Carburant/Biocarburant : fabrication du biodiesel

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Pour fabriquer du biodiesel il faut deux ingrédients de base : l'huile (de tournesol, c'est le biocarburant le plus répandu) et un alcool (au sens chimique, éthanol de préférence). Lorsque l'on mélange ces deux produits une réaction chimique se produit : elle s'appelle estérification ou plus précisément transestérifcation. On obtient ainsi deux nouveaux éléments : l'huile d'estérification qui n'est rien d'autre que le biodiesel, et du glycérol ou glycérine. Les proportions (approximatives) sont : 10 litres d'huiles + 1 litre d'alcool --> 10 litres de biodiesel et 1 litre de glycérine.

Cette réaction chimique possède deux désavantages : elle est lente et elle est équilibrée. Le mot équilibrée signifie que la réaction se déroule dans les deux sens : lorsque l'huile et l'alcool se sont transformés en biodiesel et glycérine, le biodiesel et la glycérine peut à nouveau se transformer en alcool et huile !

Pour corriger les problèmes de lenteur et le caractère équilibré, il faut

  • utiliser un catalyseur Modèle:Quoi (c'est un produit que l'on met au début de la réaction pour favoriser la transformation désirée, mais que l'on récupère «intacte» à la fin de la réaction) ;
  • chauffer (environ à 50-60°C voire 70°C si cela ne marche pas) ;
  • on peut éventuellement mettre un légère pression 1,2 ou 1,5 bars.

Une fabrication artisanale en chauffant les réactifs (réactifs = ingrédients) et utilisant un catalyseur peut prendre 6 à 12 heures.

Le choix de l'huile[modifier | modifier le wikitexte]

La première chose à faire, avant même de lancer la réaction de transestérification est de choisir une huile. Plusieurs critères peuvent entrer en compte lorsque l'on doit se décider entre tel ou tel huile.

Nous pensons d'abord à la quantité d'huile obtenue par hectare de plantations : nous préférerons naturellement une culture pour laquelle nous pouvons obtenir un maximum d'huile par hectare. Ce choix dépend évidemment du climat et un hectare d'une même plante permet d'obtenir des quantités d'huile différentes selon le climat, le type de sol, la météo de l'année, etc.

Un autre critère important : la valorisation des co-produits (co-produit = deuxième produit obtenu lorsque l'on veut fabriquer un produit). Par exemple, la plante du soja, en plus de produire de l'huile peut aussi servir à l'alimentation humaine et animale.

Finalement, il ne faut pas négliger les huiles déjà usées (exemple : restaurants) ou les huiles que l'on jettait d'habitude (huile non comestible dans les abattoirs).

Aux États-Unis, les producteurs choisissent généralement le soja et le canola (variante de colza). En Europe, on préfère surtout le colza et le tournesol.