« La politique monétaire/Les taux de change » : différence entre les versions

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===L'équilibre du marché des changes===
 
L'offre du marché des changes est la quantité de devises que les agents souhaitent échanger contre de la monnaie domestique, l'offre étant l'opération inverse. On peut s'en rendre compte facilement : plus le taux de change est fort, plus la conversion d'une unité de devises rapportera de monnaie nationale. L'opération de conversion de devises en monnaie nationale est donc favorable, contrairement à l'autre opération. On a donc un flux entrant d'un cotécôté et un flux sortant de l'autre. L'offre et la demande de devises/monnaie dépendent des flux de capitaux, mais aussi des importations et exportations, ainsi que des interventions des banques centrales sur le marché. Si on omet l'intervention des banques centrales, alors seules comptes les transferts de capitaux et les importations/exportations. Les
 
Un premier composant de la demande de monnaie nationale provient des exportations. : un exportateur est payé en monnaie étrangère, qu'il doit convertir en monnaie nationale. Par contre, les importateurs doivent transformer leur monnaie nationale en devises étrangères pour payer leurs vendeurs. Ce qui fait que les importations rentrent dans la composition de l'offre de devise nationale. A cela, il faut ajouter les flux de capitaux entrants et sortants, à savoir l'investissement étranger ou à l'étranger. Premièrement, des capitaux vont rentrer sur le territoire national, pour y être investis. Ceux-ci doivent être convertis d'une monnaie étrangère vers la monnaie nationale : ils font donc partie de la demande de monnaie. Les capitaux sortants, qui quittent le pays pour être investis à l'étranger, font partie de l'offre de monnaie nationale.
On voit que dans le cas général, la dépréciation des taux de change réel est la somme : de la dépréciation du taux de change nominal, et de l'inflation. Le résultat est assez contre-intuitif, surtout quand on compare avec les taux d'intérêts. Pour les taux d'intérêt, on corrige l’impact de l'inflation en la soustrayant des taux nominaux. Alors que pour les taux de change, c'est l'inverse : on doit l'ajouter pour obtenir les taux de change corrigés de l'inflation.
 
Reste alors à savoir comment l'inflation interagit avec les taux de change. L'équation précédente nous donne une égalité, mais elle ne dit pas dans quel sens les variables interagissent. Par exemple, on peut supposer que l'inflation influence le taux de change nominal et/ou réel. Mais on peut aussi supposer que les relations vont dans l'autre sens : ce sont les taux de change qui influencent l'inflation. Ou alors, les deux sont influencés par une variable indépendante, comme les taux d'intérêts. Dans les faits, les taux de change nominaux sont influencés par l'inflation. Sur le long-terme, ils covarient avec elle, ce qui signifie que toute variation de l'inflation entraineentraîne une variation identique des taux de change nominaux. Le résultat est que leur différence ne varie pas : le taux de change réel reste le même. Ce comportement fait qu'en régime de change fixe, les taux de change réels ne varient pas : les taux de change n'ont pas d'effet à long-terme. AÀ plus court-terme, les variations des taux de change nominaux ne sont cependant pas identiques à l'inflation. Le taux de change réel peut alors varier, dans une certaine mesure, et avoir un effet sur l'économie réelle.
 
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