Guide de l'émulation vidéoludique/Fabriquer sa console rétro

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Outre les quarantenaires nostalgiques et vieillissants qui se lamentent sur le temps qui passe, le retrogaming intéresse toutes les tranches d'âge et les enfants sont eux-aussi fans de classiques du jeu vidéo sortis bien avant leur naissance. Et en effet, de nombreux jeux des années 70 aux années 90 n'ont pas vieilli et y jouer ne relève pas toujours d'une attitude rétro, mais simplement du plaisir de jouer à un bon jeu.

Avec cet intérêt persistant au fil des générations, il est tentant de réunir, grâce à l'émulation, tous ces jeux sur une seule machine que l'on placera dans un beau boîtier rétro, d'autant que le budget peut ne pas dépasser 100 euros, et on dépassera à peine 300 euros pour l'émulation la plus performante.

De nombreuses questions se posent lorsque l'on veut dédier un ordinateur au retrogaming : qu'est-ce qui est émulé par telle carte ? quels sont les meilleurs processeurs pour l'émulation de telle ou telle console ? à quel coût ? etc.

Ce chapitre du Guide de l'émulation propose des réponses point par point.

Budget[modifier | modifier le wikicode]

Le choix du matériel va dépendre en partie de votre budget, mais vous pouvez aussi adapter votre choix selon ce que vous souhaitez émuler. Par exemple, pour du rétro 8bits (nes et master system), une carte à 5 euros suffit, mais il faudra ajouter du matériel comme une manette.

Dans ce tableau, on donne une idée du budget de base (à 5 ou 10 euros près selon les revendeurs) pour différentes cartes.

Exemples de budget
Raspberry Pi zéro
5 à 10 euros
Raspberry Pi 3 Model B
35 euros
Odroid XU4
85 euros
Odroid C2
70 euros
Orange Pi PC reconditionné i5
250 euros
Carte micro SD 32 go : 15 euros à 30 euros
Disque SSD
Manette : 20 à 40 euros
Cable Hdmi " " " Carte graphique : 150 euros
50 euros min. 90 euros min. 130 euros min. 110 euros min. 450 euros

Quelques éléments à savoir :

  • L'Odroid C1 est une carte assez faible et quelque peu buguée, mais fonctionnelle pour l'émulation 8/16bits.
  • Plus puissant et robuste que le C1, le C2 dispose d'une sortie vidéo 4K et prend en charge le codec h265. Pour combiner jeux et média center, c'est la meilleure solution Odroid (le XU4 ne convient pas du tout pour les films malgré sa puissance !).
  • Le XU4 est très puissant, mais son ventilateur est bruyant et il peut être remplacé par un dissipateur thermique éventuellement surmonté d'un ventilateur silencieux de type Noctua.
  • Les Raspberry sont moins coûteux, dispose d'une communauté bien plus importante, de très nombreux modèles de boîtiers. Excellents pour l'émulation, vous ne pourrez toutefois pas émuler la N64.
  • Concernant les Odroid, les revendeurs français ne sont pas forcement les moins chers, jeter un œil du côté des revendeurs allemands peut être une bonne idée.
  • Attention si vous achetez du matériel en dehors de l'Europe : les taxes surprises peuvent s'avérer très douloureuses !

Choix du matériel[modifier | modifier le wikicode]

Mono-cartes[modifier | modifier le wikicode]

Très utilisés pour le retrogaming, les ordinateurs mono-cartes demandent pas mal de bidouillage. Certaines cartes ont suffisamment de puissance pour émuler la N64 et la PSP.

Dans ce tableau, on donne une idée de ce que les principales cartes peuvent émuler, soit sous Linux (Ubuntu, Debian), soit sous Android.

Deux remarques importantes s'imposent :

  • Sur une même carte, la qualité de l'émulation varie avec la distribution utilisée : par exemple, l'Amiga est très mal émulé sous Debian sur un Odroid C1, mais est parfaitement jouable sous Android avec la même carte.
  • Une émulation de mauvaise qualité ou impossible un jour peut devenir possible par la suite. Par exemple, l'Amiga est finalement devenu jouable sous Debian/Ubuntu avec Amiberry sur C1, ou encore la Nintendo DS, injouable sur Raspberry avec l'émulateur DeSmume, est devenu jouable avec DraStic. De même, l'émulation sur XU4 des consoles Jaguar, 3DO et Saturn est encore souvent très juste voire mauvaise, mais des optimisations récentes rendent accessibles des jeux Jaguar et 3DO, voire Saturn.
Consoles/Ordinateurs émulés
Raspberry Pi Model B Rev. 2 (rotated cropped).jpg
Rpi 1
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Rpi 2
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Rpi 3
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Odroid C2
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Odroid XU4
Deuxième génération  : Atari 2600, ColecoVision, Intellivision, Vectrex
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Troisième génération  : NES, Master system, Atari 7800
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Quatrième génération  : SNES, Méga Drive, PC Engine
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Dreamcast
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Game Boy
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Game Boy Advance
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Nintendo 64
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PlayStation
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PSP
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Saturn
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Ordinateurs
Amiga
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Amstrad
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Atari ST
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Commodore 64
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ZX Spectrum
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  • Dreamcast : l'émulateur reicast qui est utilisé sur ces cartes est loin de pouvoir tout émuler. Donc quelle que soit la puissance de votre carte, vous aurez des bugs et des jeux qui ne fonctionneront pas ou mal.
  • Comme la question revient souvent : non, la PS2, la GameCube et la Wii ne peuvent pas être émulées sur ces cartes.
  • L'Atari Jaguar et la 3DO sont jouables sur le XU4 avec ORA ou Ubuntu 18.04 et injouables sur les autres cartes.

Un point important à souligner : si votre idée est de faire du retrogaming en explorant le plus de machines possible, alors une carte de ce type n'est pas le bon choix. Par exemple, pour des machines anciennes et obscures à découvrir, bien souvent seul MAME les émulera. Or MAME, en plus d'être très difficile à compiler et configurer, est très gourmand, même pour une console ancienne, et sera inutilisable sur une mono-carte.

Consoles portables[modifier | modifier le wikicode]

Des consoles dédiées au rétrogaming sortent régulièrement et on en trouve à tous les formats avec une qualité très variable. Parmi les plus réputées, l'ancienne JXD 7800 et la GDP XD.

PC et Mini-PC[modifier | modifier le wikicode]

PC dédié[modifier | modifier le wikicode]

À moins de vouloir tester les derniers émulateurs de PS3 ou de Wii U ou jouer à la PS2 sur un écran 4K, un ordinateur récent très puissant et coûteux doté de la dernière carte graphique n'est pas nécessaire.

On dit souvent qu'en matière d'émulation, c'est le processeur qui est le plus important, et il est vrai qu'il vaut mieux un i5 avec des cœurs puissants et une carte moyenne, qu'un i5 un peu faible avec une grosse carte graphique. Un i5 4570 sera meilleur qu'un i5 5200U (que l'on trouve dans certains mini PCs).

Mais, comme suggéré, cela ne s’applique pas pour l'émulation des consoles les plus récentes, et il convient d'ajouter que l'augmentation de la résolution interne, pour la Wii et la PS2 par exemple, bénéficiera énormément d'une bonne carte. Pour la PS3, une très bonne carte est donc aussi fortement recommandée.

L'émulation ne demande une carte puissante que pour les consoles les plus récemment émulées.

Si vous avez un budget limité ne permettant pas de vous offrir un ordinateur de gamer, il faudra chercher un équilibre, en privilégiant un bon CPU et en essayant de ne pas négliger le GPU si l'on veut émuler confortablement la Wii et la GameCube (sans toutefois pouvoir augmenter beaucoup la résolution interne) ; et dans ce cas on pourra difficilement jouer à la PS3.

Voici un exemple de configuration qui est souvent conseillée sur les forums d'émulation :

  • un i5 de quatrième génération (typiquement un robuste i5 4570) reconditionné de taille moyenne (SFF) : 250 euros
  • 8go de RAM
  • disque SSD : la plupart des PC reconditionnés sont déjà dotés d'une capacité de stockage d'au moins 500 go, ajouter un petit SSD boostera l'ordinateur.
  • une carte graphique modeste, à moins de 100 euros si vous avez un budget serré, de type GeForce GTX 750 Ti

Concrètement, cette configuration permet de jouer à :

  • Metroid Prime 2 sur GameCube en 1080p, voire en 4K avec quelques chutes de FPS. En 5K, le jeu est trop lent pour jouer.
  • God of War sur PSP avec une résolution x4.
  • Super Mario 3D Land sur 3DS x4.

À titre de comparaison, un i5 5200U doté d'une GeForce GTX 960 ne fait pas mieux avec Metroid.

Pour un budget encore plus serré, permettant toujours de jouer à la PSP, à la PS2, à la GameCube et à la 3DS, mais à des résolutions plus faibles :

  • i5 2400 : 150 à 200 euros, mais il faudra très probablement investir dans une barrette supplémentaire de 4go.
  • GT 1030 : 90 euros.

Cette dernière configuration permet de jouer à tous les jeux des consoles mentionnées ci-dessus (sauf en cas de problème de compatibilité des émulateurs), même les plus exigeants (GoW par exemple), mais à des résolutions proches de la résolution native de chaque console (x2 maximum en général, voire 1080p sur la GameCube).

Ces ordinateurs d'occasion se trouvent très facilement sur des sites de vente et sont souvent en très bon état (voire quasi comme neuf). Ils sont proposés par des professionnels et sont garantis quelques mois. Le format SSF (small form factory) est moyennement encombrant, il faut tout de même prévoir de la place.

Mini-PC[modifier | modifier le wikicode]

Les mini-PC les moins chers ne sont pas d'une puissance considérable. Mais un Intel Celeron Apollo Lake J3455 à moins de 200 euros fera tourner les jeux Dreamcast et PSP mieux que l'Odroid XU4, voire certains jeux GameCube.

Il existe là encore une offre de PC reconditionnés, quoique les opportunités soient cette fois plus rares. On trouve en effet des mini-PC pro dotés de bon processeur i5 et de 8go de RAM à environ 250 euros. Le format et la puissance sont idéals, en revanche on ne pourra pas ajouter de carte graphique : il ne sera pas possible pour le moment d'évoluer vers les émulateurs des consoles les plus récentes (PS3, Wii U), mais dans les années à venir ces émulateurs, qui n'en sont qu'à leurs débuts, seront sans doute mieux optimisés et moins exigeants.

Choix des programmes[modifier | modifier le wikicode]

Toutes les distributions utilisent les cœurs de libretro et l'interface graphique EmulationStation. Malgré cette standardisation, il existe de nombreux thèmes qui permettent de changer complètement l'apparence.

Distributions[modifier | modifier le wikicode]

Notez que la mise à jour vers la version 4.14 du noyau Linux fait chuter les performances des émulateurs. Il est conseillé de rester à la version 3.10 pour le moment.

  • Retropie : Retropie est à la base plusieurs scripts qui permettent d'installer et de configurer plus ou moins automatiquement RetroArch et EmulationStation. C'est la solution de retrogaming la plus technique, mais une fois maîtrisée, ses possibilités sont très étendues.
  • RecalBox
  • Batocera : une RecalBox qui a pour objectif de fonctionner dès l'installation.
  • ORA (Odroid) : une distribution spécialement conçue pour l'Odroid XU4. Excellente qualité, d'autant plus que les développeurs travaillent à optimiser et ajouter des émulateurs (par exemple pour Nintendo DS et Sega Saturn).
  • Lakka : distribution de RetroArch, avec la même interface pas très rétro.
  • GameStation Turbo (Odroid) : une distribution Debian pour Odroid, avec Kodi et EmulationStation. On a directement accès au bureau Mate, et les cœurs libretro et plusieurs jeux sont optimisés pour Odroid. D'autres distributions (comme Ubuntu 18.04) sont meilleures pour un usage généraliste, mais peu pratiques pour l'installation d'émulateurs. GST reste assez complexe à configurer, et pas forcement plus performante que ORA.
  • Android

Installation[modifier | modifier le wikicode]

Toutes les installations suivent le même processus (voir l'exemple plus loin) :

  • il vous faut une carte micro SD, de préférence de 16go ou plus (pour stocker beaucoup de jeux, il vaut même mieux plus de 64go).
  • téléchargez et installez Etcher : ce programme flashe l'image de la distribution et vérifie l'opération.
  • booter sur la carte.

Configuration[modifier | modifier le wikicode]

Les Accessoires[modifier | modifier le wikicode]

Manettes retro[modifier | modifier le wikicode]

Manette de la NES (1986).

La plupart des manettes de style rétro sont des imitations bas de gamme des manettes de NES, de SNES, de N64 etc. Deux fabricants ont bonne réputation auprès des joueurs. La manette iBuffalo, qui est une robuste imitation de la manette de la SNES. Et 8bitdo dont les manettes ont une très bonne finition. Pour ces dernières, toutefois, la taille un peu réduite des sticks n'est pas forcément idéale.

Les imitations des manettes Sega sont moins réussies et souvent jugées très bas de gamme.

Boîtiers[modifier | modifier le wikicode]

Il existe de nombreux boîtiers de qualité variable. Nous n'en conseillerons qu'un seul, car il a fait l'objet de nombreux tests par des joueurs qui sont quasi-unanimes sur sa qualité : il s'agit du Retroflag NESPi pour Raspberry.

On ne trouve pas d'équivalent pour les Odroid C1 et C2. L'impression 3D est une possibilité, mais le fini ne sera pas le même. Reste la solution d'adapter le Retroflag au C1 ou au C2. Cela ne se fait pas sans inconvénients.

Il faut tout d'abord percer un trou pour l'alimentation. Relativement facile, cette opération donne un résultat propre, à condition de prendre bien soin de situer l'endroit où percer. Les choses se compliquent pour la connexion HDMI : afin d'assurer le branchement du câble, il sera nécessaire de pratiquer une large ouverture détériorant l'esthétique de la boîte. Ces modifications étant faites à l'arrière, elles restent moins visibles et l'intérêt pour ce boîtier demeure néanmoins.

Un autre inconvénient est que vous ne pourrez vous servir de la fente pour insérer la carte microSD : il faudra ouvrir le boîtier à chaque changement. Cet inconvénient est atténué par le fait qu'une fois un système installé, le transfert des jeux peut se faire à partir d'un autre ordinateur directement vers la carte microSD.

L'Odroid XU4 dispose d'un boîtier officiel de type N64. C'est un boîtier plutôt bon marché et jugé assez correct, et qui dispose d'un petit écran sur le devant.

Exemples complets d'une installation[modifier | modifier le wikicode]

Installation d'ORA[modifier | modifier le wikicode]

Tous les éléments importants ayant été passés en revue, nous allons maintenant donner l'exemple de l'installation de ORA sur XU4.

Préparer la carte Micro SD[modifier | modifier le wikicode]

Samsung Pro 64gb micro-SDXC original and falsification front and back.jpg

Il nous faut au préalable une carte Micro SD. Afin de profiter de la puissance du XU4, il est fortement recommandé d'utiliser des cartes avec une vitesse d'écriture garantie d'au moins 30mo/s (u3) et donc d'investir un peu plus d'argent que pour une carte de classe 10 qui rendra votre système poussif.

La taille minimum recommandée est de 16go : ceci permet a minima de profiter d'une très large sélection de jeux sur cartouches (soit des milliers de jeux NES, SNES, N64, GBA, Mega Drive, etc.). Mais pour un catalogue plus exhaustif, mieux vaut un minimum de 64go.

C'est en revanche insuffisant pour les jeux sur CD : si vous souhaitez jouer à la PlaySation, à la Dreamcast et à la PSP, il faudra au moins 128 go pour stocker suffisamment de jeux, et encore, cela s'avérera rapidement limité.

Nous commençons par télécharger l'image de la distribution :

Le fichier obtenu est une image (.img) compressée (.gz). Cliquez droit sur ce fichier, et faites extraire.

Maintenant que nous avons une image d'une distribution, nous allons la transférer sur notre carte micro SD à l'aide d'un logiciel dédié : nous choisirons Etcher. Il en existe d'autres qui font la même chose, mais celui-ci est très simple et valide bien la copie sur la carte.

  • Téléchargez la version correspondant à votre système d'exploitation (Linux, Windows) à cette adresse : https://etcher.io/
  • Insérez votre carte microSD dans votre ordinateur à l'aide d'un adaptateur.

L'interface de Etcher se compose de trois boutons :

Etcher-1.0.png
  • Cliquez sur Select image pour choisir l'image que vous avez téléchargée.
  • Cliquez sur Select drive pour choisir la carte sur laquelle l'image va être installée.
  • Enfin, le bouton Flash lance le processus.

Etcher vous affiche une notification lorsque l'opération est terminée. Retirez la carte et insérez-là dans l'Odroid XU4. Branchez ensuite l'Odroid et attendez le démarrage complet.

Premier démarrage[modifier | modifier le wikicode]