« Photographie/Rayonnements électromagnétiques/Lasers » : différence entre les versions

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Si au contraire, par un processus appelé « pompage optique », on excite suffisamment d'atomes pour que le rapport des deux populations soit supérieur à un seuil appelé condition d'accrochage, on assiste alors au phénomène d''''émission stimulée''' : un photon V<sub>ij</sub> frappant un atome excité provoque l'émission d'un autre photon rigou­reusement identique au premier, et ainsi de suite.
 
Le classique '''laser à rubis''' (cristal d'alumine Al<sub>2</sub>O<sub>3</sub> dopé par quelques ions Cr<sup>+++</sup> remplaçant des ions AtAl<sup>+++</sup>) comporte un bar­reau cylindrique dont les extrémités dressées avec très grand soin sont argentées pour for­mer une cavité résonante où les réflexions de la lumière provoqueront des ondes stationnai­res. L'une des argentures est semi-transparente pour assurer la sortie du faisceau lumineux. Le pompage est obtenu par l'éclair d'un flash qui excite les ions Cr<sup>+++</sup>. Pendant l'éclair (environ 10<sup>-3</sup> s), le barreau émet une série d'impulsions lumineuses irrégulières et brèves (10<sup>-6</sup>s) .
 
Le même laser peut être réalisé avec une émission déclenchée à l'aide d'un miroir tour­nant. Au lieu que la décharge se produise dès que le seuil est atteint, on excite beaucoup plus d'atomes avant que le miroir tournant ne vienne créer la résonance. La décharge est alors uni­que, beaucoup plus puissante et aussi plus brève (10<sup>-8</sup>s ou moins). La "cadence de tir" est limitée par l'échauffement du barreau, car le rubis est très mauvais conducteur de la chaleur.

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