« La politique monétaire/Les taux de change » : différence entre les versions

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On voit que dans le cas général, la dépréciation des taux de change réel est la somme : de la dépréciation du taux de change nominal, et de l'inflation. Le résultat est assez contre-intuitif, surtout quand on compare avec les taux d'intérêts. Pour les taux d'intérêt, on corrige l’impact de l'inflation en la soustrayant des taux nominaux. Alors que pour les taux de change, c'est l'inverse : on doit l'ajouter pour obtenir les taux de change corrigés de l'inflation.
 
Reste alors à savoir comment l'inflation interagit avec les taux de change. L'équation précédente nous donne une égalité, mais elle ne dit pas dans quel sens les variables interagissent. Par exemple, on peut supposer que l'inflation influence le taux de change nominal et/ou réel. Mais on peut aussi supposer que les relations vont dans l'autre sens : ce sont les taux de change qui influencent l'inflation. Ou alors, les deux sont influencés par une variable indépendante, comme les taux d'intérêts. Dans les faits, les taux de change nominaux sont influencés par l'inflation. Sur le long-terme, ils covarient avec elle, ce qui signifie que toute variation de l'inflation entraine une variation identique des taux de change nominaux. Le résultat est que leur différence ne varie pas : le taux de change réel reste le même. Ce comportement fait qu'en régime de change fixe, les taux de change réels ne varient pas : les taux de change n'ont pas d'effet à long-terme. A plus court-terme, les variations des taux de change nominaux ne sont cependant pas identiques à l'inflation. Le taux de change réel peut alors varier, dans une certaine mesure, et avoir un effet sur l'économie réelle.
 
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