Palais des Beaux-Arts de Lille/Legs et donations

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Le Chevalier Wicar
Un jeune homme, affalé sur une chaise, une pipe dans une main, est accoudé à une lourde table de travail portant un livre.
La Mélancolie ou Jeune fumeur de pipe délaissant l'étude
(Pieter Codde, vers 1620-1633 ;
Don d'Antoine Brasseur, marchand d'art à Cologne (abandonné à Lille quand il était enfant), parmi plusieurs lots de tableaux de maîtres hollandais, allemands et flamands offerts au musée de 1878 à 1886 ; 140 environ au total
La galerie du Musée Wicar présentant l'oeuvre du Chevalier "Wicar" (ici en 1935, installée à l'étage du Palais des Beaux-Arts de Lille sous l'égide du conservateur Charles Benvignat[1])

De puis l'antiquité le mécénat privé, institutionnel ou d’État a toujours joué un rôle important dans la constitution de grandes collections d'art.
Comme dans la plupart des musées, une partie du fonds du Palais des Beaux-arts provient de mécènes et de donations.

Donation Wicar[modifier | modifier le wikicode]

Tête de cire, apportée d'Italie par Wicar qui pensait qu'elle datait de l'époque de Vinci

C'est la première donation marquante pour le début de la vie du musée fut celle du Chevalier Wicar.
Il s'agit d'un fond comprenant plus de 1 300 dessins, parmi lesquels quarante dessins de Raphaël, et un stiacciato de Donatello, Le festin d’Hérode[2].
Cette collection a été léguée en 1834 à la société des sciences, de l'agriculture et des arts de Lille qui l'a ensuite offerte au Musée en 1865[3]. Elle contenait notamment une « Tête de cire », datant selon Wicar de l'époque de Vinci ; un buste de jeune fille considérée au milieu du XIXème siècle comme l'une des pièces les plus précieuses du musée. Ce buste était alors attribué à Raphaël, et Alexandre Dumas fils avait été autorisé à faire faire une copie, qui trônait dans son cabinet[4].

Donation Leleux[modifier | modifier le wikicode]

Ce sont 122 tableaux offerts en 1873 au Musée, par Alexandre Leleux.
Ce dernier, gérant puis rédacteur en chef et propriétaire du Grand Écho du Nord était grand amateur d'art.

Ce fonds comprend notamment :

Donation Brasseur[modifier | modifier le wikicode]

Antoine Brasseur a été abandonné à Lille quand il était enfant. Adulte, il est devenu marchand d'art à Cologne. En reconnaissance à la ville de Lille, il a offert (en plusieurs lots, de 1878 à 1886) 140 tableaux de maîtres hollandais, allemands et flamands, dont

Il a aussi légué au musée une part de sa fortune . Cet argent a été placé, et les revenus utilisés « en achat de tableaux ayant au moins trente ans d'âge »[6]. C'est ainsi que le Musée a pu acheter L’Intérieur de la Nieuwe Kerk de Delft d'Emanuel de Witte[7], de Jésus chez Marthe et Marie d'Érasme II Quellin et Jan Fyt et L'Enlèvement d'Europe de Jacob Jordaens.

Donnation de Chavannes[modifier | modifier le wikicode]

Ce legs est fait par Puvis de Chavannes, qui en 1899 offre au musée un ensemble de dessins.

Dons de céramiques[modifier | modifier le wikicode]

Ils ont été nombreux, constituant même la plus grande partie de la collection de céramique.

Dons de monnaies et médailles[modifier | modifier le wikicode]

Ils viennent compléter le fonds initial des collections de monnaies et médailles.

Parmi les donateurs figurent Charles Verly (fondateur du musée des médailles en 1824, Charles X (roi de France) et Louis-Philippe ou encore Charles Diericks (directeur de la Monnaie de Paris)[8].

Autres dons[modifier | modifier le wikicode]

Les legs et donations sont nombreux durant toute la seconde moitié du XIXe siècle. Selon le catalogue des tableaux du musée fait en 1893, ce sont 1101 tableaux, 453 dons de particuliers et 64 dons d'auteurs[9] qui ont enrichi les collections.

A la fin du XIXe siècle, trois grandes donations d'objets d'art augmentent le patrimoine du musée :

  • en 1868 la famille Gentil-Descamps offre au musée une série d'objets d'arts
  • en 1881 Jules de Vicq fait de même avec pas moins de 450 objets (manuscrits, émaux, ivoires, pièces d'orfèvrerie, bois sculptés, faïences, porcelaines, verreries, miniatures et triptyques)[10],
  • en 1894 Auguste Ozenfant complète de la même manière le fond du musée avec environ cinq cents pièces (dont des bois sculptés et des pièces d'orfèvrerie médiévales[11].[12]).

Ils sont suivis, jusqu'à la veille de la Première Guerre mondiale, des dons du baron Alphonse de Rothschild et des sculpteurs Frédéric Vernon et Hippolyte Lefebvre[13].

Durant l'après-guerres[modifier | modifier le wikicode]

Dons de la famille Masson[modifier | modifier le wikicode]

Sa fille, Denise Masson, poursuit jusqu'en 1976 les donations de tableaux, avec notamment :

  • En hiver effet de neige de Sisley[14]
  • Après la débâcle, la Seine au pont de Suresnes du même Sisley[14]
  • des sculptures de Rodin, dont
    • La Toilette de Vénus[14]
    • Les Bourgeois de Calais [14].

Dons de la Société des amis des musées de Lille[modifier | modifier le wikicode]

La société des amis des musées de Lille est créée en 1946.

Jusque dans les années 1970, elle fait régulièrement don d'œuvres contemporaines, dont notamment :

Donation Laporte-Pellegrin[modifier | modifier le wikicode]

Philippe Laporte et Yannick Pellegrin offrent un ensemble de 48 pièces au Musée, principalement constitué de sculptures et dessins des années 1850 à 1950 d’artistes Lillois principalement. Ce don a fait l'objet d'une exposition particulière[21]. Paul Landowski buste en bronze de Gaston Riou. Agathon Leonard buste marbre Le Scapulaire. Lucien Brasseur Les Oiseaux sculpture originale platre. Emile Morlaix Wissembourg

Notes et références[modifier | modifier le wikicode]

  1. Musée de Lille - Le Musée Wicar (Premier article) ; Gazette des Beaux-Arts page 412 (PDF 8 pages)
  2. Annie Scottez-De Wambrechies et Hervé Oursel, Le Chevalier Wicar : peintre, dessinateur et collectionneur lillois, vol. 3, Musée des beaux-arts de Lille, coll. « Grands noms, grandes figures du Musée de Lille », .
  3. Henry Pluchart, Notice des dessins, cartons, pastels, miniatures et grisailles exposés / ville de Lille, Musée Wicar : précédés d'une introduction et du résumé de l'Inventaire général, Lille, Imprimerie de A. Massart, (lire en ligne).
  4. La SSAAL et les Beaux-Arts, conférence de Véra Dupuis (17 juin 2016)
  5. 5,0 et 5,1 La Collection d'Alexandre Leleux, vol. 1, Musée des beaux-arts de Lille, coll. « Grands noms, grandes figures du Musée de Lille », .
  6. Hervé Oursel, Annie Castier et Françoise Gaultier, Donation d'Antoine Brasseur, vol. 2, Musée des beaux-arts de Lille, coll. « Grands noms, grandes figures du Musée de Lille », .
  7. Emanuel de Witte. Consulté le 9 mai 2015.
  8. Édouard Van Hende Numismate lillois sur numisnord.free.fr. Consulté le 3 mai 2015.
  9. Jules Lenglart, Catalogue des tableaux du musée de Lille, Lille, Imprimerie Lefebvre-Ducrocq, , 424 p. (lire en ligne)
  10. Auguste Ozenfant, Catalogue de la collection d'objets d'art et de curiosités composant le musée Jules de Vicq, Lille, Imprimerie Lefebvre-Ducrocq, (lire en ligne).
  11. Marcel Nicolle, Catalogue des objets d'art et de curiosité composant la donation Ozenfant, Lille, Imprimerie Lefebvre-Ducrocq, .
  12. Dupuis 2014, p. 37.
  13. L’Art au creux de la main, la médaille en France, de 1870 à 1930 dans les collections du musée sur www.musenor.com. Consulté le 3 mai 2015
  14. 14,0 14,1 14,2 14,3 14,4 et 14,5 Hervé Oursel, « La donation Masson à Lille », dans La revue du Louvre, no 1, 1977, p. 27-44 .
  15. Modèle:Joconde
  16. Modèle:Joconde
  17. Modèle:Joconde
  18. Modèle:Joconde
  19. Modèle:Joconde
  20. Modèle:Joconde
  21. Donation Laporte-Pellegrin. Passion de la collection, 2009. Consulté le 3 mai 2015.