Astérix/Les camps romains

Un livre de Wikilivres.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche

Retourner à la page précédente

Les camps romains

Si l’on parle des Romains du monde d’Astérix, il faut absolument traiter ceux qui habitent les quatre camps retranchés autour du village. Les camps portent des noms qui semblent bien romains au premier coup d’œil: Petibonum, Laudanum, Babaorum et Aquarium. En les regardant plus précisément, on reconnaît vite qu’ils n’ont pas du tout des noms authentiques. Un aquarium est un réservoir à parois de verre dans lequel on garde des poissons et des plantes aquatiques, donc un endroit où des légionnaires n’aimeraient pas faire leur service. Peut-être préféreraient-ils manger un baba au rhum, un gâteau à pâte légère imbibé d’eau-de-vie qu’on prononce exactement comme Babaorum. Il est aussi possible qu’ils aient parfois besoin de laudanum, une teinture alcoolique d’opium somnifère, par exemple quand ils ne supportent pas les ronflements de leurs voisins de lit. Mais ils ne voudraient travailler ni dans un flacon de soporifique ni dans un petit bonhomme (Petibonum), c’est-à-dire dans un corps humain.

La construction des camps jouait un rôle important pour les légionnaires. En chemin, ils en élevaient un chaque jour. Après avoir marché toute la matinée, ils commençaient à construire à midi. Au début, on determinait la position de la tente du commandant et, partant d’elle, celle des fossés, des portes et des autres tentes. Puis, on creusait la tranchée et remblayait le rempart dont le camp était entouré. Sur ce rempart, on montait une palissade. L’armée apportait les pieux nécessaires elle-même. Finalement, les légionnaires dressaient leurs tentes. À la page 24 de la BD, Uderzo a dessiné ces opérations. Seulement une différence se fait remarquer: les troupes de Brutus doivent couper des arbres parce qu’ils ne disposent pas de pieux.

Continuer