Mujje Tulye en Côte d'Ivoire/Introduction

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La Côte d'Ivoire en quelques mots[modifier | modifier le wikicode]

La Côte d’Ivoire, en forme longue "République de Côte d’Ivoire", est un pays d’Afrique de l’Ouest, membre de l’Union africaine. D’une superficie de 322 462 km2, elle est limitée au nord par le Mali et le Burkina Faso, à l’ouest par le Liberia et la Guinée, à l’Est par le Ghana et au Sud par l’Océan Atlantique. Sa population est estimée à 25 232 905 habitants en 2012. Elle a pour capitale politique et administrative Yamoussoukro (Abidjan demeurant capitale économique), pour langue officielle le français et pour monnaie le franc CFA. Le pays fait également partie de la CEDEAO.

L’économie ivoirienne reste dominée par l’agriculture. Après avoir été classée 3è producteur mondial de café pendant près de 30 ans, la Côte d’Ivoire est aujourd’hui le 7è producteur mondial. La Côte d’Ivoire est, avec 40 % de la production de cacao, le 1er producteur mondial devant le Ghana. Le cacao, le café, la canne à sucre, l’ananas, la banane, la noix de cajou et l'huile de palme jouent un rôle important dans les exportations en Côte d’Ivoire et les cultures vivrières sont d’un apport considérable avec la production du maïs, du riz, de l’igname, du manioc et de la banane plantain[1].

Le développement de l'élevage reste un objectif pour le Gouvernement, mais des importations sont encore nécessaires à la satisfaction de la consommation nationale en produits animaliers. Malgré la fermeture de la chasse, décidée en 1974, le gibier occupe toujours une part importante de cette consommation. En effet, l’alimentation de l’ivoirien est essentiellement composée de viandes rouges (mouton, bœuf et porc) et de viande blanche (volaille) mais aussi de quelques crustacés (crabes, crevettes)[1].

Panorama de la cuisine ivoirienne[modifier | modifier le wikicode]

Variée et diversifiée, la cuisine ivoirienne n'en demeure pas moins unique par son goût épicé et ses mets à la popularité transfrontalières.

Une gastronomie diversifiée et variée [modifier | modifier le wikicode]

La cuisine ivoirienne est très variée. C'est une belle combinaison des différents plats issus de tous les groupes ethniques qui vivent dans le pays. La contribution de l'immigration joue également un rôle dans la conception du goût à l'ivoirienne, caractérisé toutefois par son épice.[2]

Dans les villes, les régimes alimentaires ont été brassés et mêlent les mets de toutes les régions ivoiriennes, d'autres pays d’Afrique, d'Europe et du monde. La gastronomie ivoirienne profite du brassage des différentes nationalités présentes sur son territoire.

De façon générale, le poisson reste davantage consommé dans les régions côtières et la viande à l’intérieur des terres. Les légumes et tubercules consommés sont très variés mais l'igname, le manioc, le riz, la banane, le gombo, l'aubergine, la tomate ou la courge dominent.[3]

Cassava

Les boissons ne font pas exception[modifier | modifier le wikicode]

La cuisine ivoirienne comporte aussi une grande variété de boissons, souvent originaires des pays voisins. Comme boisson alcoolisée, on a le koutoukou, l'eau-de-vie produite à partir du bangui. Le bangui (ou bandji) est une boisson de couleur blanche et laiteuse obtenue par fermentation naturelle de sève de palmier (palmier à huile, raphia, cocotier), à la fois amère et sucrée. [4] Côté bières, il y a la bière traditionnelle de mil, le tchapalo [5] et les bières produites localement de façon industrielle, Flag et Bock (appelée « Drogba » du nom du footballeur).

De nombreux fruits (mandarines, mangues, noix de coco...) sont consommés en en-cas ou comme composants présents dans de nombreuses préparations. Certains jus sont également très appréciés, notamment le bissap, le jus de fruit de la passion, le jus de tamarin, le jus de gingembre (communément appelé gnamakoudji) et les classiques (orange, ananas, pamplemousse).

Des mets populaires[modifier | modifier le wikicode]

L'attiéké fait à base de semoule de manioc est, par ailleurs, l’un des mets ivoiriens les plus répandus. Le mot attiéké est une déformation du mot 'adjèkè' de la langue ébrié parlée dans le sud de la Côte d'Ivoire.

Les femmes Ebriés ne confectionnent pas de la même manière l'attiéké qu’elles vendent avec celui qui est consommé par leur propre ménage. Par conséquent, elles qualifiaient d'adjèkè le produit vendu, afin de marquer la différence avec le produit consommé à la maison (Ayité). Ce sont ensuite les transporteurs qui ont propagé ce mot le faisant passer à 'atchèkè' puis 'attiéké'.

L'attiéké a la réputation de faire dormir. Certains diront que c'est parce qu'il rassasie bien, d'autres parce qu'il a une haute teneur en amidon. L'attiéké est composé à plus de 95 % de glucides et est très pauvre en lipides (environ 2 %) ainsi qu'en protides (moins de 2 %). Sa valeur calorique est faible, avec environ 350 kCal pour 100 g. C'est un accompagnement prisé par les populations ivoiriennes.[6]

 Un autre plat souvent servi dans la rue est l'alloco. Des bananes mûres frites dans de l'huile de palme, consommées avec une sauce épicée à base d'oignon, de tomate et de piment. L’alloco peut être consommée seul comme snack ou souvent avec un œuf dur. Sa réputation a dépassé les frontières au point d’être le symbole de la gastronomie ivoirienne. Certains touristes ont fini par présenter la Côte d’Ivoire comme le pays de la banane et de l’alloco.[7]

 Parmi les popularités culinaires du pays, on retrouve aussi le kédjénou, un plat qui doit sa célébrité en partie à un tube à succès du groupe Magic Système. Il s'agit d'une recette de ragoût de poulet (d’escargots, de lapin ou encore de cabri) fortement épicée et cuit avec des légumes dans des feuilles de bananier.[8]

Sources[modifier | modifier le wikicode]

  1. 1,0 et 1,1 La Côte d'Ivoire en chiffres, Abidjan, Dialogue production, 2007, p. 72
  2. https://fr.wikipedia.org/wiki/Cuisine_ivoirienne
  3. https://fr.wikibooks.org/wiki/Cat%C3%A9gorie:Cuisine_ivoirienne
  4. https://fr.wikipedia.org/wiki/Vin_de_palme
  5. http://www.cuisineaz.com/categorie/2/cote-d-ivoire-727.aspx
  6. http://mantongouine.free.fr/index.php?option=com_content&view=article&id=121:les-plats-ivoiriens-et-yacouba&catid=6:tourisme&Itemid=18
  7. http://lepointsur.com/tourisme-la-cote-divoire-mieux-vendue-par-ses-mets/
  8. http://www.afrique-annuaire.com/cuisine/cote-ivoire.html