Médecine sapeur pompier
La médecine sapeur-pompier qualifie l'exercice du Service de Santé et de Secours Médical (SSSM) des Services Départementaux d'Incendie et de Secours (SDIS).
Les missions du SSSM sont multiples et comprennent notamment le suivi de l'état de santé des sapeurs pompiers, leur soutien sanitaire sur le terrain et la participation à l'aide médicale d'urgence.
La médecine sapeur-pompier, véritable spécialité est donc à la croisée de plusieurs disciplines telles que la médecine d'urgence, la médecine de catastrophe, la médecine du travail et la médecine d'aptitude pour ne citer que les plus évidentes.
[modifier] LE SERVICE DE SANTÉ ET DE SECOURS MÉDICAL : GÉNÉRALITÉS
D'après une documentation de l'École Nationale Supérieure des Officiers de Sapeurs-Pompiers et de la Direction de la Sécurité Civile
Le SSSM est une composante obligatoire des services départementaux d'incendie et de secours (SDIS). Il doit assurer trois grandes familles de missions : suivi et soutien des personnels, formation et médecine d’urgence. Il est naturellement la tutelle technique de toutes les activités sanitaires des sapeurs pompiers.
Avant 1997, existaient des SSSM dans chaque centre de secours, animés, contrôlés et coordonnés par un médecin chef départemental. Depuis la loi dite de « départementalisation » de mai 1996 et son décret d'application de décembre 1997, le SSSM est un service à part entière au sein du SDIS avec « un chef, des missions et des moyens ». La contrepartie est qu'il ne peut plus souffrir ni d'approximations ni d'improvisations.
[modifier] Missions
Deux familles de missions sont définies : les unes sont spécifiques et tournées vers les personnels, les missions internes ; les autres sont partagées avec d'autres partenaires, les missions externes.
[modifier] Missions internes : "service de santé"
- Surveillance de la condition physique des sapeurs pompier : la médecine d’aptitude
- Soutien sanitaire en intervention ou programmé : la médecine dite « de soutien »
- Surveillance de l’équipement médico-secouriste, de l’hygiène et de la sécurité : la médecine du travail
- Formation et conseils des sapeurs pompiers
[modifier] Missions externes : "secours médical"
- Missions de secours d’urgence individuelle : la médecine d’urgence
- Missions de secours d’urgences collectives :la médecine dite « de catastrophe »
- Opérations impliquant les animaux ou concernant les chaînes alimentaires.
[modifier] Actions
[modifier] Nombre total d'interventions en 2008
En France, les sapeurs-pompiers ont réalisés 4 027 900 interventions soit 1 toutes les 7,8 secondes. Deux tiers d'entre-elles, sont du secours à personne.
Les SSSM ont participé à 185 005 interventions soit 6% des secours à personne et accidents de circulations.
| FRANCE | 185 005 |
| SDIS | 173 597 |
| Catégorie 1 | 72 151 |
| Catégorie 2 | 37 085 |
| Catégorie 3 | 29 159 |
| Catégorie 4 | 31 380 |
| Catégorie 5 | 3 822 |
| BSPP/BMPM | 11 408 |
Parmi ces 185 005 interventions, 25 979 ont été protocolisées (dont 1842 protocoles "ACR" et 9084 protocoles "douleur")
[modifier] Répartitions des interventions en 2008
(hors BSPP/BMPM)
- Au profit de la population: 165 178
- Interventions paramédicales: 96 514
- Interventions médicales: 68 342
- Interventions de direction des secours médicaux: 285
- Interventions des cellules médico-psychologiques: 37
- Au profit des sapeurs-pompiers: 5 509
- Interventions paramédicales: 3 656
- Interventions médicales: 1 149
- Interventions des cellules médico-psychologiques: 704
- Interventions vétérinaires: 2 921
- Sur animaux dangereux: 878
- Sur animaux en danger: 2 043
[modifier] Capacité de soutien sanitaire en intervention
- Soutien quotidien: 70 départements
- Soutien pour colonne de renfort uniquement: 10 départements
- Aucun soutien: 14 départements
[modifier] Ressources humaines en 2008
L'effectif des Sapeurs-Pompiers est de 249 400 dont:
- 80% de SPV
- 12% de femmes
- 5% de personnels de SSSM soit 11 259 sapeurs-pompiers dont :
- 4,0 % de professionnels
- 95,6 % de volontaires
- 0,4 % de contractuels
[modifier] Les médecins
On compte 5 587 médecins sapeurs-pompiers. Dans leur immense majorité ce sont des volontaires (SPV), exerçant par ailleurs à titre libéral ou à l'hôpital. Les "hospitaliers" sont le plus souvent des praticiens des structures dites SAMU/SMUR et SAU. Ils sont généralement titulaires de Capacités de Médecines d'Urgence (CMU) et de Médecine de Catastrophe ("CATA"). Les médecins du travail sont moins représentés. Ils peuvent, depuis octobre 2000, embrasser la carrière de médecin sapeur pompier professionnel (SPP). Les activités suivantes peuvent leur être confiées :
- soutien sanitaire en intervention
- médecine statutaire, préventive et d’aptitude
- hygiène et sécurité
- opérations : secours médical, plan rouge, Détachement d’intervention catastrophe aéromobile (DICA).
Il existe dans chaque SDIS un poste de médecin chef auquel sont confiées des missions particulières :
- direction du SSSM départemental sous l’autorité du Directeur départemental des services d’incendie et de secours (DDSIS)
- conseille les autorités responsables des secours ou de la gestion des Services d’incendie et de secours (SIS)
- autorité hiérarchique des personnels du SSSM
- respect de la réglementation relative à l’hygiène et à la sécurité
- enseignement du secourisme
- formation des personnels du SSSM et activités de recherche
- efficacité opérationnelle du SSSM notamment le soutien sanitaire
- participation à l’élaboration et la mise en oeuvre des plans de secours
- présidence de la commission consultative du SSSM et de la commission d’aptitude des SPV.
Les grades des médecins sont par ordre hiérarchique décroissant:
- Médecin de Classe Exceptionnelle (MCE) ou Médecin-Colonel
- Médecin Hors Classe (MHC)ou Médecin-Lieutenant Colonel
- Médecin de Première Classe (M1C) ou Médecin-Commandant
- Médecin de Deuxième Classe (M2C) ou Médecin-Capitaine
[modifier] Les pharmaciens
Dans leur immense majorité, ils sont SPV, exerçant par ailleurs à titre libéral pour la plupart ou salarié. Ils peuvent, depuis octobre 2000, embrasser la carrière de pharmacien SPP. Il peut exister dans chaque SDIS un poste de pharmacien chef. Ils sont chargés, sous la responsabilité du pharmacien chef lorsqu'il existe, d'exercer les missions suivantes :
- concours à celles des médecins dans la limite de leurs compétences
- gestion, maintenance et surveillance des matériels et des médicaments
- responsabilité de la pharmacie à usage intérieur
- participation à la Cellule mobile d’intervention chimique (CMIC)
- participation aux actions d'hygiène et sécurité
- participation à la formation des personnels
- conseils du commandement dans leur domaine de compétence.
Les grades des pharmaciens sont par ordre hiérarchique décroissant:
- Pharmacien de Classe Exceptionnelle (PCE) ou Pharmacien-Colonel
- Pharmacien Hors Classe (PHC)ou Pharmacien-Lieutenant Colonel
- Pharmacien de Première Classe (P1C) ou Pharmacien-Commandant
- Pharmacien de Deuxième Classe (P2C) ou Pharmacien-Capitaine
[modifier] Les vétérinaires
Ils sont SPV. Il peut exister dans chaque SDIS un poste de vétérinaire chef. Ils exercent les missions suivantes :
- prévention et lutte contre les risques naturels, technologiques et biologiques
- inspection sanitaire et qualitative des animaux vivants et des denrées alimentaires, en cas d'urgence
- soutien vétérinaire des sauvetages d'animaux et neutralisation d'animaux
- formation et suivi des équipes cynophiles
- gestion et maintenance des moyens vétérinaires et animaliers
- participation à la formation des personnels
- prélèvements et expertise sur les cadavres d'animaux et les denrées alimentaires
- conseils au commandement pour les conséquences des sinistres sur l'environnement et la chaîne alimentaire, pour la prévention et la prévision.
[modifier] Les infirmiers
Dans leur immense majorité, ils sont SPV, exerçant par ailleurs à titre salarié pour la plupart ou libéral. Ils peuvent, depuis octobre 2000, embrasser la carrière d’infirmier SPP. Il peut exister dans chaque SDIS un poste d’infirmier de chefferie. Quand il existe, il assure la responsabilité de tous les infirmiers dont les missions sont :
- actions de prévention,
- le soutien sanitaire et soins d'urgence aux sapeurs-pompiers
- la participation à l'aide médicale urgente par la paramédicalisation des secours
- participation aux actions d'hygiène et de sécurité
- surveillance de l'état des matériels médico-secouristes
- participation à la formation des personnels aux secours à personnes.
Autres
- Psychologues SPV ou Fonction publique territoriale (FPT) filière médico-sociale
- Logisticiens
- Préparateurs.
Les grades des infirmiers sont par ordre hiérarchique décroissant:
- Infirmier d'Encadrement
- Infirmier Chef
- Infirmier Principal
- Infirmier
[modifier] Moyens
[modifier] Moyens mobiles en 2008
- Véhicules de secours aux asphyxiés et aux blessés (VSAB) et Véhicules de secours et d’assistance aux victimes (VSAV):6 445
- Véhicules spécifiques d'intervention du SSSM: 952
- Véhicules légers infirmiers (VLI)
- Véhicules légers médicalisés (VLM) (ex Véhicules radio-médicalisés [VRM])
- Véhicules de soutien sanitaire
| France | 952 |
| SDIS | 930 |
| Catégorie 1 | 383 |
| Catégorie 2 | 186 |
| Catégorie 3 | 142 |
| Catégorie 4 | 127 |
| Catégorie 5 | 92 |
| BSPP | 15 |
| BMPM | 7 |
| Nbre de véhicules/SSSM | Nbre de départements |
| 0 | 13 |
| < 4 | 27 |
| 4 à 8 | 23 |
| 8 à 12 | 10 |
| > 12 | 22 |
- Autres moyens
- Postes médicaux avancés (PMA)
- Cabinets médicaux fixes et mobiles
- Cellules médico-psychologiques
- Hélicoptères "DRAGON" du groupement aérien de la sécurité civile: Avec un total de 1210 heures de vol, les équipages de la sécurité civile ont assuré en 2008 1096 missions dont 411 secours. Soit une augmentation de 20% par rapport aux années précédentes. S'ils répondent aux appels des SDIS, ils travaillent aussi avec les SAMU. Ils existe en France 22 bases permanentes. Outre les missions de secours d'urgence et de sauvetages prioritaires, les équipages répondent également aux missions de surveillance et de coordination des secours, aux luttes contre les feux de forêt et au transport inter-hospitalier à caractère urgent. Ils sont également amenés à effectuer des missions de surveillance sur des sinistres de grandes ampleur ou encore pour rechercher des personnes égarées. "Dragon" est avant tout l'indicatif opérationnel radiophonique de tous les hélicoptères du groupement aériens de la sécurité civile. Pour les distinguer, on ajoute à cet indicatif le numéro du département de la base d'affectation.
| Autres moyens | France | Cat.1 | Cat.2 | Cat.3 | Cat.4 | Cat.5 | BSPP | BMPM |
| Cabinets médicaux fixes | 412 | 89 | 142 | 91 | 57 | 28 | 5 | 1 |
| Cabinet médicaux mobiles | 65 | 26 | 10 | 12 | 14 | 3 | 0 | 1 |
| Cellules médico-psychologiques | 48 | 13 | 16 | 9 | 6 | 3 | 1 | 0 |
[modifier] Moyens financiers
Répartition des dépenses des SDIS en 2008:
- 3 542 050 600 € de fonctionnement dont 80 % en salaires
- 942 466 400 € d'investissement
Dépenses réelles totales par habitant : 78 €
96 % du fonctionnement est financé par les conseils généraux et les communes et EPCI. Ce financement se répartit ainsi :
- conseils généraux : 55 % ;
- communes et EPCI : 45 %
| Sur 68 SDIS hors BSPP | Min. | Moy. | Max. |
| Budget PUI | 12 376 € | 420 545 € | 1 936 471 € |
| Budget Oxygène médical | 5 733 € | 88 356 € | 270 000 € |
| Budget Médicaments | 300 € | 26 683 € | 145 549 € |
| Budget Consommables SAP | 1 322 € | 142 173 € | 1 397 067 € |
| Budget Equipements SAP | 3 250 € | 123 422 € | 608 414 € |
Budget consommables et équipements SAP par intervention SAP (secours à victime + accidents de circulation): 8,95 € (moyenne nationale)
[modifier] Historique
[modifier] De la Rome impériale au XIXème siècle en France
Dans l'histoire, on a toujours constaté la présence de professionnels de santé dans les services de secours. Dans la Rome antique, par exemple, au milieu des 6000 vigiles (aujourd'hui « vigili del fuoco ») qui défendaient la ville contre les incendies se trouvaient 28 médecins !!
[modifier] À notre époque : de 1953 à nos jours
Au début des années cinquante, a été élaboré un ensemble de textes qui ont conduit à la création des « sapeurs pompiers professionnels » (SPP) et des « services départementaux d'incendie et de secours ». C'est de cette époque que datent les textes fondateurs de notre SSSM. Ils fixaient les missions des médecins de centre de secours et du médecin chef départemental. On y retrouve les trois familles encore en vigueur aujourd'hui : l'aptitude, la formation et le « secours d'urgence aux victimes de sinistres de toutes natures ». Les années soixante voient apparaître les pharmaciens sapeurs pompiers volontaires (SPV) ; les vétérinaires sapeurs pompiers émergent en 1988.
[modifier] Les commissions du SSSM
[modifier] La commission consultative
Son rôle est de donner son avis sur les questions dont elle est saisie par son président ou le DDSIS.
Composition :
- médecin chef président
- médecin chef adjoint, pharmacien chef
- deux médecins, un pharmacien, deux infirmiers
- vétérinaire chef ou un vétérinaire
[modifier] La commission d’aptitude
Son rôle est de donner son avis sur l'aptitude des SPV Elle peut faire appel à des experts. Le SPV peut se faire entendre, accompagné par une ou deux personnes de son choix.
Composition :
- présidée par le médecin chef
- les médecins de la commission du SSSM
[modifier] La commission médicale de fin de carrière
Son rôle est de donner un avis sur la demande d'un SPP à bénéficier d'un projet de fin de carrière. Elle peut entendre un médecin désigné par l'agent.
Composition :
- le médecin chef
- un médecin du SSSM
- un médecin agréé
[modifier] Autres instances
[modifier] La commission administrative et technique des services d’incendie et de secours (CATSIS)
Son rôle est d'être consultée sur des questions d’ordre technique ou opérationnel.
Composition :
- DDSIS ou Directeur départemental adjoint (DDA), président
- Deux officiers SPP et deux officiers SPV dont un peut être du SSSM
- Trois SPP et trois SPV, non officiers
- Le médecin chef ou son représentant
[modifier] Le comité consultatif départemental des sapeurs pompiers volontaires (CCDSPV)
Son rôle est de donner un avis sur toutes les questions relatives aux SPV hors discipline (engagements, rengagements, changements de grade, règlement intérieur).
Composition :
- Le Président du conseil d’administration du SDIS (PCASDIS) et les représentants de
l’administration du Comité technique paritaire (CTP) des SPP
- A parité des représentants élus des SPV
- Le DDSIS avec voix consultative s’il n’est pas représentant de l’administration
[modifier] Les instances paritaires
Commission administrative ou technique paritaire (CAP ou CTP), comité d’hygiène et de sécurité (CHS)
Ces instances consultatives ne concernent que les SPP et les personnels administratifs ou techniques. Les CAP sont consultées sur les carrières des agents à titre personnel. Les CTP émettent des avis sur l'organisation collective du travail et ses conditions d'exercice. Le CHS, rendu obligatoire dans tous les SDIS par la loi de modernisation de la sécurité civile, a vocation à suivre tous les problèmes d'hygiène et de sécurité concernant tous les personnels y compris SPV (se posent pour eux un problème de représentation) notamment dans l'analyse des risques en intervention ou pas, les mesures de protection collectives ou individuelles (ex : les équipements de protection individuelle ou EPI comme la tenue de feu), le suivi des accidents en service et les mesures de prévention,…
Commission départementale de réforme (CDR) et le comité médical départemental
Sous la responsabilité du préfet qui en désigne le président, la CDR comporte deux praticiens de médecine générale, deux représentants de l'administration et deux représentants du personnel.
Elle donne son avis sur la mise à la retraite pour invalidité, apprécie l'imputation au service des accidents en service commandé, l'attribution des congés de longue maladie, du mi-temps thérapeutique, de l'invalidité temporaire des agents et intervient dans l'attribution de l'allocation temporaire d'invalidité. Les agents concernés sont les SPP et les Personnels administratifs techniques (PAT). Pour les SPV, l'un des deux praticiens est remplacé par le médecin chef du SDIS.
Le comité médical départemental siège auprès de la Direction départementale des affaires sanitaires et sociales (DDASS) et comporte deux médecins généralistes et des médecins spécialistes des affections relevant de la compétence du comité médical. Chacun de ces médecins a un suppléant.
Tous les 3 ans, un président est élu parmi les médecins généralistes titulaires. Ces médecins sont bien sûr choisis sur la liste des médecins agréés. Le secrétariat est assuré par un médecin de la DDASS.
Il est obligatoirement saisi sur :
- le renouvellement d'un congé de maladie ordinaire après six mois consécutifs,
- l'octroi ou le renouvellement des congés de longue maladie et de longue durée,
- la reprise des fonctions après un congé de longue maladie ou de longue durée,
- l'attribution d'un mi-temps thérapeutique,
- l'aménagement des conditions de travail du fonctionnaire lors de sa réintégration,
- la mise en disponibilité d'office pour raison de santé et son renouvellement,
- le reclassement dans un autre emploi à la suite d'une modification de l'état de santé.
[modifier] Le comité départemental de l’Aide Médicale d'Urgence et de la permanence des soins (CODAMUPS)
C'est un organe de concertation départemental qui a pour mission de faire des propositions au préfet en matière d'aide médicale urgente et d'en assurer le suivi. Il est complété de deux sous-comités :
- le sous-comité médical
- le sous-comité des transports sanitaires qui règle les problèmes liés aux transports sanitaires privés.
Le DDSIS et le médecin chef en sont des membres de droit au même titre que le Directeur départemental des affaires sanitaires et sociales (DDASS), le médecin inspecteur de la Santé et le directeur de l’Agence régionale de l’hospitalisation (ARH). Des représentants des collectivités locales, de l’assurance maladie, des médecins hospitaliers, du conseil de l’ordre des médecins, des syndicats médicaux et ambulanciers, des associations d’urgence y siègent au titre de leurs mandants.
[modifier] Cadre réglementaire et législatif
Ces textes, dont la liste n'est pas exhaustive, sont le cadre législatif et réglementaire dans lequel les SSSM doivent être organisés et fonctionner.
- Décret n°85-603 10/06/1985 relatif à l'hygiène et à la sécurité du travail ainsi qu'à la médecine professionnelle et préventive dans la fonction publique territoriale.
- Loi 86-11 du 06/01/1986 modifiée relative à l'aide médicale urgente et aux transports sanitaires.
- Loi du 22/07/87 relative à l'organisation de la sécurité civile, à la protection de la forêt contre l'incendie et à la prévention des risques majeurs.
- Décret no 93-221 du 16 février 1993 relatif aux règles professionnelles des infirmiers et infirmières.
- Décret no 95-284 du 14 mars 1995 portant code de déontologie des pharmaciens.
- Décret no 95-1000 du 6 septembre 1995 modifié portant code de déontologie médicale.
- Loi du 03/05/96 relative aux services d'incendie et de secours.
- Loi du 03/05/96 relative au développement du volontariat dans les corps de sapeurspompiers.
- Décret n° 97-1225 du 26 décembre 1997 relatif à l'organisation des services d'incendie et de secours.
- Décret n° 99-1039 du 10 décembre 1999 relatif aux sapeurs-pompiers volontaires.
- Décret n°96-1004 modifié relatif aux vacations horaires des sapeurs pompiers volontaires.
- Décret no 2000-1008 du 16 octobre 2000 portant statut particulier du cadre d'emplois des médecins et des pharmaciens de sapeurs-pompiers professionnels.
- Décret no 2000-1009 du 16 octobre 2000 portant statut particulier du cadre d'emplois des infirmiers de sapeurs-pompiers professionnels.
- Décret 2001-97 du 1er février 2001 établissant les règles particulières de prévention des risques cancérigènes, mutagènes ou toxiques pour la reproduction et modifiant le code du travail.
- Décret 2001-1154 du 5 décembre 2001 relatif à l'obligation de maintenance et au contrôle de qualité des dispositifs médicaux prévus à l'article L. 5212-1 du code de la santé publique.
- Décret n° 2002-194 du 11 février 2002 relatif aux actes professionnels et à l'exercice de la profession d'infirmier.
- Loi n° 2002-276 du 27 février 2002 relative à la démocratie de proximité.
- Décret n° 2003-967 du 9 octobre 2003 portant code de déontologie vétérinaire.
- Circulaire du 23 octobre 2003 relatif au référentiel des services de santé et de secours médical des services d'incendie et de secours.
- Loi n° 2004-811 du 13 août 2004 sur la modernisation de la sécurité civile.
- Circulaire DRT 2004/01 du 13 janvier 2004 relative à la mise en œuvre de la pluridisciplinarité dans les services de santé au travail.
- Circulaire DRT 2005/03 du 7 avril 2005 relative à la réforme de la médecine du travail.
- Décret n°2005-372 relatif au projet de fin de carrière des sapeurs pompiers professionnels.
- Bulletin Epidémiologique Hebdomadaire.
- Code du travail titre 3 du Livre II.
- Code Général des Collectivités Territoriales Livre IV Titre II Chapitre IV.
[modifier] MÉDECINE D'APTITUDE
D'après une documentation de l'École Nationale Supérieure des Officiers de Sapeurs-Pompiers
L'aptitude médicale des sapeurs-pompiers qu'ils soient volontaires ou professionnels relèvent de la prise en compte des spécificités des missions qui leurs sont confiées, ce qui explique les critères évolutifs en fonction de l'âge et du poste de travail. L'ensemble de ces critères fait l'objet d'un texte réglementaire (arrêté du 6 mai 2000) et de ses annexes. Le service de santé propose une aptitude (totale ou partielle) ou une inaptitude à l'autorité d'emploi. Celle-ci décidera de suivre ou non cet avis. Dans le cadre de la visite médicale d'aptitude, l'infirmier réalise l'ensemble des tests biométriques ainsi que le contrôle du dossier médical (vaccinations, antécédents, facteurs de risque…). Le médecin analyse les résultats des explorations et finalise la synthèse dans le certificat médical d'aptitude.
[modifier] Législation – Réglementation
[modifier] Habilitation des médecins
L’aptitude médicale du sapeur-pompier est prononcée par un médecin sapeur-pompier habilité
Il faut différencier l'aptitude des sapeurs-pompiers volontaires (SPV), des sapeurs-pompiers professionnels (SPP) et des jeunes sapeurs-pompiers (JSP), les uns et les autres ne relevant pas des mêmes dispositions réglementaires et législatives.
Les SPV sont des agents participant aux missions des collectivités territoriales, ils n'ont pas le statut de fonctionnaire.
Les SPP sont fonctionnaires de la fonction publique territoriale et relèvent à ce titre des dispositions réglementaires de la fonction publique territoriale (Décret 85 – Réponse du ministre de la santé).
Les JSP appartiennent à des associations loi 1901 et doivent réaliser leur visite médicale auprès de médecin de sapeur-pompier. Pour l’ensemble des sapeurs-pompiers d’âge adulte il faut distinguer quatre aptitudes :
- l’aptitude physique
- l’aptitude médicale
- l’aptitude au poste de travail
- l’aptitude statutaire à la fonction publique
[modifier] L'aptitude physique
Il s'agit d'une évaluation des capacités physiques de l'individu qui est réalisée par des sapeurs-pompiers possédant la compétence d'éducateur physique et sportif. Celle-ci représente une sélection des personnels en fonction d'une aptitude physique à réaliser des tests physiques et sportifs. Le détail de ces épreuves sera abordé dans le chapitre « Test de condition physique ».
Le médecin de sapeur-pompier ne participe pas à la réalisation de ces tests. Il dispose toutefois des résultats de l'agent au moment de la visite médicale. Ces éléments lui permettent d'apprécier une modification de la forme physique de l'intéressé, peuvant traduire l'apparition d'une pathologie.
[modifier] L’aptitude médicale
Il s'agit, à la suite d'une visite médicale réalisée par un médecin habilité, d'apprécier que l'intéressé ne présente pas de pathologie qui lui interdirait d'assurer les fonctions de sapeur-pompier.
[modifier] Conditions d'habilitation
La liste départementale des médecins de sapeur-pompier habilités à délivrer l'aptitude médicale est établie par le Président du Conseil d'Administration du Service Départemental d'Incendie et de Secours (SDIS) sur proposition du Médecin-Chef après avis de la commission consultative du Service de Santé et de Secours Médical (SSSM).
L'habilitation est subordonnée à l'acquisition d'une formation initiale ou continue à la détermination de l'aptitude médicale définie au présent arrêté.
[modifier] Conditions de formation
- Formation initiale : module santé publique du Diplôme Inter-Universitaire des SSSM des SDIS pour les médecins recrutés récemment dans un service d'incendie ou équivalence reconnue.
- Formation continue (à l'initiative du Médecin-Chef du département) sous forme de formation continue destinée aux médecins du département pour les médecins recrutés antérieurement.
[modifier] Liste des médecins habilités
Un arrêté du Président du Conseil d'Administration formalise la liste des médecins habilités. Dans chaque département, un arrêté fixe la liste des médecins habilités pouvant effectuer le contrôle de l'aptitude médicale.
[modifier] L'aptitude au poste de travail
L'aptitude au poste de travail est déterminée par le seul médecin de prévention. Il s'agit également de réaliser une étude des différents postes de travail de façon à pouvoir évaluer les possibilités de l'agent à être affecté sur un poste précis.
[modifier] Conditions d'accès à la compétence de médecin de prévention
En application des dispositions réglementaires de la fonction publique territoriale, seul un médecin détenant les compétences et diplômes requis permettant d'exercer la spécialité de médecine du travail peut assurer la fonction de médecin de prévention.
[modifier] Désignation du médecin de prévention
Le médecin de prévention est désigné par l'établissement public après avis des membres du comité d'hygiène et de sécurité.
[modifier] L'aptitude statutaire à la fonction publique
Les sapeurs-pompiers professionnels, agents titulaires de la fonction publique territoriale, sont soumis à un régime identique à celui de tous les fonctionnaires.
Lors de l'embauche, de certaine expertise médicale (comité médical, commission de réforme, contestation d'un avis du médecin de prévention, contrôle d'un arrêt de travail…), le sapeur-pompier professionnel doit se soumettre à une visite médicale réalisée par un médecin agréé auprès de la fonction publique qui a pour objet de délivrer un avis médical à la demande de la collectivité d'emploi.
[modifier] Conditions d'accès à la compétence de médecin agréé auprès de la fonction publique
Les médecins agréés auprès de la fonction publique doivent figurer sur une liste de médecins fixés par un arrêté du préfet du département. De plus, ils doivent être assermentés auprès du tribunal d'instance pour pouvoir assurer leurs fonctions.
[modifier] Compétences spécifiques des différents médecins
[modifier] Médecin traitant
(article 105-Code de déontologie médicale, article 27 – arrêté du 06/05/00).
Le médecin de sapeur-pompier qui effectue la contrôle de l'aptitude médicale ne peut pas être le médecin traitant du sapeur-pompier, ni le médecin traitant d'un membre de sa famille habitant avec lui.
[modifier] Médecin de centre
(article 27 – arrêté du 06/05/00).
Le médecin de sapeur-pompier ne peut pas être affecté dans le même centre d'incendie et de secours que le sapeur-pompier pour lequel il effectue le contrôle de l'aptitude médicale.
[modifier] Médecin effectuant les visites d'aptitude
(article 2 – arrêté du 06/05/00).
L'aptitude médicale aux fonctions de sapeur-pompier est prononcée par un médecin de sapeur-pompier habilité.
[modifier] Incompatibilité médecin traitant/médecin d'aptitude
(article 27 – arrêté du 06/05/00 et note d'information de la Direction de la Défense et de la Sécurité Civile [DDSC] du 08/12/00).
Le Conseil national de l'ordre des médecins a tenu à rappeler son attachement aux prescriptions du code de déontologie médicale qui sépare nettement les rôles du médecin traitant et du médecin expert (le médecin de sapeur-pompier a précisément le rôle d'expert). Rappelons que la médecine d'expertise n'est pas une médecine de soins ; elle consiste à répondre précisément à une question. Dans le cas d'une visite d'aptitude, il convient de répondre à la question de l'aptitude d'une personne en fonction des textes en vigueur.
[modifier] Le SIGYCOP – Le profil médical
[modifier] Principe
Les données recueillies au cours de l'examen médical effectué dans l'optique de l'appréciation ou de la détermination d'une aptitude sont exprimées par la formule dite « PROFIL MÉDICAL ».
Ce profil est défini par sept sigles auxquels peuvent être attribués un certain nombre de cœfficients.
L'éventail de ces cœfficients couvre les différents degrés allant de la normalité qui traduit l'aptitude sans restriction jusqu'à l'affection grave ou l'impotence fonctionnelle majeure qui commande l'inaptitude totale.
Les résultats d'un bilan médical se trouvent transposés en niveaux d'aptitude.
La cotation du SIGYCOP fait partie des éléments du dossier médical et ne doit pas être transmis sur le certificat médical (note d'information de la DDSC du 08/12/00).
[modifier] Les sigles du profil médical
Sept sigles définissent le profil médical ; ils correspondent respectivement :
| S | à la ceinture scapulaire et aux membres supérieurs |
| I | à la ceinture pelvienne et aux membres inférieurs |
| G | à l’état général |
| Y | aux yeux et à la vision (sens chromatique exclu) |
| C | au sens chromatique |
| O | aux oreilles et à l’audition |
| P | au psychisme |
[modifier] Choix du sigle
Le choix du sigle dépend de la localisation de l'affection. Toutefois, l'appréciation de l'état général (G) ne se limite pas à la complexion ou la robustesse physique générale.
Toute affection, évolutive ou non, fût-elle localisée et par conséquent déjà cotée dans d'autres sigles, peut également influer sur le cœfficient attribué au sigle G dès lors qu'elle est susceptible de retentir sur l'organisme dans son ensemble par des complications ou une diminution de la résistance et de l'activité du sujet.
[modifier] Coefficients attribués aux différents sigles
- Signe S.I.G.Y.O.
- 6 coefficients (de 1 à 6) peuvent être attribués à chacun des sigles
- Sigle C.
- 4 coefficients possibles (de 1 à 4)
- Sigle P.
- 6 coefficients possibles (de 0 à 5) ; le coefficient 0 indique uniquement que l’intéressé n’a pas eu d’entretien avec un médecin psychiatre.
[modifier] Signification des cœfficients
- Coefficient 1
- Il traduit l’aptitude sans réserve.
- Coefficient 2
- Il traduit l’aptitude avec très peu de réserve.
- Coefficient 3
- Attribué à l’un des sigles I ou G, introduit une restriction appréciable à l’entraînement physique.
- Y3 et 03, correspondent sensiblement aux normes requises pour la conduite des véhicules du groupe II (poids lourds et transports en commun).
- C3, marque la valeur minima du sens chromatique compatible avec l’emploi de conducteur de véhicules.
- P3, contre indique une situation contraignante, ou exigeant un esprit d’initiative, ou conférant une responsabilité.
- Coefficient 4
- Attribué à l’un des sigles S.I. ou G., ce coefficient n’autorise pas l’entraînement physique.
- Y4 et O4, correspondent aux normales requises pour la conduite des véhicules du groupe I (véhicules légers).
- P4, commande l’inaptitude.
- Coefficient 5
- Attribué à l’un des sigles S.I.G.Y. ou O correspond à une altération physique importante.
- P5, entraîne l’inaptitude.
- Coefficient 6
- Quel que soit le sigle auquel il est attribué, il commande une inaptitude totale.
[modifier] Conditions d’aptitude médicale
Il s'agit des conditions requises pour l'aptitude physique des sapeurs pompiers professionnels et volontaires
[modifier] Objet
Article 9 – arrêté du 06/05/00 modifié 20 décembre 2005
Les conditions d’aptitude requises des candidats à un premier emploi de sapeur-pompier professionnel ou avant un premier contrat de sapeur-pompier volontaire sont fixées par référence aux normes définies par l’instruction du ministre de la défense sur l’aptitude au service militaire.
Tout candidat doit remplir les conditions d’aptitude physique correspondant au minimum au profil B.
| S | I | G | Y | C | O | P |
| 2 | 2 | 2 | 3 | 3 | 3 | 2 |
Pour être déclaré apte aux fonctions de SPV hors incendie ou aux fonctions de SPP ou SPV appartenant au service de santé et de secours médical le profil exigé est le profil D.
| S | I | G | Y | C | O | P |
| 3 | 3 | 3 | 4 | 3 | 4 | 2 |
Article 12 – arrêté du 06/05/00
Le candidat à un premier emploi de sapeur-pompier professionnel ou un premier engagement de sapeur-pompier volontaire doit répondre aux caractéristiques suivantes :
- Une taille supérieure ou égale à 1,60 (tolérance de toise de 3 cm),
- Une absence d’anomalie constitutionnelle incompatible avec le port des tenues réglementaires,
- Une absence d’antécédents rachidiens pathologiques, cliniques ou radiologiques dont l’existence doit faire l’objet d’un bilan médical orienté.
- La chirurgie oculaire réfractive est tolérée si la technique utilisée, vérifiée sur le compte rendu opératoire, est bien le Laser Excimer de surface (photokératectomie réfractive [PKR]) ; une période de cicatrisation de un an est exigée. Les kératotomies radiaires, les anneaux cornéens, le lasik sont des techniques autorisées après une période de deux ans (un résultat satisfaisant est exigé). La vision ainsi corrigée doit avoir une acuité supérieure ou égale à quinze dixièmes pour la somme des deux yeux avec un minimum de cinq dixièmes pour un œil, sans correction. La cotation est Y3 quelle que soit l’acuité visuelle présentée au-dessus de ces normes. Le port de lentilles cornéennes est interdit pour l’exercice des missions prévues à l’article 1424-2 du code général des collectivités territoriales, 1er alinéa, 3° et 4° du 2ème alinéa.
- Une absence de manifestation d’hyper-réactivité bronchique : tout antécédent ou élément clinique évocateur d’allergie oto-laryngologique ou d’asthme fait l’objet d’un bilan pneumologique orienté. Si les conditions d’immunisation vaccinale réglementaires ne sont pas remplies au recrutement, le candidat doit être considéré comme inapte jusqu’à régularisation. (cf : chapitre vaccinations)
[modifier] Profils médicaux
Article 4 – arrêté du 06/05/00
L’examen médical permet la détermination d’un profil médical individuel en référence au SIGYCOP. Les résultats sont analysés à partir des profils suivants :
| S | I | G | Y | C | O | P | |
| Profil A | 2 | 2 | 2 | 3 | 3 | 2 | 2 |
| Profil B | 2 | 2 | 2 | 3 | 3 | 3 | 2 |
| Profil C | 3 | 3 | 3 | 3 | 3 | 4 | 2 |
| Profil D | 3 | 3 | 3 | 4 | 3 | 4 | 2 |
| Profil E | 4 | 4 | 4 | 4 | 4 | 5 | 2 |
Ces profils conditionnent l’affectation proposée.
Le coefficient le plus élevé affecté à un sigle conditionne la détermination du profil.
[modifier] Les différentes conditions d’aptitude
Article 9 – arrêté du 06/05/00 modifié 20 décembre 2005
Pour être déclaré apte à un premier emploi de sapeur-pompier professionnel, ou à un premier contrat de sapeur-pompier volontaire du service civil ou à un premier engagement de sapeur-pompier volontaire, le candidat doit remplir les conditions médicales correspondant au minimum au profil B, excepté pour les équipes SAL où il faut obtenir le profil A
Pour être déclaré apte à un premier engagement de sapeur-pompier :
- Pour un SPV toutes missions : Profil B.
- Pour un SPV hors incendie et pour un SPP ou SPV appartenant au SSSM, le profil seuil exigé est le profil D.
Article 10 – arrêté du 06/05/00
Pour être maintenu en activité opérationnelle, les profils seuils exigés sont les suivants :
- Pour un SPP ou SPV toute mission :
- jusqu’à 39 ans: PROFIL B
- de 40 à 49 ans: PROFIL C
- après 49 ans: PROFIL D
- Pour un SPV hors incendie et pour un SPP ou SPV appartenant au service de santé et de secours médical, le profil seuil exigé est le profil D.
Le PROFIL E correspond à une activité non opérationnelle qui impose pour le sapeur-pompier professionnel un aménagement de son poste de travail sur proposition du Médecin-Chef, voire un reclassement dans un autre corps, cadre d’emplois ou emplois. Pour le sapeur-pompier volontaire l’acquisition du PROFIL E entraîne l’application de l’article 44 du décret du 10 décembre 1999 précité. Le médecin devra tenir compte du profil qui sera exigé dans l’année qui suit pour ne pas déclasser définitivement un candidat qui deviendrait apte sans restriction l’année suivante (note d’information de la DDSC du 28/02/02) .
Remarques complémentaires : note d’information de la DDSC du 08/12/00 En cours de service, il sera tenu compte de ce vieillissement physiologique, des profils différents selon l’âge étant retenus. L’acquisition de ces profils conduira, selon les pathologies rencontrées à des aménagements de postes à envisager avec la hiérarchie, sachant que le maximum devra être fait pour conserver au sein de la profession, les agents qui s’y seront investis.
En cas de dépassement, du profil seuil du S.I.G.Y.C.O.P. défini à l’article 10, le médecin pourra définir une aptitude restreinte de manière à conserver la possibilité d’une activité de terrain, en fonction du poste, du grade et des risques encourus. Ce n’est qu’en dernier recours qu’un reclassement dans une autre collectivité territoriale devra être proposé à la commission départementale de réforme, ou pour les volontaires la mise en application du 1° alinéa de l’article 44 du décret 99-1039 relatif aux Sapeurs-Pompiers Volontaires. Toutefois dans l’intérêt du service il peut être proposé au sapeur-pompier volontaire la poursuite d’une activité adaptée (article 10 modifié 20 décembre 2005).
Après 50 ans et avec 25 ans de service, les possibilités offertes par le dispositif d’aménagement de fin de carrière pour difficultés opérationnelles devront être étudiées pour un Sapeur-Pompier Professionnel.
[modifier] Procédures – Modalités pratiques
[modifier] Les différentes visites
[modifier] Visite de recrutement
[modifier] Objet
Il est demandé au sapeur-pompier d’avoir été déclaré médicalement apte pour être recruté.
[modifier] Contenu
Article 13 – arrêté du 06/05/00
L’examen médical initial comprend : Un entretien avec recherche des antécédents familiaux et personnels, appréciant les facteurs de risques, en particulier respiratoires, cardio-vasculaires et psychologiques et état de vaccination de la personne.
Un examen général avec biométrie dont les données cliniques orienteront le choix des examens biologiques envisagés ci-après.
Des examens complémentaires comprenant :
- Un examen de la vue par appareil destiné à l’exploration de la fonction visuelle de près et de loin.
- Un examen de l’audition.
- Des épreuves fonctionnelles respiratoires avec boucle débit – volume.
- Une radiographie pulmonaire de face.
Selon les données de l’examen clinique, un audiogramme et un électrocardiogramme de repos peuvent être réalisés.
Des examens biologiques conformes aux données actuelles de la science, permettant d’apprécier l’existence de facteurs de risque et comprenant notamment :
- Glycémie, cholestérol, triglycérides, gamma-GT et transaminases
- Glycosurie, protéinurie et hématurie à la bandelette.
Ces examens convenablement identifiés, peuvent être fournis par le candidat s’ils datent de moins d’un an. Toutefois, le médecin chargé de l’aptitude peut prescrire les mêmes examens en fonction des données de l’examen clinique.
Les résultats de l’examen sont consignés dans le dossier médical (cf. annexe). Toute contre-indication médicale définitive à l’entraînement sportif fait dispenser le sujet d’effectuer les tests physiques et conduit à prononcer l’inaptitude.
Un avis spécialisé peut être demandé après information du Médecin-Chef.
Un certificat médical d’aptitude sera délivré à l’attention de l’autorité territoriale d’emploi. Le sapeur-pompier doit être informé des conclusions de la visite médicale d’aptitude.
[modifier] Remarques complémentaires
arrêté du 01/03/02, arrêté du 01/08/02 et note d’information de la DDSC du 8/12/00
Taille : Les articles 12 et 13 concernant la visite de recrutement. La taille minimale requise est de 1,60 m en raison de l’accroissement progressif de la taille moyenne et de la modification des agrès qui en découle. Ce changement concerne les hommes et les femmes. Il y a pour cette taille une tolérance de 3 cm, ce qui correspond à 1,57 m comme taille minimale.
Chirurgie oculaire : La chirurgie oculaire réfractive est tolérée si la technique utilisée, vérifiée sur le compte rendu opératoire, est bien le Laser Excimer de surface (PKR) ; une période de cicatrisation de un an est exigée. Les kératotomies radiaires, les anneaux cornéens, le lasik sont des techniques autorisées après une période de deux ans (un résultat satisfaisant est exigé). Un certificat médical rédigé par un spécialiste en ophtalmologie est obligatoire pour préciser le type de chirurgie. Afin d’attirer l’attention sur la non-intégrité oculaire, il est demandé de coter cette intervention Y3 quelque soit l’acuité visuelle obtenue après cette correction, dès lors qu’elle est supérieure aux normes pour établir le coefficient 3. Le résultat doit être d’une acuité visuelle de 15/10 (somme des acuités visuelles) et au minimum de 5/10 pour l’oeil le plus faible.
Affections rachidiennes et allergologiques : L’existence d’antécédents rachidiens ou allergologiques ne fera l’objet de bilans complémentaires que si l’examen clinique met en évidence un retentissement fonctionnel.
Examens complémentaires spécialisés : Les examens spécialisés complémentaires doivent être l’exception et toujours motivés. Ces examens feront l’objet d’une concertation avec le Médecin-Chef.
[modifier] Visite de titularisation (SPP) – Visite de confirmation d’engagement (SPV)
[modifier] Objet
Obligatoire :
- Après un an d’emploi de SPP
- A l’issue de la période probatoire après l’engagement pour les SPV.
[modifier] Contenu
Article 15 – arrêté du 06/05/00
Le contrôle prévu à l’article précédent tient compte :
- Du résultat des épreuves physiques et fonctionnelles effectuées durant l’année de stage.
- De la progression dans les résultats des tests médico-physiologiques effectués à cette occasion.
- De l’état des vaccinations.
Les résultats de l’examen sont consignés dans le dossier médical (cf. annexe).
A l’issue de ce contrôle, le profil médical sera confirmé, après un éventuel avis spécialisé, avec information préalable du Médecin-Chef.
Il donne lieu à l’établissement d’un certificat médical d’aptitude à l’attention de l’autorité d’emploi.
[modifier] Remarques complémentaires
Note d’information de la DDSC du 08/12/00
Le contrôle prévu avant titularisation ou à l’issue du stage probatoire est en quelque sorte un contrôle après épreuve de service. Ce contrôle permet de préciser l’aptitude de certains sujets parue incertaine au recrutement et, pour les volontaires surtout, il permet de vérifier que le cumul de l’activité professionnelle et des interventions n’entraîne aucune conséquence fâcheuse pour l’intéressé.
[modifier] Visite de maintien en activité
[modifier] Objet
Article 5 – arrêté du 06/05/00
La périodicité des visites, hors visites de recrutement et de confirmation d’engagement, est annuelle. Sur décision du médecin chargé de l’aptitude, cette périodicité peut être portée à deux ans pour les sapeurs-pompiers âgés de 16 à 38 ans.
[modifier] Contenu
Article 18– arrêté du 06/05/00 La visite médicale de maintien en activité comprend :
- Un entretien portant sur les événements médicaux familiaux et personnels de la période écoulée depuis le précédent contrôle.
- La vérification du carnet de vaccinations.
- La consultation des résultats de la surveillance physique.
- Un examen clinique, orienté sur la recherche de facteurs de risque cardio-vasculaires qui comprend notamment :
- Une biométrie (taille, poids, appréciation de la masse graisseuse par le périmètre abdominal)
- Un contrôle de l’acuité visuelle et auditive
- Une spirométrie (C.V. – V.E.M.S. – Tiffeneau – DEP)
- Un contrôle radiologique pulmonaire dont la périodicité est laissée à l’initiative du médecin chargé de l’aptitude en fonction de l’emploi du sapeur-pompier, de l’examen clinique ou des antécédents.
- Des examens biologiques si les données de l’examen clinique les rendent nécessaires, et à partir de 40 ans, au moins tous les trois ans.
- Un électrocardiogramme de repos est effectué dans les mêmes conditions de périodicité. Si le bilan cardio-vasculaire et les facteurs de risque le conseillent, cet examen est complété par un électrocardiogramme d’effort pratiqué dans les conditions réglementaires.
Les résultats de l’examen sont consignés dans le dossier médical (cf. annexe).
- Un certificat médical d’aptitude est délivré à l’attention de l’autorité territoriale d’emploi pour suite à donner et classement dans le dossier individuel de l’agent.
Article 19– arrêté du 06/05/00
Des examens complémentaires peuvent être demandés par le médecin sapeur-pompier chargé du contrôle de l’aptitude après information du Médecin-Chef, dans les seuls cas où la pathologie rencontrée est susceptible d’affecter immédiatement la capacité opérationnelle du sapeur-pompier.
Dans les autres cas, le sapeur-pompier sera adressé à son médecin traitant avec une lettre d’accompagnement et placé, si nécessaire, en inaptitude opérationnelle temporaire.
[modifier] Remarques complémentaires
Note d’information de la DDSC du 08/12/00
Pour les visites de maintien en activité, l’optique change totalement par rapport à la stricte rigueur du recrutement. Dans la mesure du possible, tout doit être fait pour conserver dans le sein du service, les agents dont l’intégrité physiologique aura été altérée par l’âge et l’usure due à la profession.
Le médecin sapeur-pompier doit garder à l’esprit cette notion importante et relativiser la notion d’inaptitude opérationnelle par rapport aux risques inhérents à la fonction et au grade. Il s’agit, en l’occurrence, plus de définir une aptitude restreinte qu’une inaptitude totale quand celle-ci n’est pas motivée par un état de santé pas trop déficient.
Cette décision ressort de l’art médical et de la responsabilité du médecin d’aptitude.
[modifier] Cas particulier des visites médicales des personnels du SSSM
Articles 29 et 30 – arrêté du 06/05/00
- Les médecins de sapeur-pompier consultent soit le médecin de sapeur-pompier de leur choix parmi les médecins de groupement ou un Médecin-Chef de leur zone de défense d’un département limitrophe après accord du Médecin-Chef du département d’appartenance.
- Les médecins-chefs et médecins-chefs adjoints doivent consulter un médecin-chef de leur zone de défense autre que celui du département.
- Les pharmaciens-chefs et pharmaciens chefs adjoints doivent consulter soit un médecin de chefferie soit un médecin responsable de groupement.
- Les infirmiers, pharmaciens et vétérinaires consultent le médecin sapeur-pompier de leur choix parmi les médecins de groupement ou de la chefferie de leur département.
[modifier] Périodicité des visites médicales et des actes de pré-visites
- Visites des sapeurs-pompiers volontaires : une fois tous les ans
- Jusqu’à 38 ans, la périodicité des visites peut être établie à une fois tous les deux ans ; le médecin qui effectue la visite d’aptitude, juge selon l’état de santé de l’intéressé, de l’opportunité de fixer la date de la prochaine visite à une échéance de deux ans.
- Après 38 ans, la périodicité des visites est obligatoirement établie à une fois tous les ans, il n’y a aucune dérogation possible.
- Pour le SAL, la périodicité annuelle est obligatoire quel que soit l’âge.
- Périodicité des examens complémentaires lors des pré-visites : propositions selon les recommandations en cours
Sauf évènement médical particulier et avis contraire du médecin effectuant les visites d’aptitude, la périodicité des examens complémentaires est fixée à :
- Electrocardiogramme de repos : Sapeurs-Pompiers Professionnels et Volontaires :
- Avant 40 ans : Un au recrutement
- Après 40 ans : Un tous les trois ans
- Biologie : Sapeurs-Pompiers Professionnels et Volontaires :
- Avant 40 ans : Une au recrutement
- Après 40 ans : Une tous les trois ans
- Spiromètrie : Sapeurs-Pompiers Professionnels et Volontaires :
- Tous les ans
- Test visuel sur appareil : Sapeurs-Pompiers Professionnels et Volontaires :
- Tous les ans
- Audiomètrie : Sapeurs-Pompiers Professionnels et Volontaires :
- Tous les ans
[modifier] Les vaccinations
1- Vaccinations obligatoires 23
- BCG 23
- IDR à la tuberculine 23
- DT Polio 23
- Hépatite B 23
- Cas particulier des vétérinaires sapeurs-pompiers 23
2- Vaccinations facultatives 25 3- Mise au point vaccination hépatite B 26 4- La responsabilité du médecin réalisant la vaccination 27 3
[modifier] Le certificat médical d’aptitude
1- Critères de rédaction des conclusions 28 2- Nature des certificats à rédiger 29
[modifier] Inaptitude et recours
A- Décision d’inaptitude 31 B- Sapeur-pompier professionnel 31 C- Sapeur-pompier volontaire 31 1- Commission d’aptitude aux fonctions de SPV 31 2- Commission zonale d’aptitude aux fonctions de SPV 32
[modifier] Le plateau technique
A- Les locaux 35 B- Le dossier médical 36 1- Transmission 36 2- Conservation 36 3- Contenu 36 4- Dossier informatique
[modifier] Epreuves fonctionnelles en médecine SP
[modifier] Audiométrie
[modifier] L’appareil auditif : rappels anatomiques
L’oreille est divisée en 3 parties :
- L’oreille externe
- L'oreille moyenne
- L'oreille interne
L’oreille externe comprend :
- Le pavillon qui collecte les ondes sonores
- Le conduit auditif externe
- Le tympan,une membrane qui vibre comme la peau d’un tambour
L'oreille moyenne est constituée par :
- La caisse du tympan qui est une cavité remplie d’air, contenant les osselets
- Les osselets (marteau, enclume et étrier) contenus dans la caisse et qui transmettent les vibrations du tympan à la fenêtre ovale. Les osselets transmettent les vibrations d’un milieu aérien (oreille externe) à un milieu liquidien (oreille interne)
- La fenêtre ovale qui est une membrane séparant l’oreille moyenne de l’oreille interne
L’oreille interne est constituée par :
- Le vestibule et les canaux semi-circulaires qui permettent le maintien de l’équilibre
- La cochléequi constitué l’appareil de réception de l’audition. Elle transmet les vibrations de l’étrier, qui par l’intermédiaire du liquide de l’oreille interne excitent les cellules ciliées auditives et transforment les ondes sonores en impulsions nerveuses.
- Le nerf auditif qui transmet l’information aux centres nerveux cérébraux analysant et interprétant les sons.
[modifier] Le bruit
Le bruit est une perturbation mécanique de l’air et une vibration du milieu ambiant qui se propage de proche en proche. Cette onde sonore se caractérise par sa fréquence et son intensité.
La fréquence est le nombre de vibrations par seconde, exprimé en Hertz (Hz). Le seuil de perception de l'oreille n’est pas linéaire et dépend de la fréquence de l'onde sonore. Ces différents seuils composent le champ auditif. La fréquence parlée recouvre les fréquences s’étendant de 20 à 2 000 Hz (les infrasons, les sons graves et médium). Lorsqu’un sujet présente une surdités sur les fréquences supérieures, la gêne ne touche pas la parole, toutefois la perte de l’acuité auditive évolue sans que le sujet le perçoive. Lorsque cette surdité commence à devenir perceptible dans la vie courante, elle s’est étendue en tâche d’huile et est devenue importante.
L’oreille perçoit les fréquences s’étendant de 20 à 20 000 Hz (les sons aigus mais pas les ultrasons par définition). Les fréquences touchées en premier se situent autour de 4000 Hz, les cellules ciliées spécifiques de ces fréquences étant les plus fragiles donc altérées plus rapidement.
| Infrasons | inférieur à 20 Hz |
| Sons graves | 20 à 200 Hz |
| Sons médium | 200 à 2000 Hz |
| Sons aigus | 2000 à 20000 Hz |
| Ultrasons | supérieur à 20000 Hz |
L’intensité est exprimée en décibels (dB),il s’agit d’une unité logarithmique fonction de la puissance. Celle-ci est proportionnelle à l’amplitude des ondes sonores transmises. Elle représente le niveau de pression exercé sur l’oreille.
Côte d’alerte :à partir de 85 dB en continu Côte de danger :à partir de 90 dB en continu, 130 dB en une seule fois
| 150 dB | Déchirure du tympan possible |
| 130 à 140 dB | Sensation douloureuse |
| 100 à 120 dB | Sensation désagréable |
| 80 dB | Cris |
| 60 dB | Conversation normale |
| 20 dB | Voix chuchotée |
[modifier] Les effets du bruit et la surdité professionnelle
Sur le lieu de travail : Le bruit altère la quantité et la qualité du travail (gène à la communication,difficultés de concentration, fatigue, nervosité, source possible d’accident du travail).
Sur l'organisme Le bruit est source d’anxiété, de stress, de perturbation du sommeil et de troubles cardio-vasculaires (augmentation de la fréquence cardiaque et de la pression artérielle), et de troubles métaboliques (glycémie, cortisolémie…).
Sur l’audition Le bruit entraîne au début une fatigue auditive, puis une surdité (la surdité est alors définitive).
La fatigue auditive C’est une élévation des seuils auditifs pour les différentes fréquences audibles dès la soustraction du bruit avec une prédominance autour de 4 000 Hz. En cas de fatigue auditive, on observe au début une petite encoche à 4 000 Hz. La perte de l’audition est récupérable à ce stade. Le retour à l’état normal peut se faire en plus de 24 heures même pour des bruits dont l’intensité est inférieure à 85 dB. La fatigue auditive est réversible.
LA SURDITÉ PROFESSIONNELLE (d’exposition au bruit)
Elle comprend 4 stades :
1 - Phase d’adaptation :
C’est l’apparition d’un trou auditif à 4000 Hz avec un déficit de l’ordre de -30 à -40 dB. Des troubles subjectifs apparaissent également (acouphènes, sensation d’oreille ouatée, fatigue intellectuelle) ; ceux-ci disparaissent en quelques semaines.
A ce stade, les troubles peuvent encore régresser.
2 - Phase de latence :
Il y a peu de traduction clinique (acouphènes aigus intermittents), le déficit auditif porte sur les fréquences 4 000 Hz. (en dehors des fréquences de la conversation).
A ce stade, les troubles sont irréversibles.
3 - Phase d’état :
Cette phase n’a pas ou peu de traduction clinique (acouphènes, troubles de la distorsion des bruits). Le déficit s’étend «en tache d’huile» sur les fréquences inférieures (2 000 Hz) et sur les fréquences supérieures (8 000 Hz). La durée de cette phase varie de plusieurs mois à plusieurs années.
4 - Phase d’aggravation :
La surdité devient manifeste, il apparaît des difficultés de compréhension dans les circonstances normales de la vie. Le déficit s’élargit aux fréquences de 1000 Hz et se renforce dans les fréquences aiguës. Il y a réapparition d'acouphènes.
[modifier] Les différentes mesures réalisées au cours des explorations audiométriques
IV- LES DIFFÉRENTES MESURES RÉALISÉES AU COURS DES EXPLORATIONS AUDIOMÉTRIQUES le. La transmission des sons par voie osseuse Ell Les explorati étries : - - ots. Lors des épreuves de dépistage dans le cadre des visites médicales d’aptitude, trie tonale sera réalisée. A- ALE Cette exploration établit une mesure quantitative de l’audition de chaque oreille. envoyer un stimulus sonore ec un vibrateur appliqué sur la mastoïde) Les résultats sont portés sur l’audiogramme e est utilisée à but diagnostic. e met en jeu l’oreille interne, le nerf auditif et la voie auditive centra ons de l’acuité auditive Les différentes audiom l’audiométrie tonale comprend la conduction aérienne et la conduction osseuse l’audiométrie vocale est une épreuve qui consiste à tester la compréhension d’une liste de m seule une audiomé L’audiométrie TON Principe de l’examen : par voie aérienne (avec un casque) ou pour voie osseuse (av 11/18 12/18 L’ soit dans une chambre sourde soit sans chambre sourde selon calme possible...). Cette méthode suffit t une La durée de l’examen peut être extrêmement Représentation graphique de l’audiométrie tonale audiométrie tonale peut se réaliser de deux manières : certaines conditions (endroit le plus pour réaliser un dépistage e première approche de l’acuité auditive. longue, notamment lorsque le sujet présente une acuité auditive perturbée. B- L’audiométrie VOCALE Prépéter. erm dition. rin Prono es permettent d’obtenir un Pourcentage d’intelligibilité. courbe théor es perform ge de façon quasiment p et une mesure qualitative de l’au Principe de l’examen : ncer des mots étalonnés que le sujet doit sont relevées et Les altérations phonologique p C ique : ances de l’audiogramme évoluent en fonction de l’âhysiologique. L q 13/18 14/18 auditifs fait pas dans le cadre des visites édicales d’aptitude des sapeurs-pompiers. Ils peuvent cependant être demandés ultation spécialisée. ref qui stimule la cochlée e l’oreille interne. Ils permettent une évaluation électrophysiologique des tructures nerveuses impliquées dans la transmission du signal auditif à partir e la cochlé minant ans le tron es potentie lèmes auditifs et nerveux : au nive participati au ni s ou C- Les potentiels évoqués La réalisation des potentiels évoqués ne se m dans le cadre d’une cons Ils sont provoqués à l’aide d’écouteur émettant un son b d s d e dans l’oreille interne et tout au long des voies auditives chec cérébral. ls évoqués sont utilisés pour le diagnostic de probau auditif, ils peuvent servir d’examen complémentaire à l’audiogramme en fournissant une information qui ne demande pas laon active du patient. veau neurologique, ils permettent d’évaluer la fonction des structures voies auditives profondes difficilement enregistrable autrement. d L n -
[modifier] L’audiogramme
L’AUDIOGRAMME Dans le cadre des visites médicales d’aptitude, il n’est pas obligatoire de disposer d’une cabine sourde pour faire une audiométrie correcte, il est toutefois indispensable de réaliser l’épreuve dans une ambiance calme sans bruit parasite. Pour les sapeurs-pompiers volontaires se posera l’éventualité d’une exposition professionnelle au bruit dans leur activité principale, pour les sapeurs-pompiers professionnels se posera le problème d’une exposition professionnelle au sein du service (avertisseurs sonores, bruits des Lor con p pompes des fourgons pompe tonne [FPT]…). squ’il faudra effectuer une visite médicale dans le cadre de l’aptitude aux permis de conduire, une audiométrie sera utile. 15/18
[modifier] Réalisation pratique de l’épreuve
RÉALISATION PRATIQUE DE L’ÉPREUVE Préparation du sujet subissant l’audiométrie : Plusieurs conditions pratiques doivent être réalisées : enlever les lunettes et les ornements de tête pris entre l’écouteur et la tête régler l’arceau. certains appareil sont automatiques : le sujet devra valider l’audition des différents bruits en appuyant sur le bouton et en le relâchant lorsqu’il ne perçoit lus de bruit. Pour les appareils en mode manuel, le sujet indiquera la perception es différents bruits soit en levant la main soit en pressant le bouton. mettre l’écouteur rouge sur l’oreille droite et le bleu sur l’oreille gauche écarter les cheveux de l’espace com centrer les écouteurs sur les pavillons C d p d Instructions qui doivent être données au sujet « lorsque vous entendez le son, levez la main, presser le bouton » « lorsque vous n’entendez plus le son baissez la main ou relâchez le bouton ». Signaler au sujet :
- que les sons peuvent être faibles
- que la réponse doit être aussi rapide que possible.
[modifier] Méthode d’exploration en mode manuel
Explications à donner au sujet : Il est nécessaire de commencer par un « son d’essai » sur une or niv rép e l’ob Il f 1 ensu positive (le sujet lève la main ou presse le bouton). Le so elâche le bou son est à nouveau présenté, sans avoir modifié la fréquence esurage des niveaux liminaires d’audition eille 1000 Hz au doit permettre d’obtenir une n 10 dB jusqu’à 0 dB ou 0 dB) et eau d’audition de 40 dB. Normalement, ce son onse positive, si ce n’est pas le cas, augmenter de 10 dB tention d’une réponse positive. aut présenter le son 1 000 Hz au niveau minimum possible (- ite accroître de 10 dB en 10 dB jusqu’à avoir une réponse n est interrompu pendant 2 secondes (le sujet baisse la main ou r ton) puis le même ou l’intensité (le sujet doit relever la main ou presser à nouveau le bouton). Il faut toujours passer deux fois sur le même point à la même fréquence et à la même intensité. Il faut noter la fréquence et l’intensité entendues. M : (pour un appareil en mode manuel, sinon la démarche est réalisée en version o en 5 niveau d’audition correspondant Recommencer à accroître de 5 dB en 5 dB jusqu’à l’obtention d’une réponse positive Noter le niveau d’audition correspondant ses doivent concorder, le mesurage t pour Les sons qui permettent d’obtenir une réponse positive doivent être interrompus fréquemment et irrégulièrement pour vérifier la lité des réponses du sujet Construire l’audiogramme. Lors d’un dépistage, cet examen (audiométrie vocale) suffit car il permet de repérer les véritables déficits auditifs. automatique) Présenter un s Accroître de 5 Noter le ni Décroître de 10 dB n au niveau d’audition - 10 dB ou 0 dB dB jusqu’à l’obtention d’une réponse positive Les deux répon Dans le cas contraire recommencer Répéter la même procédure pour chaque fréquence e les deux oreilles compatibi
[modifier] Hygiène de l’audiomètre
HYGIÈNE DE L’AUDIOMÈTRE (Quelques recommandations) doux et sec N avec un chiffon humide. Nettoyer l’appareil avec un chiffon (partie avec écran et boutons de commande). Nettoyer les parties extérieures v Nettoyer les coussins des écouteurs avec une lingette désinfectante. 18/18
L’audiométrie tonale
L’audiométrie vocale
Les potentiels évoqués auditifs
[modifier] Électrocardiogramme
[modifier] Réalisation de l’électrocardiogramme
[modifier] Hygiène de l’électrocardiographe
[modifier] Spirométrie
I- Généralités 4 II– Le spiromètre 4 A- Le principe de l’appareil 4 B- L’entretien de l’appareil 5 III- Les contre-indications à la spirométrie 5 IV- L’exploration 6 A- L’explication de l’épreuve au sujet 6 B- L’installation du sujet 6 C- L’exécution de l’épreuve 7 D- Les incidents en cours d’épreuve 9 V- Les différents volumes respiratoires 9 VI- Les différentes courbes obtenues lors de la réalisation d’une spirométrie 10 A- Courbe débit-volume 10 B- Courbe volume-temps 11 VII- Les différentes méthodes de mesure 12 VIII- L’interprétation des résultats obtenus 13 A- Spirométrie normale 13 B- Spirométrie anormale 14 1- Syndrome des petites voies aériennes 15 2- Trouble ventilatoire restrictif 16 3- Trouble ventilatoire mixte 17 IX- L’intérêt de réaliser des spirométries 18 Quelles indications en pratique 18 X- Règles d’hygiène 19 Annexes Annexe 1- Hyperactivité bronchique non spécifique (HRBNS) 20 Annexe 2- Classification des asthmes 21
[modifier] Explorations Visuelles
I- Rappels anatomiques et physiologiques 4 II– Quelques définitions 5 L’amétropie 6 L’astigmatisme 7 III- Les explorations visuelles 8 IV- Hygiène des appareils de contrôle de la vision
[modifier] Tests de condition physique
1- Approche ergonomique des missions des sapeurs-pompiers 5 1-1 Étude préliminaire 5 1-2 Questionnaires 7 1-3 Étude en laboratoire et sur le terrain 8 1-4 Conclusions générales découlant de l’analyse des tâches 11 2- Choix des tests 12 2-1 Endurance musculaire des membres inférieurs 12 2-2 Endurance musculaire des membres supérieurs 13 2-3 Souplesse 14 2-4 Endurance des muscles du bas du dos et de la ceinture pelvienne 15 2- Test cardio-vasculaire 16 3- Interprétation des résultats 18 3-1 Réalisation des barèmes 18 3-2 Utilisation des résultats 19 4- Conclusion 20
[modifier] Répertoire analytique courant
D'après l'instruction N°2100/DEF/DCSSA/AST/AME relative à la détermination de l'aptitude médicale à servir du 1er octobre 2003 et modifié le 18 avril 2006
Ce répertoire, après avoir précisé les conditions morphologiques générales d’aptitude, énumère les maladies, infirmités ou malformations les plus courantes ainsi que les coefficients à attribuer aux sigles correspondants du profil médical.
[modifier] Morphologie générale
[modifier] Maladies infectieuses et parasitaires
[modifier] Tumeurs
[modifier] Système loco-moteur
[modifier] Gastro-entérologie
[modifier] Affections cardio-vasculaires
[modifier] Pneumologie
[modifier] Hématologie
[modifier] Néphro-urologie
[modifier] Gynécologie
[modifier] Examen gynécologique
[modifier] Affections gynécologiques
[modifier] Maladies endocriniennes et métaboliques
[modifier] Maladies des glandes endocrines
[modifier] Maladies métaboliques
[modifier] Dermato-vénérologie
Chapitre premier. Affections de la peau et du tissu cellulaire sous-cutané…….....261 et suiv. Chapitre II. Infections sexuellement transmissibles (MST).………………………304
[modifier] Ophtalmologie
Chapitre premier. Exploration fonctionnelle.……………………………………....307 et suiv. Chapitre II. Affections organiques et post-traumatiques.…………………………314 Section A. Affections organiques et lésions diverses.……………………………..315 et suiv. Section B. Séquelles d’affections traumatiques du globe cellulaire et de ses annexes.…………………………………………………………330 et suiv. Chapitre III. Sens chromatique …………………………………………………….333 et suiv.
[modifier] Otorhinolaryngologie
Chapitre premier. Exploration fonctionnelle.………………………………………339 et suiv. Chapitre II. Affections organiques Section A. Oreille (externe, moyenne, interne)……………………………….….343 et suiv. Section B. Fosses nasales, sinus, cavum, oro et hypopharynx……………………350 et suiv. Section C. Larynx..……………………………………………………………….355 et suiv. Section D. Cou……………………………………………………………………360 et suiv. Section E. Nerfs crâniens………………………………………………………....365 et suiv.
[modifier] affections dento-bucco-faciales et crâniennes
Chapitre premier. Affections dento-bucco-faciales.………………………………..369 et suiv. Chapitre II. Crâne.………………………………………………………………………….
[modifier] Neurologie
Chapitre premier. Les symptômes neurologiques I Les paralysies……………………………………………………………………386 et suiv. II Les mouvements anormaux involontaires………………………………………390 et suiv. III Les troubles sensitifs…………………………………………………………....397 IV Les troubles trophiques ……………………………………………...…………398 V Les troubles de la coordination………………………………………………….399 VI Les épilepsies…………………………….……………………………………..400 et 401 VII Troubles génito-sphinctériens.…………………………………………………402 VIII Troubles des fonctions cognitives………………..…………………………...403 et suiv. IX les troubles du sommeil…………………………………………………………410 et 411 Chapitre II. Les maladies neurologiques…………………………………………….412 et suiv.
[modifier] Psychiatrie
Chapitre premier. Considérations générales sur l'aptitude psychiatrique………..431et suiv. Chapitre II. Affections psychiatriques………………………………………………
[modifier] MEDECINE DE SOUTIEN
[modifier] Soutien sanitaire des SP en intervention
[modifier] Réhabilitation du Sapeur-Pompier
La « réhabilitation de l’homme » désigne un processus de soutien sanitaire opérationnel (SSO) permettant d’optimiser les ressources humaines et ainsi de prévenir les accidents. En effet, parmi les innombrables risques qui pèsent sur les soldats du feu en intervention, les services de santé et de secours médicaux (SSSM) ont pour préoccupation l’épuisement hyperthermique des personnels. A ce titre l’officier santé a pour missions de permettre aux simples « épuisés » d’être à nouveau opérationnel en toute sécurité et d’initier la meilleure prise en charge des sapeurs-pompiers plus sévèrement « touchés ». Dans le département des Yvelines, en dehors de « trains de départ systématiques », le commandant des opérations de secours peut s’appuyer sur l’aide technique de l’officier « santé » et de l’officier « sécurité » pour décider de l’engagement des moyens SSO. Cette décision prend en compte 3 critères essentiels : le profil d’intervention (type de sinistre, importance des moyens sur les lieux, spécialités présentes, plan de secours activé…), la durée effective ou prévisible de l’opération et les conditions climatiques. Certains SDIS sont se sont d’ailleurs dotés d’appareils de mesure embarqués sur les véhicules SSO permettant d’établir des prévisions météorologiques à court terme. Le SDIS 78 met en œuvre un circuit de réhabilitation de l’homme systématisé. Ainsi la cellule d’assistance respiratoire est incluse dans le cursus « obligeant » les personnels à se soumettre à une évaluation de santé, à une période de repos et à une collation avant de se voir attribuer une nouvelle autonomie respiratoire. Ce contrôle sanitaire réalisé par un infirmier sapeur-pompier comprend un entretien succin et des mesures physiologiques (fréquence cardiaque, tension, température…). Le cas échéant, l’agent peut être jugé inapte opérationnel et orienté vers le secteur de soins. Pour satisfaire à ce contrôle, chacun est invité à suivre l’acronyme mnémotechnique : HOMMES
- Hydrater son organisme régulièrement et surtout avant d’avoir soif
- Observer son équipier (couleur de peau, altération mentale, coordination, orientation)
- Maintenir une position assise lors de la phase de récupération
- Manger pour compenser les pertes énergétiques
- Enlever ses EPI, lors de la phase de récupération (casque, gants, vestes)
- Seau d’immersion des mains et avant-bras.
Le SSO des Yvelines offre des « fauteuils de réhabilitation » (Rehabchair®) qui permettent une assise confortable avec l’immersion des avant-bras dans des accoudoirs creux remplis d’eaux glacées. Ce refroidissement actif peut être optimisé par l’immersion des pieds dans une bassine et l’établissement de ces fauteuils à l’ombre et dans un courant d’air qui peut-être entretenu par un ventilateur d’extraction de fumées. Ces fauteuils apparaissent comme des dispositifs incontournables de SSO.
[modifier] Couverture sanitaire évènementielle des SP
[modifier] "Bobologie"
Par convention, nous ne traiterons dans ce chapitre que les pathologies rencontrées en soutien sanitaire et ne mettant pas en jeu le pronostic vital et que l'on nomme malicieusement "bobologie".Mais ce néologisme ne doit pas faire oublier que certaines pathologies peuvent être de vraies urgences fonctionnelles ou témoigner de pathologies "lourdes".
[modifier] Petite traumatologie
Les traumatismes sont courants chez le sapeur-pompier. En effet, le corps des soldats du feu est soumis sur intervention à des efforts violents sans "échauffement" préalable. De plus, même hors intervention, le sapeur pompier malmène son corps: sport quotidien sans "foncier", insuffisance d'échauffement, insuffisance d'étirement, équipement inadapté, hygiène de vie douteuse, émulation de groupe néfaste pour l'individu...
[modifier] Traumatismes ostéo-articulaires
[modifier] Traumatismes musculo-tendineux
[modifier] Lésions musculaires
Le mécanisme lésionnel résulte souvent d'une contraction pliométrique. Il s'agit de l'enchaînement rapide d'une contraction excentrique (freinage d'un mouvement) et d'une contraction concentrique (motrice). Ce mécanisme touche particulièrement les muscles "biarticulaires" (qui enjambent deux articulations). Le pannel de mouvement à réaliser sur intervention est sans limite.
On trouve par ordre de gravité croissant:
- La contracture est une rigidité mortuaire par épuisement localisé du muscle. Elle est ressentie après l'effort. L'évolution est favorable en quelques heures à 3 jours.
- L'élongation correspond à une rupture des fibres musculaires sans atteinte de l'aponévrose. Elle peut apparaitre progressivvent durant l'effort. Elles cicatrisent en moins d'une semaine.
- Le claquage associe un étirement de l'aponévrose à la rupture des fibres. Il existe un œdème. Il suit un geste précis et impose l'arrêt de l'effort. La guérison demande 2 à 3 semaines.
- La déchirure. L'aponévrose est partiellement rompue et sa vascularisatuion est dilacérée occasionnant un hématome. Un craquement a été perçu. L'inaptitude est de 1 à 2 mois.
- La ruptureentraine un saignement abondant, la rupture complète de l'aponévrose et une rétraction du lambeau musculaire. Le traitement est de 2 à 3 mois.
- La béquille vraie est grave. Il s'agit d'un écrasement musculo-aponévrotique avec un risque d'hématome ossifiant intramusculaire nécessitant le recours au spécialiste.
L'interrogatoire suffit souvent au diagnostic ; l'examen clinique permet en autre d'écarter une rupture tendineuse (signes locaux sur le trajet tendineux), un arrachement osseux (signes locaux àl'insertion osseuse), une phlébite ou une névralgie.
Une tuméfaction précoce est un hématome ; une tuméfaction tardive est un œdème inflammatoire. Elles masquent le plus souvent l'encoche musculaire résultante. Une ecchymose signe la présence d'un hématome ; Elle signifie aussi un drainage sous cutané efficace évitant l'enkystement. La rétraction musculaire est parfois masquée par la tuméfaction.
Une douleur lors de la contraction en course externe (contraction sur le muscle étiré)signe une lésion bénigne ; une douleur lors de la contraction en course interne (insertions musculaires rapprochées) signifie une lésion plus grave.
La lésion musculaire doit être au mieux prise en charge sur le terrain par l'équipe de soutien sanitaire. En cas de signes en faveur d'une lésion grave, appliquer le G.R.E.C:
- Glace vessie de glace immédiatement puis 4X/j. Applications de 20 min.
- Repos mise en décharge (immobilisation en course interne, béquilles...)pendant quelques heures à 3j
- Elévation du membre inférieur pour faciliter le drainage, le dos est à l'horizontale pour éviter le coudage au pli de l'aine
- Compression des membres par la pose d'une velpeau en tension décroisante distoproximale
En cas de signes en faveur d'une lésion bénigne, appliquer la C.R.E.M:
- Chaleur. Elle diminue la douleur et a un effet décontractant.
- Repos momentané
- Etirements doux
- Massage
- Essai de reprise prudente et progressive. En l'absence de douleur, l'activité musculaire est permise.
Ce qui signifie, que dans le cadre d'un soutien de l'homme en intervention, la réhabilitation d'un SP victime d'une lésion musculaire bénigne (contracture et élongation) par le protocole C.R.E.M peut déboucher sur un retour prudent sur le chantier.
Seuls, le paracétamol et les décontractants sont autorisés immédiatement. Les AINS ne sont pas indiqués avant J3 et l'aspirine contre-indiquée.
Le SSSM doit veiller à la bonne observance ultérieure du SP victime d'une lésion grave, à savoir le suivi médical (prescription médicamenteuse et orthopédique, surveillance de complication) et kinésithérapeutique (massages, chaleur, physiothérapie, étirements et renforcement).
Etant donnée l'impossibilité d'un échauffement avant l'intervention (ce qui le distingue du sportif), la prévention de la lésion musculaire repose sur l'entretien musculaire de fond et l'hydratation sur intervention.
[modifier] Plaies
[modifier] Coupures
[modifier] Piqures
[modifier] Morsures
[modifier] Brûlures
[modifier] Brûlures
[modifier] Traumatismes liés au froid
[modifier] Traumatismes liés à la chaleur
[modifier] Coup de chaleur d'exercice
Le coup de chaleur d’exercice (CCE) est un risque bien mal connu des sapeurs pompiers qui l’assimilent à tort à l’affection ayant touché en 2003 des centaines de personnes et que l’on doit nommer coup de chaleur « classique ». A l’instar de ce dernier, le CCE est une urgence vitale et est traité par convention au chapitre "urgences individuelles"
[modifier] Traumatismes faciaux
[modifier] Traumatismes de l'œil et des paupières
L'OS doit connaître ces traumatismes cat ils sont fréquement rencontrés en soutien sanitaire et potentielement responsable de problèmes médicolégaux. L'examen de l'œil et de ses annexes doit être favorisé par l'instillation d'une goutte de collyre anesthésique.
[modifier] Traumatismes de l'œil
Les 2 motifs les plus fréquents de recours à l'OS sont :
- L'œil rouge douloureux
- La contusion orbitaire
[modifier] L'œil rouge douloureux vdu SP
- Kératite des ultraviolets: Il s'agit d'une atteinte cornéenne superficielle liée à l'exposition aux UV (UVite): c'est le "coup de soleil de l'œil".
- Erosion de cornée: elle fait suite à un coup d'ongle en sport, le coin de la feuille d'intervention, une aiguille de sapin en feux de forêt...
- Corps étranger cornéen superficiel: Les circonstances sont celles d'un travail manuel de ponçage, de meulage sans EPI voir de balayage de la remise quelques minutes à 48h avant la consultation. L'écueil est de passer à côté d'un corps étranger intraoculaire profond plutot rencontrer à la suite de manœuvres de désincarcérartion ou d'ouverture de porte (éclat de forte cinétique).
Signes cliques: ils apparaissent quelques heures après et donc assez souvent la nuit. Ils sont bilatéraux en cas d'UVite.
- D'une sensation de "grain de sable" à une douleur violente
- Photophobie parfois intense
- Larmoiement toujours clair
- Rougeur périkératique
Conduite à tenir:
- Recchercher un corps étranger, une "paille" visible, plantée dans la cornée, dans le cul de sac inférieur ou sous la paupière supérieure. La face interne de la pauîère supérieure s'examine par retounement du tarse autour d'un coton-tige en maintenant les cils par deux doigt de l'autre main.
- Traitement du corps étranger:
- Dans les 36h (ou absence de rouille): ablation au coton-tige ou tige courbe (thrombone...)
- Au delà de 36h (ou présence de rouille): pas d'ablation, recours OPH sans urgence.
- Repos visuel, pommades antiseptique, antalgique et cicatrisante.
Prévenir le SP, d'une sensation de corps étranger récidivant après quelques heures meme après ablation du corps étranger et cependant de la nécessité de consulter en l'absence d'évolution favorable en 48H.
[modifier] La contusion orbitaire
Les contusions orbitaires sont très fréquentes. L'OS doit s'assurer d'une part de l'absence de traumatisme crânien
[modifier] Perforation, sans et avec corp étranger pénétrant
[modifier] Brûlure oculaire
[modifier] Vaste plaie horizontale palpébrale supérieure
[modifier] Plaie de l'angle interne avec section des voies lacrymales
[modifier] Plaie du bord libre de la paupière
[modifier] Plaie punctiforme palpébrale
[modifier] Traumatismes Rachidiens
[modifier] Traumatismes du Bassin et de la hanche
[modifier] Traumatismes des organes génitaux externes=
[modifier] Traumatismes de l'epaule
[modifier] Luxation de l'épaule
Les luxations de l'épaule représentent la moitié de toutes les luxations. L'officier sapeur pompier peut être tenté de procéder à une réduction pré-hospitalière car les dernières études sur les techniques de réduction mettent en avant de bons résultats en termes d'efficacité et de sécurité. D'autre part, certaines luxations sont de réduction quasi-spontanée d'autant plus qu'il s'agit de récidives. Enfin, le médecin sapeur pompier n'a plus à démontrer sa compétence dans l'emploi de sédatifs et de morphiniques...MAIS UNE REDUCTION PREHOSPITALIERE SERAIT UNE ERREUR. La luxation peut être associée à une fracture qui doit être connue avant la réduction sous peine de complication en cas de mobilisation du fragment osseux.
Toute réduction de luxation d'épaule doit être précédée d'une radiographie.
Cependant l'abstention d'un geste réductif ne dispense pas l'OS de soulager la douleur!
[modifier] Traumatismes du coude
[modifier] Traumatismes du poignet
[modifier] Traumatismes de la main
[modifier] Traumatismes du genou
[modifier] Traumatismes de la cheville=
[modifier] Traumatismes du pied=
[modifier] Immobilisation et Strapping
[modifier] Troubles neurologiques
[modifier] Troubles cardio-vasculaires
[modifier] Troubles respiratoires
[modifier] Troubles digestifs
[modifier] Troubles dermatologiques
[modifier] Troubles métaboliques
[modifier] Coup de chaleur d’exercice
Le coup de chaleur d’exercice (CCE) est un risque bien mal connu des sapeurs pompiers qui l’assimilent à tort à l’affection ayant touché en 2003 des centaines de personnes et que l’on doit nommer coup de chaleur « classique ». A l’instar de ce dernier, le CCE touche le plus souvent des personnes jeunes sans aucun antécédent au cours d’un effort intense. Ainsi les soldats du feu sont régulièrement touchés par ce phénomène aux mécanismes imprécis mais bien connu des services de santé et de secours médicaux (SSSM).
Le plus souvent, le CCE survient durant un effort soutenu mais dans des circonstances des plus banales (lutte contre un incendie, mise en sécurité, déblai…). La victime présente brutalement un malaise, autrement dit des troubles de conscience, et souvent au péril de sa vie ou de celle d’autrui. De plus les symptômes sont parfois plus fourbes et il faut toute l’expérience de l’officier santé au soutien sanitaire pour identifier le CEE et prodiguer des premiers soins adaptés. En effet, la victime peut ne présenter que des troubles du comportement à type de confusion, désorientation voir simplement des troubles de l’humeur. Enfin ces symptômes peuvent apparaître avec un certain délai après l’effort. Le diagnostic sera établi sur le constat d’une peau très chaude et sèche, d’une tachycardie, d’une température supérieure à 40°C et fréquemment de vomissements. Sans traitement et surtout si l’effort a été violent et bref (moins d’une heure) l’évolution peut être dramatique avec la constitution d’un coma, d’une détresse respiratoire et d’une chute de la tension artérielle et in fine la mort. On trouve ici l’essence même du soutien sanitaire. Car la prise en charge des victimes d’un CCE est une urgence absolue et repose, en autre, sur un refroidissement actif. Celui doit être mise en œuvre sur le terrain même, afin de normaliser, le plus précocement possible la température interne. Les objectifs du SSSM sont de favoriser les pertes thermiques de la victime et de limiter le gain de chaleur. Il s’agit de consommer de la chaleur par évaporation d’une eau préalablement mise au contact de la peau. Ceci est habituellement le rôle de la sueur. La vaporisation d’eau sur le corps, la pose de packs de glace où cheminent de gros vaisseaux sanguins (pli de l’aine, cou…) et la perfusion de liquide froid n’ont pas fait preuve d’efficacité. Aujourd’hui, la technique la plus efficace est l’immersion de la victime dans l’eau froide même si le procédé peut paraître difficile à mettre en œuvre sur le terrain.
Cependant, le soutien sanitaire ne cesse de progresser et certains SSSM comme celui du SDIS des Yvelines possède des « fauteuils de réhabilitation » (Rehabchair®) qui permettent une assise confortable avec l’immersion des avant-bras dans des accoudoirs creux remplis d’eaux glacées. Ce refroidissement actif est optimisé par l’immersion des pieds dans une bassine et l’établissement de ces fauteuils à l’ombre et dans un courant d’air qui peut-être entretenu par un ventilateur d’extraction de fumées. Ces fauteuils apparaissent comme des dispositifs incontournables dans la prise en charge des soldats du feu victimes d’un coup de chaleur d’exercice.
[modifier] La femme SP
[modifier] Le JSP
[modifier] Le SP de plus de 50 ans
[modifier] Le SP en période de Ramadan
[modifier] Alimentation du SP
[modifier] Dépenses énergétiques du SP
[modifier] Alimentation du SP à l’entraînement et sur intervention
[modifier] Troubles du comportement alimentaire chez le SP
[modifier] Accidents d'exposition
[modifier] AES
[modifier] Contacts avec une victime atteinte d'une méningite à ménincoccoque
[modifier] Soutien Psychologique
[modifier] Soutien psychologique immédiat d'un groupe confronté à une intervention insoutenable
Il est du rôle du SSSM d'organiser le soutien psychologique immédiat d'un groupe confronté à un drame dans l'attente éventuelle d'un suivi au long court par les psychologues. Cependant médecins et infirmiers sont, dans la grande majorité, tout au plus qu'initiés à ce type de mission. De plus, le cadre théorique de ces missions ne concerne que les sapeurs pompiers alors que la réalité du terrain fait que l'officier santé (OS) "accepte" la prise en charge des autres intervenants (personnels des forces de l'ordre, de la DDE, témoins, impliqués, proches...)Dans ce cas de figure, l'OS doit respectueusement renvoyer ceux-ci vers leur structure propre ou à défaut vers leur médecin traitant. Le but de cette prise en charge est double:
- Dépister et traiter les manisfestations psychiques immédiates (anxiété, agitation, inhibition...)
- Prévenir les psychologiques post-traumatiques (syndromes de répétition traumatique, de dépression, troubles somatiques, troubles de conduite)
Le milieu pompier offre autant de facteurs protecteurs qu'il favorise l'émergence de troubles psychologiques. Les SP sont réputé pour leur solidarité et leur coorporatisme au sens noble du terme. De plus,la vie en caserne fait qu'ils se connaissent parfaitement bien. Ces deux éléments sont des atous pour affronter ce type d'événement. Mais le SP a souvent une fierté et un orgueil mal placés et il cherche souvent à cacher tous ce qui pourrait apparaitre comme une "fragilité".
Le soutien psychologique repose sur:
- la prise en charge in situ
- le defusing
- les entretiens individuels
La prise en charge in situ s'effectue par définition sur les lieux de l'intervention. Si l'officier santé a été acteur de l'intervention, il est préférable autant que possible qu'il ne soit pas missionné au soutien psychologique qui nécessite une certaine distance avec les faits. Le COS doit demander en renfort un autre OS pour plus d'efficacité et surtout pour "laisser" le premier comme impliqué à part entière et comme ayant-droit au même soutien. Là encore, la realité est souvent tout autre, l'OS lui-même "troublé", doit organiser le soutien psychologique de ces collègues. Dans tous les cas de figure, il s'agit ici essentiellement d'une phase d'observation et d'écoute. Le soutien repose sur une présence physique bien plus que sur des paroles qui apparaissent souvent inadaptées. L'OS ne peut pas s'organiser et doit faire preuve d'opportunisme dans ses approches même brèves. Les éléments suivant doivent attirer l'attention:
- demande d'être remplacer à son poste quels que soient les arguments avancés
- jovialité déplacée
- inhibition voir prostration contrastant avec les nécessités du terrain
- troubles de l'humeur
- tabagisme exacerbé, transpiration abondante, grignotage des ongles...
- compte-rendu spontané d'un personnel sans demande préalable, zèle...
L'OS doit obtenir la liste exaustive de tout les SP impliqués pour se rapprocher ultérieurement vers ceux qui ne se présenterons pas aux defusings et mentionner par écrit dans le dossier médical de chacun l'évènement potentiellement traumatisant.
Le defusing est la verbalisation organisée des émotions. Il est mis en place précocément, dès le retour au centre de secours. Mais il est nécessaire de se retrouver au calme et entre impliqués exclusivement en plus de l'OS de soutien et d'un psychologue dépéché par le SSSM. A défaut de psychologue, un autre OS voir éventuellement le chef de centre doivent le remplacer. Le positionnement physique de chacun dans la salle ne doit pas être improvisé. L'OS et le psychologue se font face, se faisant contrepoids afin de pas centrer la conversation sur l'un ou sur l'autre. Les impliqués sont atablés sur un seul rang et sans hierarchisation. Chacun doit être visible. Une collation peut participer à la "détente". L'OS et le psychologue doivent se présenter et expliquer brièvement la nécessité de cette réunion par une information sur le syndrome de répétition traumatique par exemple. Puis il donne la parole au plus loquace, préalablement repéré pour lancer la discussion. Les échanges suivent alors leur cours librement. L'OS et le psychologue ont pour rôle de relancer la conversation si nécessaire par des questions ouvertes et veiller surtout à ce que chacun soit invité, à un moment ou à un autre, à prendre la parole. Il ne s'agit pas de forcer les participants à s'exprimer. L'objectif du defusing est de repérer:
- les impliqués refusant de s'exprimer
- les impliqués esquivant la parole
- les impliqués au discours atypique et dissonant du discours ambiant.
Idéalement, plusieurs defusing doivent être organisés réunissant les impliqués par "engins" favorisant la prise de parole par l'unité de temps, de lieu, de groupe, d'objectifs opérationnels des impliqués. La participation au defusing doit être noté dans le dossier médical pour être porté à la connaissance des médecins successifs lors des consultations ultérieures
Les entretiens individuels ne peuvent concerner tous les intervenants. Ils sont "proposés" aux impliqués repérés par l'équipe de soutien ou à ceux qui le demande. L'entretien ne doit pas être une obligation mais peut se dérouler de manière très informelle voir à l'insu du SP. L'OS ou le psychologue agissent alors avec le plus grand tact et respect possible. Il s'agit d'une écoute empathique, de tentatives de réponse aux questions et de conseils dans les suites à donner. L'objectif est biensure de dépister les troubles post-traumatiques
En conclusion, il parait utile de rappeler l'indispensable présence de psychologues au sein du SSSM et la nécessité d'entretenir quotidiennemnt les bonnes relations et la confiance réciproques entre les "képis noires" et les "képis rouges" qui ne peuvent être qu'un élément favorable dans ces situations particulières.
[modifier] Troubles psychologiques du SP et stress post-traumatique
[modifier] Présence de la famille au cours de la RCP pédiatrique
Le fait que la victime soit un enfant, a fortiori en ACR, est souvent une contrainte supplémentaire pour les secouristes. Aussi la présence de la famille pendant la réanimation peut-elle être source de stress pour le sapeur-pompier, OS ou non. Les rares études sur ce sujet montreraient une majorité très significatives de réponses favorables à la présence des parents pendant le réanimation. Cette majorité est retrouvée tant chez ceux qui l'ont expérimenté que les autres. De plus, cette opinion est partagée autant par les secouristes que par la population générale. La seule divergeance d'opinion tiendrait au rôle de chacun dans l'équipe de secours. Ainsi, les médecins semblent le corps de metier le plus réticent à la présence de la famille pendant la RCP. Aucune argumentation n'est proposée. Par ailleurs, l'impacte ou le bénéfice psychologique de cette présence n'a pas fait l'objet d'étude que se soit pour les secouristes ou les proches de victimes. Certains avancent l'idée d'une facilitation du deuil pour les proches, d'autres craignent quant à la perte d'efficacité dans les soins. On peut remarquer sans parti pris que les situations où les proches ont été "écartés" des soins sont plus fréquement portées en justice que les autres. La transparence ne nuit pas généralement aux soignants. Quelles que soient les opinions de chacun, il revient à l'OS de se positionner ouvertement sur son choix lors de ces situations dramatiques pour ne pas ajouter à la pénibilitée de l'intervention. Le plus souvent, l'OS laisse le libre choix à la famille (comment pourrait-il en être d'ailleurs autrement ?) du moment que les actions de celle-ci ne nuisent pas directement aux soins portés à leur enfant.
[modifier] Victimes de discrimination dans l’emploi
[modifier] Addictions
[modifier] Entraînement physique du SP
[modifier] Principes généraux
[modifier] Intolérance à l’Entraînement et Surentraînement
[modifier] Dopage
[modifier] SERVICE DE SECOURS
Le SSSM a pour mission de participer à l'aide médicale d'urgence.
Ainsi il s'engage sur des urgences individuelles mais aussi sur des incidents avec nombreuses victimes ou sur des opérations impliquant des animaux ou des chaînes alimentaires.
[modifier] URGENCES INDIVIDUELLES
Les différentes prises en charge (PEC) décrites par la suite se restreignent au pré-hospitalier et s'inscrivent par convention sur deux niveaux de soins:
- Niveau paramédical: PEC par un infirmier sapeur-pompier protocolé et sous l'autorité d'un médecin sapeur-pompier ou régulateur.
- Niveau médical: PEC par un médecin sapeur-pompier.
Ces PEC répondent donc à des tableaux prédéfinis. L’identification de ces tableaux repose sur l’évaluation circonstancielle et sur l’évaluation clinique.
[modifier] Evaluation circonstancielle
Elle doit débuter sur le trajet avec le motif de départ. En effet, l’analyse des motifs d’engagement permet de nombreuses anticipations et donc un gain de temps. Une fois sur place, l’officier santé (OS) doit se présenter au COS pour prendre connaissance de l’ordre initial et se voir investir de la responsabilité du secteur SAP. L’idéal est d’entendre le COS tout en commençant l’évaluation clinique de la victime. Cette double tache est tout à fait réalisable puisque l’examen essentiel repose quasi-uniquement sur une analyse visuelle. Sur le trajet vers le COS et/ou la victime, l’OS peut également examiner sans perdre de temps le site d’intervention : - Problèmes d’insécurité liés au trafic - Problèmes d’insécurité liés au trafic aux conditions météorologiques - Problèmes d’insécurité liés aux personnes - Problèmes d’insécurité liés à l’accès à la victime - Problèmes d’insécurité liés à l’exposition aux liquides biologiques - Problèmes d’insécurité liés à l’exposition à des matières dangereuses - Problèmes de pénétration sur une scène de crime - Analyse des cinétiques Ces interrogations sont pour la plus part du ressort du COS, mais il faut rappeler le rôle de conseiller technique de l’OS d’une part et d’autre part qu’en matière de SAP, le COS n’est souvent que le chef d’agrès du VSAV.
[modifier] Evaluation clinique
L'évaluation clinique est une étape primordiale. Pour être efficace et rapide, elle doit être systématique et rigoureuse. Le premier objectif est d'identifier rapidement une détresse vitale qui nécessiterait des gestes prioritaires avant le relevage (examen dit essentiel). Lorsque l'officier santé (OS) est expérimenté, cette étape ne prend que quelques dizaines de secondes. L'examen essentiel doit toujours être réalisé dans le même ordre:
- Existe-t-il une détresse neurologique ?
- Existe-t-il une détresse ventilatoire ?
- Existe-t-il une détresse circulatoire ?
- Existe-t-il un traumatisme menaçant ?
- Existe-t-il une urgence antalgique ?
En cas de détresse vitale, si l'OS est un infirmier, il doit:
- Demander le concours d'un médecin (VLM ou SMUR). Sur ce point il est important qu'il existe une relation de confiance entre le CODIS (ou le SAMU) et le SSSM. En pratique, l'opérateur CODIS (ou le PARM) doit être en mesure d'engager le VLM (ou le SMUR) sur la simple demande de l'OS sans justification de l'OS auprès du chef de salle (ou du régulateur). La perte de temps pour se justifier peut constituer une perte de chance pour la victime. Idéalement, l'OS doit déléguer cette demande au COS (qui confirmera par ailleurs la présence de l'OS sur les lieux) et ainsi poursuivre ses objectifs sans perdre de temps. Mais les réalités sont parfois toutes autres et l'OS doit aussi savoir transmettre un pré-bilan court et décissif.
- Mettre en oeuvres les mesures conservatoires appropriées.
- Attendre la présentation du médecin sur les lieux avant le relevage.
En cas de détresse vitale, si l'OS est un médecin, il doit:
- Demander le concours d'un second OS (VLI, VLM ou SMUR)à moins qu'il soit déjà sur place. En effet, l'orgueil n'a pas sa place en cas de détresse. Le binôme médecin-infirmier n'a plus à faire ses preuves et il vaut mieux engager prématurément un renfort que de le demander trop tardivement.
- Mettre en oeuvres les mesures conservatoires appropriées.
- Mettre en oeuvre le relevage sans attendre la présentation des renforts si les mesures conservatoires ont pu être prises. Dans ce cas, il est judicieux de faire "annuler" les concours devenus inutiles.
Après le relevage, l'OS doit compléter son évaluation clinique (examen complémentaire) puis transmettre un bilan définitif au régulateur:
- En l'absence de détresse, l'examen complémentaire peut être réalisé par un infirmier.
- En cas de détresse, l'examen complémentaire doit être réalisé par un médecin.
[modifier] Examen essentiel
[modifier] Identification et mesures conservatoires d'une détresse neurologique
Les éléments signifiant une détresse neurologique sont:
- Des troubles de conscience
- Une para- ou tétraplégie post-traumatique
Troubles de conscience Les troubles de conscience vont de la simple agitation au coma profond en passant par l'obnibulation et le coma "réveillable".
[modifier] Identification et mesures conservatoires d'une détresse ventilatoire
Les éléments signifiant une détresse ventilatoire sont:
- Une polypnée ou pire une bradypnée
- Une cyanose
- Des sueurs
- Un tirage
- Une désaturation
- Des troubles de conscience
[modifier] Identification et mesures conservatoires d'une détresse circulatoire
Les éléments signifiant une détresse circulatoire sont:
- Une tachycardie (signe précoce de baisse du retour veineux) ou pire une bradycardie (réduction de la volémie supérieure à 50%)
- Une pâleur
- Des sueurs
- Un temps de recoloration cutané allongé (très peu utilisé en pratique)
- Une hypotension
- Des troubles de conscience
[modifier] Identification et mesures conservatoires d'une traumatisme menaçant
Il faut entendre par traumatismes menaçants, ceux qui nécessitent un geste essentiel avant relevage ou désincarcération. Les éléments signifiant un traumatismes menaçant sont:
- Une hémorragie massive externe
- Une plaie thoracique soufflante
- Un corps étranger pénétrant
- Une défense abdominale
- Une douleur ou une instabilité rachidienne
- Une douleur ou une instabilité du bassin
- Un déficit sensitivo-moteur post-traumatique
- Une compression
[modifier] Identification et mesures conservatoires d'une urgence antalgique
L'urgence antalgique n'est pas une urgence vitale a proprement parlé. Mais une douleur instence justifie d'être prise en charge sans délai et avant le relevage. Elle ne doit pas cependant retarder la prise en charge des détresses véritablement vitales.
[modifier] Transmission d'un Pré-bilan
[modifier] Examen complémentaire
Il est réalisé:
- après ou en même temps que l'interrogatoire
- en fonction des circonstances et de la plainte
- sur un patient coopérant
- à l'abri et au chaud
- de la tête aux pieds en cas de traumatisme(bilan traumatologique)
[modifier] Bilan traumatologique
Liste non exaustive des lésions à idenfifier:
- Cuir chevelu:
- Plaies du scalpe: Elles sont sources d'hémorragie abondante. Elles impressionnent toujours les non expérimentés qui s'affole pour "rien" mais sont du coup parfois négligées par les secouristes. Les plaies du cuir chevelu peuvent engager le pronostic vital et le médecin sapeur pompier doit savoir suturer (même grossièrement)ces plaies sur les lieux même. Attention, elles ne sont pas identifiables facilement de part leur nombre (savoir contrôler post-hémostatique), leur localisation (savoir rechercher une plaie occipitale sans mettre en péril l'axe rachidien), ou une chevelure abondante (savoir tondre si besoin).
- Embarures et enfoncements de la boite cranienne: Elles doivent être rechercher par la palpation méthodique du crâne. Elles n'engagent pas à elles seules le pronostic vital mais témoignent toujours d'une énergie suffisante pour entrainer une lésion cérébrale et doivent être considérées comme un signe de gravité. Il n'est pas rare que des hématomes sous-cutanés de part leur inhomogénéité à la palpation facent croirent à un enfoncement mais le doute doit bénéficier à la victime.
- Oreille
- Otorragie: l'officier santé ne doit pas passer à côté de celle-ci car elle témoigne d'une fracture du rocher. Cet os massif d'où son nom porte en son sein l'oreille moyenne et l'oreille interne d'où l'engagement du pronostic fonctionnel de l'audition, de l'équilibre et de la motricité de la face. Mais surtout le rocher est un pilier de la voute cranienne et sa fracture témoignent toujours d'une énergie suffisante pour entrainer une lésion cérébrale et doit être considérée comme un signe de gravité. L'OS peut rencontrer une difficulté pour différencier un saignement provenant de conduit auditif interne (otorragie vraie) d'une hémorragie de pavillon de l'oreille. Il faut savoir essuyer le pavillon pour démasquer l'origine exacte du saignement.
- Oeil
- corps étranger
- hématome orbitaire
- anisocorie
- diplopie
- Nez
- épistaxis
- cavité buccale
- embarure de la voute palatine
- rupture de l'articulé dentaire
- Joue
- cou
- Thorax
- Abdomen
- Bassin
- Membres sup.
- Membres inf.
- Rachis dorso-lombaire
[modifier] Transmission d'un Pré-bilan
[modifier] Relevage-brancardage
[modifier] Transport
[modifier] Arrêt Cardio-Respiratoire
[modifier] Détresses neurologiques
[modifier] Détresses ventilatoires
[modifier] Détresses circulatoires
Les détresses circulatoires sont aussi appelées états de choc ce qui porte parfois à confusion les non initiés qui l'assimilent à des troubles anxieux.
Il faut distinguer plusieurs détresses circulatoires:
- Les états de choc hypovolémiques qui correspondent schématiquement à une problématique de "contenu" de la circulation. Il s'agit des:
- Hémorragies massives
- Déshydratations sévères
- Les états de choc cardiogéniques correspondant à des problèmes de "pompe" cardiaque. Ce sont les insuffisances cardiaques avec répercutions hémodynamiques.
- Les états de choc vasoplégiques qui représentent des troubles du "contenant" suite à une défaillance cérébrale, une intoxication ou une inflammation. On y trouve:
- L'anaphylaxie grave
- Le sepsis avec complications hémodynamiques
- Le collapsus de reventilation
- Le choc médullaire
[modifier] Choc Hémorragique
L'état de choc hémorragique est consécutif à une spoliation sanguine. Une perfusion tissulaire efficace dépend de la pression artérielle mais aussi du transport effectif des mollécules d'oxygène. Autrement dit, le traitement de choix est la réalisation d'une hémostase dans les meilleurs délais associé le cas échéant à un remplissage vasculaire par des produits dérivés du sang. Mais en pratique l'accès conditionné à cette thérapeudique oblige l'OS à un rétablissement hémodynamique par le remplissage par des solutés non dérivés du sang et des vasopresseurs. La crainte de L'OS est d'aggraver le saignement suite une coagulopathie par hémodilution et hypothermie induite ou suite à une élévation excessive de la pression artétrielle.
- Objectifs tensionnels:
- Choc hémmorragique sans traumatisme crânien grave: 80<PAS<90 mmHg ou 60<PAM<65 mmHg
- Choc hémorragique associé à un traumatisme crânien grave PAS>120 mmHg
- Choix du soluté de remplissage:
- Cristalloïdes: pouvoir expansif de 0.25 ; inocuité ; faible coût
- Gélatines: pouvoir expansif de 0.8 pendant 4h ; assez allergènique
- hydroxyéthylamidons: pouvoir expansif de 1.3 pendant 24h, peu allergénique ; antiagrégant plaquettaire ; utilisation limitée à 33 mL/kg/24h
En pratique:
- Tachycardie sans hypotension (pertes <20%): remplissage par christalloïdes
- Hypotension (pertes >20%): remplissage par colloïdes
Il est admis qu'au delà de 3L d'apport de solutés, la victime a 9 chances sur 10 de présenter des troubles de coagulation
- Usage des vasopresseurs: si les objectifs tensionnels ne sont pas atteints rapidement par l'unique remplissage, le médecin sapeur-pompier peut introduire de petites doses de noradrénaline.Débuter à 0.5 mg/h
Par ailleurs, l'OS ne doit minimiser l'importance de réchauffer la victime pour limiter les troubles de coagulation.
- Mesures adjuvantes: en cas de victimes sous AVK, avec ou sans INR disponible, certains proposent 25 UI/kg de facteur IX systématiques. L'oxygénothérapie est systématique. Si la plaie vasculaire est accessible, il est indispensable de la suturer, de la clamper ou de la comprimer.
En cas de choc hémorragique post-traumatique, l'urgence est l'évacuation sur un bloc opératoire
[modifier] Traumatismes crâniens
[modifier] Traumatismes rachidiens
[modifier] Traumatismes thoraciques
[modifier] Traumatismes abdominaux
[modifier] Traumatismes du bassin
[modifier] Traumatismes de membre
[modifier] Polytraumatismes
[modifier] Traumatismes de l’enfant
[modifier] Traumatismes de la personne âgée
[modifier] Traumatismes lié à un incendie
[modifier] Coup de chaleur d’exercice
Le coup de chaleur d’exercice (CCE) est un risque bien mal connu des sapeurs pompiers qui l’assimilent à tort à l’affection ayant touché en 2003 des centaines de personnes et que l’on doit nommer coup de chaleur « classique ». A l’instar de ce dernier, le CCE touche le plus souvent des personnes jeunes sans aucun antécédent au cours d’un effort intense. Ainsi les soldats du feu sont régulièrement touchés par ce phénomène aux mécanismes imprécis mais bien connu des services de santé et de secours médicaux (SSSM).
Le plus souvent, le CCE survient durant un effort soutenu mais dans des circonstances des plus banales (lutte contre un incendie, mise en sécurité, déblai…). La victime présente brutalement un malaise, autrement dit des troubles de conscience, et souvent au péril de sa vie ou de celle d’autrui. De plus les symptômes sont parfois plus fourbes et il faut toute l’expérience de l’officier santé au soutien sanitaire pour identifier le CEE et prodiguer des premiers soins adaptés. En effet, la victime peut ne présenter que des troubles du comportement à type de confusion, désorientation voir simplement des troubles de l’humeur. Enfin ces symptômes peuvent apparaître avec un certain délai après l’effort. Le diagnostic sera établi sur le constat d’une peau très chaude et sèche, d’une tachycardie, d’une température supérieure à 40°C et fréquemment de vomissements. Sans traitement et surtout si l’effort a été violent et bref (moins d’une heure) l’évolution peut être dramatique avec la constitution d’un coma, d’une détresse respiratoire et d’une chute de la tension artérielle et in fine la mort. On trouve ici l’essence même du soutien sanitaire. Car la prise en charge des victimes d’un CCE est une urgence absolue et repose, en autre, sur un refroidissement actif. Celui doit être mise en œuvre sur le terrain même, afin de normaliser, le plus précocement possible la température interne. Les objectifs du SSSM sont de favoriser les pertes thermiques de la victime et de limiter le gain de chaleur. Il s’agit de consommer de la chaleur par évaporation d’une eau préalablement mise au contact de la peau. Ceci est habituellement le rôle de la sueur. La vaporisation d’eau sur le corps, la pose de packs de glace où cheminent de gros vaisseaux sanguins (pli de l’aine, cou…) et la perfusion de liquide froid n’ont pas fait preuve d’efficacité. Aujourd’hui, la technique la plus efficace est l’immersion de la victime dans l’eau froide même si le procédé peut paraître difficile à mettre en œuvre sur le terrain.
Cependant, le soutien sanitaire ne cesse de progresser et certains SSSM comme celui du SDIS des Yvelines possède des « fauteuils de réhabilitation » (Rehabchair®) qui permettent une assise confortable avec l’immersion des avant-bras dans des accoudoirs creux remplis d’eaux glacées. Ce refroidissement actif est optimisé par l’immersion des pieds dans une bassine et l’établissement de ces fauteuils à l’ombre et dans un courant d’air qui peut-être entretenu par un ventilateur d’extraction de fumées. Ces fauteuils apparaissent comme des dispositifs incontournables dans la prise en charge des soldats du feu victimes d’un coup de chaleur d’exercice.
[modifier] Traumatismes liés au froid
[modifier] Traumatismes d'immersion
[modifier] Traumatismes lié à la plongée subaquatique
[modifier] Traumatismes lié à l'altitude
[modifier] Traumatismes lié aux accidents de circulation routière
[modifier] Traumatismes lié à une chute de grande hauteur
[modifier] Traumatismes pénétrants
[modifier] Traumatismes lié à une explosion
[modifier] Traumatismes lié à un ensevelissement
[modifier] Traumatismes lié à l'Electrisation et le foudroiement
[modifier] Accidents liés à l'usage d'appareils de défence incapacitants neuromusculaires
Le plus connu est le TASER. Il existe deux modes de fonctionnement. Le premier créé une paralysie musculaire, le second entraine une stimulation douloureuse sans paralysie. Ces deux modes peuvent être à l'origine d'effets secondaires graves: des troubles du rythme graves comme la TV ou la FV. Un cas de conversion de FA a été rapporté.
[modifier] Foudroiement
Les accidents liés à la foudre (fulgurations) sont responsable en France d'une quinzaine de décès par an, des chiffres probablement sousestimés mais qui attestent du caractères rarissime du phénomène. Cependant, les SP pourraient y être de plus en plus confrontés avec l'émergenge des nouveaux loisirs de plein air.
Physiopathologie: Les courants produits ont une intensité qui varie entre 12 000 et 200 000 ampères et une différence de potentiels de 1 million de volts. Le flash produit peut atteindre une température de 30 000°C. Le courant de foudre peut soit traverser le corps de la victime, soit parcourir la surface de la peau par la formation d'un arc de contournement. Le trajet du courant passe de la partie la plus culminente (tête ou membre supérieur) aux pieds ou d'un pied à l'autre par propagation horizontale d'une foudre tombée à proximité (tension de pas). Les fulgurations collectives par propagation d'une personne à l'autre restent anecdotiques. Par contre le foudroiement par la ligne téléphonique n'est pas rare. On distingue donc classiquement les lésions directes d'électrisation des lésions indirectes liées à la libération thermique, lumineuse et sonore, au blast toujours associé ou à l'éventuelle chute occasionnée.
Signes cliniques: L'absence de détresse ne doit pas à elle seule remettre en question le mécamisme lésionnel.
Signes cardio-vasculaires:
- Troubles du rythme communs à toute électrisation cardiaque dont la fibrillation ventriculaire
- Asystolie
- SCA
- Thromboses vasculaires
Signes respiratoires:
- Apnée transitoire ou définitive d'origine centrale
- Blasts broncho-pulmonaires et pleuraux
Signes neurologiques et psychiatriques:
Symptomatologie immédiate:
- Troubles de conscience de profondeur variables: du trouble du comportement au coma (suffusions hémorragiques; nécroses gliales...)
- Amnésie antérograde
- Déficits moteurs généramement temporaires
- Déficits sensoriels: amaurose, surdité, anosmie souvent résolutifs
- spasmophilie
Symptomatologie retardée
- stress post-traumatique, syndrome dépressif, insomnie, phobie...
- myopathie, SLA, parkinson, démence...
Signes cutanés:
- Brûlures dites de Lichtenberg (brûlures superficielle en feuille de fougère)
- Brûlures profondes souvent circulaires et prédominant aux extrémités
- Brûlures par arc électrique et fusion métallique
Lésions ophtalmiques:
- Kératite, ulcérations cornéennes, conjonctivites, cataracte
- Choriorétinite, hémorragies vitrées
Lésions auditives:
- Destruction tympanique et de l'oreille moyenne
- Atteinte du nerf auditif, lésion vasculaire vestibulaire
- Brûlure du conduit auditif externe par foudroiement "téléphonique"
Autres lésions:
- Lésions traumatiques de chutes et de blast
- Mort fœtale in utero
- Insuffisance rénale de nécrose tissulaire massive
Prise en charge: Elle est aspécifique et le traitement symptomatique. Il est indispensable de se rappeler que:
Le foudroyé est polytraumatisé jusqu'à preuve du contraire
[modifier] Traumatismes lié à aux piqûres et aux Morsures
[modifier] Traumatismes lié à l'irradiation
[modifier] Traumatismes lié à une Agressions chimiques
[modifier] Urgences cardiologiques
Diagnostic différentiel de douleur thoracique:
- Le syndrome de Boerhaave: rupture spontanée de l'oesophage survenant à la suite de manoeuvres de réanimation cardio-vasculaires, d'intubation, de pose de sonde gastrique ou de d'IDM. Le risque est une médiastinite grave. Le diagnostic doit être évoqué sur le triade de Mackler (DT rétrosternale basse, vomissement et emphysème sous-cutané) pouvant être associé à une dyspnée, une hématémèse voir un état de choc. La sanction est chirurgicale.
[modifier] Urgences infectieuses
L'unique urgence infectieuse justifiant une prise en charge spécifique préhospitalière est la méningo-encéphalite bactérienne. Les signes évocateurs sont:
- détresse neurologique: troubles de conscience, convulsion, signes focaux, fontanelle bombée
- syndrome méningé: céphalées, raideur de nuque, nausées, vomissement, photo-phonophobie, Kerning, Brudzinski
- détresse circulatoire
- signes infectieux: fièvre, purpura
Antibiothérapie préhospitalière: céfotaxime 50 mg/kg IV sur 1h ou ceftriaxone 75 mg/kg IVL
Corticothérapie préhospitalière: 10 mg chez l'adulte ou 0,15 mg/kg chez l'enfant
[modifier] Intoxications
[modifier] Intoxication aux organophosphorés
Elles représentent 40 000 décès par an. Il s'agit d'autolyse par pesticides agricols ou de victimes de neurotoxiques de guerre comme le gaz sarin.
Signes cliniques:
- Symptomatologie neurologique: myosis, troubles de l'accommodation, fasciculations, parésies, paralysies, crampes, mouvements involontaires, convulsions, troubles de conscience et dépression respiratoire.
- Symptomatologie respiratoire:bronchospasme avec hypersécrétion et oppression thoracique évoquant un OAP
- Symptomatologie cardio-vasculaire: hypotension, bradycardie, tous troubles du rythme et état de choc
- Symptomatologie digestive: vomissements, spasmes gastro-intestinaux, incontinence urinaire et fécale
Thérapeutique:
- décontamination cutanéo-muqueuse par déshabillage et lavage de la peau à l'eau javellisée et des muqueuses au Dakin dès que possible
- Traitement symptomatique: la kétamine est recommandée et l'IOT doit se faire la main forcée.
[modifier] Accouchement inopiné
En France, 5 accouchements sur 1000 sont inopinés. On entend par accouchement inopiné, un accouchement réalisé en dehors de la maternité, ce qui est devenu hors norme dans les pays occidentaux. Cependant de nombreuses "petites" maternités ferment... Dans ces cas là, les secouristes sont engagés initialement sur un accouchement en cours, un accouchement imminent, une douleur abdominale chez un femme enceinte ou une perte des eaux...
En pratique, la problématique des sapeurs pompiers, OS ou non, confrontés à une douleur abdominale d'une parturiente se résume à 3 questions:
- Les douleurs abdominales sont-elles des contractions utérines ?
- La parturiente est-elle en travail ?
- L'accouchement est-il imminent ?
Avant d'y répondre, le chef d'agrès doit établir un bilan circonstanciel qui doit être complet mais relativement rapide.
Les antécédents de la parturiente à rechercher sont:
- Parité ? Nombre de geste ? La parité est le nombre d'enfants nés vivants. Les gestes sont les grossesses menées au delà de 6 mois. Plus le nombre de geste est grand, plus le travail est efficace et rapide.
- Déroulement des grossesses antérieures ? Nombreuses pathologies de grossesse sont récidivantes
- Antécédents cardiaques ou hématologiques ? L'accouchement constitue une épreuve d'effort et est souvent compliqué d'hémorragie.
- Séropositivité ? Cette question est délicate mais peut faire prendre quelques mesures spécifiques.
- Traitement en cours ? Il peut mettre en évidence des pathologies non énoncées précédement.
L'histoire de la grossesse en cours est à préciser:
- Suivi ? Le lieu de suivi est toujours riche d'enseignement pour le régulatur médical.
- Terme théorique ? Une naissance durant les 3 dernières semaines n'est pas prématurée.
- Gémellité éventuelle ? Les moyens seront à adapter aux nombres de "victimes"
- Grossesse pathologique ? La destination peut en être affectée.
- Derniers mouvements fœtaux ? Cette question peut être anxiogène et ne doit pas être posée. Mais si la parturiante les mentionne ils sont à relevés.
- Dernières échographies ? Présentation ? Insertion placentaire ? Les résultats peuvent entraîner quelques nécessités.
- Perte du bouchon muqueux ? Perte des eaux ? Liquide méconial ? Ces éléments donnent une certaine idée de l'évolution du travail même s'il n'existe pas de chronologie exacte entre la rupture de la poche des eaux et l'expulsion. Le bouchon muqueux est une glaire épaisse plus ou moins souillée de sang qui ferle le col utérin et qui tombe avec les modifications du col. Cette chute peut faire croire à la primipare à la perte des eaux. Un aspect de "vase" du liquide amniotique (l.méconial) permet d'anticiper une certaine souffrance fœtale.
1- Les douleurs sont-elles des contractions utérines ? Toutes les douleurs abdominales de la parturiente ne sont pas des contractions utérines. Elles peuvent êtres consécutives à un étirement ligamentaire, des troubles digestifs, une colique néphrétique, un mouvement fœtal... La contraction utérine est ressentie comme une crampe abdominale mais aussi parfois dorsale. Elle apparait et s'estompe progressivement et surtout elle est associée à durcissement du ventre. Notons que les contractions peuvent être ressenties différement d'une grossesse à l'autre et qu'il n'y a pas toujours de conviction maternelle. Elles ne sont parfois pas ressenties comme une douleur.
2- La parturiente est-elle en travail ? Les contractions sont fréquentes durant la grossesse et ne reflète pas toujours un travail. En pratique:
- Plus les contractions sont longues (>1min) et plus il semble que ce soit un vrai travail
- Plus les contractions sont douloureuses et plus il semble que ce soit un vrai travail
- Plus l'intervalle entre deux contractions est court (<5min) et plus il semble que ce soit un vrai travail
- Plus la période douloureuse est longue (>3h) et plus il semble que ce soit un vrai travail
Ces grands principes ne sont pas des règles absolues et le médecin sapeur pompier peut évaluer la dilatation du col (10cm = dilatation complète) et la présentation par un toucher délicat avec un doigtier stérile.
On rappelle qu'en cas de saignement, le TV est contre-indiqué.
3- L'accouchement est-il imminent ? En cas de travail, le score de Malinas peut aider à la décision d'un transport ou à une préparation à l'accouchement in situ.
| Score de Malinas | |||
|---|---|---|---|
| Cotation | O | 1 | 2 |
| Gestité | 1 | 2 | >2 |
| Durée du travail | <3h | 3 à 5h | >5h |
| Durée des contractions | <1 min | 1 min | > 1min |
| Intervalle entre contractions | >5 min | 3 à 5 min | >5 min |
| Perte des eaux | non | <1h | >1h |
Un score <5 indiquerait plutôt un accouchement imminent et un score >5 serazit favorable un transport. Cela dépend évidement du temps de transport. Quoiqu'il en soit une envie impérieuse d'aller à la selle ou une tête visible contre-indique un transport.
En cas de transport:
Le temps du brancardage est minimisé par une présentation initiale au près de la parturiente avec la chaise.
De même, il revient à l'OS de fiare le choix entre une pose de voie veineuse pendant l'interogatoire ou pendant le transport. L'idéal est une voie de gros calibre (14 ou 16G) mais l'essentiel est une voie perméable même de calibre moindre. Le soluté peut-être du serum physiologique ou du ringer lactate.
La parturiente doit être installée pieds en avant dans le VSAV et dans une cellule préchauffée à 25°C. Le transport est réalisé sous 6l/min d'oxygène.
La destination est une décision médicale multifactorielle après concensus entre
le régulateur et le médecin SP
En cas d'accouchement imminent
[modifier] Assistance ventilatoire
L'officier santé doit connaitre l'essentiel de l'assistance ventilatoire que son exercice amene à mettre en oeuvre (MSP, IASP) ou à surveiller (IDE).
La ventilation spontannée est l'alternance d'une dépression thoracique résultante de la contraction du diaphragme (inspiration par pression négative) et d'une surpression occasionnée par le retour "élastique" de l'appareil thoraco-pulmonaire à une position initiale (expiration) parfois aidé du travail de muscles accessoires.
Le principe de la ventilation artificielle (assistance ventilatoire) est une ventilation en pression positive par un respirateur (mieux nommé "ventilateur"). En effet, l'inspiration est assurée par une surpression du respirateur vers la victime via le tuyau inspiratoire du "circuit patient". L'expiration reste passive et identique à l'expiration de la ventilation spontanée, permise par l'ouverture d'une valve du tuyau expiratoire et indépendante du respirateur.
La ventilation artificielle est donc antiphysiologique exposant la victime à une pression moyenne plus importante avec un risque barotraumatique et hémodynamiquement contraignante.
Les paramètres ventilatoires:
- le volume courant (Vt) est le volume insufflé. Le volume standart doit être de 8-10 mL/Kg.
- la fréquence (Fc) de la répétition des cycles machines doit être comprise entre 12 et 15 cycles en moyenne chez l'adulte.
- la ventilation minute (VM) est le produit du volume courant par la fréquence: VM = Vt X Fc
- le temps inspiratoire
- le rapport I/E est le rapport du temps inspiratoire sur le temps expiratoire
[modifier] URGENCES COLLECTIVES
[modifier] Risques et Menaces
a) Risques d’ACEL b) Risques et Menaces NRBC
[modifier] Stratégie
[modifier] Organisations des secours : de l’état au département
=====Organisation des secours sur ACEL =====Organisation des secours
[modifier] Gestion opérationnelle et commandement d'un secteur SAP
Le développement considérable des SSSM de ces dernières années ne cantonne plus l’Officier Santé (OS) en opération, à l’unique rôle de conseiller technique du Commandent des Opérations de Secours (COS). Ainsi, l’infirmier ou le médecin sapeur pompier se voient confier de plus en plus souvent la responsabilité du secteur « secours à personne » (SAP).
Il est donc devenu indispensable que ces derniers sachent prendre un commandement, suivre un raisonnement tactique, donner un ordre et rendre compte. Or le cursus habituel des personnels du SSSM est bien loin de ces considérations et l’acquisition de cette capacité qui doit d’ailleurs être reconnu par l’ensemble de la chaîne de commandement pour être efficiente, est bien souvent une étape difficile pour ne pas dire douloureuse. En ce sens, l’école nationale supérieure des officiers Sapeurs Pompiers forment les OS à cette nouvelle dimension du métier. Nous proposons ici de revenir sur quelques notions essentielles.
Nos propos s’inscrivent dans l’algorithme suivant :
Ordre de départ et transit sur les lieux ↓ Arrivée sur les lieux ↓ Présentation au PC ↓ Ordre initial du COS aux chefs de secteur ↓ Raisonnement tactique ↓ Ordre initial du chef de secteur SAP aux chefs de sous-secteur ↓ Compte rendu du chef de secteur SAP au COS ↓ Contrôle de l’exécution ↓ Ordre de conduite ↓ Compte rendu du chef de secteur SAP au COS ↓ …/… ↓ Fin de l’opération
Ordre de départ et transit sur les lieux : L’OS recevant son ordre de départ doit non seulement considérer le motif et le sinistre en cours mais aussi le point de rassemblement et les moyens engagés pour connaitre entre autre le dimensionnement des secours et l’activation éventuelle d’un poste de commandement. L’évolution dans le temps de ces données nécessite la veille des transmissions radios pendant le transit.
Arrivée sur les lieux : L’OS à son arrivée ne doit pas chercher une proximité avec le sinistre mais s’orienter vers le Poste de commandement si celui-ci est déjà activé. De la même manière, la priorité n’est pas dans l’approche d’éventuelle(s) victime(s) mais dans la prise de contacte avec le COS. Rappelons que celui-ci est identifiable par une chasuble jaune et que le personnel le plus gradé sur les lieux n’a pas forcément pris le COS. Notons aussi que le COS peut-être en reconnaissance du sinistre et n’est pas forcément au PC. Dans ce cas vous devez alors vous présenter d’abord au PC.
Présentation au PC : L’OS, non seulement signal son arrivée mais prend connaissance du nombre de personnels engagés et de l’horaire de début des opérations pour définir les besoins en soutien sanitaire.
Ordre initial du COS aux chefs de secteur : Le COS énonce l’ordre initial en s’appuyant sur la célèbre anagramme SOLIEC et vous nomme chef de secteur SAP.
Raisonnement tactique : Sur la très grande majorité des sinistres, votre raisonnement tactique s’articule autour de deux grands axes : la prise en charge des victimes et le soutien sanitaire des personnels engagés.
Ordre initial du chef de secteur SAP aux chefs de sous-secteur ↓ Compte rendu du chef de secteur SAP au COS ↓ Contrôle de l’exécution ↓ Ordre de conduite ↓ Compte rendu du chef de secteur SAP au COS ↓ …/… ↓ Fin de l’opération
La prise en charge des victimes
Nous n’envisagerons ici la prise en charge des victimes que sur le plan de l’organisation des secours et ne nous ne considérerons pas les soins portés aux victimes. En ce sens, sauf cas de force majeur, l’OS ne dispensera aucun soin mais devra tout mettre en œuvre pour que ces soins soient délivrés par les équipes SAP (VSAV, SMUR, VLI, Associatifs…). Nous n’envisagerons pas non plus l’organisation de ce secteur dans le cas d’un nombre conséquent de victimes graves car ce cas de figure relève du plan rouge. L’OS doit connaitre l’avancement des reconnaissances et des mises en sécurité afin de quantifier autant que possible le nombre d’impliqués susceptibles de devoir être triés. L’OS doit identifier les risques encourus et persistants pour prévoir les lésions plausibles et anticiper leur traitement. L’OS doit établir un point de rassemblement des victimes (PRV) et deux zones « UA » et « UR ». Le PRV se veut être un lieu de passage obligatoire des victimes. Il a pour rôle l’accueil, l’abri, le regroupement et le recensement de celles-ci mais surtout le triage et les premiers soins essentiels des blessés et leur mise en condition pour leur évacuation sur les hôpitaux d’accueil.
Les impliqués sont transportés du sinistre au PRV par les moyens de reconnaissance. Au PRV se tient un recensement et un poste de triage. L’écueil de l’OS est souvent de vouloir jouer ces rôles. Il doit apprendre à déléguer. Le recensement est le point clef du recueil des informations destinées au COS. Il vérifie l’attribution à chaque victime d’une fiche de renseignement (véritable dossier médical) qui la suivra jusqu’à la fin des opérations. Une traçabilité informatique en temps réel avec attribution d’un code bar à chaque victime est possible. Après le triage réalisé par un deuxième OS, les victimes sont catégorisées en Urgences Relatives (UR), Urgences Absolues (UA) ou en Impliqués. Les UR sont conservées au PRV, les UA doivent être confiés au SMUR (Une UA par équipe médicale) qui les prend en charge dans l’ambulance, les impliqués doivent impérativement être « écartés » du PRV. Quoique très souvent complexe, ce dernier point est essentiel à une bonne gestion opérationnelle du PRV. La complexité réside dans la séparation des familles. Comment séparer les enfants de leurs parents ou les incapables majeur de leur « tuteur » ? C’est parce que cette séparation n’est pas toujours réalisable que l’attribution d’une fiche de l’avant est impérative. La réalisation d’un élément identificatif des accompagnants doit être étudiée.
Le choix de l’emplacement du PRV ne doit pas relever du hasard mais d’une concertation entre L’OS et le COS avisés si besoin par des techniciens et sous autorisations éventuelles des autorités locales. En effet, ce choix doit répondre à de nombreux critères, idéalement anticipé par les premiers intervenants. L’installation doit à la fois se faire à proximité du sinistre pour limiter les distances de brancardage mais aussi en sécurité hors d’atteinte de tout risque évolutif, de menace persistante ou d’intempéries. Le PRV doit être accessible aux moyens d’évacuation. Le PRV est avant tout un abri. Si des structures en dure sont disponibles, il faut préférer l’ergonomie et le confort de grandes surfaces non cloisonnées offrant autant que possible éclairage, chauffage ou climatisation, prises de courant électrique, points d’eau et sanitaires. Elles doivent offrir si possible un seul accès et assurer un isolement efficace contre les « nuisances extérieures » : familles, média, curieux…Ainsi font souvent office de PRV les salles des fêtes, les écoles, les gymnases, les commerces, les gares et halls d’aéroport… Mais le bon sens doit prévaloir. Si les conditions climatiques sont favorables et que les évacuations s’annoncent relativement rapides, il faut s’avoir se « contenter » d’un PRV répondant à l’essentiel. Ainsi le PRV n’est parfois qu’une simple étendue de pelouse, une cour d’immeuble, un quai de gare…
Si le sinistre a lieu en « rase campagne », les secours peuvent faire le choix d’un système modulaire.
Système modulaire : C’est généralement une tente en toile plastifiée avec un sol étanche. Les contraintes des systèmes modulaires sont liées à leur conditionnement et leur acheminement sur le site. Le poids et le volume des tentes, même démontées, sont considérables et il faut faire appel à des moyens de transport conséquents. Les délais d’édification de ces modules (éclairage, chauffage, annexes et balisage compris) sont une autre contrainte mais sont de nos jours inférieurs à 30 minutes par des personnels entraînés (hors temps d’acheminement sur site). La capacité des tentes les plus courantes permet la prise en charge de 20 UR simultanément.
Si la sectorisation des impliqués est une tâche complexe, le maintien de l’ordre du PRV puis de la zone « UR » n’en est pas moins difficile. En effet, contrairement aux victimes de la zone « UA », les « UR » restent dans la capacité de déstabiliser par plusieurs moyens l’ordre en zone UR. En effet, le « UR » restent mobiles et ne restent pas forcément à la place que vous leur avez désigné, les UR se font rejoindre par des proches non impliqués par le sinistre mais résignés à rester ensemble, les UR sont des cibles recherchées des journalistes, les UR sont parfois l’objet d’enquête de police précoce, les UR sont non seulement demandeur de soins mais exige un certain service public et refuse souvent d’attendre, les UR sont souvent des fumeurs qui ne peuvent attendre de fumer, les UR sont souvent des malades qui ne peuvent se dispenser de leur traitement courant, les UR sont des personnes stressées et inquiètes pour leurs proches et leurs biens, les UR finiront par avoir soif et fain, les UR sont susceptibles de devenir des UA. Sans une bonne organisation, la zone des « UR » peut vite devenir une zone ingérable. Il faut donc suivre quelques règles simples, la zone UR doit au mieux être fermée, équipée de WC et de moyens d’assise, climatisée,… Il est inenvisageable de choisir ces lieux au moment de l’arrivée des victimes, ce choix doit être anticipé et accepter souvent de prévoir pour rien. Le recours aux forces de l’ordre est souvent insuffisant. Le rassemblement des « simples » impliqués, souvent confiée aux secours associatifs, permet un décompte précis des personnes et d’aboutir soit à la poursuite des reconnaissances en cas de personne(s) portée(s) manquante(s) soit au contraire au désengagement des personnels de reconnaissance et limiter les risques de « sur-accident ». Ce rassemblement participe aussi au « désamorçage » de mouvements de panique et facilite la surveillance des impliqués et le « reclassement » éventuellement de certains éclopés en UR. Les zones de trie et d’UR sont souvent confondues, et il est primordiale de différencier à tout instant les « triés » des « à trier », l’emploi des fiches de l’avant est lui aussi insuffisant. Un registre doit être scrupuleusement tenu pour renseigner le COS et in fine les autorités.
[modifier] Alerte des populations
Alerter la population d'une menace imminente est une préoccupation de toujours des pouvoirs publics. Depuis la seconde guerre mondiale, le cléron et le tocsin ont fait place aux sirènes composant le Réseau National d'Alerte (RNA) et avertissant les habitants de se rendre aux abris à l'approche de bombardiers. Aujourd'hui, il nous est rappelé chaque premier mercredi du mois à midi précise que le système n'a guère évolué. Il est fort à parier que la grande majorité des citoyens n'en connaissent pas la signification. On estime que sur les 4 300 sirènes du RNA, seules 3 800 sont en état de fonctionner et que bon nombre d'entre-elles sont promises au démentellement. L'expansion des zones urbaines n'a pas été suivie d'un redéploiement du RNA. Ce réseau est directement dépendant en électricité et du réseau filaire de France Télécom et peut donc être inutilisable dans certaines circonstances. Devant, la multitude des risques et des menaces pesant sur les populations, ce système "binaire" ne peut préciser les conduites spécifiques à tenir. Une modernisation s'imposait.
Depuis 2009, le bureau de l'alerte, de la planification et de la préparation aux crises de la direction de la sécurité civile met en oeuvre un nouveau Système d'Alerte et d'Information aux Populations (SAIP). Son déploiement estimé à 80 milions d'euro est prévu pour 2013 et devrait-être accompagné d'une campagne de sensibilisation.
Les centres opérationnels (CODIS, COZ, COGIC) transmettront l'alerte et l'information via le système ANTARES bien connu des SP mais les médias seront eux aussi des partenaires incontournables. Les matériels, instalés en réseau, pourront être mis en oeuvre simultanément et devront permettre une grande modularité d'alerte et d'information. Les autres technologies étudiées:
- La diffusion cellulaire: envoie de messages textuels (SMS) sur les portables d'une même zone géographique.
- Les automates d'appels: envoie de messages préenregistrés à vers une liste de numéro de téléphone prédéfinie.
- Les panneaux à message variable du réseau routier.
- Le système d'alerte de secours intégré au RDS (radio data system) des autoradios.
- Le système Ecall: composition automatique du 112 avec transmission des coordonnées GPS. Les allemands envisagent d'utiliser le mode "réception" de ce système par le déclenchement des klaxons de tous les véhicules d'une zone géographique choisie.
- L'alertbox: boîtier domestique en réseau filaire optique pouvant diffuser des messages vocaux, textuels et/ou lumineux.
Le SAIP sera vraissemblablement composés de plusieurs de ces systèmes. L'enjeu n'est plus d'alerter mais d'informer en urgence et en situation de crise.
[modifier] Brûlés en nombre
[modifier] Tactiques
[modifier] Chaîne médicale des secours
[modifier] PMA (Hors risques NRBC)
Lors d’un accident collectif, les secours doivent dès la confirmation d’un nombre conséquent de victimes (ou de très haut risque de survenue), adopter une configuration exceptionnelle. Sur le site même du sinistre sont établis deux organisations complémentaires : une chaîne incendie sauvetage et une chaine médicale. Le Poste Médical Avancé (PMA) est le maillon central de cette dernière. Le PMA se veut être un lieu de passage obligatoire des victimes. Il a pour rôle l’accueil, l’abri, le regroupement et le recensement de celles-ci mais surtout le triage et les premiers soins essentiels des blessés et leur mise en condition pour leur évacuation sur les hôpitaux d’accueil.
Si l’établissement du PMA peut précéder l’arrivée des blessés, il fait le plus souvent suite à la réorganisation d’un Point de Rassemblement initial des Victimes (PRV). Les blessés sont transportés du sinistre au PMA par des moyens de ramassage qui constituent la petite noria. A l’entrée de ce PMA se tient un secrétariat et un poste de triage. Le secrétariat est le point clef du recueil des informations destinées au directeur des secours médicaux et in fine aux autorités. Il vérifie l’attribution à chaque victime d’une fiche de renseignement (véritable dossier médical) qui la suivra jusqu’à l’hôpital d’accueil. Une traçabilité informatique en temps réel avec attribution d’un code bar à chaque victime est actuellement à l’étude au sein de la Brigade. Après le triage réalisé par un médecin, les victimes sont dirigées vers un lieu de soins sectorisé en fonction de leur catégorisation en Urgences Relatives (UR) ou Urgences Absolues (UA). Le secteur des UA, doté en matériel et en personnels de réanimation est un lieu de soins intensifs. Les UR dont les soins ne sont pas prioritaires sont soumises à une surveillance stricte en prévision d’éventuelles complications. La sortie du PMA donne sur le secteur évacuations. Celles-ci doivent se faire vers des établissements hospitaliers adaptés aux traumatismes de chacun en veillant à ne pas « saturer » ces services. Cette régulation est le plus souvent la mission du SAMU. Ces transferts sont réalisés généralement par ambulances et par moyens héliportés et constituent la grande noria.
Annexes du PMA : Les secours doivent pouvoir disposer les cas échéants, d’un dépôt mortuaire, d’un lieu de rassemblement des impliqués et d’un magasin de distribution. Le dépôt mortuaire est un lieu de recensement et d’identification des dépouilles. Cette mission est dévolue aux autorités judiciaires. Le rassemblement des « simples » impliqués, souvent confiée aux secours associatifs, permet un décompte précis des personnes et d’aboutir soit à la poursuite des reconnaissances en cas de personne(s) portée(s) manquante(s) soit au contraire au désengagement des personnels de reconnaissance et limiter les risques de « sur-accident ». Ce rassemblement participe aussi au « désamorçage » de mouvements de panique et facilite la surveillance des impliqués et le « reclassement » éventuellement de certains éclopés en UR. Enfin, c’est un lieu où les psychologues peuvent « initier » une prise en charge des sinistrés. Le magasin est un comptoir de distribution de petits matériels et de médicaments, pour le PMA et pour les équipes de l’avant.
La direction opérationnelle du PMA comprend un officier de sapeurs pompiers Officier PMA désigné par le Commandant des Opérations de Secours (COS) et un Médecin chef PMA désigné par le Directeur des Secours Médicaux (DSM). Au sein de la Brigade, les personnels dédiés au PMA portent chasubles et brassard blancs.
Le choix de l’emplacement du PMA ne doit pas relever du hasard mais d’une concertation entre le DSM et le COS avisés si besoin par des techniciens et sous autorisations éventuelles des autorités locales. En effet, ce choix doit répondre à de nombreux critères, idéalement anticipé par les premiers intervenants. L’installation doit à la fois se faire à proximité du sinistre par soucis « d’économie de noria » mais aussi en sécurité hors d’atteinte de tout risque évolutif, de menace persistante ou d’intempéries. Le PMA doit être accessible, positionné au mieux près des axes routiers usuels et d’une aire de posée d’hélicoptères. Le PMA est avant tout un abri. Si des structures en dure sont disponibles, il faut préférer l’ergonomie et le confort de grandes surfaces non cloisonnées offrant autant que possible éclairage, chauffage ou climatisation, prises de courant électrique, points d’eau et sanitaires. Elles doivent offrir si possible deux accès (entrée et sortie du PMA) mais assurer un isolement efficace contre les « nuisances extérieures » : familles, média, curieux…Ainsi font souvent office de PMA les salles des fêtes, les écoles, les gymnases, les commerces, les gares et halls d’aéroport… Mais le bon sens doit prévaloir. Si les conditions climatiques sont favorables et que les évacuations s’annoncent relativement rapides, il faut s’avoir se « contenter » d’un PRV répondant à l’essentiel. Ainsi le PMA n’est parfois qu’une simple étendue de pelouse, une cour d’immeuble, un quai de métro…
Si le sinistre a lieu en « rase campagne », les secours peuvent faire le choix de systèmes modulaires.
Système modulaire : Ce sont des tentes sont en toile plastifiée avec un sol étanche. L’identification de ce PMA doit être possible à tout moment, par chacun et depuis les airs. Les contraintes des systèmes modulaires sont liées à leur conditionnement et leur acheminement sur le site. Le poids et le volume des tentes, même démontées, sont considérables et il faut faire appel à des moyens de transport conséquents. Les délais d’édification de ces modules (éclairage, chauffage, annexes et balisage compris) sont une autre contrainte mais sont de nos jours inférieurs à 30 minutes par des personnels entraînés (hors temps d’acheminement sur site). La capacité des tentes les plus courantes permet la prise en charge de 10 UA ou 20 UR simultanément et les retours d’expérience font état de « débit » de 120 victimes dont 40 UA en 8h.
L’autonomie des PMA est généralement calibrée pour une durée de fonctionnement de 24h même si en pratique les interventions excèdent rarement quelques heures. Les « lots PMA » comprennent des groupes électrogènes pour assurer notamment l’éclairage d’ambiance et de chaque poste de travail, la climatisation et l’alimentation des appareils médicaux. L’oxygène est l’autre facteur limitant l’autonomie. En effet, les besoins en oxygène peuvent être considérables, notamment quand il s’agit de victimes d’incendie. Ces lots proposent également de l’eau pour les boissons et les lavages (environ 1000L par PMA), des caisses isothermes pour les médicaments thermolabiles et pour le sang destiné à être transfusé.
Cette installation provisoire et de mise en œuvre relativement rapide permet donc de couvrir « la montée en puissance » des secours et des établissements d’accueil et de « réguler » les victimes. À ce titre, nos aînés ont qualifié le PMA de structure « tampon ». Le PMA plus qu’un lieu est avant tout une centralisation des moyens médicaux et un concept : le triage.
[modifier] Triage
[modifier] Fiche médicale de l’avant et SINUS
[modifier] Rôles et moyens du SSSM
[modifier] L’Officier Santé, chef de secteur SAP
[modifier] Logistique
a) PSM b) Oxygène c) Hébergement et ravitaillement 5. Techniques a) Ramassage b) Mise en condition, Relevage, immobilisation et Brancardage c) Transmissions 6. Circonstances spécifiques a) Feux et brûlés en nombre b) Explosions c) Accidents de transport d) Accidents sous tunnel e) Accidents naturels f) Accidents industriels g) Attentats et malveillances h) Pandémies i) Psychologie des foules j) Troubles psychiques au décours des catastrophes
[modifier] OPERATIONS IMPLIQUANT LES ANIMAUX ET LES CHAINES ALIMENTAIRES
1. Besoins 2. Moyens 3. Mise en pratique
[modifier] MEDECINE DU TRAVAIL
D'après une documentation de l'École Nationale Supérieure des Officiers de Sapeurs-Pompiers
[modifier] PROTECTION SOCIALE
D'après une documentation de l'École Nationale Supérieure des Officiers de Sapeurs-Pompiers I- Protection sociale des sapeurs-pompiers professionnels 4 A- Différents types de congés 4 1- Pour les agents titulaires et stagiaires 4 Congé ordinaire de maladie 4 Congé de longue maladie 5 Congé de longue durée 6 Mise en disponibilité d’office pour raison de santé 6 Mi-temps thérapeutique 7 Congé prévu à l’article 41 de la loi de 1928 7 Cures thermales 8 Cessation définitive d’activité 8 Projet de fin de carrière 8 Reclassement 9 2- Pour les agents non titulaires 10 Congé de maladie ordinaire 10 Congé de grave maladie 10 B- Contrôle médical des fonctionnaires 10 1- Convocation à une consultation 10 2- Visite à domicile 10 3- Report de la consultation à la demande du fonctionnaire 11 4- Absence du fonctionnaire 11 5- Conclusion du rapport de contre-visite 11 C- Pathologie professionnelle 11 1- Accident de service 11 2- Maladie professionnelle 14 D- Instances 15 1- Comité Médical 15 2- Commission de Réforme 17 II- Protection social des sapeurs-pompiers volontaires 20 A- Condition d’attribution des prestations en nature et des indemnisations prévues en cas d’incapacité temporaire du SPV 20 1- Critère relatif à la personne 20 2- Critère relatif à l’imputabilité au service 20 B- Principes d’attribution des prestations 21 1- Service commandé 21 2- Incapacité temporaire de travail 21 3- Formalités permettant d’obtenir l’attribution des prestations 21 4- Incapacité permanente partielle (IPP) 21 5- La Commission de Réforme des SPV 22 C- Textes de référence 23 Annexe : Liste des maladies donnant droit à l’octroi des congés de longue maladie
[modifier] PREVENTION DES RISQUES PROFESSIONNELS
I- Principes généraux de la gestion des risques professionnels 3 A- Introduction 3 B- Éléments de la gestion des risques professionnels 3 1- Activités 3 2- Dangers 4 3- Risque 5 4- Exposition 6 5- Effets sur la santé 6 6- Principes de prévention 8 7- Principe de précaution 9 C- Mise en oeuvre d’un plan de prévention 9 1ère étape : identification des dangers 9 2ème étape : évaluation du risque 9 3ème étape : maîtrise du risque 10 4ème étape : gestion des risques résiduels 10 II- Prévention des risques professionnels chez les sapeurs-pompiers 10 A- Introduction 10 Le rapport POURNY 11 Le contexte 11 Exemples de propositions du rapport 12 B- Les principaux acteurs de l’hygiène et de la sécurité dans les SDIS 13 1- La politique de santé – sécurité des SDIS 13 2- Le réseau des services de santé et de secours médicaux 13 C- Liste (non exhaustive) des facteurs de risque chez les sapeurs-pompiers 14 D- Les effets sur la santé 16 1- Intérêt de l’analyse des « presque accidents » dans l’approche de la sécurité et de la santé au travail 16 2- Affections non spécifiques (multifactorielles) survenant en excès chez les sapeurs-pompiers 17 E- En pratique, comment avoir une participation active dans la politique de prévention ? 18 1- Au moment de la visite d’aptitude 18 2- Au cours des formations 19 3- Au cours des interventions 19 4- Au cours des consultations de reprise d’activité 20 5- Conclusion 20 Liste des acronymes 21 Annexes 22 Annexe 1- Tableaux des maladies professionnelles 22 Annexe 2- Tableaux 30 et 30BIS
[modifier] HYGIENE ET PREVENTION
[modifier] Prévention des accidents d’exposition au sang (AES) et aux liquides biologiques
I- Introduction 3 II- Définition 3 III- Quels risques ? 3 A- Évaluation du risque 4 B- Des risques pour qui ? 4 1- Pour les sapeurs-pompiers 4 2- Pour les victimes 4 IV- Prévention des AES 5 A- Précautions « standard » 5 B- Conduites à tenir en cas d’AES 6 1- Soins locaux immédiats 6 2- Consultation systématique aux urgences 6 3- Déclaration d’accident de service 7 4- Suivi sérologique des AES 7 V- Stratégie de maîtrise des AES 7 VI- Formation 8 VII- Suivi des AES 8 VIII- Discussion
[modifier] Véhicules de transports sanitaires et risque biologique
I- Introduction 3 II- Quels risques ? 3 A- Risques pour la victime 4 B- Risques pour le personnel naviguant 4 III- La prévention 5 A- Concernant le personnel 5 B- Concernant l’usager 6 IV- Les protocoles de nettoyage et de désinfection des VSAV 8 A- Aspect juridique 8 B- Les seuils en dessous desquels il ne faut pas descendre 9 C- Nettoyage et désinfection approfondie 12 V- La traçabilité 14
[modifier] Toxi-infections alimentaires collectives
I- Résumé 3 II- Introduction 3 A- Morbidité, mortalité 3 B- Objectifs de l’information aux autorités sanitaires 4 C- Symptômes et conséquences 5 D- Sources infectieuses 6 E- Traitement 8 1- La réhydratation hydro-électrolytique 8 2- Les mesures diététiques 8 3- Les anti-diarrhéiques 9 4- Le traitement anti-infectieux 9 III- Conduite pratique du Service de santé et de secours médical (SSSM) 10 A- Confirmer le diagnostic 10 1- Poser le diagnostic différentiel 10 2- Affirmer l’épidémie 10 3- Trouver l’aliment responsable 10 4- Évaluer la gravité de la situation 11 B- Contacter les autorités sanitaires 11 C- Les mesures d’urgence 12
[modifier] CONDUITES ADDICTIVES
[modifier] Alcool et Service départemental d’incendie et de secours
[modifier] Introduction
Le sujet représente une préoccupation pour de nombreux SDIS comme pour de nombreuses collectivités (hôpital, mairies, conseil général, entreprises privées). Le débat est devenu public.
1- Quelques chiffres pour essayer de mesurer l’ampleur du problème !
L’alcool est responsable de 45 000 décès par an en France (dont 16 000 sont dus à des cancers, 8 200 à des affections digestives, 7 600 à des maladies cardiovasculaires, 7 700 à des accidents et traumatismes). Faut-il aussi savoir y penser devant une hypertension. Une partie des drames sociaux y retrouvent leur origine (violence conjugale, homicides, désocialisation). Au total, l’alcool contribue à 14 % des décès masculins et 3 % des décès féminin. Il est la 2ème cause de décès évitable après le tabac. Selon l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm), « actuellement, seulement 20 % des alcooliques sont soignés en France, souvent très tard, 10 ans après l’apparition des premiers symptômes ». Selon le Quotidien du médecin : « On estime à plus de 2 millions le nombre d'alcoolo-dépendants et à 5 millions les personnes ayant des problèmes médicaux, psychologiques ou sociaux liés à l'alcool ; l'alcool est responsable de 10 à 20 % des accidents du travail, de 2 700 décès dans les accidents de la route et d'une proportion importante des actes de violence ; les pertes de revenus et de production qu'il engendre sont estimées à près de 10 milliards d'euros chaque année ». Dans l’entreprise, on considère que 10 % des salariés sont concernés et que 5 % à 8 % sont réellement dépendants. Mais peu d’études existent sur les risques de suralcoolisation, plus occasionnels mais cependant tout aussi dangereux (pots de départ, fêtes entre stagiaires débordant le cadre prévu …). Le journal du lundi matin nous ouvre les yeux sur la série des accidents de la route du week-end qui décime notre jeunesse. Les comportements à risques n’y sont pas étrangers. Boire ou conduire il faut choisir !
2- Le cas des sapeurs-pompiers
Avons-nous une estimation du nombre de sapeurs-pompiers touchés par le problème ? Est-il en parallélisme complet avec les statistiques de la population générale ? avec celle des salariés ? avec celle des salariés qui ont une activité de garde (policiers, urgentistes) ? Aucune statistique n’est connue à ce jour dans le monde des SDIS : l’empirisme est de règle. La cohorte C. PRIM nous éclairera sur les causes de mortalité des sapeurs-pompiers, puis elle abordera la morbidité en vue de créer une véritable veille sanitaire. L’alcool est-il dans nos casernes et nos écoles de sapeurs-pompiers, comme il peut être dans toute entreprise ? Souhaitons que non mais ne nous voilons pas la face, il peut y rentrer malgré tous les interdits et causer l’irréparable un jour, mettant dans l’embarras tous les acteurs à des degrés divers et variés et, avant tout, tous ceux qui ont la responsabilité devant le juge.
3- Les différents types de consommateurs
Nous citerons, pour conclure cette introduction, le Dr François GONNET, alcoologue, qui résume le problème ainsi : la population d’une entreprise, aussi bien les employés que l’encadrement, se répartit face à l’alcool en quatre sous-populations :
- 70 % de consommateurs « normaux »
- 20 % de consommateurs à risques
- 8 à 10 % de consommateurs alcooliques (dont 50 % ne se voient pas)
- 0 à 2 % de sujets abstinents.
On définit aussi :
- l’usage à risque (consommation supérieure aux normes de l’Organisation mondiale de la santé [OMS], notion de seuil)
- l’usage nocif (apparition de dommages somatiques, psychoaffectifs ou sociaux, sans dépendance, sans seuil)
- la dépendance (perte de liberté de s’abstenir de consommer).
Le résultat de cet usage est, comme toujours dès qu’il s’agit de l’alcool, d’une profonde ambivalence :
- d’un côté un produit qui, a faible dose, va être un régulateur social. Par son aspect psychotrope doux, il permet de régler les conflits en augmentant la communication. Il permet aussi à l’affectif de sauter par-dessus des barrières hiérarchiques trop rigides : de l’humain passe, au bénéfice de tout le monde ;
- de l’autre, un produit qui va être responsable de crises et de problèmes humains, le tout coiffé par le silence du tabou.
Cette profonde ambivalence, lorsqu’elle n’est pas préalablement analysée, va être à l’origine de l’échec de la plupart des tentatives de résolution du « problème alcool » par des chefs d’entreprise trop pressés d’y porter remède et pensant naïvement qu’il suffit d’un règlement interdicteur pour arrêter le phénomène. Or, en interdisant l’alcool-catastrophe, ils vont aussi interdire l’alcool-culturel, liant social et produit de la communication.
4- L’intérêt d’en parler
Parler d’alcool et d’alcoolisation est fondamental à plus d’un titre. Cela permet :
- d’améliorer et d’anticiper la gestion des crises liées au phénomène d’alcoolisation aiguë,
- d'aider les consommateurs normaux ainsi que ceux à risque (« buveurs excessifs »), à mieux conduire leur « véhicule-alcool », véritable travail de prévention individuelle, 4
- de parler de la « maladie alcoolique » à tous les acteurs afin que l’on n’entende plus les phrases qui assassinent les malades alcooliques (« avec de la volonté, on peut s’en sortir », « un petit coup, ça ne fait de mal à personne », etc. …),
- d’oser parler du problème aux malades de l’alcool avec la garantie du secret professionnel.
« Ce plan de prévention alcool n’apparaît onéreux que pour un spectateur à forte myopie ».
[modifier] Quelle réponse de santé publique ?
1- La loi de santé publique de 2004
La loi de santé publique de 2004 a le mérite de poser le problème de l’alcool et de fixer les deux objectifs à atteindre : 1. Diminuer la consommation annuelle moyenne d'alcool par habitant de 20 % : passer de 10,7 l/an/habitant en 1999 à 8,5 l/an/habitant d'ici à 2008. (Un Indicateur : Consommation annuelle d'alcool par habitant).
2. Réduire la prévalence de l'usage à risque ou nocif de l'alcool et prévenir l'installation de la dépendance. (Trois indicateurs : Age moyen d'initiation à l'alcool, Prévalence des comportements d'ivresse répétée, Proportion de femmes enceintes qui consomment de l'alcool pendant leur grossesse).
2- Les obstacles
La conspiration du silence
Le déni de l’alcoolique est bien connu de tous mais il ne faut pas oublier le silence du responsable qui n’assume pas sa responsabilité pour sanctionner, le silence du médecin et de l’infirmier qui ne sont pas à l’aise avec le problème et n’osent pas en parler, le silence de la famille de l’alcoolique qui ne voit rien, et le silence de ses camarades pendant de très longues années le plus souvent car notre personnage amuse pendant longtemps avant de devenir ennuyeux et être alors rejeté par tous, ou le silence pour couvrir les premiers dysfonctionnements …. Vaste problème que celui du silence des uns et des autres face à un problème majeur de santé publique. Une seule solution : Osez en parler ! Osez rompre ce silence assourdissant !
Le sujet était tabou
A côté des accidents du travail et des maladies professionnelles, pour lesquels une législation spécifique a été conçue, il existe d'autres pathologies, les "maladies du silence ", parmi lesquelles l'alcoolisation qui est en France un risque majeur. Ces maladies hypothèquent gravement le maintien de l'emploi des personnes concernées et pèsent lourdement sur le budget de l'entreprise : à la souffrance de l'individu répond en quelque sorte la souffrance de l'entreprise. Ces quelques phrases sont la propriété du Dr Christian OUVRARD3, Président du Comité de Haute-Saône, médecin du travail Peugeot.
3- Ouvrir le débat 4- Que disent les textes ? 5- Quelles mesures concrètes pouvons-nous mettre en place ? Le repérage précoce et l’intervention brève (RPIB) 8 Une action pour nos jeunes 9
[modifier] Tabac et SDIS
A- Le problème est majeur 11 B- Le tabagisme est la première cause de mortalité évitable 11 C- Nous devons nous mobiliser 12 D- Définissons le projet du SDIS 12 E- L’offre de formation est facilement accessible 12 F- Décider d’un plan de formation adapté à l’objectif
[modifier] RELATIONS AVEC LES PARTENAIRES
- Collaboration avec les autres services de secours
- Relations avec la victime et son entourage
- Collaboration avec les hôpitaux
- Dynamiques universitaires
- Confrontation à l’opinion publique
- Communications aux médias
- Communication de crise suite à un sinistre individuel
- Communication de crise suite à un sinistre collectif
- Communication de crise suite à un sinistre NRBC
- Collaborations avec les forces de l’ordre
- Collaboration avec les services d’identifications médico-légales et de police judiciaire
- Collaboration avec le service incendie
- Collaboration avec le service des ressources humaines
- Communications aux hauts fonctionnaires et aux élus
- Collaboration avec les associations de secourismes
- Relation avec les syndicats
[modifier] INSTITUTIONS POLITIQUES ET ADMINISTRATIVES : L’ESSENTIEL
A. De la France B. De l’Union Européenne