« La politique monétaire/Les taux de change » : différence entre les versions

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: <math>e = \frac{S_n}{S_e}</math>
 
Le taux de change peut varier au cours du temps, que ce soit à la hausse ou à la baisse. Une baisse du taux de change porte le nom de '''dépréciation''', alors qu'une hausse s'appelle une '''appréciation'''. Quelques calculs algébriques nous permettent de calculer les variations du taux de change, à savoir la dépréciation ou l'appréciation de la monnaie. Ces deux valeurs indiquent si le taux de change a augmenté ou diminué de 5%, de 2%, de 15%, etc. Cette variation en pourcentage est au taux de change ce que l'inflation est au niveau des prix. Ce taux de dépréciation de la monnaie nationale est égal, par définition, à :
 
: <math>d = \frac{\Delta e}{e}</math>, avec e le taux de change.
 
Une dépréciation se traduit par une hausse des prix des biens importés : les biens et services deviennent alors plus cher dans la monnaie nationale. De plus, elle rend moins chères les exportations dans la monnaie étrangère, ce qui rend les biens exportés plus compétitifs à l'étranger par rapport aux biens domestiques. A contrario, une appréciation a les effets inverses : baisse des prix importés, mais exportations plus chères.
 
A toute variable nominale, il existe une variable réelle équivalente. Le taux de change ne fait pas exception. Le '''taux de change réel''' est la quantité de biens nationaux que l'on peut échanger contre des biens étrangers. On le calcule à partir du taux de change nominal, en divisant par les prix nationaux et étrangers.
 
: <math>q = e \times \frac{P_n}{P_e}</math>, avec <math>q</math> le taux de change réel, <math>e</math> le taux de change nominal, <math>P_n</math> le niveau général des prix nationaux et <math>P_e</math> le niveau moyen des prix étrangers.
 
Le taux de change peut varier au cours du temps, que ce soit à la hausse ou à la baisse. Une baisse du taux de change porte le nom de '''dépréciation''', alors qu'une hausse s'appelle une '''appréciation'''. Quelques calculs algébriques nous permettent de calculer les variations du taux de change, à savoir la dépréciation ou l'appréciation de la monnaie. Ces deux valeurs indiquent si le taux de change a augmenté ou diminué de 5%, de 2%, de 15%, etc. Cette variation en pourcentage est au taux de change ce que l'inflation est au niveau des prix. Ce taux de dépréciation de la monnaie nationale est égal, par définition, à :
 
: <math>d = \frac{\Delta e}{e}</math>, avec e le taux de change.
 
Une dépréciation se traduit par une hausse des prix des biens importés : les biens et services deviennent alors plus cher dans la monnaie nationale. De plus, elle rend moins chères les exportations dans la monnaie étrangère, ce qui rend les biens exportés plus compétitifs à l'étranger par rapport aux biens domestiques. A contrario, une appréciation a les effets inverses : baisse des prix importés, mais exportations plus chères.
 
A partir de cette équation, on peut déterminer les relations entre dépréciation et inflation. Les deux sont en effet liés, du fait de la présence des prix nationaux dans la formule précédente. Si les prix nationaux changent, alors cela peut (ou non) se répercuter sur le taux de change réel. Tout dépend quel est le régime de change en vigueur : le résultat n'est pas le même selon que le pays soit en régime de change fixes ou en change flottants. Tout dépend aussi si les prix nationaux sont considérés comme rigides ou s'ils sont flexibles.
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