement recherché. Si les attributs conscients du vélo découlent d’un apprentissage plus ou moins savant, ses attributs subconscients comme l’émancipation assez générale pour déboucher sur une empathie, sont parfois contrariés. Des chutes, non compensées par les soins ou la compassion donnent lieu pour certaines personnes à une association, un lien symbolique: vélo entraîne douleur et échec. Ces attributs subconscients majoritairement partagés comme ici l’émancipation manqueront à l’objet du «malchanceux». C’est un cas fréquent où une empathie éprouvée de façon fréquente, peut se trouver en échec et conduire à un sentiment d’incommunicabilité de la personne «malchanceuse» par rapport à un groupe social majoritairement «chanceux».
C’est un domaine où la topographie cérébrale prend un sens fonctionnel, avec son cortège de modulation des neuromédiateurs et des hormones. Les connaissances sur la topographie fonctionnelle cérébrale remontent à des travaux cliniques depuis le 19ème siècle et sont éclairés par des imageries fonctionnelles alimentant la neuroscience moderne. Ainsi telle aire a été identifiée comme celle du langage, telle autre de la motricité ou de la sensibilité avec une telle précision qu’une sorte de projection dystrophique mais reconnaissable, du corps sur la «coupole» corticale, est décrite comme lModèle:’homoculus. Je ne suis pas du tout à jour des recherches en neuroscience, j’en préviens le lecteur qui voudrait trouver ici une quelconque référence en ces domaines. Je recommande la lecture d’articles à jour sur ces questions, à ma connaissance les données des études cliniques anciennes sont plutôt consolidées par la neuroscience actuelle avec une finesse accrue et un champ de recherche de plus en plus vaste comme toujours en science. A noter que les imageries modernes vont jusqu’à contribuer à l’étude des troubles dépressifs, des schizophrénies et bien sûr des démences entre autres.
Ces découvertes invitent à une conceptualisation structurée des objets.
digression ....... la notion de classe d'objets et d'outils psychiques
Puis les études de cas déficitaires ont permis de décrire des syndromes psychiques liés à des altérations topographiquement définies entraînant des tableaux reproductibles, le syndrome frontal, pariétal etc. Mais c’est surtout la grande révolution de la biochimie et de son observation dynamique qui permet un bond considérable dans la compréhension de l’activité cérébrale et y compris des phénomènes psychologiques normaux ou pathologiques.
Nous revoilà dans le substratum de l’objet psychique. Le conscient est installé quelque part dans le cerveau et le subconscient ailleurs. Il y a des relations, d’association, des liens fonctionnels, symboliques entre les deux mondes de même qu’entre objets d’un même monde. La lecture d’articles de Wikipédia (pour les plus accessibles) permettra de critiquer ces définitions succinctes. Mais pourquoi réinventer le fil à couper le beurre quand le voisin en dispose d’un tout neuf? Ainsi donc nous disposons de connaissances certaines sur l’influence de molécules naturelles: hormones, endorphines, neuromédiateurs, molécules «simples» comme le glucose, les acides aminés et même certains acides gras sur l’état mental ressenti, observé, déclenché etc. Bien sûr là aussi il y a des cas rudimentaires comme les conséquences de l’alcoolémie, celles de l’œstrus, ou de l’intoxication au monoxyde de carbone pour donner des exemples extrêmement disparates pouvant servir comme porte de recherche car il faut absolument voir large.
D’autres cas sont encore plus raffinés avec une compétition entre facilitation_inhibition entre plusieurs groupes chimiques, dont l’effet est exprimé par la personne, qui par entraînement ou contrainte ou interdit, va enclencher des réactions, des conduites, des anticipations de rétrocontrôle, ou d’enchaînement quasi préprogrammés impliquant ces molécules. Pour approfondir et détailler nous trouverons de nombreux exemples: lutte contre l’endormissement, contre le froid, influence de la nervosité, la colère, des pulsions sexuelles ou alimentaires, des addictions, de l’ennui, les céphalées etc etc .
Dans ce modèle je pose que si les mécanismes sont universels, leurs aboutissement va différer entre les personnes selon leurs antécédents cumulés dans le Je et le Soi. En particulier la conclusion satisfaisante ou non de ces mécanismes va pondérer l’objet par un facteur de «récompense» (dopaminergique,sérotoninergique) ou l’absence de ce « climat biochimique », et influer lourdement sur le désir de reproduire ou d’éviter ces situations. Ici il faut explorer le vaste champ des addictions comme le tabagisme ou de phobie comme peur de l’eau. Ces exemples banals pour montrer ce qui peut advenir en matière alimentaire ou sexuelle ou d’apprentissage dans des pathologies lourdes.
Un objet conscient ou subconscient contient donc au moins un attribut, une couleur, sa qualification comme favorable ou à rejeter. Nous verrons donc que toutes évocation entraînera une invasion du préconscient avec ce filtre. c'est la voie principale de modification des acquis suivants.
Et la mémoire dans tout ça?
[modifier | modifier le wikicode]Et bien là aussi la topographie et la biochimie expliquent la différence entre la mémoire immédiate, la mémoire à long terme, la facilitation ou l’inhibition d’évocation des connaissances, des évènements conscients d’une part et subconscients par ailleurs et des deux à la fois. La mémoire est donc une fonction de base du cerveau psychique, c’est le minimum syndical d’une certaine manière, c’est le statut figé (en première approximation) de l’objet. Elle représente le procès verbal d’un apprentissage, d’un évènement, et de leur «climat biochimique» sérotinino-dopaminergique en particulier.
Mais il faut aussi prendre en compte sa remise en conscience par une évocation plus ou moins facile ou spontanée et plus ou moins transformée la encore par le contexte biochimique.
Comme exemple si je cherche 2 fois 2, ça viendra immédiatement. Si je cherche à me rappeler ma première chute de vélo, forte chance que plein d’autres évocations surgissent et m’égarent dans le calendrier de mon existence et dans le ressenti douloureux de la chute. Ai je été ramassé avec empathie, avec des soins, avec des reproches, des encouragements, une histoire drôle, la menace d’hospitalisation, un vélo brisé ou indemne et j’en passe. Récemment il a été démontré que l’objet mémorisé n’était pas inaltérable et que les évocations répétées pouvaient le transformer en fonction du «climat biochimique» et des liens symboliques induit à l’instant de l’évocation qui peuvent se constituer après l’évènement. Il faut donc admettre que la mémoire remanie régulièrement les objets, leur climat neurochimique, et donc les liens symboliques avec d'autre objets ou outils.
Ces remaniements seront conscients lors d’un apprentissage intellectuel, avec comme exemple simple l’acquisition d’un sens enrichi pour un mot déjà connu. Toujours dans le domaine conscient, le trou de mémoire sera particulièrement intéressant à étudier tant il dépend du contexte neurochimique, et des processus d’invasion à l’œuvre dans le préconscient, c’est le cas du «trac» qui sera éventuellement résolu en mettant à profit des invasions bienfaisantes.
digression ....... les remaniements mémoriels et la manipulation de l'opinion
De là il est facile d’entrevoir que le remaniement mémoriel des objets subconscients sera mis à jour, lorsque l’introspection permettra de repasser le film du vécu. Toujours comme exemple, le contenu subconscient du vélo avant et après la chute. Ce qui est facile dans un cas simple, empathique, apparaîtra plus complexe face à des traumatismes plus graves et intimes, conduisant à une situation d’incommunicabilité.
C’est le moment de glisser une référence connue à des manipulations traumatisantes comme les «sérum de vérité», les techniques de propagande et de conditionnements, de suggestion, qui hélas se pratiquent jusque dans les boutiques de charlatan où les cellules de torture. Une référence positive par contre ira au chimiothérapie documentée de certains syndromes post-traumatiques ou en encore à la galvano-thérapie moderne de certaines psychoses.
Voilà qui illustre que le remaniement mémoriel est en fait courant et pourquoi sa connaissance par un patient lui même, et l’effet d’un exercice mental dont il a la maîtrise peut conduire à un effet salutaire pourvu que les effets contraires soient prévenus par un protocole éprouvé.
C’est le moment de prendre conscience que les objets conscients et subconscients se distinguent aussi par leurs structures mémorielles en plus de leurs outils d’acquisition. Il me paraît intéressant de concevoir la notion d’objet d’une manière moderne. La théorie des ensembles objets définit les objets comme éléments de classe d’équivalence. Voilà un terme savant, d’accord, mais un exemple épargne la complexité apparente. Un objet qui a 2 roues, sur lequel on peut s’installer, et avancer en pédalant est un vélo puisqu’il possède tous les attributs de la classe vélo. Cette analogie rudimentaire entre objets et mathématique est connectée à la psychologie. A ma connaissance Piaget décrit que l’un des processus d’apprentissage fondamental de l’enfant est «l’analyse généralisatrice». L'analyse crée une classe et y place en même temps les objets pour généraliser.
Bien sûr l’esprit humain généralise ce mécanisme qui semble incontournable, comme «inscrit en dur» dans notre cortex. Il construit des classes mères ou filles, les secondes héritant des premières en y ajoutant de nouveaux attributs. Ce mécanisme fondamental permet une arborescence très performante, économique pour les processus d’évocation mémorielle des objets conceptuels et d’ailleurs il est systématiquement utilisé par les pédagogues. En science chaque spécialité crée une arborescence à sa convenance où plus justement selon les outils qu’elle mobilise.
L’arborescence issue de «l'analyse généralisatrice" des objets conscients, et de leur mémorisation, et de leur évocation semble être un modèle efficace. A ma connaissance il n’y pas à ce jour un substratum neuronal et biochimique de ce modèle. Notons toutefois que tous ces processus conscients sont fortement influencés par le contexte social, par la pollution des stimuli comme les bruits parasites, par l’état psychologique général, par son climat biochimique, qui contribuent au filtre préconscient comme je le décrit dans mon «protocole». En exemple une personne, convaincue par le mépris qu’elle n’est pas capable de comprendre ou d’apprendre, exposée à l’objet subconscient «mésestime de soi», n’apprendra effectivement rien. L’inhibition est aussi redoutable que la stimulation est efficace, d’où le concept révolutionnaire de « pédagogie du succès ».
Si le climat d’acquisition d’un objet conscient est assez facilement organisable celui d’un objet subconscient l’est beaucoup moins. La pédagogie veillera dans le premier cas , mais point de mise en situation vraiment organisée pour le premier baiser, pour rester simple. C’est une allusion sur l’implication du filtre préconscient dans la constitution des objets conscients mais plus particulièrement pour les objets subconscients.
Et alors quelles différences avec les objets subconscients ?
[modifier | modifier le wikicode]Il faut préciser un point crucial du modèle, ce filtre qui s’intercale entre les évènements et l’activité psychique, c’est le concept du préconscient. Ce modèle s’appuie d’abord sur un constat facile à admettre y compris dans l’activité consciente. La quantité d’information, de stimuli qui se présente à nos organes sensoriels (nous parlerons d’un organe non-sensoriel, «intérieur» plus tard) est tellement importante, qu’un traitement exhaustif de ces informations épuiserait immédiatement notre machine neurochimique.
En effet cette machine n’a pas de capacité infinie, à l’instar de ses réactions enzymatiques, elle est saturable et c’est donc un filtre de réjection qui protège la machine de la surchauffe. Un exemple extrême, qui montre les conséquences d'un déficit de se filtre est donné par l'hyperalgie du syndrome thalamique, et ses douleurs insoutenables. Dans le cadre physiologique le capteur visuel est une belle démonstration. La réactivité (et son corollaire la période réfractaire) des photorécepteurs garantit, que par la saturation biochimique, la captation de stimuli si leur fréquence dépasse une certaine valeur sera ignorée, rejetée. Ainsi les données physiques seront disponibles un temps suffisant et sans parasite pour que le cortex occipital en particulier, ait le temps de les analyser. De plus en fonction des circonstances, intérêt, urgence, procédure de survie, la fréquence de réjection varie. En cas de chute de vélo, le film est enregistré à plusieurs fois les 25 images secondes, et il est possible de la ré-évoquer au ralenti. Ce phénomène est aussi connu en cas d’agression lorsque son évocation n’est pas bloquée par les mécanismes que nous aborderons. C’est le syndrome post-traumatique.
Le filtre préconscient est donc adaptatif mais surtout perturbable et modulable.
[modifier | modifier le wikicode]Pour souffler un peu, un cliché qui rappelle que toute activité neurochimique est saturable : « plus et ça bloque ». De plus une fois franchi le filtre de réjection, les stimuli considérablement moins nombreux vont faire l’objet d’un nouveau filtrage. C’est en fait l’amorce du classement qui pour l’objet conscient relève de l’analyse généralisatrice et qui pour l’ objets subconscient sera surtout marqué par son agrégation avec son contexte neurochimique et humoral.
Alors se présentent plusieurs cas :
- Soit l’évènement interpelle l’activité consciente, c’est un discours, une image signifiante. Il est alors présenté à la machine intégrative, arborescente, décrite ci-dessus puisqu’il est d’emblée classable. Ex... je vois un vélo.
- Soit l’évènement est anticipé, connu, banal ou considéré comme tel et il sera exclu de l’analyse consciente car il ne l’interpelle pas. Par exemple le bruit du vent dans les arbres. Le subconscient pourra donner ou non lieu à un classement dans les catégories subconscientes où les classes ont une forme différente par rapport aux classes « conceptuelles » identifiables dans l’activité consciente. Nous décrirons ces classes subconscientes plus loin.
- Soit l’évènement est brutal, et/ou non-anticipé, imprévu, et/ou inimaginable, ou terrorisant, toutes circonstances qui déclenchent un blocage du processus préconscient, il ne pourra pas être classé. Les exemples les plus courants sont les agressions, les accidents, les viols, et la maltraitance subie dans l’enfance. Au fil des travaux, cette situation a été qualifiée de traumatisme, d’autant qu’elle inaugure une situation bien étudiée aujourd’hui désignée par syndrome post-traumatique. Ce blocage est topographiquement défini par l’implication de l’hippocampe, des modifications hormonales à action générale de «qui-vive» (ex adrénaline,) de stress (hypercorticisme), de dysrégulation hypophysaire, jusqu’à des modifications des structures cérébrales observables dans les recherches par imagerie médicale. Ce drame psychique se prolonge par une altération des fonctions neurochimiques habituelles. Le filtre préconscient est sidéré bloqué. Sorti de cette phase de sidération il est perturbé, conduisant à un épuisement neurochimique pouvant perturber donc toutes les fonctions et acquisitions: apprentissage, sommeil, sensation de bonheur, libido, élan vital etc.
La situation peut se chroniciser au-delà des 3 mois et le fonctionnement psychique s’en trouve déformé indéfiniment. C’est le handicap post-traumatique. D’où l’importance reconnue aujourd’hui des conséquences d’une absence ou d’une mauvaise prise en charge initiale du syndrome traumatique.
Le classement :
Il faut souligner que la forme arborescente que prend le classement des objets conscients est un modèle solide, éprouvé en psychologie de l’apprentissage, avec l’analogie des ensembles, des classes d’équivalence et des héritages. Encore l’exemple du vélo est facile et tout le monde comprend alors ce qu’est un vélo-moteur, un vélo qui « hérite » d’un moteur.
Le classement des objets subconscients n’est pas superposable à ce modèle. L’évènement bienfaisant du berceau douillet s’enrichira naturellement de celui du lit douillet et sans doute de la «doudoune» pour donner un exemple de portée populaire. La contemplation de l’arbre en face de la chambre avec son feuillage changeant, les bruits qu’il émet à la fois dépendant de l’état du feuillage et du vent, et de la myriade des pénombres projetées, remplira le vaste coffre au trésor des émotions bucoliques et du sentiment d’harmonie.
Ce qui est remarquable dans cette mémorisation outre sa structure «agrégative» c’est son énorme capacité de stockage sensoriel. Le flux de donnée stockée est incomparablement supérieur à celui des objets conscients et donc la puissance de leurs invasions sera d’autant plus grande. Cette hyper-définition sensorielle de l’objet subconscient est d’ordre physiologique. Comme si ce classement assez simple, sans les raffinements nécessaires aux concepts, laissait notre énergie psychique disponible pour une acquisition massive multi-piste à grande vitesse d’acquisition. Il en résulte que l’objet subconscient est massif, global. Les pistes de l’enregistrement sont chacune connectée directement à un organe sensoriel. Ce caractère massif rend bien compte de l’effet de son évocation, à l’image de la madeleine de Proust, où une effluve discrète déclenche une remise en situation encore plus prégnante que le vécu lui même.
Je désignerai cette situation par le mot « invasion ». Le stimulus déclenchant étant comme une « gâchette ». Il faut rappeler une fois de plus que l’objet comporte dans ses attributs, sa pondération propre entre le «plateau» récompense, satisfaction, gratification, jouissance et celui punition, frustration, culpabilisation, souffrance et leurs attributs biochimiques. Ici il faut souligner que «l’invasion» entraînera la restitution de ce contexte amplifiée par sa répétition à l'image des démonstration de Pavlov. Cette remarque doit attirer l’attention sur la dangerosité des déclenchements d’invasions, circonstancielles ou par sollicitations volontaires. Une incitation à l’évocation d’un objet subconscient qui contiendrait un attribut «souffrance» va renforcer l’attribut souffrance donc l’aggraver.
Nous verrons qu’il est possible de fournir les outils ayant l’effet inverse. Retenons qu’avant toute manipulation par soi même ou avec l’aide d’un tiers, d’un objet subconscient, il faut absolument que le sujet enfile une « combinaison de protection ». Cette combinaison et la manière de l’enfiler, réclame une compétence à la portée de chacun, pourvu qu’en plus d’une conception claire de la nature des objets en causes, comme je l’espère l’exposé actuel y contribue, deux techniques bien réglées d’évocation soient réalisées.
Ce sont les techniques d’évocation associative et dissociative selon le « protocole » en pièce jointe à cet essai (ce protocole empreinte à la Programmation Neurolinguistique en se distinguant radicalement de certains de ses enseignements que je qualifie de dangereux, en particulier les ancrages avec intervention physique du praticien).
De même que nous avons vu le rapport constitutionnel et réciproque entre objet et outil que ce soit dans l’activité consciente comme subconsciente, nous venons de voir que l’objet possède une structure mémorielle qui varie en fonction de la nature de l’objet et du contexte de sa survenue. Nous avons vu les différences des processus mémoriels d’un point de vue structurel, l’arborescence du conscient versus l’agrégation, fusion du subconscient, mais aussi la différence fondamentale entre les contenus de la mémorisation des objets conscients prédestinés à la communication, à la prévision, au calcul , et les contenus des objets subconscients dont la destination nous échappent par définition mais qui constituent la plus grande part de la psyché. Cette dernière affirmation a été historiquement souvent combattue, voire réprimée par de nombreuses sociétés sans doute pour couper l’individu d’une source de motivation non contrôlable par la norme, comme l’empathie, l’inspiration, dans l’espoir aussi de mobiliser la totalité de l’énergie psychique au profit du collectif ou du pouvoir, en niant la personne et son histoire particulière.
Cette amputation qui continue dans l’époque médiatique, conduit une immense proportion des personnes à lutter contre des mécanismes neurophysiologiques et donc à se tourner le dos à elles mêmes. D’un point de vue pratique il est facile d’envisager qu’il est illusoire d’obtenir d’une petite part de notre psychisme conscient, qu’il maîtrise sa part majoritaire subconsciente, non conceptuelle, et son cortège biochimique induit.
La manipulation des objets et les opérations entre les objets.
[modifier | modifier le wikicode]Partant du modèle du classement par équivalence des objets. Nous pouvons observer que des opérations entre ces objets deviennent possibles et même assez systématiques.
Pour ce qui est des objets conscients, un grand nombre d’entre eux se retrouvent qualifiés de concept. Pour exemple des objets chiffres vont se prêter à des opérations, et des relations de comparaison. C’est le fameux 2 plus 2. Mais les simples mots d’un vocabulaire se trouvent combinés dans la langue, dans un discours non prédéfini à l’avance, sauf pour les perroquets, mais en suivant une syntaxe. Voici donc des objets conscients, en mémoire, classés, combinables, pondérables etc. Donc la manipulation des objets conscients et les opérations sont indissociables de l’activité humaine perçue par tout un chacun. Cette activité cérébrale fait autant l’objet d’étude biologique que psychologique avec une convergence chaque jour plus affirmée. La (les) fameuse dyslexie est typique de ce point de vue. Longtemps classée comme débilité ou trouble caractériel, puis handicap, puis génétique elle est présentée avec des mécanismes de plus en plus raffinés, y compris ses imageries fonctionnelles cérébrales comme une particularité non rédhibitoire à l’apprentissage et peut être parfois avantageuse.
Pour ce qui est des objets subconscients il faut faire appel à des considérations bien moins communes. Admettre la présence d’objets subconscients est un fait récent, sauf à considérer que la méditation, les transes, les prières, les superstitions, les possessions, référaient au monde de l’invisible y compris au sein même des personnes. Ce subconscient est donc une mise au jour d’un fonctionnement cérébral inhérent au moins à la nature humaine.
Nous avons vu que ces objets, issus de l'agrégation des stimuli foisonnants, malgré le filtre de réjection, mobilisent la plus grande part de l’activité cérébrale Nous avons vu que les interactions entre ces objets sont nombreuses et qu’elles émergent parfois sous des formes imprévisibles. Pour exemple, La simple sensation de s’être «lever du bon pied» ou à l’inverse de «voir les choses en noir» qui se succèdent sans explications évidentes. Entre une sensation de bien être total et la tension insurmontable d’un syndrome post-traumatique, point de doute il se passe des choses et il faut essayer de comprendre. Depuis la classique description de la madeleine de Proust et des flash post-traumatiques les indices se multiplient. Ces objets subconscients envahissent l’activité cérébrale à partir d’un stimulus qui peut être banal, évènement «gâchette». L’odeur déclenche l’invasion de la madeleine avec tout son contexte, lieu, personnes présentes, lumière de la salle, couleur de la nappe, crépitement du foyer, voix entendues etc . A un instant, une perception sensorielle par un seul canal sensoriel, déclenche l'invasion d’un événement complexe impliquant tous les canaux sensoriels y compris un canal non supporté par un organe sensoriel qui transmet une sensation de bonheur, le climat « dopaminergique ».
Cet exemple est démonstratif. L’objet subconscient est «global», c’est un duplicata qui toutefois connaître des remaniements complexes au fil de ses ré-évocations. Il est d’une extrême définition, il envahit totalement la personne sans intervention de calcul, de volonté. C’est «l’invasion». C’est comme un réflexe pavlovien de notre activité la plus évoluée.
L’artiste nous fait découvrir cette invasion reproductible et heureuse par un discours littéraire. Comme ce récit est facilement compris et qu’il renvoie à des situations semblables pour le lecteur, il faut y voir une invitation empathique. À noter que l’objet subconscient contient tellement d’informations, qu’avec l’entraînement qui convient, son évocation reproduit une situation approfondissant son évaluation consciente. Et voilà qu’un élément de la situation enregistrée mais non prise en compte à son origine revient au premier plan. Cette redécouverte est tellement puissante qu’elle renforce la pondération satisfaction d’une situation bénéfique. Pour exemple chaque fois que je ré-évoque selon mon protocole la situation où je me laisse traîner par mon bateau à voile en pleine mer, portant harnais et sous la vigilance de ma femme, cette invasion renforce sa valeur de bien être.
Voilà donc les caractéristiques des objets subconscients qui se dessinent: résultats d’un enregistrement multi-sensoriel à haute définition, classés en fonction de charges satisfaction_répulsion, liées à un "climat" neurochimique complexe mais certain, capables de produire non pas un souvenir mais une «invasion» qui peut produire au fil de ses répétitions un renforcement de sa charge satisfaction_répulsion.
TRES IMPORTANT ....... Illustration de "l' organe psychique", PRE-CONSCIENT et OBJET GÂCHETTE
Ces invasions sont donc capables de produire un «climat neurochimique» qui va fondamentalement influencer les futures acquisitions psychiques (conscientes ou subconscientes). Dans les circonstances communes ces invasions expliquent bien les sensations générales d’optimisme, ou d’irritabilité que chacun éprouve et reconnaît dans son existence et dont la banalité traduit la bénignité sauf à considérer qu'elles se pérennisent dans un mode obsessionnel.
Mais dans les cas de souffrances psychologiques, les potentialités des invasions dans le préconscient, expliquent les fortes perturbations des objets acquis sous l’emprise des invasions toxiques. Le filtre des réjections est perturbé, le filtre du préconscient soumis à une invasion «douloureuse» perturbera le classement et la mémorisation de l’évènement.
D'une part le filtre de réjection devient perméable, moins efficace, il laisse passer plus de stimuli comme pour mieux prévoir et parer à la situation traumatisante. C’est l’état de qui-vive, de phobie, des démarches d’évitement. Ce filtre se met à laisser passer des bruits en fait sans intérêt, rejette certain contact anodin, déclenche des fuites devant certaines images pourtant banales etc. Comme nous l’avons vu, la détérioration du filtre expose à l’épuisement neurochimique par surcharge en stimuli. L’épuisement conduit à l’état morbide en particulier la dépression « bio-chimique ».
D'autre part le filtre préconscient du classement est perturbé. Le climat de souffrance s’installe dans le préconscient fréquemment et durablement. Les évènements devant donner lieu à l’acquisition d’objets subconscients satisfaisants, gratifiants sont recouverts par le vert de gris, la morosité, et ceux qui hélas sont pénibles et frustrant cheminent sans entrave vers leur agrégat mémoriel délétère.
C’est alors que la manipulation, la combinaison entre objets s’opère, cette fois sous le règne de l'invasion toxique, c'est le "parasitage".
Concernant les objets conscients, nous avons exposé qu’un objet conscient, présente une nature conceptuelle, prend sa place dans une arborescence mémorielle construite sur le modèle de l’analyse généralisatrice, possède des attributs opératoires. Nous avons même suggéré que l’intuition du poète, du chercheur relevait d’une capacité à créer des liens nouveaux entre ces objets créant du même coup un nouvelle arborescence et du même coup de nouveaux liens opératoires entre les objets. Ces facultés sont sans doute liées à certaine phase du sommeil. Cet apport encore neurophysiologique contredit l’idée que seul l’effort soit gage de succès et de performance. Au contraire tout concorde dans la physiologie. C’est la qualité de la décontraction du muscle qui annonce la performance de la contraction, pour des raisons biochimiques démontrées. C’est sans doute la performance des sommeils de l’être humain qui lui permet ses performances conceptuelles et subconscientes.
Et alors concernant les objets subconscients?....
À ce jour, mise à part les perturbations du sommeil consécutives à tout objet subconscient déclencheur d’épuisement neurochimique, je ne connais pas de démonstration sur l’importance du repos pour l’établissement des liens symboliques entre objets subconscients. Toutefois rappelons nous que le lien symbolique d’homologie bien suggéré dans les empathies nous met sur la voie. Aussi admettre que des liens symboliques s’établissent entre objets subconscients est envisageable. Et je tente d’en confirmer la vraisemblance. Le langage étant d’abord un jeu de symbole, l’idée de solliciter les liens symboliques avec les objets subconscients par un usage particulier du langage est l’objectif central que je retiens de la Programmation Neuro Linguistique.
digression ....... une dyslexie et sa solution
Un constat intéressant dans cette voie est d’observer que si parfois une invasion comporte une indication temporelle, le plus souvent cette dimension est estompée, voire absente. Pour reprendre l’expérience du vélo, tout s’agrège en mémoire comme si ces expériences n’avaient plus de date. Ce fait extraordinaire pour une capacité comme la mémoire qui contient dans sa définition, la résistance au temps qui passe, témoigne d’une caractéristique particulière à la mémoire du subconscient. Elle n’est pas attachée au temps, au contraire elle semble s’en affranchir. Ceci explique le coté massif des invasions. Les sensations de chaque évènement fusionnent avec celles d’évènements distants. Ce mécanisme fait que le vélo ou le faire- du-vélo, «subconscient» va s’enrichir d’éléments fortement pondérés «positivement» dans l’échelle des satisfactions pour les jours de beau temps et de vacances, alors qu’il peut être dévalorisé par trop d’expériences sous la pluie ou la tempête.
Ces cumuls ne sont pas le produit d’une addition des séquences mais d’une fusion des séquences. Ce travail de fusion s’opère pendant le sommeil c’est le plus probable. Nous savons qu’un sommeil non physiologique, pathologique, va entraîner l’amnésie des faits récents, la caricature la plus désastreuse en étant le «lendemain de cuite». Nous devons donc admettre que les liens symboliques entre objets subconscients s’opèrent pendant le sommeil. Il nous reste à concevoir que ces liens ne sont pas prédéterminés par une stratégie consciente comme celle bien codifiée de la répétition de la récitation avant d’aller au lit. (Ici je suggère pour mémoire, d'explorer l'intérêt de faire enfiler sa combinaison de survie à un traumatisé avant qu'il ne s'endorme, un exemple de ce qui peut être conçu comme une urgence thérapeutique). Ces liens symboliques sont hors du champ de la conscience, par contre les invasions qui en découlent s’imposeront, avec toute leur puissance massive, à l’être humain sans égard pour la confiance qu’il porte à son monde conceptuel conscient.
digression ....... la technique du recouvrement une technique thérapeutique
La stratégie s’étaye petit à petit. L’invasion par un objet subconscient est d’une puissance telle que l’activité consciente est littéralement écrasée. Les liens symboliques entre objets subconscients s’opèrent pendant le sommeil et donc le climat de ce sommeil est déterminant sur la création de ces liens et donc leurs propres «climats» . Les outils de ces liens ne sont pas univoques au sens ou le lien d’homologie bien identifié dans l’empathie ne donne pas toujours le même résultat pour chacun. La contradiction entre objets, la dévalorisation d’un objet, ou sa mise en valeur, est éprouvée lors des invasions. Hélas ces phénomènes quotidiens sont exclus du champ de l’activité consciente autant par les mécanismes sollicités que par la négligence ou le rejet social à leur encontre.
C’est ainsi que la norme sociale, expose la majorité des êtres humains à l’ignorance d’eux mêmes, une incompréhension qui conduit à un sentiment d’impuissance, d’angoisse, faute de reconnaître à la fois les objets et les outils mobilisés dans ces invasions. La méconnaissance des outils et des objets reproduit le stade de l’angoisse primitive donc par quasi réflexe, entraîne le rejet du Je et du Soi du champ de la conscience.
digression ....... Comment le modèle de psychisme objectif peut contribuer à l'émancipation des êtres humains
Au contraire une bonne leçon de chose, et la pratique de l’introspection sous protection de la combinaison de protection dont la personne est maîtresse, en autonomie et surtout dans son intimité, permet de maîtriser ces invasions dans toutes leurs ampleurs, leurs connexions et leur puissance, pour y puiser sérénité, force, explication, et finalement résolution des souffrances. L’introspection d’une souffrance, ne doit être envisagée que sous cette protection, au risque certain de la voir ravivée par son évocation. L’exploration d’une plaie se fait en urgence, mais dès lors qu’une cicatrice commence, son exploration est un geste qu’il ne faut entreprendre que sous condition de connaître la présence, la nature, la position d’un corps étranger, son trajet et d’opérer alors sous anesthésie et asepsie parfaite. Dans les autres cas, le patient demande une récupération fonctionnelle plus qu’une restauration formelle. C’est donc la personne elle même qui construira son adaptation, pourvu qu’elle dispose des outils de cette réforme.
La résolution des souffrances, attribut des objets subconscients.
[modifier | modifier le wikicode]Quelques cas cliniques de ma pratique.
Cas 1 : Ce cas est fait pour troubler le lecteur qui aurait perçu dans cet essai une tentative d’exposé ramenant tout à la psychologie. Un adolescent de 14 ans m’est adressé par sa mère pour trouble du comportement. Il évoque qu’il veut se venger, se défendre d’agressions qu’il aurait subi. Nous commençons donc par proposer au patient de considérer que de se plaindre à 14 ans c’est normal, que l’âge le plus heureux de la vie n’est sans doute pas pour tout le monde la jeunesse etc. Il en vient à la confidence qu’il est agressé régulièrement par des gens qu’il ne saurait reconnaître et que c’est généralement lorsqu’il range sa mobylette.
Alors je m’attache à lui faire décrire ce qui précède et ce qui suit l’agression ….. et là c’est la confusion. Je le rassure sur l’étrangeté qui lui saute aux yeux, et sur le fait qu’il y a une explication à ces «flash». La brutalité de la vision, la régularité des circonstances, son absence de témoin, son étrangeté inachevée, sa période de récupération, m’ont interpellé. Merci mes maîtres, mon premier diagnostic qui sera confirmé est une épilepsie temporale partielle. Pour un généraliste c’est une rencontre exceptionnelle et même pour un neurologue hospitalier ce n’est pas une observation quotidienne dans cette forme. Je l’adresse en neurologie avec l’anamnèse et l’hypothèse soulevée d’épilepsie temporale avec hallucination conduisant à une névrose de persécution. Après deux électroencéphalogrammes le diagnostic est confirmé, le traitement adapté fait disparaître les «crises» et mon accompagnement convainc le jeune patient qu’il a eu une réaction normale, intelligente à une génération d’images de sensations anarchiques auxquelles il a donné un sens.
Les sensations étaient sans fondement objectif, liées à l’activité neuronale paroxystique et anarchique de son lobe temporal, mais son effort à leur donner un sens découlait d’une intelligence normale. Il a été guéri de son épilepsie très particulière et en même temps les doutes qu’elle avait fait naître sur sa santé mentale sont effacés. Voilà l’exemple glorieux, issu de ma pratique pour illustrer que la souffrance psychologique n’est pas toujours consécutive à une histoire psychologique. Il convient d'être circonspecte avant de se "lancer" dans des consultation spécialisé sans l'avis du médecin généraliste. Il en va de même pour d'autre spécialité quand un ORL est sollicité pour un bouchon de cérumen historique tout à fait du ressort de l'otoscopie du généraliste qui pratiquera son extraction attentive.
Cas 2 : C’est même un cas courant dans les addictions de tous ordres où c’est le trouble fonctionnel neurochimique qui crée la souffrance psychologique en détruisant le circuit de traitement des objets conscients et subconscients. Comme anecdote instructive et pour le moins originale, c’est une intoxication chronique au monoxyde de carbone qui a finalement expliqué l’humeur dépressive d’une famille appelant désespérée le régulateur du SAMU que j’étais, pour des symptômes dépressifs, touchant plusieurs membres de la famille, dans ce début d’hiver, sans évènement particulier, hors des céphalées bizarres. J’ai demandé l’intervention à domicile des sapeurs pompiers qui ont démontré le dysfonctionnement de la chaudière gaz mal entretenue du fait des difficultés financières de la famille. Un enchaînement sociologique en quelque sorte avec intoxication au monoxyde de carbone. Il faudra bien entendu poursuivre le bilan socio-économique qui à lui seul est dépressiogène. Une anecdote, pour toujours élargir une vision parfois trop systématiquement psychopathologique.
Cas 3 : Ce sont toutes les démences dégénératives variées, vasculaires, «séniles» qui toutes entraînent des souffrances par dysfonction des fonctions psychologiques et psychiques, troubles de mémoire, qui au bout du compte ré-expose la personne à l’»angoisse primitive» mais cette fois sans l’énergie psychique du nourrisson, de l’enfant à l’adulte jeune l’ayant résolu. C’est la destruction neuronale. C’est la destruction des liens symboliques, et l’invasion anarchique d’autres. La personne rentre en lutte comme elle peut. Le tout contribuant à un épuisement final et après des accès de révolte et d’agressivité parfois suicidaire à une apathie, puis une vigilance vacillante et l’extinction. Toutes ces souffrances sont directement liées à une altération des processus biochimiques et une altération anatomique au point qu’elles sont aujourd’hui prédictibles biologiquement et en imagerie médicale.
Cas 4 : un syndrome post-traumatique simple est celui d’un jeune chauffeur de poids lourd, victime d’un accident de renversement de son véhicule sur un rond point. L’accident est spectaculaire, c’est un gros porteur. L’enquête de gendarmerie rapporte une surcharge et un défaut de répartition de charge cause de l’accident et les enregistreurs de bord disculpent le patient. Il est en incapacité totale psychique, deux côtes fracturées, dorsalgie, sommeil très perturbé, invasions visuelles et auditives jour et nuit. Syndrome dépressif, perte d’estime de soi, perte d’appétit, de libido. Il était heureux jusqu’à cet instant, avec une petite fille adorable, une femme aimante et des passions artistiques remarquables.
La « combinaison de protection » anxiolytique est mise en place en usant de l’évocation méthodique d’une situation banale de sa vie de sculpteur dont le climat biochimique est sûrement bénéfique. Par répétition, cette invasion positive se renforce au point qu’en 2 semaines le sommeil et le reste se normalisent. Le patient prend confiance dans la démarche. Il faut maintenant désamorcer les invasions qui persistent sur les gâchettes de certains bruits ou angles lumineux. Ce sont ces fameuses séquences enregistrées à 200 images/secondes avec un son et une acuité incroyable qui passe en boucle dans l’hippocampe. Le patient apprend à bien enfiler tranquillement sa combinaison de protection, il s’entraîne en consultation à différentes techniques de recouvrement à propos d’objets subconscients de très faible valeur négative. Il prolongera avec cette expertise les exercices chez lui et reviendra guéri en 1 mois capable de reprendre le volant sans trouble invasif. C’est un résumé d’un travail méthodique évoqué ci dessus et détaillé dans le document «protocole », mais au bout du compte le patient est autonome et capable de régler d’autres problèmes par lui même. Il est « équipé ».
Cas 5 : Une femme de 47 ans est en deuil depuis 7 ans de sa fille de 19 ans décédée dans un accident. Sa vie n’est plus qu’une plaie. Elle a pourtant un entourage familial très affectueux, et des médecins et des psychologues dévoués. Rien n’y a fait, tout est gris, sans avenir, morne. Ici c’est une souffrance sans réelle solution qu’il faut soulager, c’est la vie qui continue qu’il faut libérer de l’entrave de la tristesse. La première consultation est consacré à la «leçon de chose» adaptée. Elle repart de la première consultation avec «devoir maison» pour la semaine suivante: faire une liste de 2 ou 3 situations banales mais paisibles pour elle. Je lui propose de travailler sur l’évocation en mode associatif d’une visite dans la grande librairie du centre ville qui se trouve dans sa liste. Tous les canaux sensoriels sont sollicités méthodiquement, en suivant la méthode presque scolaire, en respectant les silences (20 secondes minimum) si essentiels à l’invasion du préconscient par le subconscient. Plusieurs éléments dominent l’évocation: le contact avec l’épaisse moquette, l’image des livres en rayon et brutalement un long silence puis « j’ai l’odeur du livre, de l’encre ».
Elle ressort dans une sérénité qu’elle n’avait pas connu depuis 7 ans. Bien sûr quelques séances de plus pour qu’elle devienne experte en «invasion positive» et qu’elle complète le tableau …. d’ailleurs cette odeur d’encre est liée au premier prix de récitation qu’elle a reçu de sa maîtresse, après un succès applaudi par ses camarades, elle qui était si timide! En cherchant elle avait 8 ans sans doute …. d’ailleurs il lui semble entendre très distinctement la voix de cette maîtresse dont subitement elle se surprend à dire le nom. Impossible de tout détailler, mais il faut comprendre que cette personne était désormais capable en toute circonstance en disposant de, ou même en évoquant l’odeur de l’encre de déclencher une invasion plus puissante que la tension de son chagrin, et qui lui transfusait la sérénité, et la confiance. Sa famille l’a retrouvé « comme avant » et la vie continue.
Cas 6 : Plus complexe un homme de 48 ans, consulte très excité, se plaint de sa femme.
Au bout de quelques consultations aux motifs variés, d’une hypertension récente à quelques sinusites allergiques, il lâche qu’il a une «double vie», que sa femme l’a appris et que ça se passe mal. Son expression libre témoigne qu’il veut être libre, refaire sa vie, repartir. Alors je lui demande depuis quand il se trouve dans cette situation.
En fait il a perdu un de ces collègues du même age il y 1 an. Par ailleurs il décrit son attachement à sa vie de famille, les fêtes de familles. Il se sent surtout mal, déchiré entre des objectifs contradictoires. Alors par systématisme je lui propose de remplacer le recours aux anxiolytiques par une thérapie dont il aurait lui même le contrôle. Ça tombe bien il constate que ses performances sexuelles «ne sont plus comme avant». En revenant de sa quête d’objets disons positifs, je trouve dans sa liste un évènement ancien et personnel. Une virée en mob avec un copain dans ses 16 ans?
J’hésite à l’orienter vers cette exploration plutôt inhabituelle, mais finalement je considère cette évocation comme assez pertinente pour la circonstance. Commençons pas le canal tactile, les vibrations de l’engin, les trépidations des petites routes, jusque dans le guidon etc puis la pression du vent, le flottement de la chemise etc puis le canal auditif le bruit du "moulin" et «Victor attends moi à droite» .
Voilà je suis rassuré, toujours après le silence sans préjugé du pêcheur à la ligne , il vient de s’entendre appeler son camarade perdu de vue et dont le prénom ne lui revenait pas. Et oui je suis content il a bien trouvé l’enregistrement multi-piste de son subconscient et tout y passe, les odeurs, les images , les couleurs, tout, tout et ce sentiment de liberté, d’émancipation obtenue à l’arrache auprès de parents plutôt réticents, sentiment de maîtrise de l’avenir, de facilité dans ce canal encore à peine évoqué du «monde intérieur» etc. En effet sur l’enregistrement multi-piste, il y a la piste du climat biochimique particulier, des hormones et des neuromédiateurs «qui font du bien».
Mon protocole n’y échappe jamais. Voilà le patient habituellement plutôt convaincu de consumérisme, de réussite financière et sociale qui trouve sa sérénité dans l’évocation de l’avenir ressenti à 16 ans et fidèlement restitué par son subconscient. Les séances s’enchaînent renforçant son ressourcement, il se sent plus normal, ne fait plus de référence négative à sa femme. Je lui suggère qu’il n’a sans doute plus besoin de venir me voir pour ce motif. Pour ma part, j’ai fait une hypothèse sur ce cas que je lui ait soumise par les circonvolutions qui conviennent à sa personne particulière. Pour faire court, un tableau assez classique. Une personne qui à 50 ans rencontre l’évidence de sa finitude à l’occasion par exemple du décès d’un proche comparable, ici un collègue ami.
Alors s’opère un lien symbolique entre deux objets subconscients. D’une part le JE établi pour juguler l’insupportable «angoisse primitive» et assurer la pérennité du sentiment d’exister, et d’autre part le lien empathique avec une personne qui par sa disparition fait surgir la faiblesse, passée sous silence, du JE, sa finitude. Face à ce profond conflit, non anticipé par une connaissance du subconscient, les velléités du JE pour se distancier de cette évidence de finitude se multiplient ……«Je veux changer de vie, la refaire, changer de maison, de voiture , de femme ». Cette crise est reprise en compte socialement, crise de la 40 aine ou de la 50 aine et son cortège de décisions radicales, irrépressibles au nom d’une définition de la liberté dont on perçoit mal les contours.
La démarche entreprise a contribué dans un bon nombre de cas à désamorcer ce conflit en fait majeur dès lors qu’il implique les couches fondamentales du JE. Les motifs de chamboulement s’estompent, c’est l’occasion de reformuler le JE, d’y faire admettre l’objet finitude. Alors le SOI n’est plus miné, il pourra continuer ses fonctions intégratrices habituelles. Il n’était pas question dans cette histoire d’un désamour découlant de conflits larvés antérieurs plus ou moins conscients, mais d’un mécanisme subconscient, entre objets eux mêmes subconscients.
Ce type de conflit a été estompé, mis à jour, et finalement résolu par une introspection dans la combinaison de protection de l’adolescent en mobylette. Pour faire court, la finitude de la petite vadrouille a intégré au JE la finitude de la vie et ainsi s’est éteinte la pulsion de vouloir passer outre, par l’illusion de la renaissance. Je parle ici d’un tableau courant que tous les praticiens reconnaîtront même si l’ignorance de son mécanisme l’a fait classer dans les accidents banals de la vie.
Cas 7 : L’ amour maternel entravé. Comment pallier un hiatus ontogénique pour rétablir la voie de la régression - fusion?
Une femme de 32 ans, d’une profession médicale dont je suis les enfants et qui me consulte pour elle même pour une banale allergie saisonnière, se présente un jour, plus réservée et surtout je lui trouve un air triste. Ainsi lors de la consultation, je l’interroge sur sa fatigue. Le dialogue s’installe et elle me confie sa déception à ne pas ressentir d’amour maternel comme elle l’envisageait. Cette souffrance dure donc depuis 6 ou 7 ans âge de son premier enfant. Elle en a 2 qui vont bien et sont bien sympathiques, son couple est heureux. Elle n’a parlé à personne de ce qui la tenaille douloureusement. J’entreprends alors un exposé assez rapide et adapté à sa formation avec schéma à l’appui pour lui faire entrevoir dans le modèle, comment l’amour maternel s’installe. La fusion avec l’enfant s’opère au niveau du JE et non pas seulement du SOI. Il s’en suit une forme de parcours dans le sens anti-temporel sur le plateau du SOI, puis sur la courbe en S du JE seul substrat sur lequel peut s’opérer la réelle fusion.
Et la question vient naturellement, y a t’il eu un ou des évènements ayant produit un hiatus dans la construction du JE? Elle a connu une enfance sans maltraitance évidente mais le fait que ses parents se soient séparés de façon conflictuelle l’a confiée autour de sa 10ème année à sa grand-mère maternelle très aimante et protectrice.
Elle s’étonne de la forme graphique que prend l’exposé, je la sens dubitative. Aussi je lui prescris la première étape du protocole: retrouver 2 ou 3 situations que lui font du bien. L’objectif? Toujours le même que le patient dispose assez vite d’un exercice favorable à la sérénité. Là dessus elle est d’accord pour essayer et lors de deux séances suivantes car elle a de vraies aptitudes à l’exercice elle se trouve confortée par l’évocation du tricot.
Alors je reprends mes schémas et elle comprend ses sensations éprouvées, d’une angoisse terrible dans les jours qui ont suivi la naissance de son premier enfant. Elle décrit bien cette paralysie qui l’a saisie alors qu’elle se sent émue, transformée par la naissance et la proximité avec son bébé. Ce blocage très intériorisé est conçu comme un échec qu’elle n’a pas surmonté et elle a continué sa vie dans l’attention et l’affection sans failles à ses enfants mais toujours dans une frustration qu’elle ne s’explique pas. En ayant tracé sous ses yeux une courbe du JE avec la profonde encoche correspondant à son déracinement affectif, elle comprend que sa régression n’a pas pu se poursuivre car elle l’entraînait vers le hiatus mis à jour.
Alors s’était un retour brutal à la confrontation avec l’angoisse primitive et l’insurrection de son JE qui lui interdisait d’aller plus loin pour établir la fusion avec l’enfant. Tout s’éclaire mais que faire ?
page suivante, vous trouverez le graphique de la « régression » offrant la possibilité ou non d’une fusion dans le JE en fonction de la continuité du JE ontogénique ou de la «réparation» de cette continuité au dessus du hiatus grâce à la construction d’un «pont tibétain» Prenez le temps de le mémoriser dans le détail. C’est une tentative de modélisation psychologique qui vise d’une part à faire toucher du doigt une réalité complexe et bien sûr subconsciente, mais aussi à proposer une ouverture sur une réparation ontogénique.

Donc plusieurs relectures sont indispensables à une bonne critique et une appropriation des concepts. Bien entendu si le modèle fonctionne, ce ne peut être au stade de mes connaissances, une preuve qu’il soit seul à pouvoir aider de tel patient. je n’expose ce que j’ai pratiqué avec la prudence systématique de mon modèle.
Le pont tibétain.
Rappelons nous, ce dont est capable notre subconscient. Il stocke des objets massifs en quantité de données et est capable de les agréger par de là leurs caractéristiques temporelles. Ainsi dans un autre cas je vous avais livré l’histoire de cette patiente surmontant le deuil de sa fille (de dimension fusionnelle avec son JE) par une invasion autour de l’odeur de l’encre de librairie qui reliait des évènements aussi distants que la remise de son prix de récitation dans son enfance et de ses visites régulières dans la grande librairie.
LE PONT TIBÉTAIN ....... la réparation du continuum ontogénique pour combler le hiatus ontogénique
Cet exemple fait comprendre comment l’analogie avec le pont tibétain m’ait apparu. Au dessus du hiatus d’un JE accidenté, le patient peut construire un pont au mieux multifilaire pourvu qu’il trouve une agrégation d’objets subconscients enjambant temporellement ce hiatus.
Finalement c’était simple, partant de son hobby pour les lainages tricotés, elle retrouve méthodiquement l’évocation des pompons qu’elle confectionnait elle même suivant les conseils affectueux de sa grand-mère et depuis le plus jeune age. Ces pompons à eux seuls formaient souvent des doudous. De plus ils étaient devenus sa madeleine de Proust incarnant l’amour paisible de sa grand-mère.
Un peu de travail et la patiente disposait d’un pont tibétain envahissant et bienfaiteur au dessus du hiatus de son JE. Le parcours manquant dans son ontogénie où l’angoisse primitive restait non résolue, était maintenant confortablement franchi par le pont continu d’une guirlande de pompons à toute épreuve. Dès lors la régression pourra s’opérer sans blocage. La patiente m’a averti qu’elle était libérée de sa frustration et que sa relation avec son mari s’était aussi enrichie.
Remarquons encore que nous n’avons pas fait d’analyse psychologique des souffrances, des disputes de ses parents, ni même de ces 7 dernières années de frustration. Au contraire nous avons enjambé au plus vite le hiatus du JE, succinctement défini, sans nous intéresser ni à sa profondeur, ni à sa largueur. Nous nous sommes concentrés sur les moyens de jeter par dessus, notre pont tibétain qui comme chacun sait, se moque de la profondeur du précipice enjambé. Encore une fois ce n’est pas la souffrance qu’il faut principalement évoquer en consultation, mais tout ce qui peut barrer la route à son invasion. Vous reconnaissez une fois encore l’attention portée à un protocole bien réglé. D’abord confectionner avec le patient sa combinaison de protection sur mesure. Lui apprendre comment l’enfiler en tout lieu et en un instant. L’aboutissement de cette démarche permet d’aller jusqu’à combler un hiatus ontogénique par une évocation répétée et consolidée d’un objet subconscient alimenté par des expériences survenues avant et se prolongeant après le traumatisme.
Le patient prend conscience de cette réparation de ces objets crées consciemment, et par invasions répétées trouve leur réplique dans le subconscient. il en dispose en autonomie complète et étendra l’usage de ses nouvelles compétences comme il en décidera et selon ses besoins. La prudence s’impose puisque cette sorte de prothèse va trouver sa place dans le subconscient du patient. Il faudra qu'il en garde la mémoire dans son dossier.
Cas 8 : agression sexuelle contre un enfant, traumatisme d’enfant souffrance d’adulte.
Ces traumatismes cumulent dramatiquement à la fois un hiatus ontogénique touchant en particulier l'image de soi et l'altération des outils d'acquisition de l'ontogénie par un parasitage des circuits neuro-humoraux dit de la "récompense". De plus, c’est un fait régulier que l’enfant agressé est victime d’auto-culpabilisation de sa petite personne.
Le délabrement fonctionnel se complique de conflit entre objet subconscient dans la phase de construction du premier monde construit. Il va s'établir une infirmité croissante. La libération de la parole de l’enfant est difficile et le silence couvre les années suivantes. Le parasitage du préconscient par l’invasion du sentiment de culpabilité conduit à la souffrance croissante avec ses conséquences fonctionnelles.
Comment comprendre et faire reculer les conséquences des effets de plusieurs décennies d'invasions toxiques aboutissant à une ontogénie pathologique et un soi parasité ?
Ici il s’agit d’une petite fille agressée sexuellement entre 7 et 11 ans lors de rituel survenant chaque été lors de promiscuité de deux semaines avec deux garçons plus âgés de 3 ans. C’est 25 ans plus tard qu’elle peut révéler ces traumatismes tenus sous silence. Elle qui était décrite si heureuse et rayonnante, décrite par ses enseignants comme à l’aise à tout propos, toujours entourée d’ami(e)s de copains et copines, d’activité associatives, et de succès scolaires etc. Depuis la fin de l'adolescence elle a connu des échecs sentimentaux et pris conscience de souffrances, perturbantes, avec symptomatiquement des troubles du sommeil majeur.
Elle a tenté plusieurs prises en charge thérapeutique. Nous comprenons qu’elle est en souffrance depuis très longtemps. Nous comprenons que comme enfant, elle ne pouvait disposer d’aucun outil pour résorber un tel traumatisme. Nous comprenons que dans ce contexte l’énoncé des souffrances ne peut survenir spontanément. Elle est arrivée à bout de force dans son effort pour surmonter silencieusement les conflits développés dans son subconscient depuis le traumatisme de l’enfance.
Les séquelles se sont profondément implantées depuis 25 ans . Sa vie est comme entravée. Il est urgent de mettre fin à l’extension du malheur.
D’abord l’explication des mécaniques psychiques déclenchées par ces agressions, et du silence maintenu et de ses conséquences va amener à une forme de cicatrisation fonctionnelle de cette plaie ouverte. Pourvu que le silence et l’ombre cessent, la mécanique du malheur peut être stoppé, l'objet d'auto-culpabilisation est ici le moteur infernal qu'il faut disloquer d'urgence.
L’« explication » pour la victime amène à exposer ce qui est connu des stimulations «vitales» (alimentation, sexe) et du circuit de la «récompense». Le mot « récompense » évoque bien que le système nerveux répond à certains évènements par une action biochimique visant à inscrire l’évènement comme bénéfique et donc en favoriser son renouvellement. Cette action est puissante car elle vise à perpétuer les fonctions vitales autant pour l’individu que pour l’espèce. C’est le cas en particulier pour l’alimentation et l’activité sexuelle.
CONTESTATION DES MOTS ....... retour sur l'usage des mots à propos des viols et des viols d'enfants ! quand il faut comprendre circuit de la soumission au lieu de circuit de la "récompense"
Ce mot de « récompense » devient totalement incongru, face aux effets délétères sur l'ontogénie découlant de la perversion de ce système. Cette perversion est flagrante dans le cas des maltraitances sexuelles. L’explication de l’effet délabrant des agressions sexuelles sur enfant tient dans cette perversion «neurochimique». L’agression sexuelle, le viol, est un traumatisme catastrophique car elle détourne les outils neurophysiologique permettant la constitution ontogénique et va induire la production d'objets subconscients toxiques: image de soi, JE sexuel, auto-culpabilisation. Son mécanisme est particulièrement pervers, car il utilise le mécanisme neurochimique de «récompense» pour soumettre la victime à l’agresseur. Nous parlons ici d’un agresseur qui présente à sa victime une succession d’expériences qui va de la plus banale caresse au viol physique. Les premiers attouchements sont présentés sous le jour du jeu, de la découverte, voire de l’émancipation et conduisent à activer une excitation sexuelle graduelle qui enclenche physiologiquement le circuit de la «récompense». Ainsi se développe chez la victime de «l’initié» une tolérance et une attente neurochimique qui submerge sa vigilance armée par des avertissements et des interdits plus ou moins transmis par l’éducation. L’action progressive et maline de l'agresseur met en scène une forme de consentement de la victime. C’est cette «tolérance» qui est avancée par l’agresseur de l’enfant pour se disculper du résultat, en arguant du soit disant consentement de la victime.
En effet l’ignorance de la victime sur les mécanismes mis en jeu pour la soumettre, l'expose d'autant à la puissance du mécanisme enclenché. Il est alors facile de comprendre combien l’agression sexuelle contre enfant est facilitée, d’autant qu’elle peut se développer dans un milieu considéré non dangereux comme le milieu familial, associatif, religieux où la première méfiance est levée et où l’enfant est «pris par surprise».
Bien entendu l’enfant est ignorant de ce que son circuit dopaminergique permet d’inscrire dans sa mémoire subconsciente, mais il vivra dans un conflit impossible entre son circuit de la «récompense» et la construction de sa personne. Car bien sûr, cette sexualité non délibérée, pervertie, va entraver, perturber, celle qu’il voudra établir dans le reste de sa vie. C’est alors que la gravité de cette agression s’impose avec encore plus de conséquence qu’un viol contre une personne disposant, déjà dans ce domaine, d’un référentiel pour son système de récompense.
C’est un cas manifeste de ce que j’appelle par ailleurs un hiatus ontogénique. Ce hiatus comporte une lacune de la construction du JE à propos de la réponse à l’angoisse primitive dans le champ sexuel. Ce hiatus est d’autant plus sévère qu’il touche non seulement à la construction des objets subconscients venants habituellement constituer la base de l’image du corps sexuel dès l’enfance mais aussi à la déformation du circuit de la «récompense» qui est impliquée tout au long de la vie dans le SOI. Dans le modèle plusieurs objets subconscients sont produits avec en premier lieu un «sentiment de culpabilité» très invasif sur le préconscient. Ces invasions parasiteront le vécu postérieur.
digression ....... Hasard et Aléa, réflexion philosophie personnelle
LE PREMIER REFLEXE !..... LE SOUFFRANT ET SA COMBINAISON DE PROTECTION
Et pourquoi le silence ?
C’est un fait général, l’enfant maltraité en particulier sexuellement, garde le silence. Chercher les raisons de ce silence semble ardu. Encore une fois son explication doit prendre en compte la nature des objets subconscients créés lors de ces agressions et liés au circuit de la «récompense ».
LE PARADOXE AFFECTIF..... l'enfant maltraitant qui refuse l'affection
Quatre facteurs se conjuguent pour permettre la compréhension :
- La perception des agressions est rendue confuse dans le subconscient de l’enfant du fait du climat neurochimique. Leur résurgence renvoie vers le puissant système de « récompense ». Sous l'influence de ce système les faits perdront leur objectivité, la sidération complète l'incapacité mnésique objective et donc la dénonciation.
- Les interdits transmis par l’éducation, et la société en général, où la personne est décrite comme responsable d’elle même, renvoient vers un sentiment de culpabilité, injustement endossé par la victime. C’est la honte de ne pas avoir la bonne image, la maîtrise de soi
- La crainte d’être incompris, de la perte d’estime, du rejet et de perdre son SOI d'aillerus encore non atteint dans l'enfance où c'est le JE qui est construction..
CONTRIBUER A LA PÉDAGOGIE SEXUELLE ....... quelques éléments psychosociaux à prendre en compte
- La pulsion sexuelle va s’exprimer à l’adolescence avec force et donner l’élan à une appropriation, individuelle qui peut en cas de fusion bénéfique combler le hiatus ontogénique. Mais ces circonstances palliatives seront entravées le plus souvent puisque la régression-fusion au dessus d’un hiatus ontogénique, comme nous l’avons vu, est empêchée sans réparation préalable, comme celle du « pont tibétain ».
À défaut le silence va occulter les échecs dont la responsabilité est une nouvelle fois endossée par la victime.
Voilà donc une explication des destructions et dissimulations cumulatives, consécutives à une maltraitance sexuelle sur l’enfant. La réparation s’opérera en pleine connaissance de ces mécanismes et de façon méthodique.
J’insiste sur la faille constitutionnelle neurophysiologique du système de récompense. Elle explique la grande reproductibilité de ce type de maltraitance contre les enfants par des agresseurs dont l’histoire révèle qu’ils reproduisent un schéma acquis par eux lors des maltraitances qu’il ont eux mêmes subies ou dont ils ont été témoins. Cette contagion est d’autant plus forte qu’elle se produit en milieu fermé dont le cercle familial est l’archétype comme les sectes, les groupes et associations etc .
Que l’agresseur soit lui même enfant ne change pas le mécanisme morbide. La «tolérance» a conduit à l’aggravation de l’agression d’année en année sur 4 ans de 7 à 11 ans. Toujours dans le silence, elle a su seule dire «NON» à l’agresseur alors que le mal extrême s’accomplissait.
Ce long rappel des mécanismes impliqués chez la victime, démontre bien combien le sentiment de culpabilité qui en découle est injuste. Hélas ils annoncent la double peine d’être victime puis de s’en martyriser, comme chez tous les enfants maltraités.
En effet après le traumatisme de l’agression, le silence perdure. Alors aucun secours n’est entrepris, aucun soutien salutaire, ni suivi compétent n’est organisé. Le silence s’explique par le conflit entre les invasions subconscientes et les préventions éducatives à propos de la propriété exclusive de son sexe et par conséquent à mesure que cette éducation se complète l’auto-culpabilisation se renforce. Au fil du temps une aggravation du sentiment de culpabilité s’opère face à des parents aimés et aimants, ignorant les souffrances de la victime. Le sentiment de culpabilité pour cause de silence s’accentue donc, et un objet subconscient va lier le regard aimant par exemple des parents, à ce sentiment de culpabilité. Le lien symbolique entre affection et invasion du sentiment de culpabilité s'enracine. L’affection déclenche paradoxalement une invasion toxique.
Cet objet subconscient d’auto-culpabilisation, par nature invasive, étend son territoire, et sa présence dans le préconscient devient récurrent et perenne.
Dès lors les processus de communication et de fusion seront « parasités » :
Les manifestations d’affections sont ressenties gênantes, évitées, voire repoussées, car elles galvanisent la dissimulation et donc l’auto-culpabilisation, comme un cercle vicieux.
L’Incommunicabilité s’établit comme une défense subconsciente dès lors que l’objectif est le silence. La personne s’approchant involontairement de cette défense est vécue comme un agresseur contre l’effort de dissimulation devenu constitutif du préconscient.
Alors que le malaise de l’adolescent et du jeune adulte s’aggrave, la distanciation vis à vis en particulier des aimants est une barrière qu’il est conduit à consolider. Ce phénomène parasitera pré-consciemment le ressenti des rapprochements affectifs. Voilà décrit le mécanisme subconscient qui impose la distanciation de l’aimant pour éviter l’invasion culpabilisante.
Il découle de cette souffrance chronique une censure affective croissante. L’affection d’autrui devient comme un miroir renvoyant l’image de l’enfant culpabilisé, cette image parasitée devient intolérable pour la victime elle même qui se résignera au renoncement affectif pour y échapper. La rupture des liens affectifs revient à briser ce miroir pour mettre fin à son reflet.
Les explications qui précèdent, permettent de comprendre par quel mécanisme s’établit la souffrance. Comme nous savons, cette analyse, cette explication, de type conceptuelle est incapable de dissoudre la souffrance, elle même constituée d’un amoncellement subconscient par 25 ans d’invasion et de parasitage du préconscient.
L’organisation de la souffrance.
I) Mécanisme de la mise sous silence. Il s’agit d’un enfant ayant subi une agression sexuelle. Dans le texte précédent «l‘explication» nous avons mis au jour:
a) que l’agression est souvent «tolérée» sur une longue période par le fait qu’elle utilise une activation pervertie du système neurochimique dit de «récompense»
b) qu’elle génère en même temps un sentiment de culpabilité, lié au conflit entre les objets subconscient des agressions subies sous influence du système neurochimique de récompense et les objets subconscients constituants du Je sexuel et finalement du Soi sexuel, influencé par l’éducation et plus généralement la socialisation. (L’implication de l’éducation sera abordée plus loin)
c) que dans un tel contexte, le silence est maintenu par un enfant (et même souvent un adulte) qui ne dispose d’aucun outil, d’aucune distance introspective pour échapper à cette mécanique morbide.
II) Conséquences du silence
Rappelons nous que dans le modèle, les objets subconscients sont dotés de caractéristiques agrégatives, et d’une capacité d’invasion du préconscient. Les invasions sont déclenchées par des situations «gâchette». Certaines vont toucher toutes les victimes et en l’occurrence toute situation mobilisant le Je et le Soi sexuel meurtris, portant des cicatrices invalidantes. D’autres «gâchettes» sont liées aux modalités spécifiques de l’agression, ce sont les «flash» liés aux lieux, aux bruits, aux odeurs, aux contacts etc et au «monde intérieur» comme l’estime de soi, et le contexte biographique. Donc la souffrance ne s’arrête pas avec l’agression, elle se prolonge et même s’accentue au fil des invasions récurrentes qui sont inévitables en l’absence de soins compétents. Le silence induit donc la «double peine» pour la victime car il entraîne l’absence de soin et en conséquence l’extension du traumatisme initial.
Le silence va alors compliquer les objets subconscients:A Parasitage du Je et du SoiComme dit plus haut, la période sans soin produira des invasions récurrentes qui parasiteront l’agrégation des nouveaux évènements relatifs au Je et au Soi sexuel de l’adolescent. Ainsi le préconscient, parasité par l’invasion toxique de culpabilisation, avec une force croissante, empêchera la constitution normale de tout objet subconscient de cette sphère.
Nous pouvons prendre l’image d'un bruit parasite qui nous empêche de profiter d’une musique pourtant à notre goût et en définitive ne nous apporte pas de bien être. L’image du Soi sera donc altérée. Le vécu sexuel est «automatiquement «parasité» par l’invasion du le sentiment de culpabilité et le circuit de récompense entravé. Dans le cas d’une agression contre un enfant, selon le modèle c’est le JE qui sera marqué d’un hiatus, ce qui empêchera les régressions-fusions et donc entraînera la frustration affective.
A Perturbation secondaires, indirectes:
1 D’ordre temporelle
a) dans le futur, la suite, de l’évènement traumatique
Le modèle montre comment un objet subconscient donc de type agrégatif va grossir au fil du temps. C’est aussi le cas du sentiment de culpabilité, installé par l’agression, et qui va s’agréger à d’autres situations où le Je et le Soi se trouveront en échec ou meurtris. L’enfant puis l’adulte connaîtra une invasion du préconscient par l’objet subconscient de culpabilité dans chacune de ses situations sexuelles et affectives en particulier. La victime endosse une culpabilité suite à toute difficulté, échec, frustration dans lesquels elle n’a même pas de responsabilité. La plaie va donc aussi s’élargir, avec des liens symboliques de culpabilité entre objets subconscients. Les invasions de culpabilité vont donc devenir pérennes. C’est la «double peine» pour l’innocente victime.
b) dans le passé de l’évènement traumatique
La caractéristique de non-temporalité dans la mémorisation des objets subconscients (cf essai psychisme) conduit à un nouveau risque. Ce flou temporel explique la puissance des invasions. Nous nous rappelons que l’odeur de l’encre si bénéfique dans le cas présenté dans « l’essai psychisme objectif» est un cumul d’expériences vécues tout au long de sa vie mais qui ne révèle sa stratification temporelle que lors d’un exercice mental précis. Le grand risque est que l’ évocation d’un moment T-x survenant en présence du préconscient envahi par le sentiment de culpabilité constitué au temps T, soit à son tour parasité par la dimension culpabilité_frustration.
Cette explication schématique explique comment le parasitage dû à l’évènement T peut parasiter des objets antérieurs à l’agression.
La plaie peut donc s’étendre dans les deux sens de l’axe du temps. L’agression altère donc non seulement l’avenir de la victime, mais aussi son histoire psychique antérieure à l’agression.
2 D’ordre spatial
Par la caractéristique agrégative des objets subconscients, le sentiment de culpabilité si injustement subconsciemment inscrit chez la victime va sortir de la sphère sexuelle et s’étendre à d’autres sphères. En effet le silence lui même va devenir objet de culpabilité en particulier vis à vis des intimes, des aimants d’une manière général. C’est un fait connu que le silence consiste pour la victime à tenter de mettre une barrière en elle-même, à ne pouvoir exprimer sa souffrance pour elle-même. C’est aussi un fait général que le silence maintenu en face d’un intime ou d’un aimant est source d’un nouveau sentiment de culpabilité. Les situations affectives, sollicitant les régressions-fusions à l’instar l’exemple à propos de l’amour maternel, vont déclencher une invasion du préconscient par l’objet subconscient «culpabilité de dissimuler, de tenir le silence etc».
Ainsi va s’établir une «gâchette» , ici la relation affective, où l’invasion négative du préconscient par le sentiment de culpabilité va devenir de plus en plus puissant et récurrent. Le parasitage de la vie affective va donc se généraliser et rendre cette sphère comme un objet de souffrance en lui même. Le conduite d’évitement vis à vis de la souffrance conduit à l’évitement affectif, voire la distanciation affective. Nous pouvons parler d’enkystement de la victime dans sa souffrance.
En conclusion nous voyons que le traumatisme initial, directement responsable d’une meurtrissure dramatique va se compliquer faute de soins d’une invalidité fonctionnelle beaucoup plus étendue.
Ainsi après deux décennie d’ignorance, jusqu’à la révélation faite par l’adulte issu de l’enfant meurtri, tout explique la distanciation affective ressentie par les aimants. L’enfant n’a pas pu se libérer de l’objet «sentiment de culpabilité» et donc l’adulte de l’objet subconscient «perte d’estime de soi» ce qui impose une «conviction préconsciente» d’être «non-aimable». Les aimants voulant s’inscrire en faut en face de cette état subconscient rencontrent les barrières de défense, l’incompréhension et la souffrance s’étend. La souffrance s’aggrave. La vraie cicatrisation vient par la neutralisation et la dissolution des agrégats parasités et accumulés durant ce long silence et més-jugement de soi même.
III Soin après rupture du silence.
Nous voyons que même une fois le silence rompu, les soins doivent prendre en compte ce qui s’est construit dans le subconscient au fil des années. Les parasitages peuvent se retrouver dans des sphères variées mais la sphère affective est impactée dans tous les cas. La priorité exposée c’est d’abord de faire obstacle aux invasions du sentiment de culpabilité en y opposant à force égale une invasion d’estime de soi, de mérite d’être aimé.
Ici le protocole proposé sera sollicité à son maximum. En effet l’objectif est d’abord de maîtriser toute invasion par le sentiment de culpabilité , puis par les techniques de recouvrement de «déparasiter» les objets subconscients.
Comme tout au long du modèle, on observe que dès que le patient s’approprie le modèle et le schéma du protocole, il trouve un soulagement. Je souligne qu’une vertu recherchée par ce modèle, est de démontrer au patient qu’il sera acteur de ses soins. Cette prise de conscience est essentielle. En effet à la la suite de l’entraînement pédagogique pendant les consultations, pour apprendre les techniques de recouvrement, les nombreux objets parasités pour la plupart intimes seront manipulés par le patient lui même. Le pédagogue thérapeute ne sera impliqué que si le patient souhaite un soutien en cas de difficulté.
Ainsi les anciens enfants maltraités éprouvent une difficulté particulière à retrouver les évènements heureux de leur existence. Voilà pourquoi la protection du préconscient est inaugurale dans la démarche de soin.
J’ai tenté une mise en perspective du cheminement psychique. Les explications sont là pour éclairer le conscient et aider à faire entrevoir pourquoi le seul discours ne peut dissoudre la souffrance.
Une conclusion essentielle est que la résolution des souffrances psychiques ne peut découler de l’activité du seul conscient. Une démarche éprouvée s’exprime dans le « protocole» mais d’autres voies sont connues et pertinentes à la condition préalable qu’elles commencent par une étape de protection contre les invasions pathogènes. Cette condition est incontournable, l’ignorer est délétère, je pense l’avoir démontré.
IV la prévention:
C’est sur cette influence que l’éducation doit progresser. Dans le texte «explication» à propos de maltraitance et viol d’enfant la conclusion engage à ne pas se satisfaire du message que le sexe est une affaire strictement personnel y compris relativement au parent. La conduite éducative résumée par «seul(e) toi peut toucher ton sexe, c’est toi seul(e) qui en fait la toilette» ne suffit pas à prémunir l’enfant des manipulations perverses et agressives. Cette conduite participe à la constitution du conflit entre tolérance induite par perversion du «système de récompense et référence éducative. C’est ce conflit psychique insoluble dans le silence qui l’impose pourtant à l’enfant envahi par l’objet «sentiment de culpabilité». Cette conduite éducative est donc une barrière factice, et elle contribue au "sentiment de culpabilité" lorsqu'elle est détournée.
Ce message très partiel entoure cette zone du corps d’un voile énigmatique sans identifier clairement aux yeux de l’enfant innocent les dangers contre lesquels on tente de le mettre en garde. S’il fait fasse à une intrusion, il comprendra l’aspect transgressif de la situation mais il n’aura pas appris à désobéir aux dominants. Il faut insister auprès des enfants sur les mots de l’indignation et de la dénonciation comme sur ceux des consignes préventives.
Conclusion
Voici donc décrits quelques cas cliniques qui veulent mettre à l'épreuve et en même illustrer le modèle de psychisme objectif. J'ai choisi un progression dans la complexité des cas afin de laisser au modèle plusieurs occasions de se défendre. Je reste naturellement conscient qu'il faudra que je l'abandonne un jour pour un autre sans hâte quand il aura montré précisément ses limites face des acquis de la neuroscience encore inconnus pour moi. Ce modèle sert aussi de référence pour établir une action thérapeutique dont le trait essentiel est qu'il doit absolument respecter la dignité, l'autonomie et l'intimité du patient. Et pour conclusion je veux insister sur un acquis essentiel de cette modélisation du conscient et du subconscient pour un abord thérapeutique dont le véritable acteur est le patient lui même.
L’introspection du subconscient est une activité salutaire, pourvu qu’elle s’appuie sur une connaissance pratique de sa structure et de ses attributs et pourvu qu’elle suive toujours une stratégie de protection en amont, contre les invasions toxiques.
Aussi une psychothérapie, centrée sur la souffrance elle même, est de mon point de vue, formellement contre-indiquée. Réclamer au fil des consultations une répétition et un approfondissement des souffrances sans avoir fait enfiler au patient «sa combinaison de protection» est assimilable à l’exploration d’une cicatrice d’ampleur inconnue, à l’aveuglette, sans planche anatomique, ni anesthésie ou asepsie.
Se placer d’emblée dans le domaine intime de la personne entraîne le patient vers une nudité qui contrevient à sa dignité, et va entraîner le praticien vers la «posture de gourou».
D’abord ne pas nuire dit la déontologie du soignant. D’abord s’équiper d’une bonne anatomie, d’une physiologie démontrée, d’une bonne hémostase, d’une bonne anesthésie, de bons outils et d’une préparation aseptique du patient. L’éthique médicale et sa jurisprudence condamne désormais tout acte médical qui ne serait pas discuté avec un patient dûment informé des causes, des conséquences, des thérapies envisageables et de leur suite. Cette norme fait partie de l'obligation de moyen du au patient. Cette évolution est fondamentale, salutaire, elle conduit à reconnaître la personne du patient comme acteur de lui même jusqu’aux circonstances de son décès. Cette contrainte contribue à guider le soignant vers une posture autocritique qui lui donne la rampe du savoir authentique,celui qui se discute.
J'espère que cet essai contribue à une prise en charge du psychisme respectueuse de ces principes. Le protocole en addendum expose des techniques générales largement abordées dans ce qui précède.
En tout cas j'espère que les pages de gauche de cet essai et du protocole sont marquée par la libre expression critique et complémentaire, des lecteurs et lectrices, gage d'un véritable acquis, prouvant par là, que ce qui est n'est qu'un cas particulier de ce qui peut être, et qu’un miroir brisé reste un miroir utile.
Protocole de soin découlant du modèle de psychisme objectif
[modifier | modifier le wikicode]Ici commence la leçon de chose...
[modifier | modifier le wikicode]- Le conscient est représenté par une part franchement minoritaire de l'activité neuronale. Il contient des objets nettement figurés, les concepts. Cette représentation veut introduire le fait qu'un recours exclusif au conscient pour la pas compréhension envisageable.

- Le subconscient est figuré comme disposant de la plus grande part de la masse et de l'activité neuronale. Il contient des objets mal circonscrits, "poreux" à des degrés divers.
Ce schéma n'a pas de démonstration neurophysiologique. Il tente de schématiser les définitions plus complètes données dans l'essai du "miroir brisé".
Ce schéma introduit une nouvelle notion. Il s'agit des objets subconscients en particulier dont la propension à l'invasion est marquée par une limite poreuse, pointillée. Il faudra identifier ceux qui sont marqués par "-" comme responsable d'invasion "toxique".
Ceci pour rappeler que, comme nous le verrons dans ce protocole, de tels objets peuvent se retrouver circonscrits de façon hermétique par une succession de recouvrements bien conduits, ce qui leur fait perdre leur pouvoir toxique.
Ici se retrouve figurée la position fonctionnelle du préconscient, propre au modèle présenté. Le préconscient n'est pas un stade flou du conscient mais une unité fonctionnelle, un filtre actif, paramétré par le contexte neurophysiologique d'une part, par une réjection physiologique d'autre part, et par une réjection psychique de bas niveau comme dans le cas de la sidération traumatique.
C'est donc dans ce préconscient que se joue le destin des objets, qu'ils viennent de l'environnement actuel ou qu'ils viennent de processus d'invasion d'objets déjà en mémoire.

Ces deux derniers alinéas sont cruciaux pour la compréhension du modèle. Il convient de bien comprendre ce que l'on y admet comme postulat. La démonstration dépendra de la confirmation par les neurosciences qu'il existe une ou des aires associatives impliquées dans la création des objets psychiques. Ce postulat n'est donc déjà pas une fantaisie exotique, mais colle avec l'image que l'on nous propose actuellement du fonctionnement sensoriel par exemple.
La notion d'invasion du préconscient est donc une façon simple d'expliquer les perceptions différentes d'un individu à l'autre en fonction des contextes et antécédents. Ces invasions expliquent également très bien comment une évocation se produisant dans un préconscient déjà occupé par une autre, par exemple toxique, va remanier l'objet avant qu'il ne retourne en mémoire.
Ce rôle dévolu au préconscient explique simplement le constat clinique de fluctuation mémorielle, d'occultation secondaire, ou d’exacerbation morbide.
Comme expliqué dans l'essai, les réarrangements des objets ne sont pas généralisables. Nous en venons à entrevoir la probable extrême personnalisation des objets en particulier subconscients. C'est l'occasion de répéter pourquoi les apprentissages qui suivent s'attacheront à ne proposer que des travaux pratiques avec les objets les plus banals et "universels" possibles.
Vouloir dérouler l’écheveau intime est un geste interdit par ce modèle, seul le patient lui-même pourra en être initiateur dès lors qu'il se sera approprié les étapes qui suivent.
précision ....... Remarque à propos d'invasion
Voilà bien le premier objectif du protocole. La réalisation de cet objectif résout la plupart des plaintes exposées par les patients, en terme de troubles adaptatifs, bien entendu dès lors que la cause iatrogène a été écartée.
Ainsi les conséquences d'un surmenage ne peuvent être sérieusement résolues sans recours à l'arrêt de travail, la redéfinition de la fiche de poste, et une reconsidération ergonomique, transport, alimentation, éclairage, condition du sommeil et autres charges mentales. Il est médicalement hors de question de se servir des techniques du protocole comme d'un cache-misère pour tenter de repousser la symptomatologie de l'épuisement.
L'objectif de la prise en charge doit donc être bien élucidé avec le patient, dans une prise de conscience globale socio-physiologique.

L'image du cauter sur la jambe de bois est bien utile à garder dans la mémoire du soignant comme une bêtise sans excuse pour un professionnel. - Le pédagogue qui initie le protocole est idéalement médecin puisque, comme nous l'avons vu, ce qui semble de nature psychique peut parfaitement découler directement d'un dysfonctionnement organique, et donc l'art du diagnostic médical est inaugural de toute prise en charge.
Une fois les causes médicales écartées, le pédagogue pourra être un soignant pédagogue entraîné, initié par exemple par cette lecture.
Nous sommes donc dans la deuxième consultation, après la leçon de chose et le devoir maison consistant à identifier les objets psychiques pré-sentis par le patient comme bienfaisants et, nous insistons, banals.

C'est le soignant qui travaille devant le patient en pratiquant l'exercice pour de bon, puisqu'il s'agit d'une situation banale que lui-même connaît. Par exemple le petit-déjeuner et sa tartine grillée.
Il démontre la méthode rigoureuse:
- Avec le lever de rideau:
J'ai la chaleur du lit sur mon corps...... 20 secondes de silence au moins en expliquant qu'un débutant devra laisser encore plus de temps pour que "l' invasion sensorielle tactile" se produise. j'ai le contact du carrelage sous mes pieds .......... silence, et ainsi de suite pour tous les canaux.
- Y succède la situation bienfaisante identifiée par le souffrant comme ici le banal petit-déjeuner.
j'ai le bruit de la bouilloire ....... j'ai l'odeur du café ...... j'ai le reflet du café ....... j'ai le contact de la cuillère....... j'ai la résistance du miel dans le pot ....... avec toujours ce long silence indispensable pour "laisser le subconscient s'exprimer".

Il faut bien considérer que cet énoncé semblera à tout lecteur comme à l'attente d'une découverte extraordinaire comme d'une rusticité décevante. Et pourtant cette rusticité, faite de phrases "anti-littéraires" est la condition de cette découverte. En effet si la connexion entre objets conscients et langage est consubstantielle, elle est la découverte étonnante de la PNL pour ce qui concerne les objets subconscients.
Deux choses sont donc essentielles à enseigner et s'approprier. Passez à côté et vous n'atteindrez jamais l'objectif.
La première est que la sollicitation d'un objet subconscient par un des canaux sensoriels ou du "climat neurophysiologique" ne doit rien comporter qui puisse motiver l'activation de l'intelligence conceptuelle.
Voilà l'explication de la forme parfaitement élémentaire des phrases. "j'ai l'odeur du café" serait volontiers rectifié par "je sent le café". Eh bien c'est ce qu'il ne faut pas faire, car la moindre référence à un verbe spécifique activera probablement la machine de décryptage linguistique, propre de l'intellect humain et de son activité consciente. Il faudra donc respecter scrupuleusement le dépouillement linguistique prescrit.
La deuxième chose essentielle, c'est la pause, le blanc, le vide qui doit suivre chaque invitation à un canal quelconque à renvoyer ce qu'il a enregistré. Au moins 20 secondes peut paraître long, mais c'est un minimum surtout pour un apprenti qui doit penser plutôt à une minute.
D'ailleurs lors des premiers exercices, beaucoup d'ouvertures de canal resteront muettes, plus pour certains patients que d'autres. C'est pourquoi j'ai choisi que la première séance soit une démonstration commentée mais effective du soignant, du pédagogue devant le patient.
Vous comprendrez pourquoi il est essentiel que la situation bienfaisante choisie soit d'un ordre des plus banals. Il s'agit de travaux pratiques d'acquisition d'une technique.
L'objectif est de démontrer et d’entraîner le patient à la découverte du phénomène invasif, puisque au bout de 2 ou 3 séances il se sentira effectivement envahi par la "vraie" odeur du café et de la tartine grillée par exemple. L'acuité ressentie est la confirmation qu'il s'agit bien d'une invasion par un objet subconsient.
Bien-sûr les situations banales choisies peuvent être très variées, dans une palette banale déjà large: marcher en forêt ou ailleurs, se coucher sur une serviette de plage dans le sable, une promenade à vélo, caresser un chien etc....Le choix de ce matériel de travaux pratiques sera bien-sûr fait dans la liste que le patient présente après son premier travail maison.
La situation exploitée tiendra compte peut-être du flaire du soignant. Par exemple s'il s'agit d'aider un étudiant en difficulté pour une prise de parole à l'oral, une situation de sérénité où le canal auditif est prégnant sera tout indiqué et donc l'évocation de l'écoute d'une musique pourra être d'emblée pertinente. En tout cas c'est l'apprentissage de la technique qui a la priorité.
Moi-même qui faisais partie des sceptiques, bien campé dans la rationalité, j'ai dû me plier à cette quasi-discipline sportive, comme de respecter les consignes du prof d'éducation physique qui impose un placement strict des appuis pour faire une simple roulade. Bien-sûr ma devise,"ce qui est n'est qu'un cas particulier des possibles", m'a poussé à cette exploration.
Chacun va trouver, dans la décontraction de cette lecture, l'occasion d'un lâcher prise indispensable.
précision ....... Remarque à propos d'invasion
La démonstration par le soignant pédagogue inaugurera la suite des exercices à domicile par le patient comme devoir maison. Il faut insister sur l'absence de préjugés quand aux premiers résultats, c'est le processus habituel de tout apprentissage. Lors de la séance suivante le pédagogue observera l'exercice réalisé par le patient devant lui. Bien évidemment de nombreuses rectifications s'imposeront.
les encouragements présideront
- ne dîtes pas "je sens le poids de mon dos dans le sable" mais "j'ai le contact de mon dos sur le sable" puisqu'il faut faire la chasse à tout ce qui motiverait l'activité de l'intellect.
- laissez la pause s'écouler, s'écouler .........
et ainsi de suite, pour voir consolidée la technique de base, encouragée par la découverte de la réponse du subconscient. Si par exemple le canal "j'ai le bruit du café versé (dans le bol)" a été ouvert, vous pourrez encourager le patient à essayer de décrire le "peuplement" du canal auditif lors de cet évocation en mode associatif. Le patient, après avoir surmonté en quelque sorte sa surprise, pourra exprimer que ce "bruit" est en fait comme une musique d'un raffinement que la vie quotidienne gomme par l'urgence. Oui l'analyse quasi spectrale d'un son est possible lors de l'évocation car le subconscient enregistre bien plus de données que le cerveau conscient (sauf à considérer l'expertise d'un ingénieur du son ou d'un musicien concentré à priori sur les harmonies)
Au fil des exercices et de leur contrôle en séance, le patient, spontanément ou avec l'aide des calibrations rapportées par le soignant, découvre le caractère particulièrement invasif de tel objet ou tel canal. Cet élément "gâchette" évoqué dans l'essai fonde par la répétition ce qu'on nomme un ancrage.
Le rôle de l'ancrage bien rôdé est de mettre à la disposition du patient qui l'a mis à jour un raccourci vers une invasion bienfaitrice, protectrice. La combinaison de ces invasions parfois initiées par un rappel d'ancrage constitue la combinaison de protection qui est mise en avant dans le modèle pour un psychisme objectif.
L'exemple le plus universel de l'ancrage est celui que l'enfant et son entourage construit autour du doudou. Il est flagrant de constater l'effet immédiat de réassurance, voir d'invulnérabilité que l'enfant puise dans le contact avec son doudou qui d'ailleurs est largement exploité en urgence par les parents emphatiquement entraînés dans une angoisse alors vite résolue.
Bien-sûr, les combinaisons de protection dont nous avons l'ambition ici seront beaucoup plus spécifiques, personnalisées, et adaptées aux souffrances du patient. Il sera fondamentalement acteur de cette combinaison, en étant propriétaire exclusif de cette combinaison dont finalement le soignant sera simple témoin, même s'il a pu suggérer ouvertement telle ou telle opportunité signalée par la calibration.
Alors disposant de cette combinaison de protection, le souffrant aura souvent résolu le processus d'épuisement psychique qui l'a fait consulter. En effet dans de nombreux cas de la "vie de fou" qui caractérise l'époque moderne, où le cerveau est sursollicité par 3 téléphones, une radio, une télévision, la conduite d'engin stressant, les nuits sans repos, les vacances suractives, les conflits de toutes sortes, le seul fait de comprendre notre fonctionnement et les moyens de le modérer est la solution attendue. Heureusement les causes de souffrances psychiques tiennent souvent du dépassement du domaine de fonctionnement pour lequel notre cerveau est construit depuis quelques dizaines de milliers d'années. Parfois encore le seul fait d'avoir acquis cette protection permet au patient d'alléger sa charge morale et ainsi de prendre la maîtrise sans aide spécifique.
Dans d'autres cas, ce sont des phénomènes invasifs toxiques qu'il faudra apprendre à circonscrire, à refroidir comme l'image d'un cœur nucléaire, puis à reclasser sur l'étagère des mauvais souvenirs dûment étiquetés et ayant perdu leurs capacités incontrôlables d'invasion toxique.
Dans cet objectif toujours dans la conduite de travaux pratiques, un nouvel apprentissage débute avec à chaque séance une séquence rigoureuse.
Avant tout, enfiler la combinaison de protection.
Puis seulement et à propos toujours de situations invasives dont le caractère mineur et banal aura été établi, commencera l' évocation en mode dissociatif. Cette fois les phrases rudimentaires ouvrant les canaux de l'objet désagréable banal comme le bruit du camion poubelle à 5 heures du matin seront introduites cette fois par "c'est moi qui ai le corps tendu....." suivi de ce fameux silence laissant la parole au subconscient, "c'est moi qui ai le bruit du choc des poubelles", "c'est moi qui ne retrouve plus le sommeil" et ainsi de suite pour chaque canal.
À l'issue de ces exercices, le patient va expérimenter une mise à distance, un filtrage de l'objet agressif par le préconscient ancré dans la protection. Il va prendre de l'assurance vis à vis de cet effet protecteur.
Puis qu’ici c'est le bruit des poubelles qui est la cause du réveil brutal, l'ancrage protecteur, la combinaison de protection devra comporter une sensation sonore dont l'évocation en mode canal sonore est particulièrement apaisante. Ainsi l' évocation en mode dissociatif du bruit des poubelles sera amorti, absorbé par le canal de la combinaison puissamment envahi par le bruit blanc d'un champ de blé mûr sous la brise thermique par exemple. Voilà ce qu'est le recouvrement d'un objet agressif par la combinaison de protection et son ancrage sonore.
Dans l'essai pour un psychisme objectif, nous reconnaissons le rôle dévolu au préconscient. L'invasion protectrice qui inaugure toute autre évocation en mode dissociatif va protéger les canaux sensoriels mais aussi imposer son climat neurochimique. L'évocation en mode dissociatif est donc soumise à cette couverture de protection. Comme nous le savons, tout rappel mémoriel va donner lieu, surtout dans le domaine des objets issus du subconscient, à une nouvelle mémorisation, mais cette fois influencée par les canaux et le climat neurochimique de la combinaison de protection. Ce remaniement mémoriel circonstancié va conduire à circonscrire l'objet toxique et lui faire perdre ses liaisons gâchettes, au point que le bruit des poubelles sera d'emblée mixé en quelque sorte, filtré, amorti par celui de la brise sur le champ de blé.
Cette fois c'est bien d'une thérapie mémorielle dont il s'agit, et une fois cet exercice maîtrisé sur la situation banale, il pourra être entrepris pour d'autres objets spécifiques aux souffrances du patient.
Bien entendu, dès lors qu'il s'agit de choses plus personnelles, le pédagogue ne pourra pas jouer la démo devant le patient. Voilà pourquoi le souffrant doit s'être approprié parfaitement les techniques sur les objets de travaux pratiques, pour se retrouver en autonomie dans la maîtrise dissociative des invasions toxiques qu'il voudra circonscrire dans son intimité.
Remarquons que le soignant pourra au mieux anticiper les besoins du patient, en l'aidant à lister les caractéristiques pertinentes de sa combinaison de protection et de ses ancrages protecteurs en fonction des invasions toxiques que le patient pressent. L'exemple du bruit de poubelles conduira le soignant à guider le patient vers une protection particulièrement puissante pour le canal auditif.
Donc la composition de la combinaison de protection, dès lors que l'on engage une thérapie aussi complexe que dans les cas 7 et 8 de cet 'essai pour un psychisme objectif, va nécessiter une concertation fine avec un soignant expérimenté et restant imprégné par la prudence de ses propositions relativement à un patient qui par définition ne peut disposer à ce stade d'une clarification complète de ses souffrances. L'expérience apporte un constat trivial. Il faut que le patient dispose d'une combinaison très solide et pluri-compétente, ainsi que d'une procédure d'interruption de toute évocation qui serait responsable de mal-être.
Comme abordé dans l'essai, les objets ne sont pas strictement isolés les uns des autres, les liens symboliques établis sans doute physiologiquement pendant le sommeil mêlent les climats neurochimiques d'objets dont l'association n'est pas reproductible entre individu. La encore l'expérience ne dispense pas de la circonspection et du respect du dernier mot laissé à la réflexion et l'intuition du patient.
Dans l'exemple 7, nous avons vu comment une évocation d'objets distants sur l'axe temporel permet d'établir au sein du préconscient envahi bénéfique-ment par le climat neurochimique de l'affection de la grand-mère un objet symbolique très puissant agrégeant la manipulation des lainages avec le comblement d'un hiatus ontogénique. Le retentissement bénéfique de ce comblement ontogénique permet d'ouvrir la voie au processus complexe de la régression-fusion entravé depuis plusieurs années. C'est bien le hiatus, de part la mise à nue de l'angoisse primitive, qui entravait la régression-fusion indispensable à l' établissement de l'amour maternel que cette mère s'attendait à éprouver.
Ce résultat est donc l'aboutissement du choix judicieux de l'ancrage lainage, en s'appliquant particulièrement sur son lien symbolique avec le canal du monde intérieur "sérénité, amour". Le préconscient a renvoyé dans la suite des objets ontogéniques celui qui constitue le pont tibétain.
Le modèle proposé tient donc ses promesses pour guider et clarifier l'ensemble de cette réparation.
Dans le cas 8, un écueil supplémentaire s'est constitué du fait de l' objet agressif la gravité de initial avec en particulier un canal neurochimique perverti. Ce canal de la récompense perverti a été dupliqué et agrégé aux évènements affectifs et sexuels d'une ontogénie interrompue, puis d'un SOI en souffrance. Puis par la constante de la double peine, le sentiment de culpabilité constant chez l'enfant maltraité a rendu par association symbolique les objets d'affection et d'amour comme gâchette d'invasion toxique insupportable.
Ces invasions toxiques récurrentes puisque déclenchées par les contacts affectifs se sont mêlées aux évocations d'objets divers dont le remaniement mémoriel a conduit au parasitage de leur climat neurochimique. Par exemple tel objet vécu initialement comme heureux a subi ce remaniement mémoriel pour devenir toxique à son tour. Nous avons vu donc que l'on va constater une contagion pour des évènements non directement liés à l'affect.
Le parasitage peut toucher aussi bien des évènements antérieurs à l'agression que des évènements plus logiquement postérieurs. Ce parasitage par les aléas des invasions concomitantes dans le préconscient touchera également des objets indépendants des symboles affectifs. Le patient va souffrir d'une amputation de ses objets bienfaisants par leur mutation en objets toxiques. L'image du miroir brisé rend compte de cette mémoire douloureusement perturbée, disloquée.
L'application du modèle dans une telle situation est productive d'une vision claire des objectifs attendus de l'application du protocole.
Cette application est précédée cette fois par les explications libératoires du sentiment de culpabilité, dont la résolution par un discours superficiel risquerait d'être le fameux cauter sur jambe de bois. Il reste à organiser les objectifs du protocole dans ce contexte complexe.
L'urgence est de trouver des objets non parasités pour constituer une combinaison de protection spécifique dans le domaine affectif, estime de soi, sérénité et de ses ancrages confortables. Bien évidemment, comme le protocole le prescrit, aucune étape, en particulier les travaux pratiques sur des objets banals bienfaisants de la vie courante, n'est escamotée. La situation impose plus qu'ailleurs que le patient s'approprie le modèle puisque cette fois c'est sa propre circonspection dans l'évaluation de l'état parasité ou non des objets qui va assurer la puissance de sa combinaison de protection face aux évocations dissociatives thérapeutiques variées qui apportent la réparation fonctionnelle. Avant une réparation de type ontogénique la priorité va au déparasitage des objets ayant subi un remaniement mémoriel toxique. Viendra ensuite la réparation ontogénique par un pont tibétain.
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Le modèle et le protocole conduisent à un enchaînement cohérent et éprouvé dans les cas les plus complexes, enkystés. C'est le caractère pédagogique de la démarche qu'il faut retenir. À l'instar de la pertinence du modèle qui trouve sa confirmation à mesure que le patient peut se l'approprier, le protocole dépend dans chaque cas de la place prééminente que prend le patient dans son application.

La double flèche grise entre l'objet négatif et le préconscient figure l'intervention d'une évocation en mode dissociatif. Cette forme graphique désigne le remaniement qui s'opère dans un préconscient préalablement envahi par la combinaison de protection.
Dans la proposition "c'est moi qui ai l'odeur, le contact, le son etc", il y a la protection d'une vision indirecte à travers le filtre de la combinaison de protection. Le patient en quelque sorte se repasse un film dont il est réalisateur, se mettant en scène lui-même. Cette posture est rendue possible face à une situation toxique grâce à la protection filtrante de ses ancrages protecteurs déjà parfaitement rodés. Ce metteur en scène est en quelque sorte derrière une caméra filtrante et lui-même dans sa combinaison de protection.

Ce travail ayant abouti, l'objet toxique est figuré avec une limite continue, imperméable. Cette représentation tente de figurer la perte du potentiel invasif spontané de l'objet en question. Nous avons vu qu'il s'agit donc d'un remaniement mémoriel d'un objet subconscient par recouvrement des différents canaux, et en particulier par une modification du contexte neurochimique associé.
L'évocation en mode dissociatif, sous protection de la combinaison adéquate, permet donc de modifier les données stockées, leur charge émotionnelle, et donc en fait le contexte neurochimique enregistré dans l'objet.
L'objet traité ne disparait pas de la mémoire, il est remanié, circonscrit, son contexte neurochimique est modifié et, si sa résurgence survient, il aura perdu en toxicité, en contagiosité. Je résume en disant que le patient rangera l'objet sur l'étagère des mauvais souvenirs.
conclusion
Le modèle de psychisme objectif, prolongé par son protocole de prise en charge en médecine générale, s'adresse donc à la fois aux praticiens qui cherchent des pistes pour la prise en charge des nombreuses souffrances qui leur seront confiées et aux patients qui cherchent à comprendre une démarche de soin argumentée.
J'espère que cet essai sera utile, et en particulier par les reformulations, les critiques, références bibliographiques que la lectrice, le lecteur aura inscrites dans les espaces libres des pages de gauche (de la version pdf).
Pour des raisons de responsabilité et d'éthique, je renouvelle des consignes que j'ai faîtes miennes.
- Ne pas suivre une posture de gourou hélas répandue et délétère pour le souffrant.
- Commencer toute prise en charge par la constitution d'une combinaison protection, ce qui sera suffisant dans la majorité des cas. Toute démarche qui propose une prise en charge directe de la souffrance est selon moi dangereuse.
- Dès que des objets intimes devront être manipulés, c'est le patient qui doit passer maître de ses choix. Le soignant doit apporter des conseils de bon sens. Il faut commencer par combinaison de la protection adaptée, puis choisir l'épine la moins douloureuse, et finir par le pire. Un soignant expérimenté pourra donner des conseils plus détaillés en fonction des données de la calibration et de l'anamnèse.
- Il faut accepter de revenir en arrière dans le protocole car, si une invasion douloureuse, c'est que la combinaison de protection n'est pas justement composée ou que simplement la fatigue impose la récupération, car, ne l'oublions jamais, le cerveau est le support du psychisme. C'est un organe biochimique fatigable. Nul ne saurait aller contre un état d'épuisement en n'instaurant pas d'abord une récupération biochimique qui viendra avec la mise à l'abri du surmenage, des agressions et des pollutions médiatiques.
Bien entendu, un modèle comme celui présenté ne prétend pas détenir la vérité. Comme tout modèle il présente des concepts argumentés et des opérations décrites qui se justifient par l'étendue des situations qu'il permet d'appréhender. La pédagogie en matière de psychisme devrait être aussi centrale dans l'éducation à l'hygiène de vie que le lavage des mains dans l'hygiène des repas.
Tout être humain devrait pouvoir se représenter son fonctionnement psychique afin de se comprendre lui-même et de pouvoir mieux comprendre les autres. Par le modèle de psychisme objectif chacun peut disposer d'un miroir de sa psyché et de certains moyens de prévenir sa dislocation et d'obtenir sa réparation.
Les limites du modèle sont claires. La genèse des objets décrits, ainsi que leurs relations et les processus de remaniement mémoriels forment un système rationnel.
Par le jeu de leurs combinaisons les objets forment des tableaux qui peuvent devenir complexe voire incompréhensible sans recours au modèle. Les psychoses sont en principe hors du champ de cet essai, de mon point de vue, car elles relèvent de la psychiatrie et de ses spécialistes. Ce que j'appelle l'hygiène psychique par contre est son champ d'application jusqu'à la névrose où ce modèle peut contribuer à une juste compréhension psychopathologique et donc à l'organisation des soins.
Bonne santé et bonheur à chacun et à tous.
LE PROTOCOLE REGLE POUR LA MEDECINE GENERALE DANS LE MODELE DE PSYCHISME OBJECTIF
[modifier | modifier le wikicode]LE PREMIER OBJECTIF..... Essai pour un modèle de psychisme objectif/protocole1
LE DEUXIÈME OBJECTIF..... Essai pour un modèle de psychisme objectif/protocole2
LE TROISIÈME OBJECTIF..... Essai pour un modèle de psychisme objectif/protocole3
LE QUATRIÈME OBJECTIF..... Essai pour un modèle de psychisme objectif/protocole4
LE CINQUIÈME OBJECTIF..... Essai pour un modèle de psychisme objectif/protocole5
LE SIXIÈME OBJECTIF..... Essai pour un modèle de psychisme objectif/protocole6
LE SEPTIÈME OBJECTIF..... Essai pour un modèle de psychisme objectif/protocole7
Et voici UN LIEN DU FICHIER POUR EXPOSER LA DEMARHE AU PATIENT ( la dernière diapo est animée par la barre d'espace) [1] attention pour voir le contenu avec les images il faut le télécharger pour l'ouvrir avec Libre Impress... ce lien est externe car wiki common refuse les fichiers .ODP .... ce fichier est libre d'accès
Postface
La déclaration des droits de l'homme de 1948 contient beaucoup de traits révolutionnaires à mes yeux et nous devons nous réjouir qu'elle soit citée en préambule de certaines constitutions. De même le préambule à la fondation de l'Organisation Mondiale de la santé pose une définition de la santé très novatrice, et qui me sert de référence dans ce domaine depuis le début de mes études de médecine
La première inclut ce que l'on désigne par les droits créances. Ainsi elle reconnaît à toute personne humaine une créance dès sa naissance auprès du reste de l'humanité pour répondre à un certain nombre de besoins fondamentaux comme le logement, la nourriture, l'éducation, la sûreté, la santé. Hélas les états ont réussi à convaincre que ces exigences écrites et signées étaient des utopies trop coûteuses pour les finances des plus riches, et en définitive aucun à ma connaissance n'a ratifié ces textes. Nous observons actuellement la déroute intellectuelle de ces pragmatiques de comptoir face aux pandémies et au dérèglement climatique où leur culpabilité est notoire. La fondation de l'OMS repose sur une conception de la santé universelle où tout est abordé, avec de mon point de vue un génie non dépassé à ce jour. La santé mentale et affective y est décrite comme un droit universel.
Cet essai souhaite contribuer à un droit trop superficiellement abordé, celui de disposer des moyens de se comprendre et de comprendre les autres. Bien entendu l'outil linguistique est un préalable dans l'exercice de ce droit et rejoint le droit à l'éducation. J'en profite pour situer la place qui devrait revenir à une langue spécifiquement faite pour la communication comme la langue espéranto, reconnue par l'UNESCO, dont chacun peut disposer avec efficacité et gratuitement.
La contribution de cet essai est de donner matière à réflexion sur la manière de permettre à chaque être humain de s'approprier son fonctionnement psychique. Comme pour d'autres domaines une pédagogie efficace est cruciale. En s'appuyant sur certains acquis, l'essai propose de lever le voile, d'objectiver un domaine trop souvent laissé en friche, où l'être humain perd sa liberté dans le silence de l'inconscience collective.
Aux soignants je confie l'usage de cette pédagogie en espérant les aider dans ce domaine difficile, et les autres je les invite à une exploration de la psyché.
