Philosophie/Nietzsche/Éternel Retour
L'éternel retour (en allemand : ewige Wiederkunft des Gleichen ou ewige Wiederkehr) constitue l'un des concepts les plus énigmatiques et décisifs de la pensée de Friedrich Nietzsche. Cette doctrine, qui affirme que tous les événements de l'univers se répètent identiquement à l'infini, représente selon Nietzsche lui-même « la formule suprême de l'affirmation qui puisse jamais être atteinte »[1].
Genèse et formulation du concept
[modifier | modifier le wikicode]La révélation à Sils-Maria
[modifier | modifier le wikicode]Le concept de l'éternel retour apparaît à Nietzsche en août 1881, lors d'une promenade près du lac de Silvaplana, dans l'Engadine suisse. Dans Ecce Homo, il décrit ainsi ce moment d'inspiration : « La conception fondamentale de l'œuvre [Ainsi parlait Zarathoustra], la pensée de l'éternel retour, cette formule suprême de l'affirmation qui puisse jamais être atteinte, date d'août 1881 : elle est jetée sur une feuille de papier avec cette souscription : "6000 pieds au-delà de l'homme et du temps" »[2].
Cette expérience est confirmée par un fragment posthume du même mois, où Nietzsche écrit : « Commencement août 1881 à Sils-Maria, 6000 pieds au-dessus de la mer et bien plus haut au-dessus de toutes les choses humaines ! »[3].
Première présentation publique
[modifier | modifier le wikicode]La première formulation publique du concept apparaît dans Le Gai Savoir (1882), à l'aphorisme 341 intitulé « Le poids le plus lourd » (Das grösste Schwergewicht). Nietzsche y présente l'éternel retour sous forme d'expérience de pensée :
« Et si un jour ou une nuit, un démon te suivait dans ta plus solitaire solitude et te disait : "Cette vie, telle que tu la vis actuellement et telle que tu l'as vécue, il te faudra la revivre encore une fois et encore d'innombrables fois ; et il n'y aura rien de nouveau en elle, mais chaque douleur et chaque plaisir, chaque pensée et chaque soupir, et tout l'indiciblement petit et grand de ta vie devront revenir pour toi, et tout dans le même ordre et la même succession — et de même cette araignée et ce clair de lune entre les arbres, et de même cet instant et moi-même. L'éternelle sablier de l'existence sera retourné encore et toujours — et toi avec lui, poussière des poussières !" »
— Friedrich Nietzsche, Le Gai Savoir, § 341[4]
Développement dans Ainsi parlait Zarathoustra
[modifier | modifier le wikicode]La scène du portique
[modifier | modifier le wikicode]C'est dans Ainsi parlait Zarathoustra (1883-1885) que Nietzsche développe le plus amplement la doctrine de l'éternel retour. Au livre III, dans le chapitre « De la vision et de l'énigme » (Vom Gesicht und Räthsel), Zarathoustra présente à l'esprit de la pesanteur une énigme sous forme d'allégorie :
« Vois ce portique ! Nain ! continuai-je : il a deux faces. Deux chemins se rencontrent ici : personne ne les a jamais suivis jusqu'au bout. Cette longue rue qui descend : elle dure une éternité. Et cette longue rue qui monte — c'est une autre éternité. Ces chemins se contredisent, ils se heurtent de front ; — et c'est ici, à ce portique, qu'ils se rencontrent. Le nom du portique est inscrit en haut : "Instant" »
— Friedrich Nietzsche, Ainsi parlait Zarathoustra, III, « De la vision et de l'énigme », 2[5]
L'argumentation de Zarathoustra s'appuie sur l'idée que si le temps est infini vers le passé et vers le futur, et que toute chose qui peut courir a déjà dû parcourir cette longue rue descendante (le passé), alors l'instant présent lui-même, ainsi que toutes choses, doivent nécessairement avoir déjà existé et devoir éternellement revenir.
La révélation aux animaux
[modifier | modifier le wikicode]Au chapitre « Le Convalescent » (Der Genesende), les animaux de Zarathoustra — l'aigle et le serpent — proclament la doctrine :
« Tout s'en va, tout revient ; éternellement roule la roue de l'être. Tout meurt, tout refleurit, éternellement se déroule l'année de l'être. Tout se brise, tout se rejoint ; éternellement se reconstruit le même édifice de l'être. Tout se sépare, tout se retrouve ; éternellement fidèle à lui-même demeure l'anneau de l'être »
— Les animaux de Zarathoustra, Ainsi parlait Zarathoustra, III, « Le Convalescent », 2[6]
Cette proclamation soulève cependant l'ambiguïté du statut de l'enseignement : Zarathoustra est désigné par ses animaux comme « le maître de l'éternel retour » (der Lehrer der ewigen Wiederkunft), mais lui-même n'enseigne jamais explicitement cette doctrine dans l'œuvre publiée.
Les fondements conceptuels
[modifier | modifier le wikicode]Les présupposés cosmologiques
[modifier | modifier le wikicode]Dans ses fragments posthumes, Nietzsche tente d'établir des fondements scientifiques à la doctrine de l'éternel retour. Son argumentation repose sur quatre présupposés principaux :
- La quantité finie de force dans l'univers : « Si le monde peut être pensé comme une grandeur déterminée de force et comme un nombre déterminé de centres de force — et toute autre représentation reste indéterminée et par conséquent inutilisable — il s'ensuit qu'il doit parcourir un nombre calculable de combinaisons dans le grand jeu de dés de son existence »[7].
- L'infinité du temps : Le temps étant infini tandis que la matière et l'énergie sont finies, toutes les combinaisons possibles ont déjà dû se produire.
- La configuration spatiale de l'univers : Nietzsche s'appuie notamment sur les travaux de l'astrophysicien Johann Carl Friedrich Zöllner concernant un espace non-infini mais illimité, basé sur la géométrie de Riemann[8].
- La nécessité absolue de tous les événements : Chaque instant est lié de façon nécessaire à tous les autres dans une chaîne causale infinie.
L'influence des sciences naturelles
[modifier | modifier le wikicode]La doctrine de l'éternel retour s'inscrit dans le contexte des débats scientifiques du XIXe siècle sur la thermodynamique. Nietzsche connaissait les travaux de :
- Julius Robert von Mayer sur la conservation de l'énergie (qu'il lit en 1881)
- Otto Caspari sur la connexion des choses (Der Zusammenhang der Dinge, 1881)
- Rudolf Clausius et la théorie de la mort thermique de l'univers
- Johann Gustav Vogt (Die Kraft, 1878)
Nietzsche note : « Le principe de la conservation de la force exige l'éternel retour »[9]. Il cherche ainsi à démontrer que si l'énergie totale de l'univers est constante mais finie, et que le temps est infini, alors toutes les configurations possibles doivent nécessairement se répéter.[1]
Signification philosophique et éthique
[modifier | modifier le wikicode]Au-delà du nihilisme
[modifier | modifier le wikicode]L'éternel retour constitue pour Nietzsche une réponse au nihilisme européen. Face à la « mort de Dieu » et à l'effondrement des valeurs transcendantes, cette doctrine propose une sanctification de la vie terrestre sans recours à un au-delà :
« Ma doctrine enseigne : vis de telle sorte que tu doives souhaiter revivre, — c'est le devoir — car tu revivras de toute façon ! »
— Friedrich Nietzsche, Fragment posthume 11, printemps-automne 1881[10]
L'éternel retour transforme ainsi chaque instant en porteur d'une éternité immanente, sans besoin d'une transcendance divine pour conférer un sens à l'existence.
L'amor fati et l'affirmation totale
[modifier | modifier le wikicode]La doctrine culmine dans l'amor fati, l'amour du destin, qui exige une acceptation et une affirmation totales de la vie :
« Ma formule pour la grandeur dans l'homme est amor fati : ne rien vouloir d'autre que ce qui est, ni devant soi, ni derrière soi, ni dans les siècles des siècles. Ne pas se contenter de supporter l'inévitable, encore moins se le dissimuler — tout idéalisme est une manière de se mentir devant l'inévitable —, mais l'aimer »
— Friedrich Nietzsche, Ecce Homo, « Pourquoi je suis si avisé », § 10[11]
L'éternel retour fonctionne comme un test existentiel : seul celui qui peut affirmer « C'était cela la vie ? Eh bien ! Encore une fois ! »[12] atteint la plénitude de l'affirmation dionysiaque de l'existence.
La pensée sélective
[modifier | modifier le wikicode]Nietzsche envisage l'éternel retour comme un principe de sélection qui distingue les types d'hommes :
« Si cette pensée prenait pouvoir sur toi, elle te transformerait tel que tu es, et peut-être t'écraserait-elle ; la question à propos de toute chose : "veux-tu ceci encore une fois et d'innombrables fois ?" pèserait sur ton action comme le poids le plus lourd ! »
— Friedrich Nietzsche, Le Gai Savoir, § 341[13]
La doctrine opère ainsi un tri entre :
- Ceux qui s'effondrent sous « le poids le plus lourd » (les faibles, les « derniers hommes »)
- Ceux qui se transforment pour pouvoir affirmer leur existence éternellement (les « hommes supérieurs », le « Übermensch »)
Interprétations et controverses
[modifier | modifier le wikicode]La question du statut de la doctrine
[modifier | modifier le wikicode]Les interprètes divergent profondément sur la nature de l'éternel retour :
Interprétation cosmologique : Karl Löwith, Martin Heidegger et d'autres considèrent que Nietzsche entendait l'éternel retour comme une thèse sur la structure réelle du cosmos[14][15].
Interprétation existentielle : Bernd Magnus et d'autres soutiennent qu'il s'agit d'un impératif existentiel, une maxime éthique plutôt qu'une affirmation ontologique[16].
Interprétation sélective : Gilles Deleuze propose une lecture selon laquelle l'éternel retour serait un principe sélectif qui ne fait revenir que ce qui affirme[17]. Cette interprétation est contestée par Paolo D'Iorio qui démontre qu'elle repose sur une lecture erronée d'un fragment posthume mal transcrit[18].
Problèmes logiques et paradoxes
[modifier | modifier le wikicode]Plusieurs objections ont été formulées contre la cohérence logique de la doctrine :
Le paradoxe de l'identité : Georg Simmel a objecté qu'il est impossible de distinguer un événement de sa répétition si tout est absolument identique, rendant la notion de « retour » elle-même problématique[19].
L'argument de l'entropie : Les lois de la thermodynamique, notamment le second principe, semblent contredire la possibilité d'un retour cyclique parfait[20].
Le problème de la liberté : Si tout revient à l'identique, incluant nos choix et nos pensées, quelle place reste-t-il pour la liberté humaine et la créativité ?
Contexte historique et sources
[modifier | modifier le wikicode]Précédents antiques
[modifier | modifier le wikicode]Nietzsche s'inscrit dans une longue tradition de pensée cyclique :
- Les présocratiques : Héraclite et la doctrine de l'embrasement cosmique (ekpyrosis)
- Les pythagoriciens : La croyance en des cycles cosmiques identiques
- Les stoïciens : La doctrine de la grande année cosmique et du retour éternel
- L'Inde ancienne : Les cycles du kalpa et du samsara
Nietzsche écrit : « J'ai découvert la Grèce — ils croyaient à l'éternel retour. C'est la croyance des mystères »[21]. Dans Ecce Homo, il note également : « La doctrine de l'éternel retour, c'est-à-dire du cycle absolu et infiniment répété de toutes choses — cette doctrine de Zarathoustra pourrait en dernier ressort avoir été enseignée aussi par Héraclite. Du moins la Stoa, qui a hérité presque toutes ses idées fondamentales d'Héraclite, en porte-t-elle des traces »[22].[2]
Sources modernes
[modifier | modifier le wikicode]Plusieurs textes modernes ont pu influencer Nietzsche :
- Heinrich Heine : Dans les Reisebilder, Heine évoque l'idée d'une répétition cosmique basée sur la combinatoire finie d'atomes[23]
- Schopenhauer : Les passages sur la mort et l'éternité dans Le Monde comme volonté et représentation
- Eduard von Hartmann : Les spéculations sur la répétition de la vie dans Philosophie de l'Inconscient (1869)
Dimension mythologique et symbolique
[modifier | modifier le wikicode]Au-delà des arguments rationnels, l'éternel retour possède une dimension mythologique. Mazzino Montinari souligne que « la doctrine de l'éternel retour place cette pensée dans une sphère pour ainsi dire transcendantale (non transcendante) »[24].
Le symbole central en est l'anneau (Ring), qui unit circularité temporelle et perfection ontologique. Zarathoustra porte des « anneaux de serpent » et est qualifié d'« avocat du cercle » (der Fürsprecher des Kreises)[25].
Postérité et influence
[modifier | modifier le wikicode]Dans la philosophie du XXe siècle
[modifier | modifier le wikicode]L'éternel retour a profondément marqué la philosophie existentialiste et continentale :
- Martin Heidegger : Interprète l'éternel retour comme l'achèvement de la métaphysique occidentale et de la pensée de l'être comme volonté de puissance
- Karl Jaspers : Voit dans l'éternel retour une tentative désespérée de créer une transcendance de substitution après la mort de Dieu
- Gilles Deleuze : Propose une lecture de l'éternel retour comme « synthèse du temps » et principe sélectif
- Eugen Fink : Développe une interprétation ontologique de l'éternel retour comme « jeu du monde »
En littérature et dans les arts
[modifier | modifier le wikicode]Le concept a inspiré de nombreux écrivains et artistes :
- Milan Kundera : L'insoutenable légèreté de l'être (1984) explore les implications existentielles de l'éternel retour
- Jorge Luis Borges : Plusieurs nouvelles traitent du temps cyclique et de la répétition
- Gustav Mahler : La Troisième Symphonie s'inspire du chant de minuit de Zarathoustra
- Richard Strauss : Le poème symphonique Ainsi parlait Zarathoustra (1896) évoque musicalement la doctrine
Évaluation critique contemporaine
[modifier | modifier le wikicode]Pertinence scientifique
[modifier | modifier le wikicode]Les développements de la cosmologie moderne ont renouvelé l'intérêt pour les modèles cycliques de l'univers. Le théorème de récurrence de Poincaré (1890) démontre mathématiquement que, dans certaines conditions, un système dynamique doit nécessairement revenir arbitrairement proche de son état initial[26].
Certains modèles cosmologiques contemporains, comme les théories d'univers oscillants ou le modèle ekpyrotique, présentent des analogies avec la pensée nietzschéenne, bien qu'ils diffèrent dans leurs détails techniques.
Valeur philosophique et éthique
[modifier | modifier le wikicode]Indépendamment de sa validité scientifique, l'éternel retour demeure pertinent comme :
- Expérience de pensée éthique : Un critère pour évaluer nos actions et notre rapport à l'existence
- Critique du nihilisme : Une tentative de réenchanter le monde sans recours à la transcendance
- Philosophie de l'affirmation : Une invitation à l'acceptation totale de la vie
- Test existentiel : Un révélateur de notre capacité à assumer pleinement notre existence
Conclusion
[modifier | modifier le wikicode]L'éternel retour demeure l'une des doctrines les plus énigmatiques et controversées de Nietzsche. Oscillant entre spéculation cosmologique et impératif existentiel, entre mythe et démonstration scientifique, cette pensée « abyssale » (abgründlich) interroge radicalement notre rapport au temps, à l'existence et au sens.
Que Nietzsche ait cru littéralement à la réalité physique de l'éternel retour ou qu'il l'ait conçu comme une fiction régulatrice, cette doctrine accomplit ce qu'elle se propose : elle transforme celui qui la pense en profondeur. Elle représente, selon les mots de Nietzsche lui-même, « la formule suprême de l'affirmation qui puisse jamais être atteinte », l'invitation la plus radicale à aimer la vie — non pas malgré sa finitude et son absence de sens transcendant, mais précisément à cause de son caractère immanent, terrestre et éternellement récurrent.
Références
[modifier | modifier le wikicode]- ↑ Friedrich Nietzsche, Ecce Homo, « Ainsi parlait Zarathoustra », § 1, in Sämtliche Werke. Kritische Studienausgabe (KSA), éd. Giorgio Colli et Mazzino Montinari, Berlin/Munich, De Gruyter/DTV, 1980, vol. 6, p. 335.
- ↑ Friedrich Nietzsche, Ecce Homo, « Ainsi parlait Zarathoustra », § 1, KSA 6, p. 335-336.
- ↑ Friedrich Nietzsche, fragment posthume 11, été-automne 1881, KSA 9, p. 494.
- ↑ Friedrich Nietzsche, Le Gai Savoir, § 341, KSA 3, p. 570.
- ↑ Friedrich Nietzsche, Ainsi parlait Zarathoustra, III, « De la vision et de l'énigme », 2, KSA 4, p. 199-200.
- ↑ Friedrich Nietzsche, Ainsi parlait Zarathoustra, III, « Le Convalescent », 2, KSA 4, p. 272-273.
- ↑ Friedrich Nietzsche, fragment posthume 14, printemps 1888, KSA 13, p. 373-374.
- ↑ Cf. Paolo D'Iorio, « Cosmology and Philosophy in Nietzsche's Thought: The Mittag-Ewigkeit Complex », in Nietzsche-Studien, vol. 24, 1995, p. 45-70.
- ↑ Friedrich Nietzsche, fragment posthume 5, été 1886-automne 1887, KSA 12, p. 209.
- ↑ Friedrich Nietzsche, fragment posthume 11, printemps-automne 1881, KSA 9, p. 403.
- ↑ Friedrich Nietzsche, Ecce Homo, « Pourquoi je suis si avisé », § 10, KSA 6, p. 297.
- ↑ Friedrich Nietzsche, Ainsi parlait Zarathoustra, III, « De la vision et de l'énigme », 2, KSA 4, p. 272.
- ↑ Friedrich Nietzsche, Le Gai Savoir, § 341, KSA 3, p. 570.
- ↑ Karl Löwith, Nietzsches Philosophie der ewigen Wiederkunft des Gleichen, Stuttgart, Kohlhammer, 1956 .
- ↑ Martin Heidegger, Nietzsche, vol. I et II, Pfullingen, Neske, 1961.
- ↑ Bernd Magnus, Nietzsche's Existential Imperative, Bloomington, Indiana University Press, 1978.
- ↑ Gilles Deleuze, Nietzsche et la philosophie, Paris, PUF, 1962, p. 68-72.
- ↑ Paolo D'Iorio, « La superstition des philosophes critiques. Nietzsche et Afrikan Spir », in Nietzsche-Studien, vol. 22, 1993, p. 257-294.
- ↑ Georg Simmel, Schopenhauer und Nietzsche, Leipzig, Duncker & Humblot, 1907, p. 244-257.
- ↑ Discussion dans Wolfgang Müller-Lauter, Nietzsche. Seine Philosophie der Gegensätze und die Gegensätze seiner Philosophie, Berlin, De Gruyter, 1971, p. 284-320.
- ↑ Friedrich Nietzsche, fragment posthume 15, été 1883, KSA 10, p. 350.
- ↑ Friedrich Nietzsche, Ecce Homo, « La Naissance de la tragédie », § 3, KSA 6, p. 313.
- ↑ Heinrich Heine, Reisebilder, in Sämtliche Werke, éd. Ernst Elster, vol. 3, Leipzig, Bibliographisches Institut, 1887-1890, p. 314-315.
- ↑ Mazzino Montinari, « Nietzsche in Cosmopolis », in Nietzsche lesen, Berlin, De Gruyter, 1982, p. 86.
- ↑ Friedrich Nietzsche, Ainsi parlait Zarathoustra, III, « Le Convalescent », KSA 4, p. 271.
- ↑ Henri Poincaré, « Sur le problème des trois corps et les équations de la dynamique », in Acta Mathematica, vol. 13, 1890, p. 1-270.
Bibliographie
[modifier | modifier le wikicode]Œuvres de Nietzsche
[modifier | modifier le wikicode]- Friedrich Nietzsche, Sämtliche Werke. Kritische Studienausgabe (KSA), éd. Giorgio Colli et Mazzino Montinari, 15 vol., Berlin/Munich, De Gruyter/DTV, 1980
- Friedrich Nietzsche, Le Gai Savoir (1882), trad. Patrick Wotling, Paris, Flammarion, 2007
- Friedrich Nietzsche, Ainsi parlait Zarathoustra (1883-1885), trad. Georges-Arthur Goldschmidt, Paris, Le Livre de Poche, 1972
- Friedrich Nietzsche, Ecce Homo (1888), trad. Éric Blondel, Paris, Flammarion, 1992
Études critiques
[modifier | modifier le wikicode]- Günter Abel, Die Dynamik der Willen zur Macht und die ewige Wiederkehr, Berlin, De Gruyter, 1984
- Marco Brusotti, Die Leidenschaft der Erkenntnis. Philosophie und ästhetische Lebensgestaltung bei Nietzsche von Morgenröthe bis Also sprach Zarathustra, Berlin, De Gruyter, 1997
- Paolo D'Iorio, « Cosmology and Philosophy in Nietzsche's Thought: The Mittag-Ewigkeit Complex », in Nietzsche-Studien, vol. 24, 1995, p. 45-70
- Gilles Deleuze, Nietzsche et la philosophie, Paris, PUF, 1962
- Martin Heidegger, Nietzsche, 2 vol., Pfullingen, Neske, 1961
- Karl Löwith, Nietzsches Philosophie der ewigen Wiederkehr des Gleichen, Stuttgart, Kohlhammer, 1956
- Bernd Magnus, Nietzsche's Existential Imperative, Bloomington, Indiana University Press, 1978
- Wolfgang Müller-Lauter, Nietzsche. Seine Philosophie der Gegensätze und die Gegensätze seiner Philosophie, Berlin, De Gruyter, 1971
- Georg Simmel, Schopenhauer und Nietzsche, Leipzig, Duncker & Humblot, 1907
Voir aussi
[modifier | modifier le wikicode]- Friedrich Nietzsche
- Ainsi parlait Zarathoustra
- Surhomme
- Volonté de puissance
- Amor fati
- Nihilisme
- Temps cyclique
Liens externes
[modifier | modifier le wikicode]- Nietzsche Source — Édition critique numérique complète des œuvres et de la correspondance
- Stanford Encyclopedia of Philosophy: Friedrich Nietzsche