La fertilité au travers des religions/la fertilité dans le coran

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Le fertilité au travers des religions

La fertilité au travers des religions
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Le Coran (arabe : (en arabe القرآن ; al Qur'ān, la récitation) est le W:texte sacré de l'W:islam pour les W:musulmans, qui considèrent qu’il reprend verbatim la parole de Dieu. Ce Livre reste le premier et le plus ancien document littéraire authentique connu en arabe jusqu'à ce jour[1] comme la tradition musulmane le présente[2], avec le caractère spécifique dans l'islam d'inimitabilité dans la beauté et dans les idées.

Pour les musulmans, le Coran regroupe les paroles d'Allah, révélations (āya) faites au W:prophète et messager de l'islam W:Mahomet (محمد, Muḥammad, le loué) à partir de 610-612 jusqu'à sa mort en 632[3] par l'archange Gabriel (جبريل, Jibrîl).

Il est, pour les musulmans, l'expression incréée de cet attribut d'W:Allah adressée à l'intention de toute l'W:humanité. Les conditions de la mise par écrit puis de la fixation canonique du texte, que la tradition fait remonter au troisième W:calife, Uthmân, font toujours l'objet de recherches et de débats parmi les exégètes et historiens du XXIe siècle.

Fertilité[modifier | modifier le wikicode]

la prière de Zacharie dans laquelle il dit : «Seigneur: "Ne me laisse pas seul, Seigneur, alors que Tu es le meilleur des héritiers".Le Coran (trad. Albin de Kazimirski Biberstein), « Les Prophètes », XXI, 89, arabe الأنبياء. C’est une belle prière qui convient parfaitement à votre situation. Il en est de même d’une autre prière du même Zacharie dans laquelle il dit : « ô mon Seigneur, donne- moi, venant de Toi, une excellente descendance. Car Tu es Celui qui entend bien la prière » . Le Coran (trad. Albin de Kazimirski Biberstein), « La Famille d’Imran », III, 38, arabe آل عمران


  • Sourate 19 verset 8-9 Le Coran (trad. Albin de Kazimirski Biberstein), « Marie », XIX, 8-9, arabe مريم
  • Et [Zacharie dit]: « Ô mon Seigneur, comment aurai-je un fils, quand ma femme est stérile et que je suis très avancé en vieillesse? « 
  • [Allah] lui dit : « Ainsi sera-t-il! Ton Seigneur a dit : « Ceci m’est facile. Et avant cela, Je t’ai créé alors que tu n’étais rien ».


  • { Sourate 19 Verset 25 } Le Coran (trad. Albin de Kazimirski Biberstein), « Marie », XIX, 25, arabe مريم
  • » Secoue vers toi le tronc du palmier ; il en tombera sur toi de dattes fraîches et mûres »
  • » Donnez à manger à vos femmes des dattes sèches ; la femme qui mange de ces dattes, donne le jour à des enfants d’une nature bienveillante « 
  • [ Rapporté par As-Souyoûti ]
  • « Vos épouses sont pour vous un champ de labour; allez à votre champ comme [et quand] vous le voulez et oeuvrez pour vous-mêmes à l'avance. Craignez Dieu et sachez que vous le rencontrerez. Et fais gracieuses annonces aux croyants ! » Le Coran (trad. Albin de Kazimirski Biberstein), « La Vache », II, 223, arabe البقرة - See more at: www.mariedenazareth.com/qui-est-marie/les-femmes-dans-le-coran#sthash.sbti7ZDP.dpuf

Le Coran, comme la bible dans la genèse reconnaît le rôle de l'eau sur la terre:

Maryam[modifier | modifier le wikicode]

Maryam avec son fils 'Īsā. Miniature persane ancienne.

Maryam, Mariam, ou Meryem (en arabe : مريم‬), est la mère de 'Īsā, ainsi qu'est appelé Jésus dans le Coran, la tradition musulmane et dans tout l'Orient à l'exception des chrétiens de ces pays. Maryam est la forme araméenne et chrétienne[4] du nom « Marie », alors que Myriam en est la forme en hébreu. Elle est considérée comme vierge dans le Coran, de même que dans le Nouveau Testament, et elle est aussi honorée dans l'islam. En outre, l'islam et le christianisme professent tous deux la conception virginale de Jésus/'Īsā dans son sein. Elle est la seule femme nommément citée dans le Coran, et la dix-neuvième sourate porte son nom[5]. Elle est d'ailleurs citée plus souvent dans le Coran que dans le Nouveau Testament, bien qu'elle ait plus d'importance dans le christianisme que dans l'islam. Le prénom Maryam est courant parmi les musulmanes.

Le récit de Maryam[modifier | modifier le wikicode]

Maryam est fréquemment citée dans le Coran, aussi bien dans des versets mecquois que médinois. Il est surtout question d'elle dans les sourates 3 et 19. Le Coran (trad. Albin de Kazimirski Biberstein), « La Famille d’Imran », III, arabe آل عمران; Le Coran (trad. Albin de Kazimirski Biberstein), « Marie », XIX, arabe مريم.

Sa naissance[modifier | modifier le wikicode]

La naissance de Maryam est relatée dans la troisième sourate du Coran. La littérature islamique raconte qu'Imran et Hannah étaient âgés et sans enfants, mais qu'un jour, la vue d'un oiseau sur un arbre donnant la becquée à son petit suscita le désir d'un enfant dans le cœur de Hannah. Elle pria Allah de satisfaire à son désir d'enfant et s'engagea à vouer l'enfant au service d'Allah, si sa prière était réalisée[6]. Elle pria que son enfant soit protégé de Satan, et la tradition islamique rapporte un hadith qui affirme que les seuls enfants nés sans le contact de Satan étaient Maryam et 'Īsā[7].

L'annonciation[modifier | modifier le wikicode]

Une mention explicite de l'annonciation figure dans la sourate 19, au verset 20[8], où Maryam demande à Gabriel comment elle pourrait concevoir un fils alors qu'elle est vierge. La réponse de Gabriel assure Maryam que pour Allah, tout est possible, et que la naissance virginale de 'Īsā sera un signe pour l'humanité. Il est aussi question de la naissance de 'Īsā dans la sourate 66, au verset 12 Le Coran (trad. Albin de Kazimirski Biberstein), « La Défense », LXVI, 12, arabe التحريم[9], qui dit que Maryam resta pure, alors qu'Allah permit que la vie se formât dans le sein de Maryam. Une troisième mention de l'annonciation apparaît dans la sourate 3, au verset 42,Le Coran (trad. Albin de Kazimirski Biberstein), « La Famille d’Imran », III, 42, arabe آل عمران quand Maryam reçoit l'heureuse nouvelle qu'elle a été choisie parmi toutes les femmes de la création[10]. Selon l'exégèse coranique et la littérature islamique, Gabriel apparut à Maryam, qui était encore jeune, sous la forme d'un bel homme au visage lumineux, et lui annonça la naissance de 'Īsā. Après son étonnement immédiat, elle fut rassuré par la réponse de l'ange, qui lui dit que tout était possible à Allah[11].

Les commentateurs du Coran remarquent dans le verset de la sourate 3 que Maryam était proche d'être une femme parfaite et qu'elle était dépourvue de presque toute imperfection[11]. Bien que l'islam révère de nombreuses femmes, dont Khadidja et Fatimah, la femme et la fille de Mahomet, nombre de commentateurs[12] interprètent ce verset dans un sens absolu, et affirment que Maryam fut la meilleure femme de tous les temps. D'autres commentateurs, cependant, tout en maintenant que Maryam est la « reine des saints », ont interprété ce verset comme indiquant que Maryam fut la meilleure femme de tous les temps, et que Fatimah et Khadidja furent aussi vertueuses qu'elle[13].

La naissance virginale de 'Īsā[modifier | modifier le wikicode]

Maryam sous le dattier avec 'Īsā nouveau-né.

Le Coran raconte la naissance virginale de 'Īsā dans les sourates 3 et 19. Le récit le plus détaillé est dans la sourate 19, versets 17 à 34. L'exégèse dit qu'elle eut lieu peu après l'annonciation. Le récit de la naissance virginale de 'Īsā est assez différent de son équivalent du Nouveau Testament[14]. Le Coran dit que Maryam était au milieu du désert et que les douleurs de l'enfantement commencèrent alors qu'elle était sous un palmier. Maryam pleura de douleur et se tint au palmier. À ce moment elle entendit une voix qui venait d'en dessous d'elle. Certains estiment que cela fait référence à 'Īsā qui était encore dans son sein. Cette voix lui disait de secouer le palmier pour en faire tomber des dattes, et de les manger pour être apaisée. Le Coran continue en disant que Maryam fit le vœu de ne pas parler à un homme durant ce jour, car Allah allait faire parler 'Īsā dans son berceau, son premier miracle. Maryam apporta l'enfant 'Īsā au temple, où tous les hommes commencèrent à se moquer d'elle, excepté Zechariah, qui croyait en la naissance virginale de 'Īsā. Les Juifs accusèrent Maryam, est-il raconté, d'avoir eu une relation sexuelle hors mariage. C'est alors que 'Īsā, dans son berceau, parla et prophétisa.

Maryam dans la tradition islamique[modifier | modifier le wikicode]

Maryam est l'une des personnes les plus respectées de l'histoire islamique. Le Coran et les traditions prophétiques la décrivent comme la meilleure femme de tous les temps:

"(Rappelle-toi) quand les Anges dirent : "ô Marie, certes Allah t'a élue au-dessus des femmes des mondes." [15]

"Beaucoup d’hommes ont atteint la perfection, mais parmi les femmes, seules Maryam fille d'Imran, (et) Assia, la femme de Pharaon l’ont atteinte" [16]

"Les meilleures femmes parmi les habitants du Paradis : Khadijah la fille de Khouwaïlid, Fatimah la fille de Mohammed, Maryam la fille d'Imraane et Aassyah la fille de Mouzaahim l'épouse de Pharaon" [17]


Notes et références[modifier | modifier le wikicode]

  1. DU CORAN À LA PHILOSOPHIE | Jacques Langhade [books.openedition.org/ifpo/5268?lang=fr En ligne sur l'ifpo], paragraphe 6
  2. Maurice Gloton, Le Coran : la parole de Dieu, Dar Albouraq, , p. 101
  3. Alain Ducellier et Françoise Micheau, Les Pays d'Islam VIIe - XVe siècle, Hachette, , p. 16-17
  4. A. Jeffery, Foreign vocabulary of the Quʾān, Baroda, , p.262
  5. Il s'agit de la sourate 19. Il y a huit personnages éponymes de sourates dans le Coran.
  6. Sourate 3, verset 31. Voir la traduction de la sourate par Kasimirski sur Wikisource.
  7. D'après Bukhari, Anbiya, 44; d'après Mouslim, Fada'il, trad. 146, 147.
  8. Comment, répondit-elle, aurais-je un fils ? Aucun homme n’a jamais approché de moi, et je ne suis point une femme dissolue (traduction de Kasimirski).
  9. Et Marie, fille d’Imran qui conserva sa virginité, nous lui inspirâmes une partie de notre esprit. Elle crut aux paroles du Seigneur, à ses livres; et elle était du nombre des personnes pieuses (traduction de Kasimirski).
  10. Seigneur, répondit Marie, comment aurais-je un fils ? Aucun homme ne m’a touchée. - C’est ainsi, reprit l’ange, que Dieu crée ce qu’il veut. il dit : Sois, et il est (traduction de Kasimirski).
  11. 11,0 et 11,1 (en) Encyclopedia of Islam, Vol. VI, p. 629.
  12. Notamment Razi et Kurtubi.
  13. Jesus fils de Marie, prophete de l'Islam, de R. Arnaldez,Paris 1980, 77
  14. Raconté dans l'évangile de Luc, chapitre 2 (voir la version Segond sur Wikisource), et très succinctement dans l'évangile de Matthieu, chapitre 1.
  15. Le Coran (trad. Albin de Kazimirski Biberstein), « La Famille d’Imran », III, 42, arabe آل عمران
  16. Sahih Bukhari, Vol 5, Livre 62
  17. Musnad Imam Ahmed

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Bibliographie[modifier | modifier le wikicode]

  • Michel Dousse, Marie la musulmane, Éd. Albin Michel, 2005, Modèle:EAN
  • Charles-André Gilis, Marie en islam, Traditionnelles Eds, 1990, (ISBN 2713-800-49-8)
  • Meir Bar-Asher, article « Marie » in M. Ali Amir-Moezzi (dir.) Dictionnaire du Coran, éd. Robert Laffont, 2007, p. 535-538.