Modèle:La Mabilière/Les propriétaires de La Mabilière/Famille de Pierres

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Famille de Pierres (XVIe-XVIIe), PIERRES ou LA PIERRE, famille de l'Anjou, divisée en plusieurs branches, dont deux au moins embrassèrent les doctrines de la Réforme. Nous n'avons rien à ajouter à ce que nous avons dit (Voy. IV, p. 498) de Pierre de La Pierre, chef de la branche Du Plessis-Baudouin, laquelle ne paraît pas avoir persisté dans la profession du protestantisme. Il n'en est pas de même de la seconde, celle de La Boniniere.
Jean Pierres
Jean Pierres, sieur du Poirier, de La Boninière, de Beaurepaire et de La Bigotlière, écuyer de Renée de France, eut cinq enfants de son mariage avec Charlotte Clavurier
  • Guy, qui continúa la descendance (qui suit);
  • Antoine, sieur de Fontenailles, marié, en 1565, à Marguerite de Mons, et père de René, sieur d'Epigny, et d'Antoine;
  • Marc;
  • Charles;
  • Louise, femme de Guy d'Aurillé, sieur de La Coursaye.
Il était lieutenant-général en la sénéchaussée de La Rochelle depuis 1544, magistrat aussi intègre qu'éclairé, mais d'un caractère impétueux, et très-zélé pour la Réforme, fut élu maire en 1563. Le roi ne confirma pas l'élection et nomma Michel Gui, que le parti modéré portait. Pierres a donné des preuves de son savoir dans son Commentaire sur l’édit des arbitre, La Rochelle, 1564, in-8°, qu'il dédia à Charles IX. La dédicace est suivie d'une Epitre à L'Hospital[1]. Jean Pierres mourut en 1588.
Guy de Pierres
Guy de Pierres, chevalier, seigneur de "la Boninière", de "Chaillou", de "la Gaudinière", gentilhomme de la chambre du prince de Condé et maître-d’hôtel ordinaire du prince de Conti, épousa , le 30 décembre 1565, damoiselle Jeanne de Montléon (†1599), (fille de Louis de Montléon, chevalier, seigneur de Narsay, et de damoiselle Louise Goulard). Jeanne de Montléon avait pour sœurs :
  • Marie de Montléon, mariée à Christophe de Chezelle, seigneur de "la Bourie";
  • Anne, mariée à Joachim Aymard, écuyer, seigneur de "la Roche-aux-Enfants";
  • Simonne, mariée à Pierre de Guineuf, écuyer, seigneur de "la Tesserie")
Guy Pierres demeuré veuf épousera damoiselle Louise de Saint-Jouin, veuve de Pierre de Butan, chevalier, seigneur de "Preugny". Il n’eut point d’enfants de ce second mariage.
Du premier lit (avec Jeanne de Montléon) vinrent trois enfants :
  • Josias (qui suit)
  • Henri sieur de "Princay", mort sans hoirs de son mariage avec N. Du Puy;
  • Marie qui épousera (le 04/02/1593) Pierre Du Drac (fils de Charles du Drac, seigneur de "Claye", époux de Catherine de Puyselay), chevalier, seigneur de "la Clairbaudière", "des Mées", "Boismorand" et des "Hors", 1er écuyer du Prince de Condé (12 avril 1597).
Josias de Pierres
Josias de Pierres, chevalier, seigneur de la Boninière et du Chaillou, épousera le 6 avril 1599 damoiselle Gabrielle de Bustan, fille de Pierre de Bustan, chevalier, seigneur de "Preugny", "Vougaudry" et de "La Mabilière", et de damoiselle Louise de Saint-Jouin, par un acte passé devant Lomeron, notaire à Chinon. Josias Pierres, demeuré veuf, épousa devant Verroneau, notaire à la Rochelle, le 24 avril 1610, damoiselle Nérée Courault, fille de haut et puissant seigneur Antoine Courault, chevalier, seigneur, baron de Chatellaillon, et de damoiselle Perrote-Baudouin. De cette union naquirent deux enfants Hector et Maximilien :
  • Hector de Pierres, seigneur de Narcay est devenu également celui de "La Mabilière", peut être à la suite d’une alliance.
  • Maximilien, puîné, mari de damoiselle Marie du Pont, dont sortit Josias, mort sans postérité.
Du deuxième lit sont issus :
  • Josias, chevalier, sieur de Perigny, épousa damoiselle Susanne Carrey de Bellemare ils auront une fille Anne Suzanne de Pierres (1664-1731).
  • Daniel, puîné[2], (voir ci-dessous), et qui a continué la postérité
  • Cassandre, mariée à François de Messemé, chevalier, seigneur de Tavilois et seigneur de la Cour-au-Berruyer (frère de César Phébus et de Nérée il est le fils de Charles de Messemé, Seigneur de St-Christophe, 1581-1650 et de damoiselle Marie du Guet).
Daniel de Pierres
Daniel de Pierres seigneur de Narsay et des Epaux, major pour le Roi des ville, cité et château de Carcassonne, lieutenant de cent hommes de morte paye; marié le 18 mars 1662 avec damoiselle Marie de Refuge (fille de Jean de Refuge, comte de "Couesmes", baron de "la Boutelaye" et damoiselle Suzanne de Meaussé). En 1673, il assista encore au synode de l'Anjou, tenu à Bellesme ; mais il abjura à la révocation, et son apostasie lui valut, le 1er avril 1686, une pension de 200 livres[3]. Ils auront deux enfants :
  • Gédéon de Pierres[4], chevalier , seigneur des Epaux, capitaine au régiment de Montluc, fils puîné épousa en premières noces damoiselle Claude de Beauvau, dame de Basse, fille de Louis de Beauveau, chevalier, seigneur de Courcoué, et de damoiselle Marie de la Chesnaye; et en deuxièmes noces il épousa Louise de Boittereau, fille de Pierre de Boittereau, chevalier, seigneur de Villiers, duquel mariage sont issus :
  • Gabriel, marié deux fois, sans enfants;
  • Louise, religieuse à Fontevrault;
  • Angelique qui resta demoiselle.
  • Jacques de Pierres
Hector de Pierres
Hector de Pierres chevalier, seigneur de la Boninière, de Lecortière, des Gardes épousa, le 11 décembre 1630, damoiselle Claude de Villiers, fille de Jean de Villiers, chevalier, sieur de "la Boissonnière"; duquel mariage sont issus :
  • Josias-Louis, mort sans postérité;
  • Horace, puîné, mort sans postérité;
  • Claude, femme de Henri de Brusse, sieur de "La Boninière", à qui elle donna, entre autres enfants, un fils nommé Daniel-Charles, qui épousa, en 1676, en l'église de Charenton, Catherine Falaiseau, fille du banquier Samuel Falaiseau et de Madelaine Du Four;
  • Gabrielle, mariée à Prosper, seigneur de la Motte-Montbrard.
Le 12 août 1652[5], les chanoines prébendés de l’église royale et collégiale de Sainte-Radegonde de Poitiers cédèrent à Hector de Pierres, écuyer, seigneur de Narcay et de "La Mabilière", paroisse de Courcoué leur part de dîme de l’Aubuye[6] se levant dans les paroisses dudit Courcoué, Chaveignes et de La Tour-Saint-Gelin, et Hector de Pierres décharge ledit chapitre de la rente seconde foncière de 31 septiers 3 boisseaux de blé, seigle, orge et avoine, qui lui est due sur la même dîme (la dîme de l’Aubuis est partagé entre les seigneurs de "Preugny" et de "La Mabilière" - un quart chacun), et le curé de Courcoué (la moitié). La dépendance de la seigneurie de "Preugny" est d’un quart en ce qui est de la paroisse de Courcoué, et pour moitié en ce qui est de celle de La Tour-Saint-Gelin et Chaveignes. La dîme des Chilloux[7], paroisse de Chaveignes, appartient pour moitié au seigneur de "Preugny", pour moitié à celui de "La Mabilière". Elle relève censitairement du fief de "Pouilly", réuni à la seigneurie de "Preugny"[8].
La famille de Pierres ne semble pas très riche, car dans son livre des comptes, François Bedart, leur proche voisin, résidant à La Girardiere, note dans son livre de raison (cahier véritable de ma vie auquel il faut ajouter foi comme si c’etoit ma parole)[9] : "J’ai donné à monsieur de "La Mabilière" une paire de pistolets valant 25 livres qu’il m’a promis de payer".
"En avril 1664 j’ai apporté à madame de "La Mabilière", une paire de gants pour 50 sols qu’elle ne m’a point payée"[10]
La famille de Pierres avait adhéré à la religion protestante, ce qui donne tout son sens à l’inscription des Commandements de Dieu sur la cheminée de la grande salle de "La Mabilière". Mais c’est peut-être aussi ce qui explique la mort du cadet M. De la Bissonniere, le 30 janvier 1660, tué à Courcoué par des enfants de La Tour-Saint-Gelin et quelques autres. "Il sera ensépulturé au pied d’une tourette qui est dans le jardin de "La Mabilière", note François Bedart qui ajoute : "Il me devait 9 livres"[10].
Suzanne Anne de Pierres
En 1680, peu de temps avant la révocation de l’Édit de Nantes, Suzanne Anne de Pierres de "La Mabilière", adjura le protestantisme après avoir épousé Isaac de Gebert de Preugny[10].


  • Notes et références (Famille de Pierres)
  1. en assez mauvais vers latins. Cet ouvrage est divisé en treize sections, dans lesquelles l'auteur cherche à prouver le droit qu'ont le souverain et les magistrats de faire les lois, et le devoir pour le peuple d'y obéir.
  2. Tout enfant qui est venu au monde après l'aîné(e).
  3. Arch. gen. ??. 252
  4. Branche des seigneurs des Epaux
  5. Féodalité, communes, bourgeoisie, familles - E. 321. (Portefeuille.) — 1 pièce, papier.
  6. Aubuis appellation d’une terre argilo-calcaire
  7. La dîme des Chilloux, paroisse de Chaveignes, appartenait pour moitié au seigneur de "Preugny", pour moitié à celui de "La Mabilière". Elle relevait censitairement du fief de "Poully", réuni à la seigneurie de "Preugny". Elle fut acquise en 1747 d’Isaac Prosper de Gébert par François de La Fouchardière, à fin de la partager par moitié avec son fils, prêtre, également prénommé François.
  8. Archives départementales E 321
  9. Achives communales de Courcoué
  10. 10,0 10,1 et 10,2 Bulletin des Amis du Vieux Chinon 1955-1956 page 439 note 5