Inventer les territoires culturels de demain

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Introduction[modifier | modifier le wikicode]

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Les métiers de la culture doivent s’adapter à un nouveau contexte : tarissement des financements publics, évolution des pratiques, affirmation des territoires, transition numérique, contestation des valeurs culturelles établies, demande accrue de participation ou encore essor de l’économie collaborative et créative. Les changements en cours invitent à une évolution profonde des stratégies culturelles.

Pourquoi ce wikilivre ?[modifier | modifier le wikicode]

Ce wikilivre s'inscrit dans le cadre d'une formation continue proposée aux élus et aux professionnels du secteur culturel : le Cycle national "Inventer les territoires culturels de demain", proposé par l'Observatoire des politiques culturelles. Itinérant, il est organisé sous forme de 4 modules répartis entre avril et septembre 2016 à Grenoble, Berlin et Bruxelles. La formation a pour but d'améliorer les capacités d’adaptation et d’action des stagiaires.

Ce wikilivre est rédigé collectivement par les participants, tout au long de leur formation, dans une perspective exploratoire. Il a vocation à documenter les enjeux de transformation de l'action publique de la culture, en s'appuyant sur les contenus de la formation, les échanges entre participants et leurs expériences professionnelles.

Enjeux d'éducation et de diversité artistique et culturelle[modifier | modifier le wikicode]

«...C'est le challenge d'une nouvelle politique culturelle : prendre en compte tous les "citoyens" et tenter le débat public sur les valeurs en circulation. En finir une fois pour toutes avec cette idée qu'il y aurait des "non-publics de la culture" alors que dans les politiques culturelles, il n'y a que des "non-voyants" des diversités culturelles...» «...Il faut donc ouvrir, sans crainte de perte de valeur, les chantiers de la diversité pour favoriser des "identités à la fois plurielles, variées et dynamiques"(article 2 de la déclaration de 2001) et donner un rôle important aux expérimentations à dimension artistique, à l'émancipation culturelle et à la coopération entre les cultures...» Jean Michel LUCAS

Déclaration universelle de l'UNESCO Sur la diversité culturelle : http://portal.unesco.org/fr/ev.php-URL_ID=13179&URL_DO=DO_TOPIC&URL_SECTION=201.html

Enseignement artistique et culturel[modifier | modifier le wikicode]

"ART, CULTURE, ET ÉDUCATION : QUELS ENJEUX ?" Une contribution de Jean Gabriel CARASSO aux "Rencontres nationales des démarches éducatives dans les musiques actuelles" (Agen 2013) http://www.le-florida.org/wp-content/uploads/2014/01/RNDEMA.pdf

Initiation aux Technologies de l’Information et de la Communication[modifier | modifier le wikicode]

UN ARTICLE EXPLORANT CES QUESTIONS est consultable sur la page suivante :

Le multimédia buissonnier*

Témoignages sur les ateliers conduits par l’espace culture multimédia du centre Saint-Exupéry de Reims

Par Anne-Isabelle Vignaud, directrice du centre culturel Saint-Exupéry (de 1999 à 2009)

Enjeux pour les territoires : des territoires éloignés de l'offre culturelle[modifier | modifier le wikicode]

Préambule[modifier | modifier le wikicode]

En préambule, il semble pertinent de rappeler quel est le cadre territorial dans lequel s’inscrit l’offre culturelle aujourd’hui en France. Une importante réforme territoriale vient en effet de redessiner ce cadre.

Qu’appelle-t-on réforme territoriale ?[modifier | modifier le wikicode]

Il s’agit d’une série de réformes des collectivités territoriales françaises adoptées à partir de 2013 sous la présidence de François Hollande.

Cette série de réformes, également appelée « acte III de la décentralisation », avait pour objectifs principaux la simplification du « mille-feuille territorial », la clarification des compétences entre l’État et les collectivités territoriales ainsi que la réduction des charges publiques.

Elle s’articule autour de trois lois :

a/ La loi no 2014-58 du 27 janvier 2014 de modernisation de l'action publique territoriale et d'affirmation des métropoles, dite loi MAPTAM

b/ La loi no 2015-29 du 16 janvier 2015 relative à la délimitation des régions, aux élections régionales et départementales et modifiant le calendrier électoral 

c/  La loi no 2015-991 du 7 août 2015 portant nouvelle organisation territoriale de la République, dite loi NOTRe.

Les principaux changements apportés par la réforme territoriale[1][modifier | modifier le wikicode]

Loi MAPTAM[modifier | modifier le wikicode]

Clarification des conditions d’exercice de certaines compétences des collectivités territoriales en instaurant des chefs de file :

·        •La région pour : l’aménagement et le développement durable du territoire, le développement économique, le soutien de l’innovation,  l’internationalisation des entreprises, l’intermodalité et la complémentarité entre les modes de transports, le soutien à l’enseignement supérieur et à la recherche, la protection de la biodiversité, le climat, la qualité de l’air et l’énergie

·        •Le département pour : l’action sociale, le développement social et la contribution à la résorption de la précarité énergétique, l’autonomie des personnes, la solidarité des territoires

·        •La commune pour : la mobilité durable, l’organisation des services publics de proximité, l’aménagement de l’espace, le développement local

Création des métropoles, nouvelle catégorie d’Établissement Public de Coopération Intercommunale (EPCI)

·          •Critères : plus de 400 000 habitants contenus dans une aire urbaine de 650 000 habitants => Bordeaux, Grenoble, Lille, Nantes, Nice, Rennes, Rouen, Strasbourg et Toulouse + Brest et Montpellier

=> Statut particulier pour Paris, Lyon et Aix-Marseille-Provence

·          •Objectifs : affirmer le rôle des grandes agglomérations comme moteurs de la croissance et de l’attractivité du territoire ; associer plusieurs communes « au sein d’un espace de solidarité pour qu’elles élaborent et conduisent ensemble un projet d’aménagement et de développement économique, écologique, éducatif, culturel et social de leur territoire afin d’en améliorer la cohésion et la compétitivité et de concourir à un développement durable et solidaire du territoire régional »

·          •Nouvelles compétences pour les métropoles :

.Compétences transférées par les communes : protection et mise en valeur de l’environnement

.Compétences transférées de plein droit par les départements (2017) : insertion, aides aux jeunes et aux familles en difficulté, transport scolaire, gestion des routes, zones d’activités…

.Compétences transférées par l’Etat (sur leur demande) : le logement

.Développement des compétences tourisme, ZAC, police

Création des conférences territoriales de l’action publique (CTAP) : « chargées de favoriser un exercice concerté des compétences des collectivités territoriales (CT), elles peuvent débattre et rendre des avis sur tous les sujets relatifs à l’exercice de compétences et à la conduite de politiques publiques nécessitant une coordination ou une délégation de compétences entre CT »

·         •Les délégations de compétences communes / EPCI

·         •Les services communs, (fonctions supports des CT) : gestion du personnel, gestion administrative et financière, gestion informatique, expertise juridique, expertise fonctionnelle

·         •Les conditions de rationalisation et de coordination des interventions financières des CT (objectif réduire les financements croisés et simplifier les conditions d’attributions des subventions)

Loi relative à la délimitation des régions, aux élections régionales et départementales et modifiant le calendrier électoral

Passage de 22 régions à 13 régions : volonté de garantir une proximité et un fonctionnement plus efficace des services territoriaux de l’État

Loi NOTRe : vise à poursuivre la clarification des compétences des collectivités territoriales, renforce les régions et les intercommunalités, reconnaît la notion de droits culturels

Suppression de la clause de compétence générale pour les départements et les régions (rétablie en 2014 par la loi MAPTAM…) : les régions et départements ne peuvent donc agir que dans le cadre des compétences que la loi leur attribue

Principe de spécialisation des compétences des régions et des départements

Principe de compétences partagées maintenu pour les compétences ayant un caractère transversal. Ainsi « les compétences en matière de culture, de sport, de tourisme, de promotion des langues régionales et d’éducation populaire sont partagées entre les communes, les départements, les régions et les collectivités à statut particulier »

Possibilité d’une délégation de compétences pour l’instruction et l’octroi de subventions dans les domaines de compétences partagées, dans les sens descendant comme ascendant : de l’État vers une collectivité ou un EPCI, ou d’une collectivité vers l’État

Droits culturels : l’article 28 A de la loi reconnaît la notion de droits culturels "La responsabilité en matière culturelle est exercée conjointement par les collectivités territoriales et l'État dans le respect des droits culturels énoncés par la convention sur la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles du 20 octobre 2005. "

En synthèse, quelques enjeux et questionnements en matière d’impact pour l’offre culturelle[modifier | modifier le wikicode]

La culture a très peu focalisé les débats de la réforme territoriale : même si la notion de droits culturels est désormais reconnue par la loi, la culture est très peu revenue parmi les enjeux de la réforme territoriale alors même que la redistribution des compétences et la recomposition des territoires vont l’impacter fortement. Cet extrait d’un dossier de l’observatoire des politiques culturelles date de 2001 et semble toujours d’actualité :

« Comme l’ont remarqué tous les spécialistes du droit et des politiques culturels, les compétences imposées aux collectivités publiques (État et collectivités territoriales) par la loi ou les textes constitutionnels sont, en matière culturelle, peu nombreuses et limitées à des domaines très restreints.

[…]Le champ culturel se caractérise par l’imprécision de ses limites autant que par l’importance de l’initiative publique ou privée en la matière […][2]. » 

Près de 15 ans plus tard, Philippe Teillet, maître de conférences en science politique à Science Po Grenoble ne dit pas autre chose lors d’une intervention de mars 2015 auprès du Syndicat national des arts vivants (Synavi) de Lyon[3] : il pointe la faible présence des enjeux culturels dans les réformes territoriales depuis 1982, et le contraste fort entre le cadre législatif peu influent et l’implication élevée des collectivités territoriales dans le domaine culturel.

Des textes législatifs et réglementaires qui ne disent toujours quasiment rien en matière de compétences culturelles (seuls ajouts de la réforme : les nouvelles « vocations » des métropoles et leur compétence « construction, aménagement, entretien et fonctionnement d’équipements culturels, socioculturels, socio éducatifs et sportifs d’intérêt métropolitain », et la reconnaissance des droits culturels)

•La culture

→ ni une compétence facultative (cf article L 1111-2 CGCT « Les communes, les départements et les régions règlent par leurs délibérations les affaires de leur compétence. Ils concourent avec l’État à l'administration et à l'aménagement du territoire, au développement économique, social, sanitaire, culturel et scientifique, à la lutte contre les discriminations, à la promotion de l'égalité entre les femmes et les hommes ainsi qu'à la protection de l'environnement, à la lutte contre l'effet de serre par la maîtrise et l'utilisation rationnelle de l'énergie, et à l'amélioration du cadre de vie. »),

→ ni une compétence obligatoire (cf débats en vigueur sur ce sujet[4]) : quel statut ?

•Peu de compétences culturelles obligatoires : est-ce un danger ? Risque de repli des collectivités sur leurs dépenses et compétences obligatoires en raison du contexte budgétaire

•Compétences partagées = pas de compétences du tout?

La notion de droits culturels est reconnue par la loi, mais tout reste à faire : quels objectifs, quels contenus et quel sens donner à leur traduction concrète dans les propositions d’offre culturelle ?

Un renforcement des régions, des communautés et des métropoles qui  ancre la tendance à la translation progressive des compétences (et à terme des finances) de l’échelon de proximité à l’échelon supra. Ne va-t-on pas assister à un accroissement des inégalités culturelles entre les territoires, entraîné par une concentration des richesses autour des métropoles ?

Alors même que nous assistons à une concentration des compétences et des moyens sur les métropoles et les régions, comment l’action culturelle peut-elle agir en faveur d’une meilleure répartition des richesses sur le territoire ? Quelle place et quelle voix pour les territoires plus éloignés des échelons régionaux ou métropolitains ?

Problématique et enjeux[modifier | modifier le wikicode]

L'entrée territoriale nécessite de prendre en compte la diversité des situations. Les contextes historique, géographique et topographique (environnement montagneux, rural, insulaire, ...), économique et social doivent être considérés dans la réflexion d'un éventuel projet culturel de territoire.

Par ailleurs, certains territoires sont définis prioritaires par la loi :

- la politique de la ville Depuis le 1er janvier 2015, une nouvelle géographie des quartiers prioritaires de la politique de la ville est entrée en vigueur. Cette réforme a pour objectif de recentrer les efforts sur un nombre plus restreint de quartiers rencontrant les difficultés les plus importantes. Le critère retenu est le revenu des habitants. Les territoires retenus sont donc caractérisés par une forte concentration de pauvreté.

-milieu rural Un ensemble de communes est reconnu comme fragile et bénéficie à ce titre d'aides d'ordre fiscal ; ce sont les zones de revitalisation rurale (ZRR).

Les fragilités de ces territoires se traduisent dans le champ culturel (peu de structures culturelles implantées, faible irrigation des équipements métropolitains, ...).

Aussi, les questions de la présence artistique et de l'offre culturelle doivent être prises en compte dans les politiques publiques, notamment pour l'aménagement culturel des territoires.

Comment maintenir la présence artistique et l'offre culturelle sur le territoire ?[modifier | modifier le wikicode]

Des initiatives qui proposent des pistes de réponse :[modifier | modifier le wikicode]

Résidence d’artistes, future résidence territoriale, accès à la diffusion en milieu rural, ex d’acta, accès aux pratiques...[modifier | modifier le wikicode]

Résidences d'artistes. La mise en place de résidence d’artiste est une solution pour renforcer la présence artistique sur les territoires. Notons la circulaire du 8 juin 2016 du Ministère de la Culture* qui viendrait faciliter la mise en place de ce dispositif en renforçant non seulement "la présence artistique dans sa diversité mais aussi l’accès de tous aux œuvres, y compris dans les territoires éloignés des lieux de culture ». La ministre définit quatre sortes de résidences, la résidence « artiste en territoire » retient notre attention face à notre problématique. Celle-ci a comme objectif de s’inscrire dans le cadre d’une politique de développement culturel d’un territoire, « vise à mettre en relation la population et les différents acteurs de ce territoire avec le travail et l’esthétique de l’artiste, de la compagnie ou de l’ensemble ». Aujourd’hui les résidences se multiplient sur le territoire, les différents acteurs se familiarisent avec ce dispositif.

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Recyclart Une association bruxelloise qui "s’inspire de la ville qui l’entoure et laisse sa porte grande ouverte aux phénomènes urbains (qu’ils soient d’ordre culturel, sociaux ou économiques)." http://www.recyclart.be/fr/a-propos-de-recyclart/mission

Remédier au manque ou à la pauvreté des équipements[modifier | modifier le wikicode]

La mise en place de parcs de matériel commun sur des territoires, une solution pour les territoires ruraux ?

- exemple de parc scénique mutualisé au niveau départemental : http://culture.lozere.fr/acteur/le-parc-departemental-de-materiel-culturel.html

- une structure constituée de techniciens qui appuie des initiatives et propose des solutions techniques en Bourgogne : http://www.lequipetechnik.com/

- exemple du parc scénique mis en place par la région des Hauts-de-France http://www.picardie.fr/Le-parc-de-materiels-sceniques-et

- exemple du parc scénique mis en place par La Communauté de Communes du Lodévois

http://www.reseau-rural-languedoc-roussillon.eu/developper-territoires-avec-leader/projets-et-bonnes-pratiques/parc-itinerant-materiel-scenique

les + : mise en commun des équipements, baisse des coûts pour les communes, associations ou autres partenaires utilisant le parc pour la mise en place de rendez-vous culturels

les limites : quelle durabilité ? Quid de l’entretien et du renouvellement du parc de matériel ? Quelle pérennité puisqu’aucune de ces institutions n’a d’obligation en matière culturelle ?

Cette question est un enjeu pour les nouvelles collectivités élargies de la loi Le Notre ? Quels partenaires pour les accompagner dans ce processus : DRAC, institutions culturelles du territoire ?

Les dispositifs d’accompagnement des tutelles

-exemple : nouveaux dispositifs comme le plan d’action pour l’éducation aux arts et à la culture mis en place par la Région Rhône-Alpes – à la fois pour de l’aide à l’investissement et pour des projets de médiation culturelle

http://www.culturecommunication.gouv.fr/Regions/Drac-Auvergne-Rhone-Alpes/Focus/11-intercommunalites-rurales-s-engagent-dans-le-plan-d-action-pour-l-education-aux-arts-et-a-la-culture

les + : des moyens financiers

les limites : ce type de nouveau dispositif ne peut être efficient que s'il contient de nouveaux modes de coopération et non pas s'il est mené de façon descendante avec un cahier des charges mis en place par le bailleur de fonds sans prise en compte de la spécificité du territoire et des acteurs locaux, qu’ils soient culturels ou non.

Modes de coopération à inventer[modifier | modifier le wikicode]

●       Mise en réseau des acteurs culturels professionnels et politiques, fédération des forces vives du territoire.

Une démarche de concertation et de participation constitue une étape incontournable dans l’élaboration d’une politique culturelle. La complexité de cette démarche est accentuée par l’élargissement du périmètre d’intervention et du nombre d’acteurs ou d’opérateurs concernés. Les coopérations, contractualisations, expérimentations sont amenées à se développer entre collectivités et acteurs et plus seulement entre l’État et les pouvoirs locaux. Dans l’idée d’élaborer une politique culturelle concertée, il est indispensable de se connaître entre acteurs culturels et élus, d’instaurer un dialogue. Il s’agit de faire tomber les stéréotypes que chacun peut porter sur autrui ; chacun a son propre vocabulaire, il faut trouver les mots, éviter l’entre soi. Cela demande du temps.

Il s’agit de s’accorder sur une grammaire ou des vocabulaires communs, des observations, des diagnostics, des valeurs et des enjeux partagés.

Provoquer le dialogue, telle fut l’initiative d’élus et techniciens (de la plateforme régionale La Belle Saison en Provence-Alpes-Côte-d’Azur) Culture, Enfance, Jeunesse, Éducation des collectivités territoriales, artistes et opérateurs culturels de PACA le 2 mars 2016 lors de la rencontre « Enfant et l’artiste – Ensemble, écrivons demain ».

Durant cette journée (présentation jointe), l’objectif était d’engager avec élus et techniciens un véritable dialogue, partager actions, constats, visions et utopies afin de faire évoluer ensemble la politique culturelle en direction de l’enfance et de la jeunesse sur le territoire PACA. Un bilan chiffré de l’offre culturelle a été distribué, faisant ressortir, entre autres, la vitalité du réseau et l'inégalité territoriale de l'offre. Puis six projets « exemplaires » associant artiste, élu et lieu ont été présenté.

Parmi le public présent, 80 personnes environ, seule une dizaine d’élus ont répondu à l’appel. Aussi, afin de sensibiliser davantage d’élus, la deuxième étape est de prendre contact avec davantage d’élus. Chaque lieu va prendre rendez-vous avec un élu pour le solliciter afin qu’il devienne ressource.

Autre initiative à suivre dont le rapport sera publié d'ici 9 mois : l’Appel de Nantes lancé en janvier 2016 lors des BIS : 20 associations et réseaux de spectacle vivant ont ouvert un chantier sur 18 mois afin de porter une parole commune en travaillant aux enjeux d’une politique culturelle novatrice, alliant les compétences de chacun : compagnies, artistes, écoles, scènes conventionnées, scène nationale, lieux de musiques actuelles, … (Appel joint).

●         mise en réseau des acteurs culturels locaux (professionnels et amateurs) et des équipements (cf enjeu pour lecture publique),

●       Coopération entre structures culturelles, structures sociales et/ou d’animation : valorisation des médiateurs culturels, sensibilisation des travailleurs sociaux et des animateurs jeunesse à la médiation (ex formation Passeurs de culture avec la ville de Rennes)

●       Renouvellement du portage politique, formation (sensibilisation) des élus et des acteurs culturels, du champ social.

Pour exemple : une expérience de sensibilisation des élus et des acteurs culturels dans le Val-d’Oise.

Depuis plusieurs années le Festival théâtral du Val-d’Oise organise, en lien avec le CNFPT et le Conseil départemental du Val-d’Oise, un parcours de spectacles avec analyse critique pour les partenaires du Festival, professionnels et élus. La journaliste Anne Quentin accompagne traditionnellement cette journée qui se termine par un temps d'échange critique.

En juillet 2016, le Festival a voulu faire évoluer ces temps de rencontre entre élus et professionnels afin d’instaurer un échange et un débat autour des préoccupations de territoire, en lien avec les dernières réformes.

Il a été malheureusement impossible de trouver un intervenant, expert en politiques culturelles, disponible pour animer ce temps de rencontre le 19 juillet. Les différents intervenants potentiels n’étaient pas disponibles ou avaient déjà quitté Avignon après la semaine du 14 juillet traditionnellement dense en rencontres professionnelles.

Le « marathon » d’Avignon du 19 juillet a tout de même eu lieu autour de 4 spectacles du in et du off, un moment convivial d’échanges autour d’un repas, ceci avec 3 élus et 15 partenaires.

Le temps de sensibilisation, de « formation » est donc reporté pour Avignon 2017. Le Festival contactera aussi la FNCC afin de sensibiliser davantage d’élus et d’éventuellement faciliter leur venue en prenant en charge les frais.

Mobilité des publics[modifier | modifier le wikicode]

Mobilité : à la fois dans contexte urbain (QPV) et rural

●       nécessité d'accompagnement due à des causes pratiques (pas de véhicules, ...) + à des représentations ("lieux institutionnels ne sont pas pour nous", c'est loin, ...)

●       importance du relais et de l'engagement des travailleurs sociaux, à la fois en termes de connaissance des populations et donc des freins potentiels et de relation de confiance

●       Proposition de transports collectifs pour bénéficier de programmations hors du territoire de vie

- mise en place de plateforme de covoiturage :

Exemple : La Garance scène nationale de Cavaillon : http://www.lagarance.com/spip.php?page=covoiturage

- la facilitation de la venue en bus en milieu urbain

Exemple : Rennes métropole http://www.t-n-b.fr/upload/article/fichier/54fichier1.pdf?time=1444234874

●       Propositions de représentations en milieu rural dans des lieux non équipés 

- des compagnies itinérantes

Exemple : Cie du théâtre des chemins : http://www.theatredeschemins.org/

-         des programmations spécifiques

Exemple : Act’Art : http://www.actart77.com/

- de la programmation hors les murs pour les lieux culturels

Exemple : La Comédie itinérante : http://www.lacomedie.fr/index.php/fr/la-comedie-itinerante/c-est-quoi-l-itinerance

La mise en place de lieux associatifs culturels de proximité

De nombreux lieux associatifs voient le jour en territoire rural  ayant vocation à accueillir des artistes en résidence, à programmer des spectacles accompagnés de projet de médiation mais également d’être des lieux de convivialité, de rencontre et de citoyenneté.

Leur dynamisme repose beaucoup sur le bénévolat, ce qui est un réel atout pour impliquer les habitants mais aussi un frein sur la question de la pérennité de tel lieu sans professionnalisation d’une partie de l’équipe.

Exemple : La Saillante http://www.la-saillante.fr/projet/

Des lieux existants et ayant une activité autre, développent en leur sein un projet culturel, comme une auberge.

Exemple : La Jasserie du coq noir http://www.coq-noir.fr/coqnoirassociation.html

Information et communication sur l'offre culturelle[modifier | modifier le wikicode]

Est-elle suffisante ? Adaptée ? Accompagnée ? Bien dirigée? Questions à poser et reposer en fonction des enjeux et des contextes (peu d'accès internet, personnes en situation de handicap, problème de maîtrise de la langue française, illettrisme, ..

Atouts pour réussite[modifier | modifier le wikicode]

-rencontre humaine entre les équipes, qui se construit sur la durée

-objectifs partagés

-bonne connaissance du terrain, du réseau d'acteurs (fédérer les forces vives du territoire)

-ouverture d'esprit et respect des spécificités des partenaires

-travail de médiation

-réflexion sur le décloisonnement des champs artistiques et culturels

Enjeux des nouveaux modèles économiques de la culture[modifier | modifier le wikicode]

Introduction[modifier | modifier le wikicode]

Base documentaire

Dans ce paragraphe, reste à faire :

- mettre en place des liens pour les définitions, compléter les données chiffrées, lister des documents et des ouvrages vus pendant la formation, etc.

- ajouter des commentaires ou des notes sur les ouvrages (et cela pourrait être analysé par les intervenants de la formation surtout si on parle de leurs spécialités ou de leurs bouquins !)

La parabole des Tuileries ou pourquoi l'économie de la culture a ses propres règles[modifier | modifier le wikicode]

( video à mettre en place le lien Youtube (<iframe width="560" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/0E4awMcrLEk" frameborder="0" allowfullscreen></iframe> ) sur le site du journal Le Monde : )

Termes / Définitions sur l' écosystème de la culture :[modifier | modifier le wikicode]
  • Les 11 secteurs qui se répartissent la valeur ajoutée culturelle en France.
  • Les 9 marchés culturels et créatifs en France.
  • Activités spécifiquement culturelles et activités indirectement culturelles.
Termes économiques :[modifier | modifier le wikicode]
Termes associés :[modifier | modifier le wikicode]
  • La loi de Baumol.
  • Cluster industries culturelles et créatives.
  • Externalité positive.
  • Effet multiplicateur de l'investissement culturel.
  • Droits d'auteurs, copyright.
  • Licence creative commons.
  • Copyleft.
Termes de l'économie numérique :[modifier | modifier le wikicode]
  • Biens matériels et biens immatériels.
  • Coût marginal nul.
  • Crowdfunding, Crowdsourcing.
Termes de débats :[modifier | modifier le wikicode]

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Chiffres-clefs :[modifier | modifier le wikicode]
Économie et culture :[modifier | modifier le wikicode]
  • PIB en France en 2012 : 2091 Md€.[5]
  • Poids économique en valeur ajoutée de la culture en France en 2012 : 57,8 Md€ dont 44,5 Md€ d’activités spécifiquement culturelles et 13,3 Md€ d’activités indirectement culturelles.
  • L’apport de la culture à l’économie de la France en 2012 : 104,5 Md€ (valeur ajoutée + activités induites pour les autre secteurs de l'économie).
  • La production marchande de la culturelle en France en 2011 : 111,7 Md€.
  • La production non marchande de la culture en France en 2011 : 14,0 Md€.
  • Intervention de l’État en faveur de la culture (accompagnateur, acteur et acheteur) en 2012 : 13,9 Md€ dont 9,3 Md€ ont un effet sur l’économie de la culture.
  • Intervention des collectivités territoriales : 7,6 Md€ dont une part en dotations de l'Etat. 
  • Budget 2016 du ministère de la Culture et de la Communication en 2016  : 7,3 Md€ ( +2.3% par rapport à 2015 ) dont 2.8 Md€ pour la culture, la recherche culturelle, les aides à la lecture et aux industries culturelles et 3,9 Md€ pour l' audiovisuel public.  
  • Emplois en France en 2010 : 26 700 000 actifs.  
  • Emplois directs et indirects engendrés par les activités culturelles en France en 2010 : 670 000 actifs soit 2.5 % de l'emploi en France.
  • Emplois de type culturel dans une entreprise culturelle ou non en 2010 : 870 000 actifs (dont 100 000 emplois indirectement culturels) soit 3,5 % de l'emploi en France.
Chiffres-clefs du spectacle vivant :[modifier | modifier le wikicode]
  • Poids économique en valeur ajoutée du spectacle vivant en France en 2012 :
  • Production de l'ensemble du spectacle vivant en 2013 : 7,98 Md€ milliards d'euros.
  • Emplois directs et indirects engendrés par le spectacle vivant en 2013 : 235 200 emplois (dont 70 % intermittents).

Textes[modifier | modifier le wikicode]

Supranationaux[modifier | modifier le wikicode]
Organismes public[modifier | modifier le wikicode]
Associations[modifier | modifier le wikicode]
Agences et cabinets de conseils[modifier | modifier le wikicode]
Presse et blogs d'opinions[modifier | modifier le wikicode]

Ouvrages de référence[modifier | modifier le wikicode]

  • " Bruits " par Jacques Attali (1977).
  • " Politique Culturelle : la fin d'un mythe " par Jean-Michel Djian (2005).
  • " Internet : une séisme dans la culture ? " par Marc le Glatin (2007).
  • " L’économie de la culture " par Françoise Benhamou (2008).
  • " Un nouveau référentiel pour la culture ? " par Philippe Henry (2014).
  • " Politique culturelle, fin de partie ou nouvelle saison ? " par Francoise Benhamou (2015).

Ouvrages conseillés durant le cycle National 2016[modifier | modifier le wikicode]

Contenus multimédia[modifier | modifier le wikicode]

  • Les journées de La Scène :
  1. Intervention de Philippe Henry : Pour un diagnostic problématisé de la situation du spectacle vivant en France (2014).

Structures culturelles rencontrées ou présentée pendant le cycle national de 2016[modifier | modifier le wikicode]

Commentaire Scoop[modifier | modifier le wikicode]

les CAE culture / coopérer pour entreprendre dans la culture[modifier | modifier le wikicode]

Les CAE (culture) – coopératives d’activité et d’emploi,

Les premières coopératives d’activité et d’emploi dites généralistes voient le jour dans les années 1990. La première, créée à Lyon en 1995, permet d’expérimenter une nouvelle forme d’entrepreneuriat qui se propose : de rompre l’isolement des porteurs de projets, de sécuriser leur activité en s’appuyant sur une structure juridique déjà existante et outillée, de coopérer.

Art’en réel http://artenreel.com/, la première CAE Culture voit le jour en 2004 à Strasbourg. Elle applique les principes expérimentés par le modèle CAE à l’écosystème particulier de la culture, qui fait l’objet de nombreuses particularités sur le plan juridique notamment.

Stéphane Bossuet, gérant et fondateur d’Artenréel, décrit la structure de la façon suivante : «Artenréel, conjonction de l’art et du temps face à la complexité du réel... Un fil discret mais obstiné tisse le lien entre ces trois dimensions et ouvre la voie à la coopération».

Il existe d’autres types de CAE thématiques dans les domaines du bâtiment, des services à la personne,

Un réseau solidaire :

Les CAE sont réunies au sein du réseau national «Coopérer pour entreprendre» http://www.cooperer.coop/ Ce réseau regroupe 74 CAE, engendre un chiffre d’affaire cumulé de 70 millions d’euros et compte 7 000 « entrepreneurs salariés ».

Un statut encadré par la loi :

Le statut d’« entrepreneur salarié » est encadré par la loi ESS (du 31 juillet 2014) https://www.legifrance.gouv.fr/eli/decret/2015/10/27/ETSD1514784D/jo/texte

Ce statut permet aux bénéficiaires de perçoir un salaire (résultant de leur activité), de la couverture sociale d’un salarié classique, de services de gestion mutualisés et d’un encadrement renforcé pour développer leurs compétences. Après une période de 2 ans, les entrepreneurs salariés qui souhaitent continuer à bénéficier des services de la CAE doivent devenir sociétaires.

Gouvernance :

Les CAE sont des Scop (sociétés coopératives et participatives) dirigées par un gérant élu par l’assemblée générale et constituées de sociétaires et d’entrepreneurs salariés. http://www.les-scop.coop/sites/fr/

Outils et services :

Les CAE s’appuient sur des principes de mutualisation de services (administratif, social, agréments, etc), facilitent la coopération entre les entrepreneurs et proposent des temps collectifs sous forme d’ateliers ou de réunions d’information.

L’intégration à la CAE se fait en 3 temps :

1-    Participation à une réunion d’information collective (où sont présentées les valeurs et les modalités de fonctionnement de la structure)

2-    Rdv individuel avec un chargé de mission de la CAE

3-    Démarrage pour une période de test et signature d’un contrat d'appui au projet d'entreprise (Cape) https://www.service-public.fr/particuliers/vosdroits/F11299

Fonctionnement :

Les CAE s’appuient sur des principes de mutualisation de services (administratif, social, agréments), facilitent la coopération entre les entrepreneurs (actions collectives, réponses groupées à des appels d’offre) et proposent un encadrement prenant différentes formes (ateliers thématiques : commercialisation, communication, etc). En contrepartie de l’offre de service proposée, les entrepreneurs contribuent à hauteur de 10% de leur marge brute (ou chiffre d’affaire). Le modèle économique des CAE résulte du chiffre d’affaire réalisé par les entrepreneurs (très majoritairement). Des aides publiques (région, FSE, département) participent à l’allégement des charges fixes de la structure et parfois à la mise en œuvre de projets.

Particularités des CAE Culture :

Les CAE Culture permettent à des porteurs de projets, artistes d’exercer la « pluriactivité » et de facturer leurs prestations en toute légalité. Bien qu’un entrepreneur salarié ne puisse pas être rémunéré par la CAE sous forme de cachet intermittent, la CAE peut rémunérer des ?????????? manque un mot

Actuellement on dénombre 7 CAE Culture (certaines ayant créé des établissements secondaires et/ou étant implantées sur plusieurs sites). Elles sont basées en Alsace-Lorraine (Strasbourg, Mulhouse : Artenréel http://artenreel.com/, #), Centre (Orléans, Artefacts http://artefacts.coop/), Pays de la Loire (Oz, www.oz-coop.fr Angers, St-Nazaire), Bretagne (Brest, Quimper), Ile de France (Paris, Clara, Clara bis http://www.cae-clara.fr/ ), Auvergne Rhône-Alpes (Clermont-Fd, Appuy Culture http://appuy-culture.fr/ ), Aquitaine, Poitou-Charentes, Limousin (Poitiers, Consortium http://www.consortium-prod.fr/ )

http://www.cooperer.coop/?geodir_search=1&stype=gd_place&s=+&snear=&sgeodir_grande_region%5B%5D=&sgd_placecategory%5B%5D=17&sgeo_lat=&sgeo_lon=

Le cas de la création de la CAE Appuy Culture à Clermont-Ferrand :[modifier | modifier le wikicode]

A partir de 2008, sous l’impulsion du TRANSFO, la région Auvergne a accompagné le développement des industries culturelles via la mise en place d’outils et de dispositifs de financements pour soutenir la création d’entreprises de services au bénéfice des artistes.

Une trentaine d’entreprises culturelles ont vu le jour entre 2008 et 2012, présentant pour la plupart des caractéristiques similaires : faible capitalisation,  difficultés à concilier une approche artistique et entrepreneuriale, difficulté à accéder au financement bancaire. De la même façon, certains porteurs de projets avec une offre de service intéressante ne sont pas allés jusqu’à la création d’entreprises, pour diverses raisons.

Faisant le même constat le TRANSFO, agence régionale de développement culturel, et Appuy Créateurs, CAE généraliste on souhaité combiner leurs compétences pour proposer une « marche / étape intermédiaire » entre démarche entrepreneuriale et création d’entreprise.

La mise en œuvre d’un département culture au sein de la CAE Appuy créateur s’est faite en 3 étapes :

1-    Identification des problématiques liées à l’entrepreneuriat culturel, visite d‘étude et essaimage via Artenréel

2-    Expérimentation de l’action avec pour objectif d’accompagner 15 entrepreneurs salariés dans le champ artistique et culturel et recrutement d’une chargée de mission

3-    Validation de l’action après 12 mois d’expérimentation par le comité de pilotage (collectivités, Caisse des dépôts, Dirrecte, Appuy Créateurs, LE TRANSFO) et l’AG de la CAE

En 2016, le département culture de la CAE compte une cinquantaine d’entrepreneurs salariés issus de divers secteurs : arts plastiques, photo, artisanat d’art, audiovisuel, spectacle vivant, design. Le département culture est complétement intégré au sein de la CAE (qui compte environ 180 entrepreneurs, 100 ETP) et profite pleinement de l’expérience et de la solidité de la structure (équipe d’encadrants, capacité financière, réputation, réseau). Sur certains territoires, des CAE Culture ex nihilo ont été constituées, interrogeant très vite la capacité à mettre en œuvre un modèle économique pérenne.

La création d’un département au sein d’une CAE généraliste au modèle économique stabilisé (la CAE engenre un chiffre d’affaire supérieur à 3 M€) donne la possibilité à l’activité culture de procéder à une progression par pallier.

Par ailleurs, la très grande diversité des entrepreneurs facilite les échanges et les collaborations entre les entrepreneurs culturels et les autres (consultants dans les domaines de la santé, de l’environnement, des TIC, formateurs, prestataires en communication, etc).

Les entrepreneurs salariés culturels, quelques profils parmi les 50 : A, designer d’espaces, graphiste, home staging ; B, attaché de presse ; C, service de catering et de restauration itinérant ; D, ateliers ludiques autour des musiques actuelles pour les enfants et adolescents, conférences sonores ; E, animatrice, conteuse, formatrice ; F, rédactrice, écrivain      

Ressources annexes :

http://www.alternatives-economiques.fr/les-cooperatives-d-activites-et-d-emploi_fr_art_350_27917.html

http://www.cooperer.coop/

Enjeux des publics[modifier | modifier le wikicode]

Élargissement des publics[modifier | modifier le wikicode]

Pourquoi est-il aujourd'hui nécessaire d'élargir les publics ?[modifier | modifier le wikicode]

  • Éléments de contexte : constat d'échec, état des lieux post démocratisation culturelle

Le ministère des Affaires culturelles créé en 1959 avait pour principale mission de "rendre accessible au plus grand nombre les œuvres capitales de l'humanité et de la France". Cela constituait le fondement principal de la démocratisation culturelle. Aujourd'hui, il est facile de constater que la rencontre entre les œuvres et les publics n'est pas devenue une évidence et que les inégalités d'accès à l'art et la culture sont toujours très fortes. La démocratisation de la culture a rendu possible le développement de l'aménagement culturel des territoires ainsi que le développement de l'offre artistique. Mais comme le souligne Olivier Donnat dans son article "En finir (vraiment) avec la démocratisation de la culture)" le fait de développer l'offre culturelle (soutien à la création, mise en valeur du patrimoine, création d'équipement...) n'a pas mécaniquement pour effet de développer la demande. Ainsi le développement culturel mis en place par les politiques culturelles de démocratisation n'a pas eu pour effet d'élargir et de diversifier les publics. On constate aujourd'hui que le public est "toujours le même", et que le désir de culture reste réservé à une partie de la population.

Selon Joëlle Zask (La revue NECTART n°3), l'échec de la démocratisation réside dans l'objectif "d'amener" les publics vers les trésors culturels de leurs pays légitimés par l'expertise des spécialistes. Puis par la suite, avec l'objectif de la tendance plus populiste de mettre l'art à la portée des masses. Ces deux objectifs, élitistes ou populistes, excluent les publics d'une participation à leur propre expérience esthétique. Les publics sont placés comme des "destinataires passifs", en cela, on ne peut pas parler de "démocratie culturelle".

  • Définition des publics éloignés. Éloignés de quoi ?

Il semble important de garder une vision élargie et inclusive des publics éloignés et de ne pas se tromper de posture vis-à-vis de ceux pour qui nous pensons travailler. Si le développement de l’offre n’a pas permis d’augmenter la demande, il faut remettre en cause cette approche. Toute personne s'étant dit un jour que telle ou telle activité culturelle « n'était pas pour elle » est un public éloigné, quels que soient sa classe sociale, son revenu, sa situation géographie ou sa CSP. Un jeune dit « de banlieue » est-il plus éloigné de « la culture » qu’un professeur d’histoire-géographie ne fréquentant pas d’établissement culturel en dehors des monuments historiques ?

  • Une mission de service public. Le droit humain à la culture.

Face au constat d’échec précédemment décrit, il est primordial de se poser les bonnes questions. Les barrières ne sont pas uniquement sociales, économiques, géographiques. Elles sont aussi psychologiques. Se rappeler que notre travail ne concerne que 15% de la population, c'est un constat d'échec. Si les salles sont pleines, si les équipements culturels sont fréquentés, ils le sont d'une petite partie de la population qui est très avide  d'offre culturelle. Doit-on s'en contenter ou doit-on "forcer" l'intérêt d'autrui pour des activités culturelles dont il pense ne pas avoir besoin ? N’y a-t-il pas une forme de condescendance à vouloir apporter un peu de Culture venant d’en haut aux gens d’en bas ? Il faut appréhender la culture autrement.

Le fait est qu’au-delà du plaisir qui découle de s’extasier devant une œuvre, cela contribue non seulement au développement de chacun, mais à notre capacité à notre épanouissement, à notre engagement dans la société et au « bien vivre-ensemble ».

La culture favorise l’ouverture d'esprit et l’ouverture sur autrui, d'autant plus dans le contexte actuel où la peur de l'autre, de l'inconnu et la méconnaissance poussent à l'intolérance, au repli sur soi et au rejet, voire à la recherche d'idéaux que seules des personnes mal intentionnées sont capables de donner.

Doit-on penser que favoriser l'accès à la culture règlerait tous nos problèmes sociétaux ? Ce serait mettre trop de pression sur elle, mais ce qui est sûr, c'est qu'elle fait largement partie des solutions.

Définition du terme « culture » selon la déclaration de Fribourg : « le terme « culture » recouvre les valeurs, les croyances, les convictions, les langues, les savoirs et les arts, les traditions, institutions et modes de vie par lesquels une personne ou un groupe exprime son humanité et les significations qu'il donne à son existence et à son développement » (Art. .)3

Reprenons les mots de Patrick Meyer-Bish : Il va de soi que nous ne prenons pas la culture ici en un sens seulement sectoriel (les beaux arts et les patrimoines) mais au sens anthropologique. Notre culture est personnelle, elle est notre peau intime et sociale, notre capacité de contact et de présence. Elle est la ressource de notre liberté intérieure, là où nous concevons du sens et investissons la foi qu’il requiert. Elle est un capital, une richesse personnelle et sociale indispensable à tout enrichissement. L’homme pauvre en culture n’est pas seulement privé de biens qualifiés de « culturels » (éducation de base, arts, sciences, savoirs pratiques,…) à côté d’autres biens dont il est éventuellement aussi privé (nourriture, logement,..) ; c’est plus grave, il est démuni de liens, et ses tentatives pour se lier, en premier pour vivre le droit à la famille, sont très souvent humiliées, méprisées et empêchées.

Selon cette acception, une activité culturelle touche aussi bien l’intimité des personnes, que celle du lien social. Cette perspective a l’avantage de ne plus considérer les cultures comme des entités au-delà des personnes et les incluant. Ce sont les personnes qui sont considérées au sein de milieux culturels vivants, à formes variables, mixtes et changeantes. Réduire le facteur culturel dans les processus d’exclusion sociale à une question d’accès aux ressources culturelles ne correspond pas à la logique d’un droit de l’homme : celle-ci implique toutes les dimensions de la participation.

Les initiatives et nouvelles postures en faveur de l'élargissement des publics[modifier | modifier le wikicode]

  • Élargissement des publics par la pratique - démarche participative

Jérôme Binet, "L'important c'est de participer reste à savoir comment?"[6]

Dans cet article, Jérôme Binet distingue différentes formes participatives du public à des propositions artistiques et culturelles : les performances participatives (relation descendante de l'artiste vers les participants), les collectes de récits-clés (forme artistique basée sur la collecte de témoignages), les épopées épatantes (mobilisation des artistes auprès d'un public identifié et d'espaces identifiés).

En effet, il existe aujourd'hui un grand nombre d'artistes qui développent des formes artistiques incluant la participation du public à la réalisation du projet.

C'est le cas du chorégraphe David Rolland, qui a monté le spectacle de danse Les Lecteurs mettant en scène le public en direct, à l'aide de petits livrets distribués à l'ensemble des participants. Les spectateurs assistent au spectacle qu'ils sont eux même en train de réaliser. On peut considérer (même si tout est écrit et bien précisé) que chaque représentation de ce spectacle ressemble au public qui le compose et se renouvelle à chaque représentation. Ce spectacle est une performance participative même si, bien évidemment, il est très dirigé.

Avec ses Confidences sonores, Jean-Louis Le Vallégant, donne un bon exemple de forme artistique qui cette fois prend sa source et se nourrit du récit des populations. De la parole collectée auprès de personnes rencontrées sur un territoire, l'artiste construit un récit collectif qui se transformera ensuite en récit sonore.

Les expériences menées par le metteur en scène de théâtre, Didier Ruiz sont également des illustrations intéressantes de démarches participatives. Avec son projet "2013 comme possible", il met en scène des adolescents qui prennent la parole pour nous raconter leur perception du monde: les sensations, les peurs, la famille, le travail, l'amour... Ce projet a vu le jour dans plusieurs villes en France et en Europe, chaque fois avec des groupes d'adolescents différents. Le spectacle s'écrit différemment à chaque fois, et la participation volontaire des adolescents est la condition de la réalisation de ce projet.

  • Élargissement des publics par l'usage des espaces publics et hors les murs (Présentation d'exemples - Nantes)
  • Élargissement des publics par les démarches pluridisciplinaires :

Le renouveau des lieux de culture peut être un réel facteur d’ouverture et d’élargissement des publics à la fois de par la conception architecturale des lieux que du choix de leur implantation géographique, des services que la population peut y trouver et du projet défendu par l’équipe qui l’anime.

En France, à Strasbourg le Shadock se définit comme « un espace de partage, de découverte et d’expérimentation ouvert à tous ». Situé sur l’îlot Malraux et tourné vers le quartier des Deux Rives ,   cet espace de 2 000 m² sur 3 étages, ouvert depuis 1 an,  est le résultat d’une réflexion globale sur les besoins d’adaptation de la ville  à la révolution numérique et aux nécessaires transformations de la cité qui en découlent. Espace d’expérimentation de nouveaux outils numériques, le Shadock dispose d’un fablab, d’un espace de coworking, d’un bar convivial et d’un salon ouvert du mercredi au samedi et un dimanche sur 2. Lieu collaboratif, il propose une programmation partagée que l’équipe du lieu monte avec des associations de la ville, des acteurs culturels et un comité de pilotage qui propose des orientations pour le choix de la programmation.  

Au cours de sa première année d’existence,  le Shadock a accueilli 84 projets dont le festival numérique Ososphère :www.artefact.org/lososphere pour une fréquentation d’environ 20 000 visiteurs. Du fait de sa multiplicité « d’entrées » possibles, espaces conviviaux, espaces de travail, résidences d’artistes ouvertes au public, utilisation du fablab par les élèves des écoles du quartiers, des étudiants et des professionnels, lieux de concerts... le Shadock accueille une population plurielle qui y trouve parfois ce qu’elle ne vient pas forcément chercher au départ.

Le Shadock : www.shadok.strasbourg.eu/

Autre lieu pluridisciplinaire qui a réussi le pari de mixer son public en pratiquant la pluridisciplinarité : Le centquatre-Paris.

Il offre un lieu de vie, de travail, de création artistique et de diffusion de spectacles où une population d’âges, d’origines et de conditions différentes : se croise, se rencontre autour d’activités diverses. « Pensé comme une véritable plate-forme collaborative, il donne accès à l’ensemble des arts actuels, au travers d’une programmation résolument populaire, contemporaine et exigeante. Lieu de vie atypique jalonné de boutiques, il offre également des espaces aux pratiques artistiques libres et à la petite enfance. Pour les startups qui intègrent son incubateur, il constitue un territoire d’expérimentation unique, à la croisée de l’art et de l’innovation. »

Le Centquatre- Paris : www .104.fr

Le Cent Quatre est statutairement un Établissement public à caractère industriel et commercial de coopération culturelle. Le projet consiste à inviter des artistes de toutes disciplines à venir réaliser des œuvres en ouvrant régulièrement au public les portes de leurs ateliers pour montrer le cheminement de l'art. Associée à la réhabilitation profonde du quartier (ouverture des Jardins d'Éole), l'implantation d'un équipement culturel revendiquera un rayonnement international qui pourra apporter une réelle plus-value sociale pour les habitants du quartier, tout en essayant de maintenir une mixité sociale..

Mais du chemin reste à faire : En dépit d'une importante subvention de 8 millions d'euros par an, sur un budget de 12 millions de la part de la Ville de Paris, le Cent Quatre n'a pas été capable de trouver son public11,12,13Telerama dénonce une « vision naïve et coûteuse de la culture » et un « anti-musée » qui n'était « qu'une chimère »14. Les Inrocks constatent l'échec de l'ambition de départ de désenclaver le quartier, notant le vide de l'établissement, « sans vraiment de public et sans lien avec le quartier »

  • Élargissement des publics grâce à la transversalité - le croisement des secteurs professionnels. Il est également intéressant d'imaginer l’élargissement des publics par leur métissage. Entendons par là décloisonner les esthétiques, disciplines et couleurs, surprendre le public. Un festival de musique sur le thème du blues peut très bien, par exemple, programmer une pièce de théâtre sur la traite négrière, une exposition avec les planches de la BD « Love in Vain » sur Robert Johnson, une projection du film O’Brothers des frères Cohen et une conférence en milieu scolaire sur l’apport du blues dans les chansons de Justin Bieber et une autre sur le rôle de la musique dans les conflits sociaux, du blues au hip hop. De ce fait, autour d’une thématique il est possible de susciter de la curiosité (ce qui est, rappelons-le, l’essence même de la mission de la démocratisation culturelle) de publics n’ayant pas pas l’habitude de fréquenter expositions ou conférences, voire de se fréquenter.
  • Élargissement des public par les démarches participatives et citoyennes

Dans son introduction au rapport d’étude de 2015 : « Elargir la participation à la vie culturelle : expériences françaises et étrangère » de l’observatoire des politiques culturelles, Jean-Pierre Saez affirme : «  La notion de participation est moins limitative que celle d’accès à la culture qui présuppose une séparation nette entre une offre et un public, une conception surplomblante de la culture par rapport à ses usagers ».

Dans un contexte sociétal ou se développent de plus en plus de démarches citoyennes participatives, la culture est un secteur mutant permettant ce type d’expérimentation.  Avec la prise en compte de la notion de Droits Culturels par nos institutions, la population devient inspirante, c’est de sa composition culturelle, de ses besoins et de ses envies qu’un projet doit naître.

La Belgique francophone a bien pris en compte cette évolution et ce besoin démocratique capital en matière de culture. L’expérience des centres culturels francophones illustre cette démarche.

Luc Carton écrit dans son intervention « De l’éducation permanente aux droits culturels : enjeux démocratiques et mise en œuvre institutionnelle » du 11 mai 2016 à Bruxelles (session du cycle national) : « ...il émerge une nouvelle génération de pratiques collectives de la culture, soulignant l’ardente nécessité de politiques publiques de la culture capables de les soutenir et de leur donner une ampleur et une résonnance à la mesure de l’échelle des enjeux contemporains. Le décret du 21 novembre 2013 sur les centres culturels, en Belgique francophone, nous paraît l’un des précurseurs de ces nouvelles politiques publiques où « la culture » se définit comme dimension transversale de l’ensemble des politiques publiques, à l’échelle territoriale.

Centres culturels francophones : www.centresculturels.cfwb.be/index.php?id=6103

Il existe 115 centres culturels francophones

Situé dans le quartier Saint Gilles de Bruxelles le Centre Culturel Jacques Franck expérimente depuis plusieurs années le recentrage de son projet sur les besoins, envies, des différentes populations qui entourent géographiquement le centre.

L'exemple des tiers-lieux[modifier | modifier le wikicode]

/ Martine Mollet

C’est le sociologue américain Ray Oldenburg qui a introduit en 1989 la notion de tiers-lieu. Il s’intéressait à la naissance de nouveaux lieux, accessibles entre le domicile et le travail, adaptés à un style de vie urbain.

Ce concept de bibliothèque troisième lieu a connu un fort développement en Angleterre et dans les pays nordiques. Il est apparu récemment en France, dans les débats d’abord, puis s’est concrétisé dans de nombreuses réalisations tant en lecture publique qu’en milieu universitaire.

C’est dans le contexte de la montée de l'internet et de la diversification des usages que les bibliothèques publiques et universitaires ont traversé une crise identitaire et ont tenté de redéfinir leurs missions. Et c’est autour du modèle de la bibliothèque troisième lieu qui s’apparente à un lieu de vie qui fédère ses usagers autour de projets culturels et sociaux, que s’est reconstruite une nouvelle offre. L’offre de livres est alors élargie à des services novateurs qui s’inscrivent dans le mode conceptuel de l’univers « marchand ».

Les Pays-Bas ont été les premiers lieux d’expérimentation de ce genre nouveau, ont suivi le Royaume-Uni, les États-Unis, les pays nordiques, où les bibliothèques se sont transformées en « centres de la vie culturelle de proximité ».

Peut-on encore parler de bibliothèques ? En quoi ce modèle peut-il constituer une voie pour l’avenir ? Est–il reproductible en France ?

Selon Bruno Maresca, sociologue, les médiathèques françaises n’ont pas les mêmes traditions conceptuelles et elles devront d’abord parachever leur  émancipation d’un modèle plus élitiste. S’il importe d’associer les usagers au fonctionnement, voire à la conception de la bibliothèque, de les engager dans la vie de l’établissement, il ne s’agit pas non plus de leur proposer exactement ce qu’ils désirent, elles doivent conserver leur rôle « d’architectes de l’information ». Elles doivent pouvoir contribuer à éclairer la complexité du monde, à tisser des liens intelligibles, sans pour autant imposer un sens. A l’image des « Idea Stores », apparues à Londres en 1999, de nouveaux types de bibliothèques ouvertes sept jours sur sept, en libre-service, avec crèche et café, combinant services de rencontres et de loisirs, les bibliothèques « troisièmes lieux » françaises se définissent avant tout comme des établissements centrés sur les besoins de leurs usagers, où usagers et bibliothécaires interagissent en bonne intelligence.

Mais devenir des lieux attractifs, être plus en phase avec les pratiques des usagers ne doit pas leur faire renoncer à diffuser et recommander des contenus exigeants. Le lieu bibliothèque et les services qu’il propose reposent sur un plus juste équilibre entre collections et publics. Les « services » ont une fonction de médiation de la sélection documentaire faite par les bibliothécaires, l’action culturelle et les partenariats sont des éléments de médiation,  des moyens pour atteindre les objectifs poursuivis, ceux de contribuer à la formation initiale et continue.

Ce qu’on appelle action culturelle est un élément parmi d’autres de l’activité de médiation, parmi les bibliographies papiers, les contenus/services numériques à développer ET l’aménagement du bâtiment qu’est la bibliothèque, aujourd’hui beaucoup plus accueillante et confortable.

Les formes de médiation proposées, qu’elles soient numériques et/ou physiques, contribuent à apporter une réponse aux interrogations des usagers d’une bibliothèque qui devient un lieu de vie mais sans oublier la relation aux savoirs.

On peut trouver des exemples de ce nouveau modèle dans les articles ci-dessous.

Quelques exemples en lecture publique :

http://www.lagazettedescommunes.com/417841/la-bibliotheque-troisieme-lieu-permet-de-tisser-du-lien-social/

http://www.rue89lyon.fr/2014/08/18/jeux-videos-cafe-restau-et-ambiance-cosy-la-bibliotheque-deviendra-un-troisieme-lieu/

http://www.enssib.fr/recherche/enssiblab/les-billets-denssiblab/makerspace-tiers-lieux-fabrication-innovation-bibliotheque

http://movilab.org/index.php?title=D%C3%A9finition_des_Tiers_Lieux

http://www.parcoursnumeriques.net/articles/actualites/espaces-numeriques-et-tiers-lieu-amorce-dune-reflexion

Quelques exemples dans les universités

http://adbu.fr/hein-quoi-un-fab-lab-dans-une-bu/

http://www.letudiant.fr/educpros/entretiens/pas-besoin-de-technologie-dernier-cri-pour-innover.html

http://www.aerospace-valley.com/sites/default/files/documents/news/le_catalyseur.pdf

https://www.google.fr/?client=firefox-b#q=tiers+lieux+et+universit%C3%A9&gfe_rd=cr

http://www.cpu.fr/actualite/quand-le-numerique-modifie-la-structuration-des-espaces-

http://www.echosciences-grenoble.fr/articles/les-tiers-lieux-une-notion-a-experimenter-et-co-construireuniversitaires/

Notes et références[modifier | modifier le wikicode]

  1. Sources à compléter : http://www.vie-publique.fr/ http://www.gouvernement.fr/action/la-reforme-territoriale https://www.legifrance.gouv.fr/ https://fr.wikipedia.org/wiki/Acte_III_de_la_d%C3%A9centralisation intervention E. Wallon Cycle national OPC avril 2016
  2. L’observatoire des politiques culturelles, supplément au numéro 21 automne 2001, Compétences et modes d’action de l’État et des collectivités territoriales en matière culturelle, dossier réalisé par Pierre Moulinier
  3. www.synavi.org/files/rformesterritorialesetaffairesculturellesphteillet.pdf
  4. http://www.lagazettedescommunes.com/327816/faut-il-faire-de-la-culture-une-competence-obligatoire/
  5. wikipéedia
  6. http://www.observatoire-culture.net/rep-revue/rub-article/ido-638/l_important_c_est_de_participer_reste_a_savoir_comment.html