Différences entre les versions de « Photographie/Netteté des images/Le « bokeh » »

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== Définition ==
 
Le terme « bokeh » a fait son apparition dans le langage photographique occidental (un peu snob) vers la fin des années 1990. Il fait référence au mot japonais ''boke'', qui signifie tout simplement ''flou'' et désigne plus particulièrement l'aspect que prennent les images des objets qui ne se trouvent pas dans le plan de mise au point. Le flou, volontaire ou non, peut contribuer à mettre le sujet principal en valeur s'il a pour effet d'atténuer l'impact visuel des détails susceptibles de perturber la vision. La question n'est pas anodine car l'aspect des zones floues varie beaucoup selon l'objectif utilisé et devient parfois franchement désagréable.
[[Image:Faisceau lumineux convergent carre.svg|thumb|240px]]
 
== Description du phénomène ==
La forme de l'image d'un point lumineux formée hors du plan de mise au point reproduit toujours celle du diaphragme par lequel les rayons lumineux pénètrent dans l'appareil. Pour comprendre simplement comment les choses se passent, nous pouvons imaginer un objectif muni d'un diaphragme carré et qui focalise en un point P les rayons lumineux issus d'un point de la scène photographiée. Après avoir traversé l'ouverture, le faisceau lumineux a la forme d'une pyramide dont le diaphragme constitue la base carrée. Si la surface sensible est située au niveau de P, elle reçoit tous les rayons en ce point et l'image est lumineuse et nette. Si la surface sensible est située en avant ou en arrière de P, elle ne reçoit plus une image mais une tache carrée plus ou moins grande. Cette tache présente des bords nets, elle est à peu près uniformément éclairée et sa luminosité varie selon la [[Photographie/05 - Photométrie et sources lumineuses/Calculs photométriques usuels|loi de Bouguer]], c'est-à-dire qu'elle est inversement proportionnelle à sa surface et donc au carré de sa distance avec P.
 
La forme de l'image d'un point lumineux formée hors du plan de mise au point reproduit toujours celle du diaphragme par lequel les rayons lumineux pénètrent dans l'appareil. Pour comprendre simplement comment les choses se passent, nous pouvons imaginer un objectif muni d'un diaphragme carré et qui focalise en un point P les rayons lumineux issus d'un point de la scène photographiée. Après avoir traversé l'ouverture, le faisceau lumineux a la forme d'une pyramide dont le diaphragme constitue la base carrée. Si la surface sensible est située au niveau de P, elle reçoit tous les rayons en ce point et l'image est lumineuse et nette. Si la surface sensible est située en avant ou en arrière de P, elle ne reçoit plus une image mais une tache carrée plus ou moins grande. Cette tache présente des bords nets, elle est à peu près uniformément éclairée et sa luminosité varie selon la [[Photographie/05 - Photométrie et sources lumineuses/Calculs photométriques usuels|loi de Bouguer]], c'est-à-dire qu'elle est inversement proportionnelle à sa surface et donc au carré de sa distance avec P.
 
Si tout était « parfait », cette tache présenterait des bords nets, elle serait uniformément éclairée et sa luminosité varierait selon la [[Photographie/05 - Photométrie et sources lumineuses/Calculs photométriques usuels|loi de Bouguer]], c'est-à-dire qu'elle serait inversement proportionnelle à sa surface et donc au carré de sa distance avec P. Nous pouvons, dans un premier temps, admettre qu'il en est ainsi. Par la suite, nous nuancerons cette idée.
 
Les « diaphragmes à vanne » de certains objectifs utilisés autrefois en photogravure permettaient justement d'obtenir des ouvertures carrées ou rectangulaires optimisant l'effet des trames optiques. Avec un diaphragme à cinq lamelles, les rayons forment un cône dont le sommet est le point de convergence et dont la base est un pentagone curviligne. Avec les objectifs catadioptriques, la lumière passe par un espace annulaire et les taches sont elles aussi en forme d'anneau. Ces deux formes très différentes sont bien visibles sur les images ci-dessous :
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== Aspects visuels ==
 
Il y a ici un '''paradoxe''' : lorsqu'elle se forme hors de la surface du récepteur, l'image d'une source lumineuse ponctuelle prend la forme d'une figure géométrique dont les bords sont nets et pourtant cela donne, dans la plupart des cas, une image floue ... Raisonnons sur un sujet qui se trouve hors du plan de mise au point :
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Il résulte apparemment de tout ceci que la meilleure forme du diaphragme, pour la photographie générale au moins, est le cercle., Commemais comme toujours les choses sont moins simples qu'il y paraît : selon leur formule optique, les objectifs donnent des taches circulaires plus lumineuses sur les bords qu'au centre, ou inversement, et donc des fonds flous plus ou moins agréables à l'œil ...!
 
== Formule optique et aspect des taches floues ==
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Il résulte apparemment de tout ceci que la meilleure forme du diaphragme, pour la photographie générale au moins, est le cercle. Comme toujours les choses sont moins simples qu'il y paraît : selon leur formule optique, les objectifs donnent des taches circulaires plus lumineuses sur les bords qu'au centre, ou inversement, et donc des fonds flous plus ou moins agréables à l'œil ...
 
Selon leur formule optique, les objectifs donnent des taches circulaires plus ou moins nettes, plus lumineuses sur les bords qu'au centre ou inversement, plus ou moins accompagnées de zones colorées, etc. et un aspect des zones floues plus ou moins agréables à l'œil ...
 
[[Image:Achromat doublet en.svg]]
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