Introduire la biodiversité dans la construction et l'urbanisme/Préalables ; principes généraux et transversaux/Principes écologiques de bases

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L'écologie (la science qui étudie les êtres vivants dans leur milieu et les interactions entre eux) repose sur quelques principes de base que l'architecte, le jardinier urbain, l'urbaniste et les habitants doivent prendre en compte s'ils souhaitent que la biodiversité puisse avoir une place pérenne dans les environnement qu'ils programment, construisent, renaturent ou gèrent.

Le terme écologie a pour origine le mot grec oikos (maison, habitat) et le mot logos (science) : c'est la science de la maison, de l'habitat. Appliqué au thème de l'introduction de la biodiversité dans le bâti et la construction.

Quelques grands concepts[modifier | modifier le wikicode]

L'environnement est à la fois le produit des espèces qui y vivent et la condition de leur vie ou survie. Cela vaut pour l’environnent construit par l'Homme (maison, quartier, ville, routes, ponts...).

Chaque espèce a des besoins vitaux particuliers, qui varient selon son environnement et la saisons, mais aussi selon le stade de développement de l'individu ou de sa communauté (dans le cas d'un superorganisme de type ruche ou fourmilière par exemple).

Il existe des relations prédateurs-proies et des interactions durables entre des espèces parasites et leurs hôtes. Certaines espèces jouent dans la nature un rôle particulier : ce sont espèces-clés, espèces-ingénieurs, espèces-facilitatrices. Dans l'environnement construit ou très anthropisé, elles sont généralement absentes ou présentes en nombre très réduit d'espèces et d'individus. Cependant, en imitant la nature, il est possible de favoriser leur épanouissement et qu'à leur tour elles favorisent d'autres espèces.

Pour leur présence durable ou passagère, il faut :

  • l'existence de propagules ; les espèces pionnières et certaines espèces facilitatrices vont accélérer et qualitativement doper les processus de renaturation, avec l'aide éventuellement de techniques de génie écologique
  • l'équivalent d'une trame verte et bleue fonctionnelle, s'étendant sur une surface suffisante (et écologiquement cohérente) et connectée aux réseaux écologiques voisins ou "supérieurs" (par exemple à une trame verte nationale, elle-même intégrée dans le réseau écologique paneuropéen en Europe)
  • un niveau suffisant de naturalité
  • les conditions de vie et donc les habitats nécessaires. Certaines espèces ne vivent qu'au cœur d'un habitat spécifique (boisé, humide, prairial, minéral, etc.) et d'autres sont au contraire des espèces de lisières (souvent plus banales et ubiquistes). La notion d'écotone (l'interface entre deux milieux) et la configuration ainsi que la taille des lieux ouverts à la biodiversité devraient donc être soigneusement étudiées et prises en compte

Principes plus généraux[modifier | modifier le wikicode]

Les bâtiments d'habitation ou d'entreprises sont des lieux où de l'eau, de l'énergie et de la nourriture et divers matériaux entrent et sortent (parfois sous forme de déchets). Le concept d'empreinte écologique offre un cadre pour ceux qui voudraient limiter leur empreinte sur la planète et les écosystèmes qui les entourent ou qui voudraient éventuellement, par des mesures conservatoires et compensatoires, tenter de rembourser leur dette écologique

Ces sujets sont abordés dans les chapitres qui suivent.