Différences entre les versions de « Photographie/Personnalités/N/Helmut Newton »

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Citation d'un article de Michel Guerrin paru dans le journal ''Le Monde'' du 20 mars 2004 :
 
“Pendant''Pendant des années, le photographe a cherché un point de chute en France pour ses archives, en vain. Juste avant sa mort, le 23 janvier, il a tenté de donner à l’État cinquante de ses images, mais les discussions sur leur exposition ont tourné au fiasco. C'est finalement Berlin qui a hérité du cadeau.
 
L'affaire est navrante. Elle a eu lieu quelques mois avant qu'Helmut Newton, roi de la mode, du portrait et du porno chic, un des photographes les plus célèbres au monde, ne meure, le 23 janvier à Hollywood, à l'âge de 83 ans. Newton, qui a réalisé la majorité de son œuvre pour le Vogue français, a voulu donner une cinquantaine de ses images à la France. Joli cadeau. Surtout quand on sait que certaines de ses icônes atteignent 400 000 dollars pièce. Les négociations ont fini en fiasco.
le marchand zurichois de Newton, Andrea Caratsch, pour obtenir un grand Newton en vente, il faut compter de 100 000 à 500 000 dollars. Or, apprend-on par le ministère de la culture, une seule photographie de Newton figure dans les collections de l’État. Pourtant, des images en tout genre ont été achetées à tour de bras, au nom de l’État, depuis vingt ans.
 
'''PROJETS D'HOMMAGES'''
 
Cette affaire révèle la façon dont Helmut Newton et, au-delà, la production d'images liée à la mode sont considérés dans le monde de l'art. « Les musées français et le monde de l'art contemporain me méprisent », avait confié au Monde, amusé, le photographe. June Newton le répète sans cesse à José Alvarez. Marie-Claude Beaud pense savoir pourquoi : « Newton condense ce que le monde de l'art méprise : un rigolo et pas un cérébral, qui gagne beaucoup d'argent dans la mode en photographiant des filles dans des poses sexy. Pour moi, il est simplement un artiste hors norme »."
 
Dans l'affaire de la donation en France, « Helmut ne s'est pas senti aimé et s'est dit trompé », accuse José Alvarez. Le ministre de la culture, Jean-Jacques Aillagon, a dit dans Le Monde du 31 janvier qu'il souhaitait « rendre hommage » à Newton pour l'ouverture du Jeu de paume. Beaucoup d'observateurs pensent que ce serait désormais « le sommet du ridicule ». Et il n'est pas sûr que June Newton apprécie. Le groupe de presse américain Conde Nast (Vogue) envisage, pour sa part, un hommage à
Newton le 5 juillet à Paris, pendant les défilés de mode. Il aurait lieu au Théâtre du Palais-Royal. Juste en face du ministère de la culture.”''
 
 

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