Histoire de l'Europe/La destruction de l'Europe

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La destruction de l'Europe (1914 - 1945)

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catégorie | Histoire > Histoire de l'Europe

Sections

[modifier] 1914-1918 : Première guerre mondial

Entre le début du XXe sciècle et 1914, les pays européenns alors encore constitués en empires ont formé des alliances en cas d'agression de l'un ou de l'autre : la Triple-Alliance, ou Triplice, réunissant l'Allemagne, l'Autriche-Hongrie et l'Italie (ainsi que, secrètement, la Roumanie), et la Triple Entente, réunissant la France, le Royaume-Uni et la Russie. Des rivalités opposent les peuples et les États ce qui les poussent à se détester et à s'armer (par exemple, la France n'a pas encore digéré la défaite de 1870 et la perte de l'Alsace Lorraine). Ces alliances politiques et militaires en cas d'attaques ne pouvaient que déboucher sur une guerre mondiale du fait de l'extension impériale des pays européens. Cette guerre a commencé physiquement par l'assassinat de l'archiduc François-Ferdinand, héritier du trône d'Autriche-Hongrie et de son épouse Sophie Chotek, duchesse de Hohenberg, à Sarajevo le 28 juin 1914 par Gabriel Princip. De là les alliances mise en place par le passé s'enclenchèrent, l'Autriche-Hongrie accusant la Serbie. L'Autriche posa alors un ultimatum le 28 juillet à la Serbie, qui ne céda pas. L'Autriche attaqua alors la Serbie.

[modifier] 1914 : guerre de mouvement

[modifier] Chronologie de l'enclenchement des alliances

  • 28 juillet : l'Autriche-Hongrie déclare la guerre à la Serbie
  • 31 juillet : l'Allemagne adresse un ultimatum à la France lui demandant de prendre l'engagement de ne pas soutenir la Russie si cette dernière venait à prendre la défense de la Serbie et un autre à la Russie lui demandant de prendre l'engagement de ne pas soutenir la Serbie
  • 1er août : l'Allemagne déclare la guerre à la Russie, suite à la réponse russe
  • 2 août : l'Allemagne attaque militairement le Luxembourg neutre
  • 2 août : l'Allemagne adresse un ultimatum à la Belgique
  • 3 août : la Belgique, neutre, rejette l'ultimatum allemand
  • 3 août : l'Allemagne déclare la guerre à la France qui avait répondu que « la France agirait conformément à ses intérêts »
  • 4 août : l'Allemagne attaque militairement la Belgique neutre
  • 4 août : le Royaume-Uni adresse un ultimatum à l'Allemagne lui demandant de retirer ses troupes de Belgique. Le Gouvernement de Londres ne recevra aucune réponse.

[modifier] Situation au début du conflit

Ainsi, le 4 août 1914, au soir, l'Allemagne est en guerre contre :

  • la Russie (1er août)
  • le Luxembourg (2 août)
  • la France (3 août)
  • la Belgique (4 août)
  • le Royaume-Uni (4 août)

et cela pour soutenir un allié, l'Autriche-Hongrie, qui n'est en guerre contre aucun de ces pays. L'Autriche-Hongrie, elle, est officiellement en guerre contre un seul pays, la Serbie, qui n'est pas en guerre contre l'Allemagne. L'Autriche-Hongrie et la Russie n'entreront en guerre que le 6 Août 1914 (Déclaration de guerre de l'Autriche-Hongrie à la Russie du 6 août 1914).

Avant la guerre, les différentes propagandes publiques ne faisaient que vanter le matériel militaire de son pays en dénigrant celui de son voisin. Ainsi, chacun ignorait la puissance véritable de son voisin. Cela a mis en place une certitude : « la guerre ne durera pas longtemps ». Le recrutement massif eu lieu un peu partout en Europe, en plus des soldats de réserve rappellés, des divisions déplacées.

recrutement britannique en août 1914

[modifier] Front Occidental

Cependant, les armées une fois sur le front ont vite déchanté en voyant l'arsenal ennemi que l'on avait dit ridicule et arriéré être aussi moderne voir plus perfectionné que le leur. Par exemple, l'uniforme rouge et bleu très voyant (mais idéal pour les défilés) des Francais et le vert kaki des Allemands. Dans un premier temps, les armées s'attaquent à la charge et au canon, le front est assez mobile, c'est la guerre de mouvement. les Allemands progressent vite mais sont aussi vite repoussés. On comprend que le mouvement est impossible, on choisit alors le pilonnage, l'enterrement, la guerre de position.

[modifier] De la fin de 1914 au milieu de 1917 : guerre de position

guerre de tranchée et assaut

La guerre de position commence dès la fin de l'année 1914 au début de l'hiver quand les fronts ne bougent plus. La guerre des tranchées commence. On a alors compris que l'ennemi dispose du même arsenal que soi. La guerre d'usure commence, c'est-à-dire qu'avec un pillonage continu chaque camp pense venir à bout de l'autre tranchée, cela entraîne donc une production industrielle importante, un suivi de troupes régulier pour remplacer les morts et les blessés, un ravitaillement continu...La guerre totale puisque autant l'arrière que le front sont mobilisés.


[modifier] 1915

[modifier] 1916 : la bataille de Verdun

Une bataille marque l'année 1916, la bataille de Verdun. Elle fera 300 000 morts et 70% de poilus y passeront par rotation. Pourquoi attaquer Verdun ? Le site de Verdun est choisi pour de multiples raisons.

  • C’est une position stratégique importante car elle se trouve à proximité immédiate des usines d’obus de Briey-Thionville et du complexe ferroviaire de Metz.
  • C’est un symbole populaire qui ne peut être abandonné à l’ennemi. De ce fait les troupes françaises préféreront mourir sur place plutôt que de reculer.
  • Il est clair aussi que les Allemands mirent en œuvre leur plan d'attaque plus rapidement que les Français. Sinon, la confrontation aurait très certainement eu lieu sur la Somme.


[modifier] 1917 : l'effondrement de l'État russe

L'horreur de la guerre et le mépris des élites russes pour les soldats ont contribué sans aucun doute à la popularité de la révolution de février et à l'influence grandissante du parti bolchevique, qui propose un arrêt immédiat de la guerre. En octobre 1917, l'État russe, qui était dirigé par le tsar Nicolas II, s'effondre, et le parti bolchevique conduit par Lénine prend le pouvoir, soutenu par la majorité des conseils de soldats et d'ouvriers créés pendant l'année.

observation dans un tranchée française

[modifier] 1918 : entrée en guerre des États-Unis d'Amérique, reprise de la guerre de mouvement

Les États-Unis entrent en guerre le 4 avril 1918. Néanmoins, déjà le 8 janvier de la même année, le président américain Wilson a annoncé les 14 points portant sur les objectifs à atteindre au moment de la paix. Entre autres, il s'est prononcé pour un nouvel ordre géopolitique fondé sur le principe des nationalités, pour la fin de la diplomatie secrète et pour la création d'une Société des nations (l'idée est bien antérieure).

L'entrée des États-Unis en guerre peut être interprétée également comme une réaction à l'évolution en Russie. Cette dernière s'est plongée dans une guerre civile et les bolcheviques ont signé la paix de Brets-Litovsk (le 3 mars 1918), ce qui a permit à l'Allemagne de se concentrer sur le front occidental.

L'entrée des État-Unis en guerre est un moment décisif. Le potentiel humain et avant tout industriel qui s'est aligné aux côtés de l'Entente était immense.

[modifier] Le traité de Versailles de 1919 : une paix manquée ?

[modifier] 1920 - 1933 : l'entre-deux-guerres

Après la Révolution d'Octobre 1917, les Bolcheviks doivent lutter pour rester au pouvoir. Une guerre civile éclate entre les rouges et les blancs qui dure jusqu'en 1921. Elle fera des millions de morts à cause de la famine. Les Bolcheviks sont présidés par Lénine et prennent des mesures autoritaires, comme par exemple l'instauration de la Tchéka, police politique qui surveille la population et réprime les opposants. En 1921 se passe la mutinerie des héros de la révolution : c'est la révolte des marins de Gronstaht, écrasée dans le sang de l'armée rouge de Trosky. L'Union des Républiques Socialistes et Soviétiques (l'URSS) est créée. La dictature du prolétariat (ouvriers + paysans) est proclamée et est représentée par un partie : le PCUS (Parti Communiste de l'Union Soviétique) dirigé par un seul homme : Lénine. À sa mort, c'est Staline qui lui succède grâce à son succès grandissant. Pour construire le communisme, Staline décide la collectivisation des terres et du bétails en supprimant les propriétés individuelles et les Koulaks. Les paysans appartiennent à un Kolkhose ou Solkhose. Les résistances sont vives, ce qui provoque l'effondrement de la production agricole. Les opposants sont déportés au Nord ou à l'Est de la Russie pour les travaux forcés. Staline développe la classe ouvrière base du communisme, c'est la nationalisation des entreprises et planification de l'économie avec le Plan quinquenal. L'industrie est en pleine essor (exemple : la sidérurgie) qui se fait au détriment de l'agriculture.

Le NSDAP (Nationalsozialistische Deutsche Arbeiterpartei, Parti national-socialiste des travailleurs allemands) à été fondé en 1919 par Anton Drexler, mais il n'était à cette époque qu'un groupuscule. C'est en 1921, qu'Adolph Hitler fait main mise sur le parti. À son initiative sont créés les SA (Sturmabteilungen, division d'assaut). En 1924 après un putch manqué, Adolph Hitler est condamné à cinq ans de prison mais sortira au bout de six mois en ayant rédigé entre-temps son célèbre Mein Kampf (Mon Combat). En 1925, il crée les SS (Schutztaffeln, escadrons de protection).

[modifier] 1929 : la crise

L'année 1929 avait bien commencé avec la signature des accords de Genève. Elle marque un tournant important dans le monde car à New York, les cours de la bourse deviennent exorbitants, c'est le premier krach boursier de l'histoire. Suite à la hausse des taux d'intérêt en avril 1929 et à la première stagnation des cours, le remboursement des intérêts va devenir supérieur aux gains boursiers et de nombreux investisseurs seront alors contraints de vendre leurs titres pour couvrir leurs emprunts (appels de marge). Cela va pousser les cours à la baisse et déclencher une réaction en chaîne. C'est en septembre 1929 que les cours atteignent leur plus haut niveau historique (cf. w:Krach de 1929).

Ces cours sont si bas que les grandes entreprises connaissent alors des difficultés de trésorerie croissantes. Les plus faibles font faillite, ce qui accroît la fragilité des banques. Les épargnants paniquent et se précipitent auprès de leur banque pour retirer leur argent. Sans mécanismes de stabilisation, les banques les plus faibles sont dévastées par l'hémorragie de fonds et doivent faire faillite à leur tour : la crise devient alors une crise bancaire à partir de 1930. On assiste donc à une augmentation croissante et puissante du chômage et de la précarité qui n'épargnent personne. Cette ambiance favorise le NSDAP dont les scores électoraux ne cessent de progresser. En 1930, le NSDAP recueille 6 400 000 suffrages et 107 représentants au Reichstag. En 1932 le parti compte 1 400 000 adhérents, 350 000 SA et SS, 300 000 adhérents des Hitlerjungen (jeunesses hitleriennes).

[modifier] 1933 la fin de la paix

Élection d'Adolf Hitler comme chancelier allemand.

[modifier] 1933 - 1939 : la course aux territoires

[modifier] 1940 - 1945 : la Seconde guerre mondiale

[modifier] 1940 : le début du conflit généralisé

L'Allemagne envahit la France en passant par les pays neutres : la Belgique, le Luxembourg, et les Pays-Bas. Il y a tentative d'invasion de l'Angleterre par voie aérienne pour précéder l'invasion par la mer : la guerre devient navale.

[modifier] 1943 : l'apogée et la chute de l'axe Italie-Allemagne-Japon

[modifier] 1945 : la fin et le bilan de la guerre

En septembre 1945, la guerre s'achève après 6 ans de conflit. Elle se termine par une victoire des Alliés. Cette victoire alliée est cependant très lourde en sacrifice humain et en destructions matérielles.

Le bilan est terrible du point de vue humain, du point de vue matériel et du point de vue moral, une grande partie du monde est à reconstruire.

Justement pour reconstruire le monde et si possible un monde meilleur, les dirigeants des pays vainqueurs se réunissent : ils dessinent un nouvel ordre mondial et tentent de garantir ensemble les conditions d'une paix durable.

La volonté des pays vainqueurs est bien la même que celle qui les animait après la Première Guerre mondiale ("plus jamais ça").

[modifier] A - Le bilan humain

  • Un bilan terrible

La Seconde guerre mondiale est une hécatombe épouvantable. C'est le conflit le plus meurtrier de tous les temps avec environ 50 millions de morts.

Certains pays sont particulièrement touchés : l'URSS totalise à elle seule 21 millions de morts (plus de 12% de sa population), la Chine a connu plus de 13 millions de morts, l'Allemagne : plus de 7 millions de morts (soit plus de 10% de sa population).

Les pays d'Europe de l'ouest et bien sûr les États-Unis sont moins touchés. Les Français sont plus de 600.000 à être morts pendant la guerre (soit 1,5% de la population totale de 1939). C'est 6 fois moins que les morts français de la Première Guerre mondiale (d'où l'image de "Grande Guerre" pour la France).

  • De nombreux civils parmi les victimes

C'est une particularité de la Seconde Guerre mondiale en comparaison aux précédents conflits : les civils ont été très touchés. Ils représentent plus de la moitié des pertes humaines totales (contre 5% pour la Première Guerre mondiale). Les crimes de guerre et les crimes contre l'humanité alourdissent encore le bilan du côté des civils.

  • Des transferts de populations

La Seconde Guerre mondiale et son règlement ont donné lieu à des transferts de populations considérables. Ces déplacements concernent près de 30 millions de personnes : ce sont des Allemands ou des Japonais qui sont transférés de gré ou de force dans leur pays d'origine. Des minorités quittent également l'URSS : c'est la cas notamment des Polonais qui vont regagner le territoire polonais dans son nouveau tracé. Enfin, des millions de prisonniers de guerre ou de travailleurs forcés quittent les camps nazis pour regagner leur pays d'origine.

  • Les conséquences démographiques

Elles sont visibles à l'observation des pyramides des âges des pays engagés dans le conflit. Cette observation traduit deux conséquences imputables à la guerre :

  • Une société en déséquilibre

- Les hommes ont été plus victimes de la guerre, même si ce déséquilibre est moins net que pour la Première Guerre mondiale. Cette différence par sexe est particulièrement visible en URSS. - L'existence de classes creuses dues à un déficit de naissances (les hommes et les femmes sont séparés pendant la guerre). Cela entraînera une pénurie de main d'œuvre et un nouveau tassement des naissances pour la génération suivante. Ceci n'est pas vrai dans tous les pays. En France par exemple, la natalité a repris dès 1942. Cela annonce déjà le baby-boom dans les pays industrialisés.


[modifier] B - Le bilan économique

  • Des pays à reconstruire

Dans les régions très touchées par les combats, et notamment par les bombardements, les destructions des infrastructures sont quasi totales. Au Japon et en Allemagne, les villes ont été systématiquement bombardées par les Alliés. Partout en Europe, la Libération a donné lieu à des destructions massives surtout des moyens de communications. En France, les destructions sont plus importantes que celles occasionnées par la guerre de 1914-1918. Dans ces ruines, ces destructions, des milliers de civils doivent être nourris et logés. En France, on doit maintenir le rationnement, plusieurs mois après le départ des Allemands.

  • Un bilan financier catastrophique

Pour financer le conflit, les pays ont souvent eu recours à l'emprunt, aux impôts ou à l'inflation. Cela a pour conséquence une hausse des prix et un affaiblissement des pays du fait d'une croissance de la dette publique.

Cet endettement généralisé impose une remise en ordre du système monétaire international. Cette remise en ordre se fait avec les accords de Bretton Woods, signés en juillet 1944. Ces accords signés entre 44 pays prévoient plusieurs choses :

- Le dollar, convertible en or, est promue monnaie internationale au même titre que l'or. Les accords de Bretton Woods consacrent donc définitivement le dollar comme monnaie de référence.
- Une coopération monétaire mondiale est créée avec la mise en place du Fond Monétaire International (FMI). Installé à Washington, il est alimenté par les pays membres selon leur richesse. Il joue un rôle de stabilisateur à l'égard des monnaies et accorde des prêts aux pays connaissant des difficultés passagères.
- Une Banque Internationale pour la Reconstruction et le Développement (BIRD) ou Banque mondiale est mise en place. Elle sera chargée d'aider les pays dévastés par la guerre (elle aide aujourd'hui les pays en voie de développement).
  • L'économie des pays vaincus sous tutelle

Les Alliés (les vainqueurs) décident aussi de placer sous tutelle internationale l'économie des pays vainqueurs. Ainsi, en Allemagne, les Konzerns, grands groupes de l'industrie qui ont financé le parti nazi et utilisé la main-d'œuvre des camps de concentration, ces grands groupes sont démantelés à l'image de IGFarben. Le même phénomène se produit au Japon avec la suppression des Zaïbatsus et avec la mise en place d'une réforme agraire imposée par les Américains.


[modifier] C - Le bilan moral

  • Le sentiment qui prime du point de vue moral est bien sûr le désarroi face aux conséquences de la Solution finale.

Une terrible prise de conscience internationale se fait à la fin de la guerre. Devant cette prise de conscience de l'opinion publique et devant l'horreur des crimes commis, les Alliés vont pour la première fois dans l'histoire, organiser un procès où un tribunal va juger au nom de la conscience humaine. Ce procès se déroule à Nuremberg de novembre 1945 à octobre 1946.

Pendant le procès, tous les anciens hauts-responsables du régime nazi sont jugés. 12 d'entre eux sont condamnés à mort, 10 sont pendus quelques jours après le verdict. Des peines de prisons à vie sont également prononcées. Un procès identique est organisé à Tokyo pour juger les responsables japonais.

  • Les Alliés ne sont pas exempts de toutes critiques. L'utilisation de la bombe atomique a également causé un traumatisme important parmi les populations. Les camps de détentions, où furent déportés les citoyens américains d'origine japonaise, sont également critiquables. De même que sont critiquables les massacres de Katyn ou encore les exécutions sommaires de soldats allemands toujours par l'Armée rouge.

Les mêmes interrogations se posent de manière aiguë pour la France. Les divisions entre les résistants et les collaborateurs restent très nettes, même une fois la guerre terminée. Se met en place à la fin de la guerre ce que l'on a appelé l'épuration. L'épuration légale conduit les collaborateurs et les collaborationnistes les plus importants à des procès, elle reste limitée dans son ampleur par la volonté de de Gaulle. Cependant plus de 7.000 condamnations à mort sont prononcées, 1500 personnes sont finalement exécutées avec parmi elles Joseph Darnand et Pierre Laval. Le Maréchal Pétain est lui-même condamné à mort, mais sa peine est commuée en peine de prison à vie. Il est emprisonné sur l'île d'Yeu, où il meurt en 1951.

Malgré le bilan très sombre qui vient d'être dressé, les peuples, dans leur majorité sont gagnés à la fin de la guerre par l'optimisme, voire par l'euphorie. La confiance en l'avenir se manifeste individuellement par l'augmentation de la natalité : c'est le début du baby-boom. De manière plus générale, certains peuples ont l'espoir d'accéder enfin à l'indépendance et à la liberté. Le "redécoupage" du monde va combler les espoirs de certains et causer la déception chez d'autres peuples.