Essai pour un modèle de psychisme objectif/psychisme auto-controlable
Il est troublant d'envisager que l'être humain est capable, du moins dans une certaine mesure, de conformer le "climat neurochimique" de son cerveau. Ce contrôle est le fruit d'un apprentissage plus ou moins raffiné. Il va du recours conscient à une substance chimique d'une tisane, d'un stupéfiant ou d'une prescription, à l'exercice mental lui-même plus ou moins élaboré. La boîte de nuit avec son bruit infernal, ces lumières psychédéliques, même sans la toxicité de l'alcool, entraînent des disjonctions grégaires bien connues. Beaucoup plus subtiles sont les états de conscience, les extases, construits en quelque sorte par des exercices spécifiques. C'est le chercheur qui tente d'expliquer comment une sorte de méditation lui fait d'un coup entrevoir un cheminement inattendu de sa pensée conceptuelle. C'est le migraineux qui réussit à interrompre la séquence au premier stade de son aura.
Ainsi, au-delà des exercices de Schultz et de leurs effets mesurables, il faut admettre qu'une maîtrise savante par la personne de son cerveau lui-même est à prendre en compte dans toute démarche thérapeutique. Cette découverte rompt avec une vision Il est troublant d'envisager que l'être humain est capable, du moins dans une certaine mesure, de conformer le "climat neurochimique" de son cerveau. Ce contrôle est le fruit d'un apprentissage plus ou moins raffiné. Il va du recours conscient à une substance chimique d'une tisane, d'un stupéfiant ou d'une prescription, à l'exercice mental lui-même plus ou moins élaboré. La boîte de nuit avec son bruit infernal, ces lumières psychédéliques, même sans la toxicité de l'alcool, entraînent des disjonctions grégaires bien connues. Beaucoup plus subtiles sont les états de conscience, les extases, construits en quelque sorte par des exercices spécifiques. C'est le chercheur qui tente d'expliquer comment une sorte de méditation lui fait d'un coup entrevoir un cheminement inattendu de sa pensée conceptuelle. C'est le migraineux qui réussit à interrompre la séquence au premier stade de son aura.
Ainsi, au-delà des exercices de Schultz et de leurs effets mesurables, il faut admettre qu'une maîtrise savante par la personne de son cerveau lui-même est à prendre en compte dans toute démarche thérapeutique. Cette découverte rompt avec une vision fataliste des évènements psychiques, sous la condition que les techniques du contrôle soient réellement entre les mains de la personne elle-même. C'est bien cette condition qu'il nous importe de déterminer, à contrario des manipulations diverses qu'il faut interdire dans le droit universel de la personne humaine.