Jūdō

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Présentation[modifier | modifier le wikicode]

Le jūdō est un art martial japonais datant de janvier 1882. Jūdō signifie voie de la souplesse. Il peut être pratiqué par tout le monde à partir de 7 ans. Il n'y a pas de limite d'âge. On s'entraîne en jūdōgi, composé d'une veste solide (uwagi), d'un pantalon (zubon) et d'une ceinture (obi) de couleur, dans un dōjō à tatami rouges et verts. Dans certains dōjō, le tatami vert devient blanc. Pour la compétition passant à la télévision, les tatami jaunes et bleus sont préférables.

On trouve deux compétitions en jūdō : combat (shiai) et présentation (kata).

Les techniques sont nombreuses. On trouve des projections, des immobilisations, des clés de bras, etc. Le gokyō est la liste des quarantes techniques de projection de base.

Histoire[modifier | modifier le wikicode]

Le jūdō fut créé en janvier 1882 par KANÔ Jigorō à Tōkyō. En mai, il créa le Kōdōkan, première école du jūdō. Ce nouvel art martial était une synthèse de plusieurs arts martiaux dont le jūjutsu.

En 1887, le Jū no Kata et l'Itsutsu no Kata furent créés. Le premier consistait à maîtriser son corps et le deuxième rappelait le flux et le reflux de l'eau en cinq techniques. En 1893, le premier homme non japonais entra au Kōdōkan. Le Conseil du Kōdōkan fut établi en 1894. Maître KANÔ composa le premier go kyō en 1895 avec ses disciples. Le jūdō arriva en Allemagne en 1906. En 1907, le Nage no Kata, le Katame no Kata et le Kime no Kata furent créés. Le premier était fait de cinq séries de trois projections exécutés à droite et à gauche. Le deuxième était constitué de techniques de contrôle au sol. Le troisième était une méthode de décision pour parer des attaques multiples, avec ou sans armes. Le jūdō arriva en Italie en 1908 et en Belgique en 1910. Il entra à l'école comme programme d'éducation physique en 1911. Le jūdō arriva en Autriche en 1912. En 1920, les grands maîtres du Kōdōkan révisèrent le go kyō pour en faire cinq groupes de huit techniques.

Le jūdō fut nommé discipline olympique aux Jeux Olympiques de Tōkyō en 1964.

Techniques[modifier | modifier le wikicode]

Le gokyō regroupe les quarante techniques de projection de base. Il n'est pas présenté ici.

NAGE-WAZA : Techniques de projection

  • ASHI-WAZA : Techniques de jambe
  • KOSHI-WAZA : Techniques de hanche
  • TE-WAZA : Techniques de main
  • SUTEMI-WAZA : Techniques de sacrifice
  • — MA-SUTEMI-WAZA : Techniques de sacrifice de face
  • — YOKO-SUTEMI-WAZA : Techniques de sacrifice latéral

KATAME-WAZA : Techniques de contrôle

  • OSAE-WAZA : Techniques d'immobilisation
  • SHIME-WAZA : Techniques d'étranglement
  • KANSETSU-WAZA : Techniques de luxation

ATEMI-WAZA : Techniques de frappe

  • UDE-ATE : Frappe avec les bras
  • ASHI-ATE : Frappe avec les jambes

KUATSU : Réanimation

Grades[modifier | modifier le wikicode]

Les grades sont définis en fonction de la couleur de la ceinture du jūdōka.

  • 6e kyū ceinture blanche
  • 5e kyū ceinture jaune
  • 4e kyū ceinture orange
  • 3e kyū ceinture verte
  • 2e kyū ceinture bleue
  • 1er kyū ceinture marron
  • 1er dan ceinture noire
  • 2e dan ceinture noire
  • 3e dan ceinture noire
  • 4e dan ceinture noire
  • 5e dan ceinture noire
  • 6e dan ceinture blanc-rouge
  • 7e dan ceinture blanc-rouge
  • 8e dan ceinture blanc-rouge
  • 9e dan ceinture rouge
  • 10e dan ceinture rouge
  • 12e dan ceinture blanc large

Il y a aussi des grades intermédiaires bicolores entre les kyū selon les écoles. Il existe la ceinture violette dans certaines écoles, entre la bleue et la marron. Les couleurs des kyū ont été choisies par Mikinosuke Kawaishi à l'exception du blanc et du marron qui sont les couleurs traditionnelles déjà utilisées. Ces couleurs représentent l'arc-en-ciel, qui relie la Terre au Ciel. La ceinture noire portée sur un jūdōgi blanc représente l'union des contraires (le visible et l'invisible, l'endroit et l'envers, etc.). Le blanc et le rouge représentent le cœur. Le rouge est le sang, le blanc est la pureté. Ce qui purifie le sang, c'est le cœur, représenté par battements.