Introduire la biodiversité dans la construction et l'urbanisme/Étude architecturale/Critères d'implantation

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Implantation des bâtiments :[modifier | modifier le wikicode]

Orientation :[modifier | modifier le wikicode]

Densité :[modifier | modifier le wikicode]

Une densité élevée sur l’ensemble de la zone d’activité sera jugée comme la plus néfaste pour la prise en compte de la biodiversité étant donné que les espaces verts n’auront plus leur place ;

Une densité ponctuellement élevée sur le site permettra d’avoir des espaces verts de plus grande surface ;

Une densité faible de bâtiment sur l’ensemble du site permettra potentiellement une plus grande perméabilité pour les espèces, de par la présence d’un vaste réseau si des connections sont établies.


Considération des espaces verts :[modifier | modifier le wikicode]

=== Différents scénarios : === [1]

L’ensemble des espaces verts peut être structuré de différentes façons (Figure 8), en jouant sur les positionnements, les espacements, les surfaces, etc., formant ainsi différents types de réseaux d’habitats. La conception la plus aboutie combinera toutes ces façons d’aménager, pour offrir le maximum de possibilités d’habitats pour la biodiversité.

Scénario « Traditional » : Il s’agit de la situation actuelle de la plupart des ZA. Aucun aménagement n’est fait pour la biodiversité.

Scénario « Green roof » : L’aménagement environnemental est concentré sur les toitures végétales, permises par des bâtiments à toit plat.

Scénario « Eco-green » : Tous les espaces verts au sol sont aménagés pour renforcer la biodiversité : les pelouses sont remplacées par des prairies riches en fleur, des espèces natives et de valeur sont utilisées pour les arbres et arbustes, etc.

Scénario « Dynamic habitat » : Des parcelles d’espaces verts sont ponctuellement laissées au niveau de friche, prenant la forme de lots vacants entre les bâtiments.

Scénario « Stepping stone » : Une zone verte occupant 50% du site est gérer pour la biodiversité et ouverte au public. Sa grande taille lui permet de jouer le rôle de « stepping stone » dans le réseau écologique local.

Scénario « Eco-corridor » : Un corridor écologique traverse le site, afin de pleinement utiliser le potentiel des ZA péri-urbaines pour relier la biodiversité rurale et urbaine. Là où la route principale traverse le corridor, des passages pour la faune sont construits afin de limiter l’effet barrière de la route et la mortalité sur les animaux terrestres.


L’aptitude du terrain :[modifier | modifier le wikicode]

Pour le développement écologique d'un aménagement comprenant des constructions, une analyse profonde du site est la première étape essentielle. Cette analyse, menée à une micro-échelle à l’intérieur du site, et à une macro-échelle au voisinage du site, permettra de concevoir au mieux l'aménagement, en tirant profit des caractéristiques du site. Le respect de la topographie, des caractéristiques des sols, de la végétation et des corridors, des voies de drainage naturelles et des autres éléments sensibles du paysage permettront au mieux une conception écologique[2] L’outil à utiliser est la carte d’aptitude du terrain. Il s’agit d’une carte compilée de tous les éléments physiques et environnementaux issus des analyses faites sur le site. Elle montre pour quel usage chaque « morceau » du site est le plus adapté. Elle met en évidence les opportunités et les contraintes plus ou moins importantes selon les endroits. Elle permet ainsi de définir les parties du site adaptées à la construction, et celles qu’il est davantage souhaitable de préserver.

Exemple d’aptitude : le sol[modifier | modifier le wikicode]

Préserver la structure du sol existante et la topographie est impératif pour un développement écologique. Les facteurs pédologiques telles que l’aptitude du sol au drainage, l’aptitude à supporter des structures, l’aptitude pour l’agriculture, les prairies ou les boisements sont des points primordiaux pour déterminer l’utilisation du sol, l’implantation des bâtiments, les zones à usage spécifique[2]. Par exemple, il convient d’implanter la voierie selon la pente naturelle du site, afin de limiter le volume de terrassements à exporter hors du site, et de mieux l’inscrire dans le milieu paysager.

De plus, l’étude pédologique du site, en apportant des connaissances sur la structure, la granulométrie, l’acidité, l’humidité, ou encore la composition des sols, permet de choisir les meilleurs emplacements pour un gazon ou des zones en prairie. Il s’agit aussi d’anticiper sur la gestion : si un sol est pauvre pour les graminées habituellement semées en pelouse ou pour les espèces voulues en prairies, il faudra alors des traitements, des fertilisants, etc[3]

  1. Snep et al. (2006). How peri-urban areas can strengthen animal populations in cities: a modeling approach. Conservation biology, 345 - 355.
  2. 2,0 et 2,1 [Integrating and Applying Conservation Development Principles to Commercial Sites : A Business Park in Bristol, TN. Bristol, Chandler 2011]. Erreur de référence : Balise <ref> non valide ; le nom « Chandler,2011 » est défini plusieurs fois avec des contenus différents
  3. [Fiches méthodologiques de la démarche environnementale sur le parc paysager d'activités de Landacres. NPDC, France, 2006].