Utilisateur:Goelette Cardabela/Bac à sable/Expertise (Abordage en baie de Fos)

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Ça s'est passé sur retour de la virée de l'APPGM du 16 juin au 8 juillet, appelée la croisière des papii 2012.

La goélette CARDABELA a été abordée le samedi 7 juillet 2012 à 9 heures entre CARTEAU et L'ILE DU PLANIER (Baie de FOS) par un bateau de pêche promenade.

Présentation dynamique de l'abordage

Les circonstances.[modifier | modifier le wikicode]

Au moment de l'accident la goélette reculait à l'approche d'un « missile », c'est à dire un bateau sans pilote humain, sous pilote automatique, et sans personne à la veille.
La goélette se dirigeait vers l'OUEST et le bateau de pêche promenade venait de Port St Louis du Rhône et se dirigeait vers l'île du Planier

Expertises et rapport[modifier | modifier le wikicode]

L'accident a donné lieu à expertise amiable et contradictoire le 2 octobre après plusieurs reports.

La première convocation à l'expertise aurait dû avoir lieu le 3 août et a été annulée suite au départ en Corse du pilote du bateau de pêche promenade. L'assureur n'est pas connu la convocation dit « agir en qualité de Commissaire d'Avaries des assureurs de Monsieur et Madame LEC.... »
Cette première convocation avait pour titre : "TONICO II" - Appartenant à Madame LEC.... - Heurt par votre bateau le 7 juillet 2012 entre Carteau et l'Ile du Planier.
J'avais été ému par ce titre qui me condamnait d'ores et déjà. Le terme "HEURT" utilisé n'était pas innocent. J'ai protesté et j'ai reçu en retour :
Le 02/08 : «Nous faisons référence à l’affaire en objet et vous informons que du fait de la divergence entre les déclarations des deux Parties, nous nous voyons contraints d’annuler l’expertise prévue demain, 3 août 2012 et de la reporter à une date que nous ne pourrons fixer qu’après le retour de notre assuré, début septembre. En effet, il est impératif que ce dernier soit présent aux constations contradictoires.»
et sont apparus les mots « constatations contradictoire » C'est bien la preuve qu'on avait tenté de me piéger !
Le 08/08 J'avertis que : Je serai disponible du 18 au 25 septembre puis indisponible jusqu'au 15 octobre.
La seconde convocation pour le 20 septembre.
Cette deuxième convocation avait pour titre : OBJET : « TONICO II » appartenant à Mme LEC.... - ABORDAGE ME 7/7/2012 entre Carteau et l'ile du Planier
Le titre avait changé ! Mais je sens un nouveau piège :
Le pilote (ou l'assureur) du bateau de pêche promenade persiste dans sa déclaration du « heurt » par la goélette. Je m'inquiète fortement et je décide de m'adresser à un expert dont je connais la réputation de sérieux et surtout qui s'intéresse aux détails. Cet expert accepte de me rencontrer afin de vérifier que je ne raconte pas des « salades ». Il accepte de m'écouter.
Mon expert ne sera pas disponible à cette date du 20 septembre et demande deux nouvelles dates pour l'expertise. La réponse retenue est le 2 octobre, date à laquelle je ne serai pas disponible.
La troisième convocation du 2 octobre.
Depuis le mois d'août j'avais bien cerné les circonstances grâce à ma trace sur l'iPad. J'étais arrivé à des conclusions assez proches de celles qui ont été retenues.
Cependant "mon" expert n'a pas voulu lire mes conclusions avant de s'être fait sa propre opinion, afin de ne pas être influencé dans son analyse.
Nous avions échangé de nombreux courriels et il avait retenu 3 possibilités de collision.
Le jour de l'expertise il a immédiatement reconnu, et de façon non contestable, une de ses propres conclusions, qu'il a démontrée avec une attention peu intéressée des personnes présentes. Même que l’expert de mon assureur s'est défilé pendant cet exposé.
Mon expert s'est vu tout contester à ce moment, les personnes présentes persistaient, contre toutes les évidences, à dire que c'est la goélette qui avait « heurté » le bateau de pêche promenade. Il a alors pris toutes les photos, et relevé cotes et angles, qui avaient un rapport avec la collision, puis a rédigé un rapport qui a été envoyé au cabinet d'expertises du bateau de pêche promenade.
Le 4 octobre, je reçois un courriel précisant que le bateau de pêche promenade allait être réparé contrairement à ce que préconisait mon expert : de ne pas effacer les preuves de la collision.

Les courriers contradictoires[modifier | modifier le wikicode]

Le 23 octobre je reçois les commentaires du cabinet d'expertise du bateau de pêche promenade. Le rapport rédigé par mon expert n'a pas été contesté en ce qui concerne le matériel. Restaient à interpréter, à son avantage, les règles du RIPAM (Règles Internationales, pour Prévenir les Abordages en Mer) pour m'attribuer une part de responsabilité. Mon expert, Monsieur BERGES, s'est alors mis en colère devant ces gens qui ne respectent rien et nient les évidences.
Sa réaction immédiate et sans concession : La règle la pus importante est d'être dans la chambre de barre. Il n'y avait personne dans la chambre de barre de TONICO II. Ce n'est même pas une absence de veille, c'est un abandon de poste caractérisé. Un bateau sans barreur est un bateau fou, il n'y a rien de plus à dire.

Les points contestés[modifier | modifier le wikicode]

Les point ci-dessous sont des résumés.

  1. Le moteur de la goélette était en marche doit donc être considérée comme ayant la manœuvrabilité d'un bateau à moteur et ne pas espérer l'immunité d'un voilier.
  2. Le capitaine de la goélette a détecté TONICO II trois minutes avant la collision n'indique pas une veille exemplaire.
  3. Il n'est pas exact que le pilote de TONICO II n'assurait pas la veille. Il était attentif et avait regardé juste quelques minutes avant la collision puisqu'il devait assurément se méfier des navires arrivant sur tribord. Ceci n'enlève rien à son défaut de veille totale (sur 360°) mais la nuance est importante.
  4. À la remarque TONICO II se comporte comme un bateau fou, comme un missile sans armement, comme un missile incontrôlé. A cela, nous dirons qu'un missile qui se déplace à 7 nœuds ne doit pas être dangereux et que TONICO II n'était pas comme fou puisque depuis plusieurs minutes, il naviguait sur cette route, à cette vitesse, sans jamais avoir changé de cap.

Ma réponse[modifier | modifier le wikicode]

En préambule 
Ce qui est fondamental c'est que le capitaine d'un bateau naviguant à 7 nœuds doit veiller de façon adaptée, donc permanente sur son avant; ce que le capitaine de TONICO II n'a pas fait pour la simple raison qu'il n'y avait personne dans la chambre de barre. Ceci nous revoie à la règle numéro 2 du RIPAM.
Suivent les détails de la règle N°2 et nos remarques :
On regarde devant quand on avance.
Un pilote automatique ne peut pas remplacer un homme de barre.
On est en présence d'un bateau lancé à 7 nœuds sans homme à la barre dans un chenal fréquenté, donc son chef de bord ne tient pas compte des risques d'abordage.
Il y a violation de la règle numéro 2 :
A partir de l'absence d'une présence humaine aux commandes, les règles du RIPAM de 4 à 37 ne peuvent pas êtres appliquées.
Nous sommes en présence d'un missile à guidage automatique qu'il faut éviter.
Résumé des réponses 
  1. À l'approche de TONICO II le voilier était stoppé, en panne, écoutes larguées, en attente.
    N'étant pas un "fifty" quand la goélette est sous voile, en panne, stoppée, sans cône de signalisation, est un navire à manœuvrabilité restreinte avec ses contraintes dans un zone à trafic règlementé.
    Étant à la veille, pour faire une manœuvre d'évitement mon appareil propulsif a été lancé à plein régime en marche arrière, franchement et de bonne heure.
    Il est clair que le pilote de TONICO II n'ayant aucune visibilité sur son avant, et n'étant pas à la veille, ne pouvait pas apprécier la situation.
  2. Selon le pouvoir de résolution de l’œil il était impossible d'apercevoir la petite vedette TONICO II avant 3 minutes, compte tenu des vitesses conjuguées des deux mobiles.
  3. Il n'est pas exact que le pilote de TONICO II n’assurait pas de veille, ...
    Que dirait on d’un conducteur de camion installé en dehors de sa cabine mais derrière celle-ci, disant avoir veillé à droite de sa route et qu’à gauche le soleil le gênait.
    Nous vous rappelons que TONICO II a percuté CARDABELA de face, alors que celui-ci battait arrière à environ 3 noeuds au moment du sinistre.
    Le pilote de TONICO II n’était pas dans sa cabine mais ASSIS sur le capot moteur avec une absence de vision sur 120° sur l’avant quelle que soit la rotation de son corps.
  4. Une précision : Un bateau fou ne veut pas dire qu'il change de cap constamment, mais qu'il aune route hors de toute raison (sans cerveau, sans pilote) donc contraire à la raison, fou !
    TONICO II s'est bien comporté comme un missile ; il a percuté le câble de la sous barbe de CARDABELA, de face, tribord contre tribord, moteur en route, sans pilote humain. (Cette partie a été démontrée par l'expertise de Monsieur BERGES. Voir l'image animée reconstituant les trajectoires[1].)

Un an après[modifier | modifier le wikicode]

Suite à notre réponse nous n'avons plus eu de nouvelle du cabinet d'expertise. Début 2013 les gendarmes sont passés à la maison pour des renseignements complémentaires et j'ai eu un courrier du procureur d'Aix en Provence : L'affaire est close,

--Cardabela (discussion) 4 novembre 2013 à 12:37 (CET)