Introduire la biodiversité dans la construction et l'urbanisme/Compatibilité entre biodiversité, ville et habitat/Interactions entre les arbres et le bâti

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Certaines espèces « enrobent » spontanément les éléments durs du paysage, assez rapidement en zone tropicale.
Ici les structures-racines « épicormiques » enrobent d'anciens pilastres de briques, relique d'une installation minière d'Iriomote (Okinawa, Japon) ; il ne s'agit pas nécessairement de plantes grimpantes, ont voit ici des structures "descendantes" qui par anastomose forment rapidement une sorte de treilli.
Sur des murs fragiles ou vulnérables, il est utile de limiter la prise au vent des arbres (ici sur la Forbes Street de Kennedy Town à Hong-Kong)
L'arbre est parfois utilisé à l'intérieur d'un bâtiment, parfois directement plantées dans le vrai sol (ce qui permet de ne pas avoir à l'arroser si le sol est assez humide)

Selon l'essence et les circonstances considérées, l'arbre et en particulier l'arbre urbain peut interagir de manière positive, neutre ou négative avec son environnement construit. Outre les effets d'ombre portée et de rafraichissement ou adoucissement de l'air et des façades proches, l'élargissement du tronc de certaines essences peuvent littéralement englober ou pousser des objets urbains proches (mur, rambarde, poteau, etc).

Les racines de certaines espèces peuvent s'immiscer dans certains types de maçonnerie et dégrader certains mortiers. Elles peuvent aussi coloniser les tuyaux d'égouts mal étanchéifiés ou interagir avec des réseaux de tuyauteries ou câbles enterrés.
Il existe des feutres et autres systèmes anti-racines pour éviter ou limiter ces problèmes. Et de manière générale, les urbanistes cherchent à anticiper sur le risque que des arbres de taille importante et/ou à forte prise au vent puissent pousser sur des toitures, terrasses, sommets de murs, monuments, ou éléments architecturaux ou urbains vulnérables.
Les circonstances jouent un rôle important. Par exemple, le même arbre qui aura contribué à protéger et fixer une berge, un muret ou un talus durant des décennies à siècles pourra l'endommager si une tempête l'a déraciné.