Docker/Version imprimable

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Docker

Une version à jour et éditable de ce livre est disponible sur Wikilivres,
une bibliothèque de livres pédagogiques, à l'URL :
https://fr.wikibooks.org/wiki/Docker

Vous avez la permission de copier, distribuer et/ou modifier ce document selon les termes de la Licence de documentation libre GNU, version 1.2 ou plus récente publiée par la Free Software Foundation ; sans sections inaltérables, sans texte de première page de couverture et sans Texte de dernière page de couverture. Une copie de cette licence est incluse dans l'annexe nommée « Licence de documentation libre GNU ».

Introduction

Principe[modifier | modifier le wikicode]

Docker est un logiciel libre conçu pour lancer des applications dans des conteneurs logiciels. Ces conteneurs sont plus légers en ressources que les machines virtuelles car ils partagent leur noyau.

Différence entre un conteneur et une VM.
Docker sur Linux

Images et conteneurs[modifier | modifier le wikicode]

Les conteneurs sont construis à partir d'images qui partages leur couches en différentiel[1].

Docker met de plus à disposition un hub pour partager des images : https://hub.docker.com/. On y trouve par exemple celles permettant de faire tourner un site en MediaWiki : https://hub.docker.com/_/mediawiki.

Installation[modifier | modifier le wikicode]

Il existe plusieurs versions de Docker[2] :

  • Docker CE (community engine) : gratuit. Idéal sur un PC.
  • Docker EE (enterprise engine) : version payante certifiée, plutôt pour les serveurs.
  • Docker Enterprise : payant et dispose d'outils supplémentaires, par exemple pour gérer les images et les conteneurs.

Une fois installé, la commande suivante doit fonctionner : docker --version.

Linux[modifier | modifier le wikicode]

En 2019 on trouve des binaires pour les distributions de Linux suivantes : CentOS, Debian, Fedora et Ubuntu[3].

Par exemple sur Ubuntu :

Terminal en superutilisateur

Logo

apt-get install apt-transport-https ca-certificates curl gnupg-agent software-properties-common
curl -fsSL https://download.docker.com/linux/ubuntu/gpg | apt-key add -
apt-key fingerprint 0EBFCD88
add-apt-repository    "deb [arch=amd64] https://download.docker.com/linux/ubuntu $(lsb_release -cs) stable"
apt-get update
apt-get install docker-ce docker-ce-cli containerd.io
docker -v
curl -L "https://github.com/docker/compose/releases/download/1.25.4/docker-compose-$(uname -s)-$(uname -m)" -o /usr/local/bin/docker-compose
docker-compose --version


Après installation, le daemon Docker se lancera à chaque démarrage avec la possibilité de remonter certains conteneurs automatiquement[4].

MacOS[modifier | modifier le wikicode]

A télécharger sur https://docs.docker.com/docker-for-mac/install/.

Windows[modifier | modifier le wikicode]

Télécharger et installer Docker Desktop depuis le site officiel.

Logo
  • Les versions antérieures à la 2.1.7 sur Windows pro en AD (active directory), imposent qu'un administrateur du domaine autorise l'accès à C: (un admin local ne suffit pas).
  • En avril 2020 la version 2.3 (et les suivantes, au moins : 2.3.0.1, 2 et 3) freeze très régulièrement (broken pipe).

Il est donc préconisé d'utiliser la 2.2.0.5[5].


Uniquement pour les versions de Windows pro, car Hyper-V est nécessaire. A télécharger sur https://docs.docker.com/docker-for-windows/install/.

Une interface graphique de gestion de conteneur nommée Kitematic[6] peut être intégrée dans un deuxième temps.

Logo Toute désinstallation de Docker supprimera les images construites sur le poste, et pourra donc occasionner de longs téléchargements après réinstallation et relance.


Logo Sur Windows pro en AD, il faut ajouter le compte qui utilisera Docker Desktop dans le groupe "docker-users" :
net localgroup docker-users AD\mon_compte /add


hosts[modifier | modifier le wikicode]

Sur Windows, Docker Desktop modifie le fichier hosts en ajoutant :

# Added by Docker Desktop
192.168.1.20 host.docker.internal
192.168.1.20 gateway.docker.internal
# To allow the same kube context to work on the host and the container:
127.0.0.1 kubernetes.docker.internal
# End of section

WSL[modifier | modifier le wikicode]

Anciennement baptisé Tech Preview, Docker Desktop WSL 2 Backend utilise Windows Subsystem for Linux pour optimiser les performances de Docker sur Windows[7], en l'installant dans une VM Linux pouvant accéder à C:.

Références[modifier | modifier le wikicode]


Dockerfile

Une fois le processus Docker lancé, on peut commencer à lui demander de construire des conteneurs à partir d'images.

Rôle[modifier | modifier le wikicode]

Il existe deux sortes de conteneur :

  • Celui issu d'une image téléchargée et utilisée telle qu'elle.
  • Celui construit avec des instructions personnalisées.

Par convention, les instructions pour construire un conteneur sont écrites dans un fichier appelé "Dockerfile". Il est recommandé de les placer dans un dépôt Git pour les versionner.

Commandes Dockerfile[modifier | modifier le wikicode]

Les commentaires sont précédés du croisillon (#).

ADD[modifier | modifier le wikicode]

Permet de copier des fichiers ou dossiers de la machine hôte vers le conteneur[1].

Logo Les Dockerfile n’ont jamais accès aux volumes de l'hôte, sauf dans l’ENTRYPOINT.


ARG[modifier | modifier le wikicode]

Crée une variable qui sera accessible dans la première image (FROM). Ex :

ARG NODE_VERSION=10
...
RUN curl -sL https://deb.nodesource.com/setup_${NODE_VERSION}.x | bash
Logo Éviter d'utiliser ce système pour bénéficier du build cache : ainsi Docker ne retéléchargera pas toutes les dépendances du Dockerfile lors du changement d'une variable située en début de Dockerfile, et n'affectant qu'une seule d'entre elles.


COPY[modifier | modifier le wikicode]

Copie des fichiers ou dossiers au sein du conteneur[2].

ENTRYPOINT[modifier | modifier le wikicode]

Nom d'un fichier exécutable (par exemple en shell) qui s'exécutera après le lancement du conteneur[3].

ENV[modifier | modifier le wikicode]

Crée une variable d'environnement accessible à toutes les images du Dockerfile[4].

EXPOSE[modifier | modifier le wikicode]

Ouvre le port logiciel mentionné du conteneur[5].

FROM[modifier | modifier le wikicode]

Part d'une image Docker pour en créer une autre qui la complète[6].

Cela permet par exemple le multistage build : se servir d'une première image comme builder volumineux (avec des sources, des dépendances nécessaires à des installations), duquel on copie seulement les fichiers à utiliser dans une autre image plus légère, qui sera montée en conteneur[7].

LABEL[modifier | modifier le wikicode]

Ajoute une description à une image[8].

RUN[modifier | modifier le wikicode]

Lance une commande. Ex :

RUN ls

STOPSIGNAL[modifier | modifier le wikicode]

Signal d'arrêt à envoyer au conteneur, au format nombre ou nom. Par exemple SIGKILL pour le tuer.

USER[modifier | modifier le wikicode]

Se connecte à l'utilisateur et mot de passe en paramètre pour lancer les instructions RUN, CMD ou ENTRYPOINT[9].

VOLUME[modifier | modifier le wikicode]

Point de montage accessible par l'hôte et les autres conteneurs[10].

WORKDIR[modifier | modifier le wikicode]

Définit le répertoire de travail, c'est-à-dire celui à partir duquel les commandes partent (ex : pwd), y compris quand on se connecte au conteneur après son montage.

.dockerignore[modifier | modifier le wikicode]

Un fichier .dockerignore peut être placé dans un dépôt pour que son conteneur ignore le contenu qui y figure lors des commandes ADD et COPY. Exemple pour Symfony :

node_modules/*
var/*
vendor/*

Bonnes pratiques[modifier | modifier le wikicode]

Voir https://docs.docker.com/develop/develop-images/dockerfile_best-practices/

Exemple d'image construite[modifier | modifier le wikicode]

Voici un exemple de serveur Apache avec PHP7.1[11] :

FROM debian:sid

ENV MEDIAWIKI_VERSION wmf/1.30.0-wmf.4

# XXX: Consider switching to nginx.
RUN set -eux; \
	apt-get update; \
	apt-get install -y --no-install-recommends \
		ca-certificates \
		apache2 \
		libapache2-mod-php7.1 \
		php7.1-mysql \
		php7.1-cli \
		php7.1-gd \
		php7.1-curl \
		php7.1-mbstring \
		php7.1-xml \
		imagemagick \
		netcat \
		git \
	; \
	rm -rf /var/lib/apt/lists/*; \
	rm -rf /var/cache/apt/archives/*; \
	a2enmod rewrite; \
	a2enmod proxy; \
	a2enmod proxy_http; \
	# Remove the default Debian index page.
	rm /var/www/html/index.html


# MediaWiki setup
RUN set -eux; \
	mkdir -p /usr/src; \
	git clone \
		--depth 1 \
		-b $MEDIAWIKI_VERSION \
		https://gerrit.wikimedia.org/r/p/mediawiki/core.git \
		/usr/src/mediawiki \
	; \
	cd /usr/src/mediawiki; \
	git submodule update --init skins; \
	git submodule update --init vendor; \
	cd extensions; \
	# Extensions
	# TODO: make submodules shallow clones?
	git submodule update --init --recursive VisualEditor; \
	git submodule update --init --recursive Math; \
	git submodule update --init --recursive EventBus; \
	git submodule update --init --recursive Scribunto; \
	git submodule update --init --recursive ParserFunctions; \
	git submodule update --init --recursive SyntaxHighlight_GeSHi; \
	git submodule update --init --recursive Cite; \
	git submodule update --init --recursive Echo; \
	git submodule update --init --recursive Flow; \
	git submodule update --init --recursive PageImages; \
	git submodule update --init --recursive TextExtracts; \
	git submodule update --init --recursive MobileFrontend; \
	git submodule update --init --recursive TemplateData; \
	git submodule update --init --recursive ParserFunctions; \
	git submodule update --init --recursive Citoid


COPY php.ini /usr/local/etc/php/conf.d/mediawiki.ini

COPY apache/mediawiki.conf /etc/apache2/
RUN echo "Include /etc/apache2/mediawiki.conf" >> /etc/apache2/apache2.conf

COPY docker-entrypoint.sh /entrypoint.sh

EXPOSE 80 443
ENTRYPOINT ["/entrypoint.sh"]
CMD ["apachectl", "-e", "info", "-D", "FOREGROUND"]

Références[modifier | modifier le wikicode]


Gestion des conteneurs

Les conteneurs sont stockés :

  • Sur Linux, dans /var/lib/docker/.
  • Sur MacOS, dans /Users/nom_utilisateur/Library/Containers/com.docker.docker/.
  • Sur Windows, dans C:\ProgramData\docker\ ou C:\ProgramData\DockerDesktop\.

run[modifier | modifier le wikicode]

"run" s'utiliser pour lancer un conteneur à partir de son image. Une fois la commande exécutée, le conteneur s'arrête. Exemple qui liste le dossier courant :

docker run maven:latest ls
bin
boot
dev
etc
home
lib
lib64
media
mnt
opt
proc
root
run
sbin
srv
sys
tmp
usr
var

Pour rester connecté dedans, on utilise le mode interactif (-it) :

docker run -it redis
redis-cli

Pour partager un dossier avec la machine hôte, on peut utiliser "-v" pour "volume", ou "--mount" si le conteneur a des services[1]. Exemple qui liste le dossier de la machine hôte partagé avec le conteneur :

docker run -it -v "/$(pwd)/":/usr/src/mymaven maven ls usr/src/mymaven

exec[modifier | modifier le wikicode]

Pour exécuter une commande dans un conteneur. Ex :

docker exec redis sh -c 'pwd'

Fonctionne aussi avec un fichier :

docker exec redis script.sh

Dans tous les conteneurs[modifier | modifier le wikicode]

Pour lancer une commande dans tous les conteneurs, il faut créer le fichier suivant[2] :

for container in `docker ps -q`; do 
  docker inspect --format='{{.Name}}' $container;
  docker exec -it $container $1;
done

Ensuite le lancer avec la commande en paramètre :

./dockers.sh date

/php7.3-fpm
Thu Mar 19 11:15:34 Europs 2020
/php7.4-fpm
Thu Mar 19 12:15:34 Europs 2020

Rentrer dans un conteneur[modifier | modifier le wikicode]

Pour utiliser le conteneur, on peut rentrer dedans en utilisant le mode interactif :

docker exec -it redis bash

Cela permet d'enchainer les commandes (comme si on était sur un serveur hôte en SSH).

build[modifier | modifier le wikicode]

Pour lancer un conteneur à construire, il faut le faire depuis le dossier de son Dockerfile[3] :

docker build .

ps[modifier | modifier le wikicode]

Pour obtenir la liste des conteneurs lancés :

docker ps

Pour tous les conteneurs :

docker ps -a

Pour en supprimer un :

docker rm nom_du_coteneur

image[modifier | modifier le wikicode]

Pour toutes les images :

docker image ls

Pour en supprimer une :

docker rmi nom_image

save et load[modifier | modifier le wikicode]

Permet de sauvegarde une image. Pour toutes les sauvegarder :

 docker save $(docker images -q) -o images_docker.tar

On peut ensuite les recharger (par exemple sur une autre machine) avec :

docker load --input images_docker.tar
Logo Un save sur Docker Desktop Windows 2.3 ne permettra pas un load sur la 2.2.


Références[modifier | modifier le wikicode]


Docker-compose

La commande docker-compose est un utilitaire généralement fourni avec Docker, permettant d'orchestrer plusieurs images et conteneurs avec la même commande[1]. Pour ce faire, les paramétrages de l’ensemble des conteneurs doit être définit dans le fichier docker-compose.yml à la racine du projet.

Installation[modifier | modifier le wikicode]

Linux[modifier | modifier le wikicode]

Lancer[2] :

curl -L "https://github.com/docker/compose/releases/download/1.24.1/docker-compose-$(uname -s)-$(uname -m)" -o /usr/local/bin/docker-compose
chmod +x /usr/local/bin/docker-compose

Commandes[modifier | modifier le wikicode]

version[modifier | modifier le wikicode]

Version de docker-compose[3]. Exemple en 2019 :

version: '3.7'

networks[modifier | modifier le wikicode]

Définition du réseau des VM Docker.

services[modifier | modifier le wikicode]

Liste des conteneurs à construire.

image[modifier | modifier le wikicode]

Nom de l'image à télécharger sur https://hub.docker.com/. Elle peut être suivie d'un tag pour en indiquer la version.

Exemples :

    image: 'mariadb'
    image: 'mariadb:latest'
    image: 'mariadb:10.4'

build[modifier | modifier le wikicode]

Alternativement à l'image, on peut indiquer le chemin d'un dockerfile pour construire son propre conteneur.

Si le conteneur ne partage aucun fichier avec d'autres, indiquer simplement le nom du dossier contenant le dockerfile :

        build: './php7.3-fpm'

Sinon, préciser le contexte où le conteneur devra récupérer les fichiers partagés nécessaires à son build :

        build:
            context: .
            dockerfile: './php7.3-fpm/Dockerfile'

volumes[modifier | modifier le wikicode]

Mapping des répertoires partagés entre la machine hôte et le conteneur :

        volumes:
            - '$HOME/www:/var/www'

La variable $HOME vaut "~" par défaut (dossier de l'utilisateur courant), mais peut être remplacée dans le fichier .env.

ports[modifier | modifier le wikicode]

Mapping du partage des ports. Ex :

        ports:
            - 3306:3306

environment[modifier | modifier le wikicode]

Injecte des variables d'environnement dans le conteneur. Très utile pour que les conteneurs soient à l'heure de la machine hôte :

        environment:
            TZ: "Europe/Paris"

env_file[modifier | modifier le wikicode]

Définit le nom d'un fichier contenant des variables d'environnement récupérables dans docker-compose.yml, avec la syntaxe "${ma_variable}". Exemple :

    env_file: .env
    environment:
        HOST_UID: "${UID}"
Logo Sur Windows le changement de l'UID entraine une modification des droits de tous les fichiers.


depends_on[modifier | modifier le wikicode]

Permet de spécifier qu'un conteneur doit en attendre un autre pour être lancé.

restart[modifier | modifier le wikicode]

Indique si le conteneur doit se lancer au démarrage du daemon Docker (donc de la machine hôte). Vaut "false" par défaut. Ex :

        restart: always

container_name[modifier | modifier le wikicode]

Permet de forcer un nom de conteneur.

hostname[modifier | modifier le wikicode]

Permet de forcer un nom de machine dans le conteneur. Utile si on a une application qui doit pointer dessus dans son .env (car "localhost" fonctionne quand le serveur était installé directement sur la machine hôte mais pas dans un conteneur).

network[modifier | modifier le wikicode]

Permet de forcer une adresse IP pour le conteneur.

Logo Dans docker-compose.yml, il faut toujours remplir le paramètre "default" de "networks" pour ne pas qu’il prenne une plage utilisée.


extra_hosts[modifier | modifier le wikicode]

Remplit le /etc/hosts du conteneur. Ex :

extra_hosts:
    - "mon_serveur_local.localhost:172.20.0.2"

Exemples[modifier | modifier le wikicode]

Minimal[modifier | modifier le wikicode]

Exemple de docker-compose.yml contenant un seul conteneur CentOS, qui a le droit d'accéder au dossier ~/www :

version: '3.2'
services:
  centos:
    image: 'centos/systemd'
    volumes:
        - '$HOME/www:/var/www'

Complet[modifier | modifier le wikicode]

    mariadb:
        hostname: 'mariadb'
        image: 'mariadb:10.4'
        ports:
            - 3306:3306
        environment:
            MYSQL_ROOT_PASSWORD: 'wikibooks'
        # Partage pour les commandes SQL "into outfile" et "load data infile"
        volumes:
            - '$HOME/www:/var/www'
        restart: always
        networks:
            default:
                ipv4_address: 172.170.0.3

    adminer:
        hostname: 'adminer'
        image: 'adminer'
        ports:
            - 8080:8080
        restart: always
        networks:
            default:
                ipv4_address: 172.170.0.4

Gestion[modifier | modifier le wikicode]

Pour relancer le conteneur sur Linux :

sudo docker-compose stop; sudo docker-compose build; sudo docker-compose up -d

Pour relancer le conteneur sur Windows :

docker-compose stop; docker-compose build; docker-compose up -d

Ou le lancer et rentrer dedans en même temps :

sudo docker-compose run centos bash

Ou exécuter une seule commande shell dedans avant de revenir à la machine hôte :

sudo docker exec centos sh -c 'ls -alh'

Logs[modifier | modifier le wikicode]

Pour voir les logs de tous les conteneurs en live :

 docker-compose logs -f

Pour voir les logs d'un seul conteneur :

 docker-compose logs nom_du_conteneur


Supprimer les logs[modifier | modifier le wikicode]

L'emplacement des logs d'un conteneur est visible avec :

 docker inspect --format='{{.LogPath}}' nom_du_conteneur

Pour supprimer les logs de tous les conteneurs sur Linux :

 find /var/lib/docker/containers/ -type f -name "*.log" -delete

Puis redémarrer les conteneurs pour qu'ils recréent des logs.

Sur Windows, comme les logs sont dans le fichier C:\ProgramData\DockerDesktop\vm-data\DockerDesktop.vhdx, il faut d'abord se connecter à la VM Docker pour exécuter cette commande[4]. Exemple en DOS :

docker run --privileged -it -v /var/run/docker.sock:/var/run/docker.sock jongallant/ubuntu-docker-client 
docker run --net=host --ipc=host --uts=host --pid=host -it --security-opt=seccomp=unconfined --privileged --rm -v /:/host alpine /bin/sh
chroot /host

Références[modifier | modifier le wikicode]


Kubernetes

Kubernetes permet une orchestration de plusieurs conteneurs en production. En effet, il offre des options de quotas et relances automatiques.

La configuration peut être réalisée par l'interface graphique ou par la commande kubectl[1].

pod[modifier | modifier le wikicode]

Un pod désigne un groupe de conteneur géré par Kubernetes[2].

replica set[modifier | modifier le wikicode]

Un replica set désigne un ensemble de pods, dont le nombre maximum peut y être défini.

secret[modifier | modifier le wikicode]

Mot de passe chiffré.

CronJob[modifier | modifier le wikicode]

Lance un conteneur dédié à une tâche planifiée (cron), à chaque fois qu'elle tourne[3].

Références[modifier | modifier le wikicode]


Problèmes connus

Accéder aux logs[modifier | modifier le wikicode]

Par exemple si un conteneur ne se lance pas ou se relance toutes les secondes, un motif plus précis qu'en console peut se trouver dans les logs.

Pour le démon :

 tail /var/log/docker.log 

Pour les conteneurs[modifier | modifier le wikicode]

sudo docker-compose logs

Ces deux commandes acceptent l'argument "-f" pour les afficher en temps réel.

Pour un seul conteneur[modifier | modifier le wikicode]

sudo docker-compose logs nom_du_conteneur

ou :

sudo docker logs nom_du_conteneur

Récupérer l'IP d'un conteneur[modifier | modifier le wikicode]

sudo docker inspect -f '{{range .NetworkSettings.Networks}}{{.IPAddress}}{{end}}' nom_du_conteneur

Réinitialiser les conteneurs à zéro[modifier | modifier le wikicode]

Logo Cette opération peut prendre du temps car Docker retélécharge tout les paquets ensuite.


Linux :

sudo docker rm -f $(sudo docker ps -a -q); sudo docker rmi -f $(sudo docker images -q); sudo docker network rm $(sudo docker network ls -q)

Windows :

docker rm -f $(docker ps -a -q); docker rmi -f $(docker images -q); docker network rm $(docker network ls -q)

La partie network peut être exécutée indépendamment, par exemple en cas de ERROR: Pool overlaps with other one on this address space.


Messages d'erreur[modifier | modifier le wikicode]

Sous Windows[modifier | modifier le wikicode]

/usr/bin/env: 'php\r': No such file or directory[modifier | modifier le wikicode]

Utiliser "winpty". Ex :

docker exec -it php7.3-fpm bash

Sinon[1] :

docker exec -it <container> bash
cd bin
tr -d '\015' <console >console.new
mv console console.old
mv console.new console

Certains conteneurs ne peuvent pas être lancés (timeout)[modifier | modifier le wikicode]

Vérifier que le partage Windows a bien été fait : clic droit, Settings, Resources, File Sharing, C: (puis relancer Docker Desktop).

Le partage Windows ne fonctionne pas[modifier | modifier le wikicode]

Si ça n'a jamais fonctionné : ajouter son compte dans le groupe "docker-users".

C'est peut-être lié à la plage d'IP de Docker, remettre celle par défaut.

Si ça marchait sur Windows 10 pro dans un Active Directory et que ça ne fonctionne plus en dehors de l'AD ou en VPN, c'est un bug avec Docker Desktop 2.1.0.5 qui semble résolu dans la 2.1.6.1. En effet, seul un admin de l'AD peut autoriser le partage des volumes, et le port 445 doit être ouvert.

Pour tester si ça marche :

 docker run -v c:/Users:/data alpine ls data

500: {"Message":"Unhandled exception: Drive has not been shared"}'[modifier | modifier le wikicode]

Dans Docker Desktop, partager le volume concerné.

502 Bad Gateway dans Nginx et Bus error dans les commandes PHP[modifier | modifier le wikicode]

Redémarrer Docker Desktop.

Sinon c'est un processus PHP qui gonfle à outrance à cause du code.

ERROR: failed to create new listening socket: socket(): Address family not supported by protocol (97)[modifier | modifier le wikicode]

Relancer Docker Desktop.

fatal: not a git repository (or any parent up to mount point /var) Stopping at filesystem boundary (GIT_DISCOVERY_ACROSS_FILESYSTEM not set)[modifier | modifier le wikicode]

Redémarrer Docker Desktop.

Error response from daemon: Mount denied: The source path "mon_dossier;C" doesn't exist and is not known to Docker[modifier | modifier le wikicode]

Sous Git Bash dans Windows, il faut préfixer le chemin local par "/". Ex : docker run -it --rm -v /${PWD}:/wkDir $IMAGE_TAG yarn dev[2]

Invalid mode /var/www[modifier | modifier le wikicode]

Le chemin d'accès dans docker-compose.yml n'est pas compris. Cela se produit pas exemple quand on met des antislashs à la place des slashs.

Cannot connect to the Docker daemon. Is the docker daemon running on this host?[modifier | modifier le wikicode]

Relancer docker en administrateur.

Cannot start service xxx: Address already in use[modifier | modifier le wikicode]

Deux conteneurs utilisent le même port. Dans Docker-compose, si l'un des deux avait été retiré, il était peut-être configuré en restart: always et il faut le remettre dans docker-compose.yml pour le stopper.

Cannot start service xxx :driver failed programming external connectivity on endpoint[modifier | modifier le wikicode]

Impossible de lancer un conteneur sur Windows :

  • Soit Docker n'a pas accès au volume, et il faut cocher la case "Shared drives" dans Docker Desktop, ou lancer la commande suivante en acceptant le partage :
docker run --rm -v c:/Users:/data alpine ls /data
  • Soit Docker n'a pas accès aux ports de ses conteneurs, et il faut fermer les processus qui les utilisent. Il peut même s'agir d'une deuxième instance de Docker.

Couldn't connect to Docker daemon at http+docker://localhost - is it running?[modifier | modifier le wikicode]

/etc/init.d/docker start

Si le démon ne se lance pas, upgrader l'OS et redémarrer. Sinon, réinstaller Docker.

Device or resource busy, Cette action ne peut pas être réalisée car le fichier est ouvert dans com.docker.backend.exe[modifier | modifier le wikicode]

C'est un bug connu (sur Linux et Windows) quand composer installe certains paquets[3]. On ne peut supprimer le fichier qu'en fermant tout Docker (sous Windows en tout cas, il ne suffit pas de le redémarrer).

Cela se produit (en cas de réécriture d'historique ?), repartir d'une branche propre avant de relancer "composer install". Sinon, le lancer dans une VM et récupérer le dossier vendor.

Error response from daemon: Get https://xxx: no basic auth credentials[modifier | modifier le wikicode]

Sur certains dépôts privés, pour faire un docker pull il faut préalablement se loguer. Ex :

 docker login -u mon_utilisateur -p mon_mdp mon_url

standard_init_linux.go:211: exec user process caused "no such file or directory"[modifier | modifier le wikicode]

Cela peut se produire quand des conteneurs testés sur Linux sont utilisés sur Windows.

Il faut changer les retours chariots du fichier appelé par "ENTRYPOINT" dans le Dockerfile, de CRLF (Windows) vers LF (Unix). Ex : dos2unix php7.4-fpm/bin/custom-docker-php-entrypoint

Puis reconstruire et relancer le conteneur.

Autres solutions[modifier | modifier le wikicode]

On peut aussi lancer "dos2unix" automatiquement depuis le dockerfile sur une copie de l'exéutable[4].

S'il s'agit d'un dépôt Git, on peut aussi le sauvegarder autrement depuis Linux[5] :

  • lancer git config core.autocrlf false
  • créer un fichier .gitattributes[6] contenant text eol=lf

container_linux.go:349: starting container process caused "exec: \"custom-docker-php-entrypoint\": executable file not found in $PATH": unknown[modifier | modifier le wikicode]

Cela peut se produire quand des conteneurs testés sur Windows sont utilisés sur Linux.

Il faut changer leur donner les droits d'exécution (chmod +x).

Puis reconstruire et relancer le conteneur.

Références[modifier | modifier le wikicode]


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